Titre : Pari risqué.
Raiting : K+
Genre : Romance – Fantastique
Pairing : Chihiro & Kohaku
Résumé : Chihiro âgée de maintenant quinze ans, est de retour dans le monde des esprits. Tout semble avoir changé, Kohaku n'est plus aussi libre qu'à son départ, au même titre que Yûbaba n'est plus la maîtresse de Temple des Bains ! Mais que s'est-il passé ?
N.A. : Désolée de l'attente !
Résumé chapitre I : 5ans après son retour dans le monde normal, Chihiro qui continue d'espérer de revoir Kohaku et les autres, apprend qu'une vieille femme, Hotaru Koshuku, vient d'emménager dans la maison voisine. Cette dame lui semble étrange et fait plusieurs sous entendues, laissant Chihiro perplexe.
Après un repas en présence de Koshuku, le charme de Chihiro se brise. Trouvant malgré tout le sommeil, elle fait un rêve assez troublant.
- PARI RISQUE -
CHAPITRE II
LE SPECTRE
Les jours qui suivirent, Chihiro ne cessa de ressasser son rêve. Elle se sentait horriblement frustrée de ne pas pouvoir nommer les deux silhouettes présentes dans la pièce.
Poussant un énième soupir, Chihiro se décida à sortir prendre l'air. La journée était belle et ressemblait vaguement à celle du jour de son déménagement, mis à part qu'elle ne quittait rien cette fois-ci.
Chihiro mit sa main en visière et observa le ciel, d'un bleu parsemé de quelques nuages. C'était les grandes vacances et ils ne partaient pas, bien qu'elle eut espéré pouvoir rendre visite à ses amies, comme chaque année. Apparemment ses parents avaient cru bon de rester sur place, histoire de redorer leur maison. Ils avaient bien économisé pendant cinq ans, pour se le permettre.
Chihiro passa devant la maison de Koshuku et marqua un arrêt. Une sensation de mal aise l'étreignait, sans qu'elle ne comprenne pourquoi. Même ses cheveux se hérissèrent. En parlent de ces derniers, ils étaient lâchés, Chihiro n'ayant pas encore fait le deuil de son charme détruit.
Elle s'apprêtait à reprendre sa marche, quand la porte de la maison s'ouvrit, dévoilant la vieille habillée d'une robe rougeâtre. Elle fit la moue. Décidément le goût des vêtements n'étaient pas donné à tout le monde.
- Tient, ne serait-ce pas Chihiro, dit Koshuku assez fort pour qu'elle entende.
Elle lui fit signe d'approcher et malgré une hésitation visible, Chihiro avança vers la maison.
- B-bonjour... dit-elle doucement.
- Ah, ah, ah, ne fais ta timide ma petite. Koshuku se tut un instant. Où est donc passé ton si joli élastique.
Chihiro vrilla son regard brun dans celui de la vieille. Pourquoi s'intéressait-elle à un élastique d'apparence si simple ?
- Il s'est cassé, avoua-t-elle cependant.
- Oh... Quel dommage...
Était-ce elle, ou elle percevait une once d'ironie dans cette phrase ? Chihiro fronça les sourcils et recula d'un pas.
- Je... Je vais vous laisser à présent, dit-elle.
Hotaru eut un sourire assez semblable à ceux de Yûbaba pensa Chihiro. Elle lui attrapa le poignet et la tira légérement.
- Voyons, voyons, pourquoi ne pas venir boire une tasse de thé chez moi ? proposa ou plutôt ordonna presque Koshuku.
Chihiro couina, puis intercepta le regard de sa mère, qui passant le balais dans l'entrée, lui faisait un signe de main. Les dieux étaient contre elle, puisqu'ils désiraient si ardemment l'enchaîner à cette vieille femme.
- Moui, dit-elle alors baissant la tête.
Hotaru la tira à l'intérieur de la maison et lui fit traverser le couloir, pour la mener jusqu'au salon. Les sandales de Chihiro claquaient sur le parquet si bien ciré. Elle partie s'asseoir sur un monstrueux fauteuil en vieux cuir. Koshuku s'excusa pour aller préparer le dit thé.
Chihiro se tourna nerveusement les pouces, observant en chien de garde le salon. Son regard s'accrochait sur chaque détail. Un coussin imprimé d'un chat, lui fit hausser un sourcil, tandis qu'une horloge à coucou cassait le silence par ses tic tac.
Enfin, Hotaru Koshuku revint, les bras chargé d'un plateau avec un service à thé d'origine typiquement japonaise. Elle posa le tout sur une table basse, faisant désagréablement craquer son dos, ce qui fit frémir Chihiro. Elle lui servit une tasse et s'assit sur un autre fauteuil.
- Eh bien, c'est les vacances, tu es contente ? demanda Koshuku.
- Hm oui, dit-elle avec une certaine lassitude quant à la question.
- Bien. Vous allez rester ici avec tes parents ?
- Oui... Mon père veut qu'on remette à neuf notre maison.
Koshuku hocha la tête et touilla son thé. Un étrange silence s'installa, seulement perturber par la cuillère de Koshuku. Chihiro se mordit la lèvre, puis entama son thé. Il avait le goût de fruits rouges, mélangé à autre chose qu'elle n'aurait sut définir. La vieille lui lança un regard en coin, puis le reporta sur sa tasse.
- Crois-tu... Aux esprits Chihiro ? demanda-t-elle tout à trac.
- Pa-pa-pardon ? bégaya Chihiro.
Une certaine panique venait de s'insurger en elle. Pourquoi cette question ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi tout court même ! Le regard brun de la jeune fille croisa celui de la vieille au sourire édenté.
- Ma question semble te troubler ?
- C'est que...
- Elle est pourtant simple, non, la coupa-t-elle.
- Oui, mais...
- Serait-ce ma réaction qui te fais peur ?
- Non.
- Alors, quelle est ta réponse, la défia-t-elle.
- Je... J'y croie, avoua Chihiro. Pourquoi me demandez vous ça ?
- Hum... Bois ton thé et peut-être je t'expliquerai.
Chihiro haussa un sourcil et fixa le breuvage. Elle décida de faire comme le voulait Koshuku, la curiosité la piquant. Mal lui en prit.
Elle reposa sa tasse vide sur la table basse et ne put retenir un bâillement. Elle s'excusa, puis cligna des yeux, soudainement très fatiguée.
- Hum, je vais peut-être rentrer chez moi, dit-elle en amorçant le geste de se lever.
- Non, non, non, chantonna Koshuku, reposant aussi sa tasse, qui était remplie.
Chihiro leva les yeux vers elle. Elle s'enfonça dans le fauteuil, comme privée d'énergie, puis bailla une nouvelle fois. Des doigts osseux glissèrent sur sa joue, tandis qu'un murmure dans une langue étrangère retentissait. Chihiro eut l'impression d'être plongée dans l'eau. Aussitôt les souvenirs de Kohaku la submergérent.
Elle lâcha un gémissement affolé, ayant la sensation de se noyer. Au loin, les murmures retentissaient toujours.
- NON ! hurla quelqu'un, faisant sursauter Chihiro.
Elle ouvrit les yeux, percevant un néant l'entourant.
- Qu'est-ce... commença-t-elle.
Une paire de main se posa sur ses yeux. Chihiro eut de nouveau l'impression de plonger. Des murmures, des voix, des appels... Elle aurait voulut leur répondre, mais quelque chose se posa sur sa bouche, l'en empêchant. Dans son oreille elle sentie un souffle chaud et inquiétant, puis la voix de Koshuku, avec des accents dangereux y glissa :
- Chihiro... Laisse toi aller à ma voix...
- Ne l'écoute pas ! supplia une voix au loin.
Un croassement colérique survint au-dessus de sa tête, intimant le gêneur de se taire.
- Ne l'écoute pas lui, mais moi ma jolie... Toi qui croies aux esprits... Toi qui les as côtoyé.
Elle voulut répliquer, mais les mains sur son visage enfoncèrent leur ongles dans sa chaire.
- Laisse moi parler. Chihiro... Je sais que tu veux les revoir... Je peux t'emmener à eux...
- Koshuku, pas elle ! retenti avec force cette voix au loin.
- Tais-toi ! gronda-t-elle. Chihiro, Chihiro... Fais un pacte avec moi et je te permettrai de les revoir.
Doucement, les doigts s'ôtèrent alors de son visage. Chihiro cligna des yeux. Elle ne voyait que le néant devant elle. Une main se posa sur son épaule, la faisant se retourner. Face à elle se tenait une forme spectral au masque de vieille femme.
- Qui... Qui êtes vous ? couina-t-elle apeurée.
La forme se pencha sur elle, son masque frôlant presque la frimousse de la jeune fille.
- Sois sans peur. Tu as vu pire... Chihiro... Fais un pacte avec moi et tu les reverras.
Elle recula, en secouant la tête. Elle le sentait très mal ce spectre. Sa voix était trop ténébreuse, aussi bien que son corps était sombre.
Le spectre se redressa, laissant échapper un borborygme de derrière son masque. Il approcha ses ongles noirâtres de ce dernier et ôta le masque de vieille femme, qui émit une grimace de protestation. Chihiro n'aurait put alors décrire le visage qu'elle vit, mais elle sentie toute sa volonté disparaître au même titre que ses yeux chocolats perdaient de leur éclat.
- Fais un pacte avec moi et tu les reverras.
Chihiro hocha la tête avec une certaine soumission.
- Chihiro ! Reprend toi ! gronda la voix au loin.
- Donne moi ta main mon enfant.
Ignorant les paroles au loin, elle tendit sa main. Le spectre s'en empara, l'engloutissant dans sa chaire ténébreuse. Elle poussa alors un hurlement et se débattit de cette emprise néfaste. Quand elle récupéra son bras, du sang en couler. Elle vit une marque noire s'y graver, comme un maléfice. Elle frissonna d'horreur, semblant reprendre ses esprits dans un même temps. Le spectre eut un rire.
- Tu es liée à moi à présent... Peu à peu, la marque se propagera sur tout ton corps, jusqu'à ce qu'il m'appartienne complètement.
- Quoi ! Mais ce n'est pas possible ! cria Chihiro, les larmes aux yeux.
- Tout est possible chez les esprits... Alors jouons à un jeu Chihiro...
Elle renifla, puis cligna des yeux, perdue. D'abord ce monstre lui faisait faire un pacte, puis il lui proposait un jeu !
- Un... Un jeu ?
- Un jeu oui, répéta l'esprit semblant s'amuser de la situation.
Chihiro tenant son bras ensanglanté, le regarda, attendant qu'il s'explique.
- Le Temple des Bains est sous mon contrôle... J'ai maudit tout ceux qui y vivent... Et je parie que tu ne sauras pas les libérer avant d'être toi même sous mon emprise.
- C'est... C'est ça votre jeu ?
- Ha, ha, ha oui ! Mais tu peux toujours refuser... Dans ce cas là je te laisserai passer de ce monde ci au tient à loisir... Après tout, tu n'es pas obligée de te mettre en danger pour ce Palais.
Le spectre agrandit son sourire. Il savait qu'elle accepterait son jeu. Les humains étaient des bêtes si prévisibles. Et cette adolescente un met de choix quand elle serait devenue sienne.
- Je refuse de les abandonner !
- Alors tu acceptes mon pari jeune fille ?
- Oui ! dit Chihiro avec conviction. Je libérerai le Palais des Bains !
- Bien, bien ! S'exclama le spectre. C'est un pari risqué que tu tiens là, ne l'oublie pas...
Chihiro hocha la tête, se mordant cependant les lèvres. Si elle échouait, elle devenait la servante de cette chose. Inconcevable.
Le spectre approcha sa main noire d'elle.
- Passe le bonjour à Yûbaba, ricana-t-il.
Il créa une impulsion qui projeta Chihiro hors de ce néant, directement au palais des bains, sur le pont. Elle y tomba inconsciente, tandis que des voix s'élevaient non loin.
Voilà ça entre dans l'action.
Désolée d'avoir mit autant de temps -_-
Enfaîte j'ai recommencé plusieurs fois, changé d'ordi, re-recommencé.
Pour la suite, je devrai avoir moins de problèmes.
Rewiew ?
