2 - Perdu

J'eus un sursaut quand le réveil sonna. J'avais l'impression d'avoir à peine fermé les yeux. Il faut dire que, une fois de plus la nuit fut courte, mon cerveau ayant décidé de vagabonder dans tous les sens.

« Stiles lève-toi avant d'être en retard ... encore. » me cria mon père depuis le bas des escaliers.

Un petit pincement au cœur me vint quand je me rappelle de ses paroles d'hier.

Oooooh non, non, non, Stiles. Debout! On se motive!

Je saute littéralement de mon lit et fonce sous la douche pour effacer les dernières traces de sommeil.

J'enfile un jeans, un t-shirt et l'une de mes fidèles chemises à carreaux. Marque de fabrique Stiles Stilinski oblige.

Je dévale les escaliers et me dirige vers la cuisine.

« T'es pas encore parti ? » dis-je en voyant mon père toujours attablé.

Chose plutôt rare étant donné ses horaires et ses heures supplémentaires quotidiennes.

« Merci, ça fait plaisir ! » Me répond-il avec le sourire. « Je vais travailler sur quelques dossiers à la maison aujourd'hui. On pourra passer la soirée ensemble si ça te dit. Pizza et film ? »

Essayerais-tu de t'excuser papa ?

« Ouais ! Super ! Compte sur moi ! » dis-je avec entrain.

C'était tellement rare je comptais bien profiter.

Mon regard se porta sur l'horloge et ... 7h50.

« Et merde ! » Peste-je en accourant récupérer mes affaires pour l'école.

« Langage Stiles. »

« Moi aussi je t'aime » je lui cris en courant. « À tout à l'heure pour notre soirée, je serai là. Promis ! » Je me dirigeai tout sourire vers ma Jeep.

Une bonne journée s'annonce.

️ ️ ️- Ellipse du trajet -️️

Bien évidemment, la cloche a déjà annoncé le début des cours depuis au moins 15 minutes et pour couronner le tout, au seigneur, j'ai cours avec ce cher Harris.

Je tente une entrée discrète alors qu'il est occupé sur une copie. Seulement me voilà pris de cours par Isaac.

Isaac assis à ma place. A côté de Scott. Pour la troisième cette semaine. Je lance un regard d'incompréhension à ce dernier qui me regarde d'un air désolé. Je m'apprête à ouvrir la bouche, lorsque la voix de Harris me rappelle l'endroit où je me trouve.

« Monsieur Stilinski, puisque vous n'êtes pas capable d'arriver à l'heure, je vous prierai de ne pas déranger les autres élèves qui ont l'air d'être plus intéressé par leur avenir que vous. Dehors. »

« Mais monsieur... »

« Dehors. Et vous viendrez en retenue à la fin des cours. »

« Pourquoi cela ? Vous me mettez déjà à la porte. »

« Je penses que le fait que vous respirez le même air que nous en ce moment est une raison suffisante monsieur Stilinski. Nous nous reverrons donc à 16h. » ajouta-t-il d'un ton neutre.

Je tentais un regard vers Scott qui lui était en grande conversation avec Isaac. Peu intéressé par ce qu'il pouvait bien m'arriver.

Peu enclin à insister. Je me dirige vers la sortie de l'école. Le besoin d'air ce faisait urgent.

Le pire est que j'étais censé avoir cours toute la matinée avec Harris. Hors de question de rentrer chez moi et devoir expliquer la raison de ma présence à mon père.

Je continuais d'avancer perdu dans mes pensées. Décidément, d'abord mon père, ensuite Harris. Quoi que ma foi ce n'était pas non plus étonnant cela était déjà arrivé vu tout l'amour qu'il me porte. Sentez l'ironie bien entendu. Et Scott. Bordel Scott. Je peux comprendre que t'ai besoin d'ami poilu, vous avez sûrement des tas d'expériences canines à échanger. Mais j'ai toujours été là pour toi. D'autant plus depuis cette fameuse nuit où je t'ai embarqué dans la forêt et où notre vie a pris une tournure des plus dingue.

Pourquoi j'ai l'impression de te perdre.

Je me décidais à relever la tête et me rendis compte que mes pas m'avaient conduit au beau milieu de la forêt.

Je suis même pas sûr de savoir où je suis.

Je m'enfonçais un peu plus loin, persuadé que je finirai par reconnaitre quelque chose. Un sentier, un arbre, une clairière. N'importe quoi. Je me suis déjà retrouvé assez de fois ces bois pour les connaître, non ?

Et puis je reconnu l'endroit où je me trouvais.

Je ne devrais pas être ici! Il ne sait rien passez de bon pour moi ici!

Mon angoisse monta légèrement, et comme si la nature l'avait senti, une goûte de pluie tomba sur ma joue, puis une autre sur mon nez. Et tout d'un coup, ce fut une averse et en moins d'une minute j'étais littéralement trempé.

Mais j'étais aussi littéralement figé.

Des images que j'essayais de faire disparaitre exploser dans ma tête.

Je tentais de reprendre ma marche alors que sa voix ce fit entendre.

" Cache-toi bien j'arrive. Je compte jusque 10. Si je t'attrape tu vas le sentir. Stiiiiiles. "

Comment cette voix pouvait-elle paraître si clair ? Est-ce que je deviens dingue?

Je me retournais d'un coup. Mais personne.

"Stiles"

« Tu n'es pas réel. Tu es mort ! Dis-je en tournant sur moi-même. Ce n'est pas réel, ce n'est pas réel, ce n'est pas réel. » répète-je dans l'espoir de me calmer.

Mais je ne suis pas sûr que ça fonctionnait, c'était moi ou l'air ce faisait difficile, chose impossible vu que je suis dehors.

Le bruit d'une branche craquant sous un pas malgré le bruit assourdissant de la pluie eu raison de moi. La panique m'envahit et je me mis alors à courir. Comptant malgré moi jusque 10. Et juste à ce moment-là, je me cachais derrière une souche.

"Stiiiiles... " j'entends cette voix d'outre tombe. Ce n'est pas possible. Ce n'est pas possible.

Mon cœur ce serra de plus en plus. Je commençais à manquer sérieusement d'air. Mon cœur parti dans un rythme effréné quand un autre craquement plus proche ce fit entendre.

« Tu n'es pas là, tu n'es pas là. Tu es mort, tu es mort ! »

Sanglotais-je sans pour voir le contrôler.

" Tais-toi Stiles. Je ne veux plus entendre le son de ta voix " me fit la voix.

Je me mordis ma main pour me faire taire, obéissant malgré moi à l'ordre de la voix. J'écoutais, aux aguets essayant de faire abstraction du bruit de la pluie et malgré ma respiration qui ce faisait de plus en plus difficile. J'avais la sensation que j'allais m'évanouir.

Sans que je ne m'y attende, une main sur mon épaule me fit pousser un hurlement terrifiant. Je me débattis autant que pouvais tout en continuant de hurler.

Des bras s'enroulairent autour de moi et la personne tentait de me dire quelque chose.

Elle était bien plus forte que moi et je commençais à m'épuiser.

Foutu crise. Foutu faiblesse.

À bout de force je me sentais partir. Je cessai de hurler et juste avant de m'évanouir j'entendis sa voix, pas celle d'outre tombe, pas celle qui me terrifiait, non, j'entendais celle de la personne qui me tenait, patiente et inquiète à la fois. Qui pouvait avoir des sentiments si contradictoires ?

« Shhhhh. Calme-toi Stiles. Calme-toi

« Derek ? »

Puis tout fut noir.

Note

Bonjour, les louveteaux.

Comme dit dans le premier chapitre. N'hésitez pas à me signaler toute faute

(Comme je profite de vous dis-donc)

J'aimerais un peu vos avis. J'accepte toutes critiques (si peu qu'elle soit constructive)

Je vous embrasse.

#Dawn