Alors pour celles qui se demandent, oui Lioli c'était bien moi et je m'excuse de ne pas avoir publié pendant 1 an mais j'ai eu un nouveau boulot, des soucis de santé et pleins de problèmes mais ça s'arrange, d'où mon retour! et j'ai préféré re-publier car comme ça tout le monde peut la découvrir en même temps...

En tout cas, je suis contente que le retour de cette fic vous fasse plaisir!


Chapitre 2

POV Bella

Quand je me réveillai, j'étais allongée sur mon lit tout habillée. La veille, je n'avais même pas eu le courage de me changer et de me glisser dans les draps avant de me plonger dans une profonde léthargie, m'endormissant dans la foulée. Je regardai mon réveil et me décidai à me lever et aller prendre une douche avant de partir au lycée, la pire torture de la journée.

Une heure plus tard, je me trouvais devant le lycée et comme tous les matins, je cherchais des yeux la Volvo grise sachant très bien qu'elle ne serait pas là, mais je ne pouvais m'en empêcher. Après ma déception quotidienne qui ravivait inévitablement la douleur, je me dirigeais vers mon premier cours, seule. Je subissais ma matinée puis me dirigeais vers la cantine où je m'assis toujours seule à la table qu'Ils occupaient avant.

L'heure après le déjeuner était le cours de biologie. Sans Edward, ce cours n'avait aucun intérêt et comme j'avais sport juste après, je décidai de sécher. De toute façon, vu mon état, les professeurs ne s'en soucilleraient même pas.

Je rentrais donc à la maison et me jettais une fois de plus sur mon lit. Arrivé 18 heures, je me levais et allais préparer le repas. Quand mon père rentra une heure plus tard, tout était prêt et il se mit à table. Je m'assis en face de lui, essayant de lui sourire. Il mangea silencieusement pendant quelques minutes avant de me regarder et de lacher :

« Renée m'a appelé ! »

La douche froide. La façon dont il m'annonca ça ne présageait rien de bon. Mais il fallait que je m'y attende. Depuis le temps que ça menaçait. Je ne répondis rien, le laissant continuer.

« Nous avons parlé de toi. » Quelle ironie !

« Et Renée voudrait que tu ailles vivre avec elle et Phil. » ça y est ! Il a laché sa bombe. Non, tout mais pas ça. Je ne voulais pas quitter Forks, je m'étais habituée à cette ville et je ne voulais pas quitter l'endroit où j'avais été heureuse avec Edward. J'explosai :

« Non ! Je ne veux pas partir ! Je veux rester ici… je ne partirais pas ! » Et me mis à pleurer à chaudes larmes. Mon père se mit en colère :

« Mais regarde toi Bella ! On dirait une loque, tu ne vis plus depuis que les Cullen sont partis. Nous ne te laissons pas le choix ! Tu pars dans trois jours. Je t'emmène à l'aéroport et Renée ira te chercher. Il faut te ressaisir ! »

J'étais ébahie que mon père réussisse à me sortir une aussi longue tirade. Sans doute la phrase la plus longue qu'il m'avait dite depuis que j'étais ici. Cela ne m'empêcha pourtant pas de me lever faisant valser mon assiette au passage qui alla s'écraser au sol pendant que je montai dans ma chambre, les larmes coulant sur mes joues.

Je claquai la porte de ma chambre et m'effondrai sur mon lit en pleurant jusqu'à m'endormir.

Les deux jours suivants passèrent à toute allure. Je partais le vendredi, après mon dernier jour d'école, juste avant les vacances de Noël. Mon père avait déjà prévenu le lycée que je ne reviendrai pas après les vacances mais allais habiter chez ma mère. Mes anciens amis, surtout Angela, affichés des airs peinés et je fis l'effort d'aller leur dire au revoir en leur promettant de leur envoyer des mails.

Quand la dernière sonnerie retentit, je regagnai la maison au volant de ma chevrolet. C'était la dernière fois que je la conduisais. Presque arrivée chez moi, je fis brusquement demi-tour. Je devais être à l'aéroport dans 4 heures ce qui me laissait largement le temps d'aller une dernière fois voir la magnifique villa des Cullen. Une fois sur place, je fis le tour de la maison et réussis à enter par une fenêtre entre-ouverte ne manquant pas de me casser la figure sur le sol de la cuisine et m'écorchant un genou. Je regardai les gouttes de sang perlaient sur mon genou et j'aurais tout donné pour voir le regard assoiffé de Jasper sur moi et Edward me collant derrière son dos pour me protéger. En fait, même un regard assoiffé d'Edward vers mon genou m'aurait suffit à ce moment là. Malheureusement il n'en était rien et j'essuyai rapidement mes larmes et montai dans la chambre d'Edward.

Rien n'avait changé. Ses CDs étaient toujours là, son canapé aussi, c'est comme si il allait revenir d'un instant à l'autre. Je me dirigeai vers son placard et l'ouvris. Il restait encore quelques vêtements sur les ceintres. Et par terre dans un coin, une chemise bleu roulée en boule. Je m'en saisis et la portais à mon nez. Elle sentait délicieusement l'odeur d'Edward. Je la pris et rebroussai chemin tout en prenant le CD dans sa chaîne Hi-fi : du Debussy.

Je regagnai ma chevrolet, serrant contre moi mes trouvailles. Une fois chez moi, je me précipitai dans ma chambre et les rangeai dans ma valise.

Mon père m'appela. Il était temps de partir ! Il me conduisit silencieusement jusqu'à l'aéroport et une fois mes bagages enregistrés, me serra fort contre lui, fait extrêmement rare pour nous deux. Je ne remarquai rien autour de moi, tout était comme dans le brouillard depuis que j'avais quitté la maison, mais je vis quand même les larmes coulaient sur les joues de mon père quand je me retournai pour lui adresser un dernier signe triste de la main après avoir passé la douane.

POV Edward

Je me décidais à rentrer à me changer à la maison. J'étais en plein milieu de la forêt, ma chemise était déchirée parce que je venais de me battre avec un ours. D'habitude je ne les chassai pas parce qu'ils étaient trop aggressifs et que ça ne m'amusais pas, contrairement à Emmett, de me battre avec eux. Mais depuis quelques temps, je n'avais plus envie de courir après les pumas. Courir était une seconde nature et du coup, même si je courais après une proie, mon esprit pouvait vagabondait quasiment librement. Par contre, me battre avec des ours m'obligeait à être concentré si je voulais arriver à mes fins, d'où le choix de cette proie depuis 3 mois. Je regardai consterné ma chemise en lambeaux et pleine de sang de l'ours quand j'avais sectionné sans le faire exprès une artère qui m'avait envoyé des giclés de sang … Il avait été coriace celui-là. Moi si soigneux et propre quand je chassais d'habitude, je revenai désormais presque à chaque fois à la maison dans un état pitoyable qui faisait frémir Rosalie de dégoût quand elle me voyait à mon retour.

Quand j'arrivais à la villa, j'entendis une énorme quantité de pensées affluée à toute allure vers moi. Je m'approchai encore un peu pour pouvoir identifier que c'étaient nos cousins de Denali. Ils étaient en voyage quand nous étions arrivés dans le voisinage trois mois plus tôt et ils venaient de revenir, s'empressant de venir nous saluer. Comment avais-je pu passer à côté de l'annonce de leur retour ? Même si ils étaient venus par surprise, Alice l'aurait quand même vu dans ses visions ! Une volée de jurons qui m'étaient destinés m'atteignirent et je sus alors pourquoi. Alice était tellement accaparée par m'insulter ou me supplier dès que je me trouvais à porter de pensées, qu'elle m'avait caché, conscienment ou non, l'arrivée des Dénali.

Il était maintenant trop tard pour faire demi-tour car tout le monde m'avait entendu approcher. Je continuai d'avancer à une vitesse humaine et pénétra dans la pièce principale de la maison par la porte-fenêtre. Aussitôt les visages de tous les vampires se tournèrent en même temps vers moi, les yeux des Dénali se remplir d'effroi en me découvrant, leurs pensées faisant échos à leur attitude, quand aux membres de ma famille, les émotions étaient diverses, mais toutes les pensées m'arrivèrent en même temps :

Crétin ! Alice

Tu t'es bien amusé avec mes ours ? Emmett

Même Emmett est plus propre que toi quand il mange ! Rosalie

Mon pauvre Edward, il souffre. Esmée

Edward ! Carlisle et Jasper en même temps…

Mon Dieu, que lui est-il arrivé ? Carmen

Il a l'air malheureux ! Eléazar

C'est quoi ce sang ? De l'ours ? Voilà qu'il se bat avec des ours ! Irina

Il souffre ! Ça se voit dans ses yeux ! Kate

Tu aurais du m'appeler, je t'aurai volontiers accompagné chasser… Tanya

J'avais parfaitement compris les sous-entendu de cette dernière car elle me faisait parvenir l'un de ses fantasmes et actuellement elle en était à m'arracher ma chemise et mon pantalon. Sans que je m'en rende compte un grondement sourd sorti de ma gorge pendant que je la fixai en retroussant mes lèvres, dévoilant mes dents. Les Dénali, Tanya compris, reculèrent de deux pas, pendant qu'Esmée devint triste, Rosalie et Alice agacées et que mon père et mes deux frères se rapprochaient de moi, les deux derniers posant chacun une main sur mon épaule. Tanya s'offusqua :

« Non mais tu n'es pas bien ! Pourquoi tu me menaces je n'ai rien fait ! »

« Garde tes pensées pour toi si tu veux pas que je t'étripe ! Tu sais très bien le faire quand tu veux. » Lui crachai-je.

Carlisle s'interposa :

« Edward, calme-toi ! Elle n'est même pas au courant de ce qui c'est passé. »

« Elle m'importune avec ses fantasmes ! »

Ma famille et les Dénali se reardèrent, gênés. Je risquais un incident diplomatique facheux si je continuais à aggresser Tanya. Carlisle se fâcha silencieusement : Edward, tu arrêtes ça ! Montes te changer et ressaisis toi ! Je sais que Tanya n'est pas diplomate mais elle est la même qu'avant, c'est toi qui a changé et qui le prend mal ! Je restai figer jusqu'à la fin de la tirade et acquiesçai, m'apercevant seulement que j'avais continué à gronder pendant tout ce temps. Je me tus, fis demi-tour, échappant aux poignes de Jasper et Emmett, et monta me changer.

Dès que je fus dans ma chambre, je me jetai sur mon canapé, sans prendre la peine de me changer. Je ne savais pas pour combien de temps les Dénali allaient rester mais temps qu'ils seraient là, j'allai passer encore plus de temps dans ma chambre et dehors…


Prochain chapitre : dimanche soir!

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