Disclaimer: Hetalia ne m'appartient pas.
Personnages:. Les personnages sont ici humains. Plus précisément Arthur et Alfred.
Parings: Arthur est un sadique...et préfère martyriser un gamin que jouer les fleurs bleues. Attendez le prochain chapitre pour quelque chose de concret.
Rating: Rien de bien méchant... (normalement)
Note: Arthur a ici 28 ans et Alfred 16 ans.
Cadeau de Noël pour tous mes lecteurs.
Vu qu'il y aura plusieurs parties, je commence à poster maintenant.
Le Lion en Uniforme Rouge
Partie I: L'insurgé Alfred Jones
Arthur ne pensait pas que cela se limiterait aux champs de bataille. C'était évident qu'il y aurait plus que ça, que il y aurait des affrontements dans des endroits imprévus, des embuscades. Il était à la tête d'un petit bataillon de soldats, guidé par un indien. Ce dernier avait dit que son peuple était victimes des habitants des Treize Colonies qui voulaient leurs voler leurs terres. Raison pour laquelle sa tribu avait rejoint les anglais, espérant que leur territoire serait préservé. Arthur avait répondu avec le sourire que tout serait arrangé.
Peut-être.
Il savait comment son peuple avait traité les indiens et était surpris que ceux-ci leurs fassent confiance ainsi. Là encore il devait y avoir des divisions entre les tribus. Cette guerre avait tout déchirée. La paix n'existait plus. Il soupira s'étira.
La patrouille se passait bien, personne n'avait fait son apparition. Tout était calme. Un peu trop même. Il était aux aguets, persuadé que quelque chose allait se produire. Il donna quelques ordres à ses hommes pour qu'ils restent sur leurs gardes, et ne disent rien.
Un instant, il se demanda comment s'en sortait son frère, qui l'avait rejoint en Amérique. Alister, moins gradé que lui, était dans un bataillon plus au nord, à la frontière canadienne. Il s'en sortait sans doute mieux que lui. Mais Arthur n'était pas un lâche. Il préférait agir que rester en arrière. Il se battait toujours aux côtés de ses hommes.
Il regarda autour de lui. Endroit idéal pour un guet-apens. Il plissa les yeux. Était-ce du bleu qu'il avait vu entre deux arbres? Un sourire terrible ourla ses lèvres et il épaula son arme, appuyant sur la gâchette sans hésiter un seul instant, ayant visé en un éclair.
La détonation claqua à ses oreilles et ses hommes préparèrent immédiatement leurs armes, prêt à affronter l'ennemi. L'indien avait reculé sur un signe d'un homme en tunique rouge.
Arthur crut entendre un cri étouffé et un mouvement furtif. Des enfants sans expérience. Comment pouvaient-ils prétendre gagner la guerre? Autour de lui éclatèrent des détonations, et des cris résonnèrent un peu plus loin.
Un bruit de fusil fit écho à ceux qui venaient de retentir et l'indien s'effondra tandis qu'une voix s'écriait au loin «Traître à ta terre!» Suivi d'un «Vous allez être perdu sans guide maintenant les tuniques rouges!» Ces deux phrases venaient de deux personnes différentes.
Arthur garda son calme et fit un signe de la main. Son bataillon se déploya, se dispersa. Lui-même s'élança vers un mouvement de bleu.
Cette tâche de bleu.
Tout comme lui était un éclat rouge.
Des détonations éclataient ici et là, ainsi que des cris. Il s'immobilisa et s'agenouilla derrière un arbre, retenant son souffle. L'écorce fut arraché tout près de lui, mais le tireur avait raté sa cible. Trop pressé. Sans expérience. Il sourit et vit la nuance de bleu dans tout ce vert. Mal dissimulé, cible facile. Aucune précaution. Il leva les yeux et avisa une branche. Il sourit et épaula son fusil et tirant une nouvelle fois. La branche qu'il avait visé s'abattit et il entendit un cri de douleur et un coup de feu (sans doute tiré involontairement). Se levant il se précipita vers son adversaire à terre.
Il brandit son arme et retrouva en même temps nez-à-nez avec un fusil et une baïonnette. Ils venaient tous les deux de tirer. Il fallait un peu de temps que appuyer de nouveau sur la gâchette soit possible. Ils étaient tout deux prêt à agir, prêt à se battre mais ne pouvait tirer. Ils n'avaient que les baïonnettes pour s'affronter. Et aucun des deux ne semblait prêt à s'élancer sur l'autre avec la lame.
Quand à savoir qui serait le premier à pouvoir agir...
Arthur fixait le gamin d'un œil noir, son arme pointée sur lui. Le petit tremblait, le menaçant de son propre fusil. L'anglais eut un sourire sadique et ricana d'un air sombre. Il soutint le regard bleu du plus jeune. Celui-ci n'avait pas l'air trop sûr de lui. Il ne devait jamais avoir tiré sur un être vivant.
L'officier britannique soupira. «Retourne chez toi...tu n'as rien à faire dans cette guerre.» Fit-il en fixant avec condescendance son adversaire. «Regarde toi, tu sors à peine des langes. Si je pressais ton nez, il en sortirais sans doute du lait!»
Le plus jeune eut un sursaut d'orgueil et répliqua fortement «C'est ….c'est vous qui n'avez rien à faire ici. C'est notre terre. On va vous mettre dehors à coups de pieds aux...» Arthur eut un rictus et fit un pas en avant. Le gamin s'étrangla et leva un peu plus son arme et s'écria alors, d'une voix vacillante. «N'approchez pas! Ou...ou je tire!» Sa baïonnette brillait dans les rayons du soleil. Mais l'ensemble tremblait toujours. Le jeune homme était très pâle et des gouttes de sueurs coulaient sur son front.
L'anglais secoua la tête, ce gamin avait 17 ans environ, c'était encore un enfant. Il ne connaissait rien à la vie. Il ne pourrait pas tirer, il en était certain. Il ne pourrait pas tuer. Pas encore. Il était pour le moment trop innocent. «Comment t'appelles-tu?
- Qu'est-ce que ça peut vous faire?
- Je ne sais pas, politesse peut-être? En tout cas je me présente Arthur Kirkland, officier de l'armée britannique au service de sa majesté! Et toi?» Il savait que donner son nom n'aurait aucune conséquence, vraiment aucune. L'autre ne saurait même pas se servir d'une telle information.
«Alfred Jones.» Finit par marmonner l'adolescent, de mauvaise grâce, des tâches rouges sur les joues, troublé par la situation.
Arthur secoua la tête, regardant l'insurgé comme un gamin qui a fait une bêtise. «Tu sors à peine de l'enfance et tu pense pouvoir me battre?» Il eut un petit rire méprisant. Il ne baissa pas son arme pour autant. Et ajouta, pensif «...Tu ferais mieux de retourner dans les jupes de ta mère!»
Le plus jeune plissa les yeux et s'exclama «Ne joue pas au plus malin le vieux, je vais te tuer!»
Un rire froid échappa à son ennemi qui bondit en avant, se saisissant du canon de l'arme et la levant vers le ciel. La détonation claqua sans atteindre quoique ce soit. Un silence de mort s'installa, et rien ne bougeait autour d'eux, rien n'indiquait ce que devenaient leurs alliés respectifs.
Le plus jeune paniqua un peu «Lâche ça!»
Le soldat anglais donna un coup de pied dans le ventre de l'américain, qui ne lâcha pas son arme pour autant, tentant de la reprendre en main. Sans succès. Le gradé pointa sa propre arme sur le visage du gamin de sa main libre, haussant un sourcil moqueur. «Tu ferais mieux de te rendre mon garçon.»
Sans répondre, Alfred attrapa de sa main libre le canon de l'arme de l'anglais et tenta de le faire changer de direction sans succès. Ce dernier eut un sourire moqueur. «Je pourrais tirer tu sais?
- Essaie pour voir!
- Si j'essaie, j'y arriverais petit! Je suis un homme de guerre. Mais toi? Un enfant qui n'a rien à faire sur un champs de bataille!» Il était ennuyé. Éliminer ses ennemis ne lui posait aucun problème mais éliminer un gamin si jeune lui posait un cas de conscience. Ce garçon se prenait sans doute pour un héros, pensait sauver son pays, ne comprenait rien à la situation, pensait sa cause juste.
Et puis ces yeux bleus...
Son fils avait la même nuance de bleu dans son regard.
Ça le gênait un peu.
Alfred serra les dents, préférant ignorer les paroles qui le rabaissaient. Il préféra se moquer, tentant de reprendre le contrôle de la discussion «Peut-être mais nous ne sommes pas sur un champs de bataille, n'est ce pas?»
Arthur eut un petit rire. Sec. Froid. Moqueur. Il ne craignait rien ni personne et certainement pas un jeune garçon de même pas vingt ans. Il fit un geste brusque de la main et le gamin se fit frapper au visage par la crosse de sa propre arme. Il poussa un cri de douleur et lâcha sa prise sur le fusil de son ennemi qui lui flanqua un nouveau coup de pied dans le ventre, le faisant se plier en deux, suivi d'un dans la figure. Un craquement parvint à ses oreilles. Il lui avait visiblement cassé le nez. Dans sa hâte, il avait lâché l'arme du rebelle en bleu. Celui-ci se redressa et voulut frapper de sa baïonnette. La lame frôla le visage de l'anglais, laissant une plaie sur sa joue gauche.
Arthur plissa les yeux, un éclat dangereux passant dans ses yeux. Un éclat animal. Sa patience venait de s'étioler. Il n'allait pas se laisser faire. Il bougea si vite que l'autre n'eut guère le temps d'agir. Un coup de pied envoya valser le fusil un peu plus loin. Un autre renvoya le plus jeune au sol. Ce même pied écrasa la main fine et pâle du gamin. L'anglais le domina de toute sa taille, d'un air terrible. «Tu vas regretter ça petit!» il pointa son arme sur le visage ensanglanté de son ennemi, prêt à tirer. Personne ne l'humiliait sans conséquence, personne.
Alfred ne répondit pas, une main pressée sur son nez, du sang coulant sur sa peau. Il leva un regard plein de défi sur son adversaire. «Même si je suis vaincu, les miens ne seront jamais battus! La liberté sera pour nous!» il cracha un peu de salive ensanglantée «Les États-Unis ne seront jamais vaincus...jamais...»
Arthur resta silencieux, le doigt sur la gâchette. Il regarda cette détermination, cette certitude. Et cela l'amusa. Cet enfant était si naïf de croire en la victoire. Son pays serait pourtant vaincu et reviendrait dans la giron de l'Angleterre, comme il se doit. Cependant ces jeunes si persuadés d'avoir raison, si certains que leur pays nouveau-né allait l'emporter. Quelle amusement. Ces gamins étaient pourtant prometteurs. Quel gâchis.
«Bah va y le tunique rouge! Tue moi, comme le foutu lâche que tu es! Tue un adversaire désarmé!»
L'anglais resta toujours silencieux. Une légère hésitation le prit. Que faire? Ce n'était qu'un enfant après tout. Il plongea son regard dans deux saphir plein de défis et eut un sourire narquois.
Et s'il jouait un peu? Il lança, d'un ton méprisant«Tu crois que ton pitoyable pays nouvellement formé pourra battre la puissante armée britannique?
- Bien sûr! On vous humiliera!
- J'aimerais bien voir ça!» Souffla-t-il, pensif et dans un trait railleur. «En attendant, que vais-je faire de toi? Hum...Je pourrais te donner une mort douloureuse en te tirant dans le ventre. Cela te laisserait une longue et douloureuse agonie à te vider de ton sang ici, dans cet forêt, tout seul.»
Le gamin eut un frisson et pâlit un peu. Il semblait soudainement moins sûr de lui. «Q..Quoi?
- Ou je pourrais te faire prisonnier. Tu serais torturé pour qu'on t'arrache des informations. J'ai un ami très doué pour...tirer des choses aux gens. Et on te laisserait dans un endroit où tu crèverais de faim je suppose...
- Je ne sais rien, vous perdriez votre temps!» Balbutia Alfred, le cœur battant. Un sentiment de panique montait en lui et il se demandait où étaient ses amis. Que devenaient-ils? S'ils étaient vainqueurs, pourquoi ne venaient-ils pas l'aider. Ils ne pouvaient pas tous avoir été tué non?
«Juste pour voir ta petite gueule de prétentieux découvrir le monde réel!» Arthur eut un sourire démentiel. «Tu sais, je crois que tes chers compatriotes sont partis, pour ceux qui sont encore vivants! Ils t'ont abandonné pour se sauver. Quel bel esprit d'équipe et de cohésion. Personne ne viendra te chercher. Tu seras déclaré mort et ton cadavre pourrira ici ou ailleurs.»
L'américain ferma les yeux, tremblant. Ce n'était pas vrai. Ils ne l'auraient pas laissé. Ils avaient été tués ou capturés. Voilà, c'était la seule raison! «Je n'ai pas peur!
- Effectivement, c'est pour ça que tu pleures...» Railla l'adulte, moqueur. Il riait tout en sachant que lui-même avait failli mourir plusieurs fois durant sa vie et avait pleuré la première fois qu'il avait tué ou failli être tué. C'était le passé. Il était un soldat qui connaissait bien la vie désormais. Cet enfant avait été jeter dans un conflit qui le dépassait, il croyait être un héros, mais ne savait rien.
Quelle pitié.
Autant lui faire une bonne frayeur et le laisser partir, il n'y reviendrait plus!
Alfred sentit en effet deux petites gouttes qui coulait sur sa joue, pour finir dans l'herbe sous lui. Il tenta de se persuader que c'était juste la douleur de son nez cassé. Son cœur battait follement. Comment vaincre son ennemi? Il allait mourir ici, tout seul, et personne ne pourrait l'aider. Il était seul, abandonné à son sort, victime de la guerre. Soudain, dans un sursaut il prit appuie sur sa main libre et envoya son pied vers l'entre-jambe de son ennemi, le faisant pousser un cri de douleur. Alfred se jeta alors sur son fusil et le pointa vers l'anglais «Alors, on rit moins maintenant hein?»
L'autre se redressa, le regard plus noir que jamais, fou de colère. Comment ce gamin avait-il osé? Il allait le payer très cher. Dire qu'il envisageait de juste lui faire peur pour le faire détaler comme un lapin vers les jupes de sa mère. Ce sale gosse avait besoin d'une correction.
Alfred vit que l'autre avait à peine l'air de souffrir, comme si le coup n'avait rien donné. Peut-être n'avait-il pas frappé assez fort? Par contre il voyait bien la rage dans ce regard émeraude. Et eut un frisson. Il tenta de viser mais il n'y voyait pas très clair. La douleur qui venait de son nez élançait toute sa tête, et il avait du mal à se concentrer. Il avait trop mal. Il tira alors que sa vision devenait floue.
Arthur ne tomba pas, ne cria pas. Il serra juste les dents, et jeta un coup d'oeil à la plaie sur son bras gauche. Le tir avait frôlé le membre, déchirant le vêtement et entaillant la peau, faisant saigner, mais ne blessant pas gravement. Lentement Arthur posa son regard sur le gamin, et lâcha d'un ton glacial.
«Raté!»
Et il tira.
Le plus jeune poussa un cri de douleur en s'écroulant sur le sol, la jambe blessée. Ses mains fines et pâles se pressèrent sur la plaie. Des larmes de douleur coulèrent sur ses joues.
«Estimes toi heureux, j'ai évité le genou. Tu guériras vite avec un bon bandage»
Il croisa un regard bleu embué. Sa colère ne désenfla pas. Ce morveux l'avait défié et tenté de l'humilier lui le grand Kirkland. Et avait osé le frapper là. Il méritait une leçon!
«Je vais te laisser la vie, n'oublie pas le geste de pitié que j'ai eu envers toi!
- Vous savez où vous pouvez vous la mettre votre pitié?» Cracha Alfred, pâle et tremblant, refusant d'être laissé là, seul et humilié.
Arthur ricana. «Cependant je vais te donner une leçon qui te servira pour plus tard. Ne jamais frapper un homme à cet endroit!»
La baïonnette siffla dans l'air et un hurlement de douleur claqua, faisant s'envoler quelques oiseaux. Le rebelle avait recroquevillé sur lui-même, les mains crispées sur son visage ensanglantée. Il gémissait de souffrance, sans personne pour l'aider.
«Avec un peu de chance, ton œil n'a rien mais tu auras une belle balafre pendant toute ta vie» il ramassa le fusil du plus jeune et tourna les talons. «Adieu gamin! Retourne voir ta mère et pleure dans ses jupons!» Il s'éloigna dans un éclat de rire, disparaissant dans la verdure de la forêt, rejoignant ses hommes.
Il passa prêt d'une rivière et jeta l'arme de l'insurgé, la regardant couler. Puis il alla vers ses hommes qui l'attendait avec un prisonnier. Il ne jeta pas un seul regard en arrière et oublia bien vite cette rencontre qui était après tout sans aucune importance.
Il ne tuait pas les gamins.
Mais la prochaine fois, il n'hésiterait peut-être pas.
Rendez-vous dans la partie II: "L'espion Francis Bonnefoy"
