Hey ! Et voilà une suite à la demande en mariage ! Il s'agit là de l'avant dernier chapitre ! Le denrier arrivera un peu plus tard ^^

Oeuvre : Supernatural

Couple : Sastiel !

Note : Supernatural ne m'appartient pas ! Mais je voudrai pouvoir prendre Castiel, Dean et Sam avec rien et rien que pour moi !

Remerciement : A ma bêta, Callisto111, pour avoir lu ce texte et m'avoir donné son avis général sur ce chapitre !

Bien, aller assez de blabla et je vous laisse découvrir la suite !


Chapitre 2 : ...Le mariage...

« Dean ? Dean ! » Appela Sam fouillant chaque pièce de l'église.

Bordel ! Où était donc passé son crétin de frère ? La cérémonie allait commencer d'ici peu et il était celui qui avait les anneaux en sa possession. Non mais qu'est-ce qu'il lui avait pris de les lui confier ? Surtout lorsqu'il savait que la fille du pasteur serait présente pour lui faire tourner la tête et perdre la notion du temps. Leur timing était serré, le prêtre avait d'autres préoccupations que leur mariage illégal et officieux. Tout comme leur groupe était pressé par le temps à cause d'une chasse au loup-garou.

L'affaire avait été trouvée par Dean et était dès plus intrigante et inquiétante. En effet leur loup – bien qu'il doutait sérieusement qu'il soit le seul à opéré – avait fait plus d'une quinzaine de victimes lors de la dernière semaine de pleine lune. Ce chiffre était énorme surtout pour un lycan solitaire. Mais, il était loin d'en être resté là. Il attaquait aussi lorsque l'astre de la nuit n'était pas pleine. Car si les premières victimes avaient été sauvagement attaqués, les suivantes avaient eu le privilège à une mort plus douce, méthodique, moins brouillonne et sanglante. Leur cœur avait aussi été extrait de leur poitrine – et non arraché sans sommation – avec une précision chirurgicale. Les Martyrs – comme souvent de tous genres et de tous âges confondus – étaient déjà morte lors de l'extraction. En effet, il leur avait injecté un produit létal, le même que l'on administrait aux condamnés à mort.

Il avait fait des recherches sur ces injections létales puisque les journalistes n'en faisaient aucune mention dans leurs articles. La mort des victimes se déroulait en trois étapes:

Premièrement, il fallait injecter soit du barbiturique soit du thiopental siodique ou du pantobarbital pour que, dans le contexte légale de la chose, le condamner tombe dans l'inconscience entre trente et quarante-cinq secondes à dose normale et dix secondes à forte dose.

Secondement, lors de la seconde injection, il fallait administrer du curare ainsi que du bromure de pancronium destinés à paralyser les muscles et permettre une mort plus digne. En effet, cela permettait au criminel – ou dans leur cas la victime – de bouger dans son inconscience et d'arracher les cathéteres involontairement.

Et troisièmement, il y avait l'injection de chlorure de potassium qui provoquait l'arrêt cardiaque. Une mort indolore. Et, entre chaque étape, devait être suivi par l'administration de saline pour éviter les mélanges entre les différents composants.

Leur tueur avait scrupuleusement suivi ces instructions. A la seule différence qu'il changeait le premier composant de la première injection à chaque nouvelle victime. Le contraste entre les deux manières de procédés avait perturbé plus que de raison les enquêteurs qui pensaient avoir affaire à deux meurtriers différents. Et donc, ils étaient incapable de trouver le coupable. Ce dernier prenait soin d'effacer toutes traces de son passage sur chaque scène de crime et chaque cadavre retrouvé. Mais, avouons-le, les flics des patelins paumés étaient rarement des flèches et étaient, pour la plupart, des incapables.

C'est pourquoi ils se mariaient la veille de la pleine lune. C'était loin d'être l'idéal mais ils étaient des chasseurs avant toute chose, ils savaient à quoi s'attendre de cette vie. Alors, oui, ce n'était pas parfait mais c'était l'absolu pour eux ils avaient l'occasion de se lier pour la vie. C'était comme si ils souhaitaient avoir une preuve tangible, réel pour le prouver que tout ceci était vrai. Qu'ils avaient le droit au bonheur même avec cette vie de chien.

Ouvrant une énième porte, Sam sut qu'il allait avoir du mal à effacer ces horribles images de son esprit. Devant lui, à quelques mètres et lui tournant le dos, se trouvait celui qu'il cherchait depuis de très longues minutes. Ses mouvements de bassin, les jambes fines et nues qui entouraient sa taille, les grognements bestiaux et les gémissements difficilement étouffés, ne laissaient pas de place au doute quant à ce qu'il se passait juste sous ses yeux. Son frère était entrain de s'envoyer en l'air. Sûrement avec Jarela ou salami-il-ne-savait-plus-quoi. A moins de cinq minutes de la cérémonie. A croire qu'il ne pouvait pas s'empêcher de sauter sur une nana un tant soit peu jolie qui passait près de lui. Merde, mais ils avaient réellement les mêmes gênes ? Il commençait à sérieusement en douter. Toutefois, au lieu de repartir aussi vite qu'il était arrivé tout en s'excusant, pâle comme la mort, il sentit son corps chauffé. Et c'était pas le spectacle de débauche dont il était témoin qui en était la cause. Sûrement pas. Ses joues prirent des couleurs rougeoyantes tandis que la fureur s'emparait de son être et faisait bouillir son sang comme le ferait une cocotte minute en surchauffe. Il pouvait tout – ou presque – pardonner à son aîné mais pas cette fois.

« Putain, j'y crois pas ! » Explosa-t-il, sa main frappant le bois vernis de la porte.

Dean sursauta, arrachant un couinement de douleur à sa partenaire. Il tourna son visage, marqué par la surprise,en direction de son cadet tandis que Samantha laissait échapper un petit cri de surprise. Mais, il ne fit pas attention à elle. Toute son attention était dirigée vers Sam. Celui-ci exultait de rage. Il ne l'avait que rarement vu ainsi . Le peu de fois où cela était arrivé se résumait à lui et Castiel en danger et/ou blessé. Jamais pour autre chose. Preuve qu'il avait été trop loin cette fois-ci, qu'il avait passé le seuil de cette patience presque surhumaine. Il venait de le pousser à bout.

Sans considération aucune, il recula se délogeant du corps chaud et reboutonna son pantalon. Il pourrait dire quelque chose, sortir une blague potache mais il savait que cela ne rendrait son frère que de plus mauvaise humeur. Il s'agissait là d'un jour particulier, il le savait et en avait parfaitement conscience. Atypique pour leur vie décousue mais précieuse et il avait réussi à la gâcher avant même qu'elle n'ait réellement commencée. Journée qui pourrait très bien être la dernière au vu de la chasse qui les attendait. Seulement, merde, leur bonheur lui donnait l'envie de gerber ! Toutefois, comme toujours, il prit sur lui.

« Tu ne peux pas te retenir, ne serait-ce que quelques heures, de vouloir fourrer ta bite dans le premier garage venu ?! Putain Dean ! C'est même pas quelques heures que je te demande mais tout au plus dix voir trente minutes ! Tu sais parfaitement que le Père Clatk n'a pas énormément de temps à nous consacrer ! Mais non, monsieur doit faire ce qu'il veut, aller baiser une meuf quelconque juste parce qu'il a le slip en feu quitte à foutre un mariage en l'air ! Bordel, tu pourrais cesser de penser à toi pour une putain demie heure ? Ou c'est trop demandé à ton cerveau atrophié de débile ?! »

L'aîné ne répliqua pas. Son visage resta parfaitement impassible. Aucun éclat de colère. Aucun coup porté pour se défendre et faire payer ces paroles injustes. Rien. Choses dont il devrait s'inquiéter. Dont il aurait dû s'inquiéter ! Plus tard, il s'en voudra pour ces mots léonins parce qu'il savait que son frère avait toujours tout fait pour lui. Dans la mesure du possible, de ses capacités et de ce qu'on lui avait appris. Qu'il s'était beaucoup trop négligé au profit de son petit-frère. Son tout. Celui pour qui il était resté en vie et qu'il avait fait mile et une chose loin d'être irréprochable pour lui faciliter la vie ou le protéger. Mais, là, en cet instant, il s'en contre foutait de le blesser. Royalement et encore. Il était hors de lui. Tout ce qui comptait présentement, à ses yeux, était son mariage. Rien d'autre.

Dean observait Sam. Toujours silencieux. Il ne laissa rien passer quant à son mal-être intérieur. Il se sentait trahi, sali et c'était écœurant comme sensation. C'était comme si il était recouvert de goudron et que celui l'engluait sur place, brûlant sa peau jusqu'à la moelle tandis que des crocs acérés saignait son cœur. Il pouvait presque sentir son sang s'écouler le long de ses organes, ça chatouillait. Le démangeait. Mais, très bien, il allait faire bonne figure. Pour une fois. Il était le meilleur à ce jeu du déni et de la dissimulation. Il devait se montrer exemplaire. Comme tout bon grand-frère qui se respecte. Un grand-frère normal. Pour une journée normale. Une cérémonie , il quitta la pièce, sans bousculade, en route pour l'autel.


« Chasseurs, si nous sommes réunis dans ces lieux, c'est pour unir ces deux hommes par les liens sacrés du mariage. Le mariage suppose que les époux s'engagent l'un envers l'autre sans y être forcé, se promettant fidélité pour toute leur vie et acceptent la responsabilité d'époux. Est-ce bien ainsi que vous l'entendez ? » Demanda le Père Clark, ses yeux bienveillants posés sur les deux jeunes hommes.

Ces derniers, bien que ne portant pas de costume pour cette grande occasion, revêtaient un foulard d'un blanc immaculé, comme l'était leur amour. Signe de pureté. Tel l'Ange que Sam s'apprêtait à épouser. Tel l'était devenue l'âme de celui qui aurait dû être l'antéchrist. Âme que Castiel avait étreint avec force, prêt à la protéger par tous les moyens. Elle était si belle, si rayonnante et ce malgré sa noirceur, entachée par le sang de Démon.

L'ancien Guerrier Céleste avait enroulé l'étoffe autour de son poignet, humble. Cela pouvait paraître ridicule mais, ainsi, il avait l'impression que son Père était à ses côtés, lui tenant la main. Bien sûr c'était stupide ! Comme si Dieu allait le tenir par la main comme le font les mères humaines avec leur progénitures ! Mais, c'était plus fort que lui. C'était son seul lien, en ce jour particulier, qui le reliait à ses Origines.

Sam, lui, avait enroulé le tissu autour de sa taille ayant ainsi l'impression d'être drapé dans les bras de son homme. Il avait dû se battre avec Dean, c'est-à-dire qu'il avait couru un peu partout dans l'église, pour éviter que ce petit crétin ne lui attaché le foulard dans les cheveux en guise de serre-tête. Par chance, Bobby était intervenu et avait séparé les deux garnements avant qu'ils n'en arrivent aux mains ! De vrais gosses !

Et tout ceci s'était déroulé sous l'œil amusé et patient du prêtre qui, ils le savaient, était pressé par le temps. Mais, il n'avait rien fait pour arrêter la querelle enfantine, se repaîtrant de ce spectacle si vivant ! Ce tableau avait été touchant. Voir ces deux garçons se battre comme des enfants puis baisser la tête lorsqu'ils se firent gronder sous le rire grave et enjôleur du futur marié et le pétillement amusé qui scintillait l'œil vif du vieux chasseur. Un moment bref, hors du temps qui leur faisait oublier leur vie aux relents de mort et de souffrance.

Très sincèrement, il admirait ces hommes qui étaient encore capables de tant d'innocence malgré les épreuves qui se lisaient dans leur regard trop grave et qui les vieillissait considérablement. Rares étaient les chasseurs qui ne se laissaient pas bouffer jusqu'à l'os par la culpabilité, l'horreur et la solitude. Ceux-ci avaient, généralement, une triste fin. Ils finissaient par se faire tuer au cours d'une chasse à cause d'un moment d'inattention ou se laissaient tuer dans l'illusion que ce n'était pas un suicide, par une quelconque maladie – leur mode de vie était loin d'être saint ! - ou par un gars quelconque derrière un bar sordide. Seuls. Sans personne pour les pleurer.

Les futurs époux, après s'être lancé un regard furtif, hochèrent la tête, ne faisant pas confiance à leur voix pour le moment. Le Père Clark n'en fit pas cas et posa son regard sur les témoins. Bobby se trouvait du côté de Castiel, l'air ennuyé et la posture nonchalante, observant les alentours. Mais, sa proximité avec le nouveau Winchester montrait son soutien en cette occasion et son intérêt pour la cérémonie malgré les apparences. Dean était, bien évidemment, aux côtés de Sam. Il n'aurait pu en être autrement. Et pourtant, il se tenait en retrait, main dans les poches, rigide et prêt à partir dès qu'il le pourrait. Attitude confuse lorsque l'on regardait ses yeux qui couvaient son cadet.

« Et vous, Bobby et Dean, acceptez-vous d'être les témoins de cette union ? »

« Oui, nous l'acceptons. »

Un sourire étira les lèvres de Castiel lorsqu'il vit son futur beau-frère se mordiller la langue et lever les yeux au ciel, retenant une remarque cinglante. Il y avait des choses qui ne changeaient pas et l'ennui de Dean face à cette débauche de sentiments en faisait clairement parti. C'était rassurant, comme un point de repère, phare de leur existence qui les ferait toujours revenir sur les côtes et les empêchera de chavirer à la mer.

« Samuel (ledit Samuel grimaça à l'entende de son prénom entier), voulez-vous prendre Castiel pour époux, de l'aimer, de le chérir, dans la richesse comme dans la pauvreté, dans le bonheur comme dans l'adversité et ce jusqu'à ce que la mort vous sépare ? »

Sam déglutit difficilement, la gorge sèche. Voilà, c'était le moment. Instant fatidique. Son cœur battait à tout rompre. Il avait l'impression que tout le monde pouvait l'entendre dans ce silence qui était roi. L'excitation le gagnait, il allait, d'ici quelques instants, être marié à son aimer, lié à quelqu'un d'autre autrement que par le malheur. Son regard se focalisa sur Castiel, plus déterminé que jamais.

« Oui, je le veux. » Sa voix était sûre, ne tremblant pas sous le coup de l'émotion, et ne laissait place à aucun doute quant à son désir.

Ryan Clark offrit un sourire chaleureux. En voilà un qui avait du mal à contenir son émotion et son envie de faire durer l'instant, le regard plongé dans celui de son futur mari, profitant de la beauté du moment comme si il s'agissait du plus succulent des mets. Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas vu un amour si Grand et baignant dans la sincérité la plus vraie. Aucunes fioritures. Brute et pur.

« Castiel, voulez-vous prendre Samuel pour époux, de l'aimer, de le chérir, dans la richesse comme dans la pauvreté, dans le bonheur comme dans l'adversité et ce jusqu'à ce que la mort vous sépare ? »

« Oui, je le veux. »

La réponse vint dans la seconde comme si il était désireux que tout ceci se termine au plus vite et Sam sentit sa poitrine se contracter douloureusement à cette pensée.

« Chasseurs, par leurs consentements mutuels, je les déclare unis aux yeux de tous par les liens sacrés du mariage. Vous pouvez embrasser le marié. »

Contre toute attente – et sous les ricanements de Dean, le reniflement amusé de Bobby et le sourire heureux du prêtre – ce fut Castiel qui se jeta sur les lèvres de son désormais mari. Ses bras encerclaient les épaules larges tandis que son corps se pressait contre l'autre. Enfin, c'était terminé ! Il pouvait ravir cette bouche, lécher avec gourmande ces lèvres qui n'avaient de cesse de l'aguicher durant toute la cérémonie ! Il en rêvait depuis la veille au soir puisque Ryan avait refusé qu'ils dorment ensemble et qu'ils se voient avant la célébration. Il était en manque ! Tel un camé qui avait été obligé de se retenir durant plus de vingt-quatre heures avant de se jeter sur sa drogue, s'enivrant de ce poison cher à son cœur !

Sam, réconforté par cet empressement, enserra la taille plus fine et étroite, sa langue dansant avec passion avec sa jumelle. Il n'avait plus conscience du lieu et des personne s'y trouvant. Plus rien ne comptait. Tout avait disparu. Rien en dehors de son Ange. Cet instant était trop beau, trop précieux, pour qu'il se préoccupe de la retenue dont ils devaient faire preuve en ce lieu sacré. Ils prenaient trop de risques au quotidien pour s'embarrasser de ces petites règles sur la bienséance.

Leur baiser prenait l'allure d'un brasier, alimentait le feu qui s'était allumé aux creux de leurs reins. Une étincelle fut projetée, brillante, aveuglante. Elle grandit et baigna l'autel de son éclat céleste. L'air était chargé de tension comme si une présence avait investi l'église, réconfortante. Les bougies s'étaient éteintes et les rayons du soleil ne filtraient pas par les vitraux, interdits d'accès. Seule cette lumière argenté, tirant sur le porcelaine, les drapait et illuminait le couple enlacé. Elle était apparue de nul part, c'était comme si elle avait émanée de l'union.

« Père.. » Murmura l'ex-Ange, les yeux écarquillés de stupeur.

Tous les regards hagards se braquèrent sur lui mais il n'en fit pas cas. A son plus grand désarrois il ne pouvait espérer entendre une réponse. Tout du moins, si réponse il y avait. Une bouffée de joie l'envahie, au comble du bonheur son père était ici, à ce moment précis ! C'était inespérée et relevait du miracle.

Puis, réponse il y eut. Il ne la perçu pas par l'audition, il la vit. Elle se matérialisa sous la forme de ses ailes grandes, d'un rouge pourpre – qui détonnait dans cette clarté immaculée – et majestueuses. Elles étaient déployées, ses plumes brillaient de mille éclats telle la neige au soleil. Prisme au kaléidoscope de couleurs. Diamant poli avec finesse et patience un travail d'orfèvre !

Heureux, ses grands yeux bleus remplis de larmes, il put les bouger. C'était comme si elles faisaient de nouveau partie intégrande de son être et qu'elles n'avaient jamais été arrachée. Avec précaution il les fit battre, frissonnant en sentant chaque articulation se tendre et ses plumes bouger, le chatouillant. Immatérielles, souvenirs d'une grâce disparue elles ne produisirent aucune bourrasque de vent. A la place, comme munies de leur propre instinct, elles vinrent s'enrouler autour de Sam, l'enveloppant dans un cocon de tendre, coupé du monde.

Les yeux de ce dernier pétillaient, plongés dans ceux larmoyants, et un sourire fendant son visage aristocratique. L'exaltation de son amant était communicative, c'était comme si il pouvait ressentir ce qu'il ressentait. De plus, il éprouvait une grande paix intérieur et, paradoxalement, une peur sourde qui faisait hérisser ses poils et qui lui donnait l'envie de prendre ses jambes à son cou au moindre danger immédiat. Avec douceur, il vint ravir les lèvres sucrée et au goût de l'interdit. Il avait l'impression de croquer dans le fruit défendu du jardin d'Éden. Leur brasier s'était atténué, les réchauffant agréablement, feu protecteur. Flammèche éclairant leur chemin. Une connexion sembla s'établir lorsque leur bouche s'épousèrent. Ils sentaient comme un fil courir dans leurs veines, s'échappant par leur poitrine, après s'être enroulé autour de leur cœur, serpentant jusqu'à leur gorge avant de s'y agripper, tel un serpent cherchant à étouffer sa proie.

A l'extérieur du cocon voluptueux, trois spectateurs furent transpercés par la beauté de l'instant. Ils voyaient uniquement les longues ailes protégeant le couple, point de repère au milieu de ce tableau pâle. Les plumes semblaient bouger comme si la lueur les caressait, les faisant tressaillir. C'était comme si Dieu était réellement présent, souhaitant être au côté de ce fils qui avait tant sacrifié. Message rassurant pour Castiel, lui qui pensait être tombé en disgrâce aux yeux de son Créateur.

Le père Clark ne pouvait retenir ses larmes devant cette manifestation divine, renforçant sa foi inébranlable en son Seigneur. Il se sentait privilégié, comme si il savait que l'Éternel aurait pu se révéler aux mariés sans qu'ils ne s'en aperçoivent. Sa main vint enserrer son chapeler qu'il portait toujours autour de son cou souhaitant répondre, dire qu'il serait toujours à son servir pour prêcher sa bonne parole et que jamais il ne se laisserait détourner du droit chemin.

Bobby renifla discrètement, il n'était pas une fillette au cœur tendre que Diable ! Il était un chasseur, un homme, merde ! Et ce même si il se sentait serein, heureux comme au temps où sa chère et tendre Karen vivait avec lui. Souvenir doux, légèrement âcre mais il avait un goût de « reviens-y ». Il pouvait y repenser avec Nostalgie sans que son cœur ne se mette à saigner et que la culpabilité ne le pousse en direction de ses bouteilles de d'alcool. C'était plaisant et il pouvait presque ressentir sa présence à ses côtés, si proche qu'il avait l'impression de pouvoir la toucher si il tendait la main en direction du Divin.

Dean se promit de jouer cette cartouche la prochaine fois que son père de substitution jouera les fiers. Il était chanceux d'être le témoin de la petite faiblesse du grand Robert Singer ! Surtout lorsque celui-ci se retenait de pleurer de joie. Mais, il devait avouer qu'il n'en était pas en reste. Bien sûr, il ne pleurerait pas, c'était pas son genre. Plus celui de Samantha. Il se sentait juste parfaitement bien. La jalousie, la rancoeur, cette rage sourde qui battait au fond de lui, son dégoût de soi et sa culpabilité sans fin s'étaient évaporés. Il était léger, apaiser comme jamais. Il ne s'était pas senti ainsi depuis ses quatre ans, lorsque sa famille était encore au complet et qu'ils étaient heureux. Il n'était plus qu'amour et protection. Les blessures étaient pansées et les mauvais souvenirs s'effaçaient. C'était parfait.

Seulement, tout avait une fin. C'est pourquoi, lorsque Castiel et Sam se séparèrent, le manteau disparu, aspiré par leur cou brillant d'un collier éclatant. Il s'effaça, se fondant à l'intérieur de leur corps. Dans le même instant, les ailes de l'Ange tombèrent en poussière. Il n'y eut aucune douleur mais la douleur de cette seconde perte faillit le faire s'écrouler. Mais, il devait rester fort. Père était venu et c'était le plus beau cadeau qu'il pouvait leur faire.

« Qu'est-ce que c'était que ce bordel ? » Demanda le vieux chasseur stupéfait.

« Une intervention du Seigneur. » Répondit l'homme d'église essuyant les dernières traces de larmes sur ses joues basanées. « N'est-ce pas ? »

Il ne put s'empêcher de demander confirmation au fils déchu de peur d'avoir rêver et de s'être monté la tête tout seul.

« Oui, c'était bien Père. » Son regard se posa sur son amant et il lui sourit. « Il nous a offert sa bénédiction. »

La réponse ne fut pas plus forte qu'un murmure mais tous l'entendirent. Dean fut le premier à reprendre ses esprits et s'approcha du couple, écrin en main. Il se racla la gorge pour attirer leur attention, un sourire railleur aux lèvres avant de leur tendre la petite boite. Sam rougit de honte à la vue du récipient. Comment avait-il pu oublier l'échange des alliances ?! Il jeta un regard noir à son frère, comme si tout était de sa faute lorsqu'il l'entendit ricaner et attrapa son dû.

De nouveau face à son beau brun, il ouvrit le petit coffret et en sortit un anneau en or blanc. Il était fin, loin d'être tape à l'œil – Castiel préférait de loin les choses discrètes – mais il comportait quelques inscriptions. En effet, sur la surface intérieure, il avait gravé des sortilèges de protection ainsi qu'un pentagramme anti-possession. Valait mieux en avoir deux pour plus de sécurité. Sur la face extérieur, un simple « je t'aime » était inscrit. Il n'avait pu résister à l'envie à l'inscrire dans une jolie écriture cursive. C'était discret, il fallait observer le bijoux à la loupe pour distinguer les inscriptions. C'était parfait pour eux, loin d'être visible des ennemis et permettait un effet de surprise. Il prit délicatement la main de son amant dans la sienne et lui passa la bague à l'annulaire. Avec un sourire comblé, il embrassa les doigts fins, tirant un frisson au propriétaire auxdits doigts.

Castiel prit le second anneau, les joues rougies par le baiser innocent, et passa ce dernier au doigt de son homme. Pour cet être pour qui il avait tout perdu et tant trouvé. Le bijoux était fin, bien que plus larges de quelques millimètres que le sien, et en or. De ce qu'il avait compris, Sam voulait que tous sachent qu'il était pris et qu'il lui appartenait. Tout comme la réciprocité était vraie. Tout comme pour le premier, des charmes en énochien étaient gravés à l'intérieur tandis qu'à l'extérieur, seul un signe avait été gravé : l'infini. Bien plus parlant que des mots. Et, là aussi, il était en énochien.

« Alors Sam, ça te fait quoi d'avoir Dieu pour beau-père ? » Susurra vicieusement le blond, s'amusant du sursaut de son cadet et de son visage qui perdit toutes couleurs.

« Les mioches, ce n'est pas le moment ! » Intervint Bobby, souhaitant étouffer dans l'œuf la prochaine dispute. « Il faut que l'on parte ! Ce n'est pas comme si on avait plus de quinze heures de route à faire ! »

« Merci mon père d'avoir accepté de faire cette cérémonie. » Dit Castiel, sans se préoccuper des fouteurs de trouble, serrant la main à Ryan.

« Ce fut un plaisir. J'ai pu assister à quelque chose de merveilleux aujourd'hui grâce à vous. De plus, je devais un service à Robert et cela faisait longtemps que je n'avais pas marié deux jeunes gens si passionnés. Et même si votre mariage n'existe pas aux yeux de la société, il a bien eu lieu aux yeux de l'église. »

Hors de l'édifice religieux, la plénitude de la cérémonie s'évapora. La chasse avait repris ses droits dans leur esprit. Ce n'était malheureusement pas ce soir pour profiter de leur nouveau statu et en profiter.

« Finalement, cette chasse tombe plutôt bien. » fit remarqué Dean au volant de l'Impala. « Après tout, ce n'est pas comme si vous ne l'aviez pas déjà consommé ce mariage ! »

« La ferme Dean ! » Claqua la réponse du cadet sous les rires des autres occupants tandis que ses joues prenaient une couleur merveille.


Alors les biquets ? Qu'en avez-vous pensé ? J'ai hâte d'avoir vos impressions quelles soient bonnes ou mauvaises !

Réponses aux review :

Guest : Hey ! Et oui j'ai fait une suite ! Je n'ai pas pu m'en empêché ! Merci beaucoup pour ta review ! Je suis vraiment heureuse que tu ais aimé ce second chapitre ! Ahahah oui Sam a été raiment injuste et il risque de s'en prendre pleins les dents ! Et moi j'ai hâte de te voir au prochain chapitre ^^

Dissemblables : Hello ! Ah je suis heureuse que cette fiction te plaise ! Ahahah j'avoue ne pas avoir pu m'en empêcher de faire intervenir Chuck ! Et moi j'ai hâte de te voir au prochain chapitre ! Et oui, Sam a été un parfait petit con avec son frère, mais hey, c'est toujours comme ça entre eux ! Surtout lorsqu'ils sont sous stress. Bref, je te remercie pour ta review !