Resident Evil n'est pas ma propriété, mais Kelly & Kimberley si.
.1.
Raccoon City, enfin la nouvelle Raccoon City, était une ville encore plus calme que l'ancienne version. Peuplé de gens très discrets, et serein pour dire que la nouvelle version de la Umbrella Corporation avait élue domicile dans les mêmes rues qu'eux. Barry Burton haussa les épaules, tandis qu'il poussa son caddie dans les rayons du Walmart. Après tout qu'avaient-ils à craindre ? D'un côté la New Umbrella et sur le trottoir d'en face des soldats de la B.S.A.A. « Ce monde est fou. » il se murmura à lui-même, mettant un paquet de brioche sur le reste de ses courses. Qu'est-ce que Kathy avait dit déjà ? Il prit son téléphone dans sa poche de jeans et résuma ce qu'il avait dans son caddie hochant la tête, il ne manquait plus que la viande. Il s'apprêtait à partir quand une petite voix enfantine le fit se tourner avec une douceur qu'il ne se connaissait pas.
« - Monsieur ? C'est à vous ? »
Une fillette blonde, assez petite d'environ cinq ans, avec des yeux bleus pâles et une expression pas tout à fait inconnue sur le visage. Barry observa le portefeuille marron en cuir tendu par la petite puce. Il reconnut vaguement le sien, mais vérifia dans sa poche avant de se prononcer, la petite fille attendait en triturant l'objet dans ses mains. Elle tourna la tête quant au loin quelqu'un appela « Kimmy » et il devina que c'était son doute son prénom. Elle lui adressa pourtant un sourire poliment patient et il se dit qu'elle était vraiment bien élevée. Son investigation de sa poche ne donnant rien il en conclut que c'était certainement le sien, tombé quand il avait sortit son téléphone. Il se pencha à sa hauteur pour la remercier et elle fila juste après qu'il eut reprit son bien. Un nouveau sourire éclaira son visage. Dieu qu'elle ressemblait à ses propres filles plus jeunes. Il fit ensuite le tour de quelques rayons avant de trouver enfin le rayon des viandes diverses, pour retrouver avec stupeur la petite blonde entrain de se faire sermonner.
« - Kimberley, qu'est-ce que je t'avais dit à propos de partir seule dans le magasin ?
- Sait plus… Quoi papa il dit déjà ? »
Barry observait avec une curiosité qu'il savait qu'il ne devrait pas avoir la scène, après tout il avait le droit de remarquer que Jill et Chris ne lui avaient pas menti : cet être immonde qu'était Wesker c'était bel et bien reproduis avec une innocente. Pas si innocente à bien y penser, mais sans aucun doute une inconsciente pour avoir consenti à garder le bébé. Barry ne se doutait pourtant pas que sa stupéfaction pouvait aller encore plus loin, effectivement sortant apparemment du rayon en face d'elles le vicieux ex-capitaine des S.T.A.R.S venait de les rejoindre… et il agissait en véritable père.
« - Papa à dit que tu devais écouter maman, même quand il est pas là. »
Le petit bout de chou si bien élevé était le leur. Et après quelques excuses et la promesse qu'elle ne recommencerait plus le tyran blond se pencha pour la hisser dans ses bras, le calant contre sa hanche et regardait la rousse qui lui servait de femme avec un sourire aux lèvres. Pas l'un des sourires que Barry avait pu connaître, plus un sourire de père de famille, heureux de ce qu'il a et bien dans sa tête. Bien sûr, au moment où il allait justement partir pour ne pas avoir à faire face à la possibilité qu'Albert Wesker était peut-être en train de devenir quelqu'un de bien, ce dernier se tourna pour lui adresser un sourire carnassier, digne de lui, et lui demander si le « spectacle lui plaisait ». Choqué, et un tantinet abasourdit Barry partit sans rien répondre, oubliant complètement qu'il lui fallait acheté de la viande pour le dîner.
De son côté Kelly Wesker, la femme d'Albert, et heureuse maman de la petite Kimberley Wesker, observa son mari avec une expression profonde d'interrogation. Qu'avait eu leurs ex-coéquipier, bien que cette époque fut très loin derrière, à les observer comme s'ils étaient des animaux sauvages ? Le blond haussa les épaules, de part son passé de criminel il était maintenant habitué à ce genre de comportement, mais préférerait pouvoir évité cela à sa famille. Surtout à sa petite poupée en sucre qui ne comprenait pas toujours bien tout ce qui l'entourait. Il déposa un bisou sur le front de sa femme et sa main vint caresser l'arrière de sa tête, lui intimant de ne pas faire plus attention.
« - Maman… on peut avoir des yéréales ? Avé du chocolat ? »
Un sourire tendre illumina les visages des deux parents tandis qu'ils se dirigèrent vers le rayon petit-déjeuné. Les petites jambes de la princesse dans les bras d'Albert s'agitaient, tandis qu'elle ne savait pas quel paquet de céréales elle voulait faire acheter. Au départ elle avait vraiment eut très envie de céréales aux chocolats avec le lutin dessiné sur la boite… mais maintenant elle ne savait pas si les céréales avec l'oiseau bleu ne seraient pas mieux. Un petit soupire de frustration sortit de ses lèvres tandis qu'elle regarda vers son papa pour qu'il l'aide à choisir.
« - Princesse, si tu ne sais pas quoi choisir alors prend celles qui te font envie maintenant, d'accord ?
- Mais… et si après les autres elles boudent… ? »
La remarque si digne d'un enfant et le sérieux dans le regard bleu de la petite puce donnèrent vraiment du mal à Albert. Pour ne pas rire il détourna le regard, il ne voulait pas froisser la petite tête blonde qui était très sensible et penserait qu'il se moquait d'elle. Il ne put tout de même pas s'empêcher un sourire.
« - Kimmy, ce ne sont que des céréales, elles ne seront pas déçues si tu ne les choisis pas.
- Pomis ?
- Promis. »
Le petit être posa sa tête sur son épaule, il savait qu'elle réfléchissait toujours ardemment à la question, et il se demanda comment cela se passerait plus tard pour elle, à l'école par exemple. La petite princesse finit par choisir les Froot Loops qui lui faisaient beaucoup plus envie, tellement qu'elle garda le paquet dans ses bras de peur que « quelqu'un les pennes et elles sont plus la. » Les courses finissent ils se rendirent à la caisse, et bien que normalement Kelly aurait du payé avec sa carte ce fût, après un long débat, celle du PDG qui paya les courses. Ce qui causa de longs ruminements de la rousse à propos de son « obsession à toujours tout faire » et un franc rire de son mari. Son sourire s'éteint quand il remarqua que naturellement la jeune femme le suivait à sa voiture, ils n'étaient pas arrivés ensemble alors elle aurait dû déjà sortir ses clés et cherchait où elle s'était garée. Elle racla sa gorge lui demandant s'il y avait un problème, un sourire angélique aux lèvres.
« - Kelly, ne me dit pas que tu es venue ici à pied ?
- Bien, alors je ne le dis pas si c'est que tu ne veux pas savoir ?
- … J'espère que c'est une plaisanterie.
- Huhu, z'avait dit que papa aimerait pas le bus. »
Regard de Kimberley toute contente tandis qu'elle mange son index avec mesquinerie. Un regard un peu plus sévère d'Albert envers son amour, pas qu'il voulait la faire se sentir mal, mais il savait tout les risques que prendre le bus impliqué, surtout quand on était seule avec une petite fille. Kelly triturait l'anse de l'un des sacs de courses à sa portée, visiblement embêter maintenant. Il soupira un peu, avant de venir embrasser ses lèvres doucement.
« - Je suis désolé, mais tu sais que je n'aime pas du tout l'idée que tu puisses être dans un lieu potentiellement dangereux sans moi. »
Ses lèvres s'agitent un peu, un murmure pour elle-même, avant qu'elle lui adresse un magnifique sourire.
« Mais partout est dangereux sans toi… »
Albert ouvrit la bouche pour répondre, mais rien ne lui vient, il sait qu'elle a raison, et cela le rend muet. Il préfère donc ne rien dire, la laissant « gagné » pour le moment. Le PDG sortit ses clés, ouvrant la voiture noire de luxe : une Audi s3 version cabriolet, pas l'un des meilleurs modèles de sa « collection » mais la plus pratique pour sa vie de famille. Et les sièges étaient plus confortables que les nouvelles lignes donc bon. La rousse ouvrit le coffre pour mettre les courses dedans tandis qu'il s'occupait d'installer la puce dans la voiture. Un étrange rire prit la petite fille quand il l'a mis dans son siège après avoir enlevé son doudou de dedans, un hippopotame de couleur bleu de taille moyenne.
« - Mamannnnn ! Est papou qui avé prit Hippo ! »
Rire depuis le coffre, et incompréhension du chauffeur. Il finit par simplement haussé les épaules comprenant qu'il n'était certainement pas assez digne pour savoir.
Souvent, Albert se demandait s'il méritait vraiment d'avoir une famille si merveilleuse.
Voilà, second chapitre ( littéralement le premier techniquement... ) de cette fiction, j'espère de taille correct et ne finissant pas trop en patate ? Les chapitres se suivront temporellement ( sauf indication de « souvenir » ou autre. ) Merci d'avoir lu !
