Bonjour tout le monde et joyeux Nöel !

J'espère que vous avez tous été gâtés avc le gros monsieur habillé en rouge :D Je vous mets ce chapitre un peu plus tôt que prévu, mais je ne pense pas que cela dérangera qui que ce soit.

Passez de bonnes vacances !

Bonne lecture


Chapitre 2 : Où l'on fait ses adieux.

Tout était parfaitement calme dans ce quartier résidentiel de Surrey. Little Whinghing était réputé pour son inaction coutumière et son voisinage poli. Bien entendu, très peu de gens savaient qu'au numéro 4 de la rue Privet Drive, vivait un jeune homme hors des normes des habitants de cette petite ville. Tous les voisins du numéro 4 savaient que Harry Potter n'était pas un adolescent comme les autres, mais aucun ne savait réellement pourquoi.

Pour l'heure, Harry était dans sa chambre, le regard tourné vers la fenêtre, essayant d'apercevoir quelque chose d'intéressant par cette nuit noire. Il attendait simplement que minuit sonne, afin de pouvoir s'en aller.

Ses valises étaient prêtes, juste à côté de la porte. Il savait que son oncle, sa tante, et son cousin Dudley étaient en bas, attendant eux aussi impatiemment l'heure fatidique, mais pour d'autres raisons que le jeune homme.

A minuit pile, ils seraient le trente et un Juillet, et Harry aurait dix-sept ans. C'était aussi l'heure à laquelle prendrait fin la protection que lui conférait son sang. Le sang de sa tante. Le sang de sa mère.

Il avait été prévu avec la famille Weasley qu'il s'en irait définitivement à minuit passé, et qu'il passerait la fin de l'Été au Terrier. Il s'en allait pour protéger sa famille, mais il s'en allait surtout parce qu'il le voulait. Bien que les Dursley soit la seule famille qui lui reste encore en vie, il ne les avait jamais réellement aimés, comme ils ne l'avaient jamais réellement apprécié. C'était une délivrance pour lui que de s'en aller aussi tôt cette année.

Une nappe de tristesse l'enveloppa au moment où il repensa à ce qui s'était déroulé un an auparavant, dans cette même maison. Le professeur Dumbledore en personne était venu le chercher.

Des larmes perlèrent au coin de ses yeux, mais il les essuya vivement, d'une geste empli de rage. De rage envers lui, de rage envers Dumbledore, de rage envers ce sale Mangemort.

Dumbledore avait eu une confiance absolue envers Rogue, et voilà comment il avait été remercié. Lâchement assassiné alors qu'il était extrêmement faible, et tombé au pied de la tour d'astronomie.

Son estomac fit un nœud et Harry combattit les larmes qui menaçaient de revenir. Ce n'était pas le moment de s'apitoyer. Il avait autre chose à faire.

Les Horcruxes par exemple. Il se devait de les retrouver et de les détruire, si il voulait pouvoir arrêter la guerre qui secouait le monde sorcier. Pour pouvoir assassiner Lord Voldemort, il lui fallait d'abord détruire les morceaux d'âmes qui étaient cachés à travers le pays.

Instinctivement, il passa une main sous son tee-shirt et sortit le médaillon dont il ne se séparait jamais depuis la fin de l'année scolaire précédente. Il l'ouvrit et relu le message qui y était caché.

Au Seigneur des Ténèbres,

Je sais que je ne serai plus de ce monde

Bien avant que vous ne lisiez ceci

Mais je veux que vous sachiez que c'est moi

Qui ai découvert votre secret.

J'ai volé le véritable Horcruxe

Et j'ai l'intention de le détruire dès que je le pourrai.

J'affronte la mort dans l'espoir

Que lorsque vous rencontrerez un adversaire de votre taille,

Vous serez redevenu mortel.

R.A.B.

A chaque fois qu'il relisait ces quelques mots, il ne pouvait s'empêcher de penser que Dumbledore était mort pour rien. Tous deux pensaient, en revenant à Poudlard, qu'ils avaient déniché un Horcruxe à détruire, un obstacle de moins à la chute du mage noir, mais quand Harry avait ouvert le médaillon, le soir de la mort de Dumbledore, il avait senti le goût de la défaite dans sa bouche. Quelqu'un était passé avant eux, et Dumbledore était mort pour rien.

Harry était persuadé que si le professeur n'avait pas été aussi affaibli par la potion qu'il avait bue dans la caverne, il aurait pu se défendre. Tout d'abord contre Drago Malefoy, qui les avait empêchés de descendre, puis face aux Mangemorts montés dans la tour. C'était à cause de ça que Dumbledore avait été assassiné de manière si peu glorieuse.

Mais il fallait dorénavant trouvé ce mystérieux R.A.B, afin de savoir ce qu'il était advenu du vrai médaillon de Serpentard et savoir si il avait réussi à le détruire. Harry espérait fortement que ce soit le cas, car jamais Dumbledore ne lui avait expliqué comment on détruisait un Horcruxe. Il allait devoir se débrouiller seul.

Harry jeta un coup d'œil machinal au réveil matin posé sur sa table de chevet, et sursauta en voyant qu'il y était inscrit qu'il était minuit moins cinq. Il était temps pour lui de descendre au salon.

Il se leva, prit sa valise, mit son Éclair de Feu sous son bras et attrapa la cage d'Hedwige. Il ouvrit difficilement la porte, puis sortit. Alors qu'il se tournait pour refermer la porte, il s'immobilisa, la main sur la poignée.

Il voyait pour la dernière fois cette chambre, qui avait été la sienne pendant sept ans. C'était ici que Ron et ses frères étaient venus le chercher en voiture volante, c'était ici qu'il avait eu ses correspondance avec Sirius, ici qu'il avait pleuré tous ces morts. Cette chambre avait été son seul refuge durant ses étés mornes, et il y tenait plus que ce qu'il avait imaginé. En partant, il laissait une part de lui ici.

Mais ce fut tout de même avec un énorme soupir qu'il referma la porte derrière lui. Il descendit silencieusement les marches, et s'arrêta à l'embrasure de la porte du salon. Son oncle et sa tante étaient assis dans le canapé face au téléviseur, et son cousin Dudley dans l'un des fauteuils. Tous trois fixaient et l'écran, mais Harry savait qu'ils guettaient le moindre bruit suspect provenant de la rue.

Il s'éclaircit bruyamment la voix, attirant leur attention et dit :

- Bon bah, je crois qu'il est l'heure.

Il n'y eut pas un seul mouvement dans la pièce.

Il posa ses affaires, mais resta là où il était. Il regarda l'heure inscrite sur l'horloge posée sur la télé, et se dit qu'il ne patienterait pas plus de deux minutes.

Il passa ces deux minutes au même endroit à fixer lui aussi le poste de télévision.

Puis il entendit un bruit reconnaissable entre tous. Celui d'un transplanage. Instinctivement, il tourna son regard vers la porte d'entrée, et attendit qu'on sonne.

Le bruit strident de la sonnette vibra enfin, et Harry se précipita pour ouvrir, les Dursley attendant craintivement à l'orée du salon.

La première personne que Harry découvrit sur le palier de la maison fut Remus Lupin et son grand sourire joyeux. Derrière lui, Harry reconnut aussi Fol Œil, qui surveillait assidûment la rue et Mr Weasley, qui lui aussi paraissait heureux de le revoir.

- Bonsoir à vous. Entrez, je vous en prie, fit-il en leur faisant signe de pénétrer dans la maison.

Les trois hommes pénétrèrent dans la maison, sans accorder un seul regard aux Dursley.

- Comment vas-tu, Harry ? Demanda Lupin avec un sourire fatigué.

- Ca peut aller.

Fol œil le dépassa et ramassa la valise d'Harry, posé à côté des Dursley, qui s'écartèrent à l'approche de l'ex Auror. Il leur fit un sourire en biais, rendu affreux par toutes ses cicatrices. Il rebroussa ensuite chemin, et revint se poster aux côtés d'Harry et des deux autres hommes.

- Molly t'attend avec impatience, lui dit Mr Weasley en lui enserrant fortement l'épaule.

Harry acquiesça de la tête et demanda :

- Où va-t-on ?

- Au Terrier, répondit Lupin. Tu sais transplaner, il me semble ?

Harry grimaça une réponse affirmative, bien qu'il n'avait pas son permis et qu'il détestait ce moyen de locomotion. La sensation d'étouffement et de broiement n'était pas vraiment pour lui plaire.

- Bien, je pense que nous pouvons y aller donc.

Lupin, Mr Weasley et Maugrey se préparèrent à sortir, alors qu'Harry se retournait vers les Dursleys pour leur faire ses adieux.

- Bon, eh bien . . .

Mais il ne savait pas quoi dire. Il avait vécu seize ans avec eux, mais ne savait pas quoi dire le jour où il les quittait définitivement. Il préféra alors se retourner, et sortir.

- Harry ?

Surpris, il se retourna.

Sa tante venait de l'interpeller. Elle triturait anxieusement ses doigts et évitait tous regards.

Son mari et son fils la regardaient bizarrement, comme si ils ne l'avaient jamais vu auparavant.

- Oui, tante Pétunia ?

- Je . . . Je t'ai entendu parler . . . Dans ton sommeil, et je voulais savoir . . .

Elle hésita, mais Harry s'était figé.

Qu'avait-elle bien pu entendre ?

Son sommeil était constamment ponctué de cauchemars où se mélangeaient la mort de Dumbledore et celle de Sirius ou de Cédric.

- Tu as dit une fois que . . . Dumbledore . . . était mort . . . . Est-ce que c'est vrai ?

Ébahi, Harry ne trouva rien à dire sur le coup. Il resta les yeux et la bouche grande ouverte, n'en revenant pas que sa tante lui demande une telle chose, avec cette lueur dans le regard qui semblait demander qu'il la contredise.

Ce fut tout de même avec la gorge serrée qu'il lui répondit :

- Oui. Effectivement, il est mort.

Alors la tante Pétunia fit quelque chose auquel il ne s'attendait vraiment pas, et qui surpris aussi son époux et son fils.

Elle sanglota.

Complètement dépassé, Harry ne savait pas quoi faire, ni où se mettre, alors que l'oncle Vernon essayait tant bien que mal de calmer sa femme par de petites tapes indécises dans le dos. Puis, finalement, elle se reprit au bout de quelques secondes, sous les regards médusés des deux moldus et des quatre sorciers.

- Ca ne va pas être facile, n'est-ce pas ? Avec . . . Le meurtrier de tes parents revenu . . . Dumbledore mort . . . La guerre court à un dénouement catastrophique n'est-ce pas ?

Si Harry avait encore eu sa valise en main, il l'aurait certainement laissée tomber.

Pourquoi fallait-il qu'elle attende qu'il s'en aille pour qu'elle lui parle de tout cela ? Pourquoi avait-elle attendu le dernier moment pour parler de la magie à Harry ?

- Effectivement, avec Dumbledore mort, la guerre risque d'être sanglante, encore plus qu'avant, répondit Lupin à la place de Harry.

La tante Pétunia hocha la tête, ne lâchant pas Harry du regard.

- Il m'avait écrit une lettre le jour où il t'a déposé chez nous, où il expliquait tout. Tout ce qui s'était passé, et ce que t'a venu ici impliquait aussi. Je savais très bien qu'en te gardant sous notre toit, tu serais protégé Harry. Dumbledore m'avait écrit tout cela dans une lettre. Mais ça n'a pas été la seule qui m'a écrite. Il y en a eu d'autres, avant le décès de Lily. Il m'avait prévenu que vous étiez en danger. Tout particulièrement toi.

Harry eut l'impression qu'un bloc de glace lui était descendu dans l'estomac. Il n'en revenait pas que Dumbledore et la tante Pétunia ne lui aient pas parlé de ça avant.

- Je peux voir ces lettres ?

- Non désolé, je les détruisais une fois que je les avais lues.

- Alors . . . Tu savais tout ce temps-là. Tu savais.

Elle se mordit nerveusement la lèvre inférieur.

- Oui et non. Je ne savais pas grand chose, seulement vos déplacements incessants et le danger qui planait au dessus de vous. Les lettres étaient courtes et concises.

Harry opina de la tête, complètement dépassé.

- C'est tout ce que tu avais à me dire ?

Elle acquiesça.

- Bien.

Puis il leur tourna leur dos pour sortir.

- Harry, tu pourras revenir quand tu voudras !

Il stoppa sur la dernière marche du perron, au même moment ou deux cris étranglés retentissaient derrière lui, signe que son oncle et son cousin n'étaient pas au courant de cette décision de la tante Pétunia.

Il se retourna lentement, les larmes aux yeux.

- D'accord, dit-il d'un ton étranglé. Je viendrai vous voir de temps en temps. Passer dire bonjour.

Harry remarqua l'humidité dans les yeux de sa tante, plus si haïe que ça finalement.

- Merci pour tout ce que vous avez fait pour moi.

La tante Pétunia eut un sourire d'excuse, bien consciente qu'elle n'avait pas fait autant qu'elle aurait dû, mais Harry s'en fichait. Le fait qu'elle lui ait permis de revenir à Privet Drive quand il voulait, lui prouvait qu'il faisait finalement un peu partie de la famille.

- Au revoir.

Il se détourna, définitivement cette fois-ci, au mot d'adieu de sa tante et rejoignit Lupin, Maugrey et Mr Weasley qui l'attendaient au milieu de la rue, prêts à transplaner. Il se posa à côté d'eux, face à la maison dans la nuit noire de ce mois de Juillet, et transplana avec eux. Il ressentit cette étrange sensation d'écrasement, d'étouffement, comme si il passait difficilement dans un boyau étroit et finalement, il rouvrit les yeux sur un paysage familier.

La nuit était tombée sur la petite colline où étais bâti le Terrier. De là où il était, Harry pouvait voir les lumière encore allumés dans la maison. Apparemment son arrivée était plus qu'attendue.

Il suivit les trois hommes le long du chemin, et arrivèrent quelque minutes plus tard à la porte d'entrée du Terrier qu'ils ouvrirent.

A peine passer par l'embrasure de la porte, quelque chose lui tomba avec force dans les bras.

Il eut tout juste le temps d'apercevoir une tignasse brune et comprit qu'Hermione était en train de le serrer dans ses bras.

Il lui rendit son étreinte, et elle le lâcha.

- Comment vas-tu, Harry ? Demanda-t-elle, les larmes aux yeux.

- Ca va, répondit-il.

Puis il s'avança vers le reste des personnes présentes dans la cuisine.

Molly était debout devant l'évier avec un large sourire, et tous ses enfants étaient assis autour de la table, accompagnés de Fleur, la fiancée de Bill. Ron et Ginny se levèrent rapidement et vinrent saluer à leur tour Harry, pendant que Maugrey, Lupin et Mr Weasley posaient ses affaires au sol.

- Vous en avez mis du temps ! Fit Mme Weasley. Qu'est-ce qui vous a retenu ?

- La séparation d'Harry avec sa famille a été plutôt inattendue, répondit Lupin avec un sourire complice à l'adresse du brun à lunettes.

Harry sentit les regards curieux de Ron et Hermione sur lui mais n'en tint pas compte. Il leur parlerait plus tard de ce qu'il s'était passé. Pour l'instant, le plus intéressant, c'était la présence d'une personne qu'il ne connaissait pas.

Ou plutôt qu'il connaissait, mais seulement de vue.

Le jeune homme métis qui le regardait avec aplomb était un Serpentard de son année qui faisait partie de la bande de Malefoy.

Dire qu'Harry ne comprenait pas du tout ce qu'il faisait là était un euphémisme.

Mais avant qu'il n'ait pu dire quoi que ce soit, Lupin prit la parole.

- Harry, je ne sais pas si tu le connais, mais voici Blaise Zabini, fit-il en montrant d'un geste de la main le jeune homme métis. Il est ici parce que nous devons le protéger de Voldemort, vu qu'il a refusé de lui faire allégeance.

Zabini ne bougea pas d'un poil et continua à fixer Harry, ne cillant pas, les bras croisés sur la poitrine.

Harry se dit finalement que c'était peut-être à lui de le saluer en premier.

- Salut, fit-il avec réticence, n'ayant jamais oublié ce que tous les Serpentard lui avaient fait.

Pourtant, contre toute attente, après qu'Harry ait dit ce simple mot, tout le monde sembla se détendre, et Zabini lui rendit son salut avec un sourire aimable, avant de s'asseoir entre Fred et Georges avec qui il commença à discuter.

Haussant les sourcils sous la surprise, Harry resta quelques secondes à fixer Zabini, sans bouger.

- Harry ?

Il se retourna à l'interpellation d'Hermione.

- Tu viens, on va t'installer.

Harry acquiesça et prit sa valise avant de suivre ses deux amis dans l'escalier.

- C'est vrai ce qu'a dit Lupin ? Zabini est là parce qu'il a refusé de faire allégeance à Voldemort ?

- Oui. Il est arrivé au début des vacances, c'est Fol Oeil qui l'a amené, répondit Ron. Apparemment ses parents ne sont pas des Mangemorts, mais le fait qu'il soit ami avec Malefoy en a fait un parfait prétendant au petit boulot de Mangemort aux yeux de Tu-Sais-Qui. Il a refusé, et en a parlé à . . .

Il s'arrêta là et jeta un coup d'œil anxieux à Harry avant de dire dans un souffle :

- Dumbledore. Il lui a dit qu'il passerait ses vacances avec des membres de l'Ordre pour le protéger.

Ron et Hermione évitèrent le regard d'Harry alors qu'ils s'asseyaient sur le lit du rouquin, et celui-ci prit la décision de les rassurer.

- Vous pouvez en parler, vous savez. Je ne vais pas vous mordre. Dumbledore est mort, et rien ne pourra changer ça, j'en suis pleinement conscient.

Hermione soupira de bien aise et fit un minuscule sourire à Harry, alors que Ron s'était levé et tapait dans le dos de son ami en disant :

- Bien dit Harry ! Je suis sûr qu'il n'aurait pas voulu que tu t'abattes pour ça. Au fait . . .

Il baissa d'un ton et demanda en murmurant :

- Pour les Horcruxes, tu fais comment maintenant ?

Harry soupira en repensant la discussion qu'ils avaient eu tous trois quelques semaines auparavant.

- Je suppose que vous êtes toujours décidés à m'accompagner.

Hermione et Ron hochèrent de la tête, véhéments, l'air décidé.

- Alors pour l'instant, je ne sais pas trop. Pour tout vous dire, je n'y ai pas trop réfléchi, plus focalisé sur mon voyage à Godric's Hollow. Je pense que je vais d'abord commencer par ça. J'aurais dû le faire depuis longtemps, soupira-t-il en s'asseyant lui aussi sur le lit de Ron.

- Tu sais, Harry, c'est normal que tu n'en ais pas ressenti l'envie avant. Tu étais, comment dire, trop jeune.

Harry se tourna vers elle, interloqué.

- Comment ça trop jeune ? Ce sont mes parents. Là où je vivais avec eux, là où ils sont morts. Et certainement là où ils sont enterrés ! Être trop jeune n'est pas une excuse pour ne pas y avoir été plus tôt !

- On peut aussi dire que tu n'en ressentais pas le besoin, car il y avait du monde autour de toi qui faisaient figure de parents, conclut Hermione, un peu gênée.

Harry ne dit rien.

Hermione avait peut-être raison. Il avait toujours eu Hagrid ou Dumbledore, ou Sirius. Mais maintenant que deux d'entre eux étaient partis . . .

- Je ne vous dérange pas ?

Harry releva la tête en même temps que ses deux mais pour voir apparaître Zabini dans l'encadrement.

- Molly a dit qu'il était l'heure de se coucher et m'a demandé de vous prévenir.

- Bon, les garçons, je vous laisse. Bonne nuit.

Et sur ces entre faits, Hermione sorti de la chambre de Ron, laissant les trois garçons dans un silence gêné.

Zabini était debout à côté de la porte le regard voyageant au plafond, alors qu'Harry était assis sur le lit et le regardait. Ron brisa le silence.

- Blaise dormira avec nous, Harry.

- Bien, rétorqua-t-il en se levant, remarquant au passage que Ron avait appelé Zabini par son prénom.

Il se changea, entendant derrière lui que les garçons faisaient pareils, et se glissa sur le lit posé au pied de celui de Ron. Zabini lui, dormait sur un matelas posé à la droite de celui de Ron.

Le silence s'installa dès que Ron éteignit la lumière, leur faisant entendre les voix des adultes qui discutaient encore à l'étage du dessous.

- Harry ?

Il grogna pour signifier qu'il avait entendu son meilleur ami.

- Je voudrais mettre un point au clair, maintenant, dit-il en rallumant la lumière et faisant grogner ses deux camarades de chambrées, agressés par la brusque clarté.

- Quoi ?!

- Blaise est là depuis plus de quatre semaines, et je voudrais que tu comprennes qu'il n'est pas comme tu le penses.

Harry se redressa dans son lit, et jetant un coup d'œil à Zabini qui écoutait la discussion avec attention, arrêta Ron d'un signe de la main.

- Ron, je t'arrête tout de suite, je ne pense absolument rien de Zabini. Je ne le connais pas, alors je ne me permettrai pas de le juger. Il est là parce que l'Ordre le protège de Voldemort (Harry ignora les tressaillements des deux garçons) et ça me suffit amplement. Après seul l'avenir nous dira comment cette histoire va évoluer. Maintenant, tu m'excuses, mais j'ai envie de dormir.

Sur ce, il se recoucha et passa sa couette par dessus sa tête, ignorant ainsi les deux jeunes hommes.

Il attendit que Ron éteigne la lumière et soupira.

Ce n'était pas que la présence de Zabini le dérangeait, mais il aurait du mal à lui faire confiance. Il ne portait pas spécialement les Serpentard dans son cœur, et même si celui-ci était une cible de choix pour Voldemort à cause de son refus d'adhérer à la caste des Mangemorts, il n'en restait pas moins qu'il avait côtoyé Malefoy et savait certainement ce qu'il avait manigancé toute l'année.

Alors dans ces cas-là, pourquoi était-il arrivé ce qui était arrivé en Juin ?


Voilà, chapitre terminé !

Je voulais aussi remercier Rozinaah qui me corrige toutes mes fautes de conjugaison et d'accords ! Merci ma belle, si tu passes par là.

A bientôt tout le monde.

Bisous