Genre: Pov extérieur ; Angst ; OCC ; Combat ; Sang ; Deathfic, WIP, Aventure, Mystery, Drama/Tragedy ; Darkfic, OU (Original Universe), Nekketsu WI.
Info personnelle : Salut à tous. J'avoue, je suis bien content d'avoir fini ce chapitre. Il a connu tellement d'évolution depuis son état de brouillons, mais je suis surtout satisfait de vous le présenter.
Réponse et remerciement : Merci à tous pour vos Alert et Favorit. J'avoue, je ne m'y attendais pas. J'espère que ce chapitre va vous plaire et que vous serez de plus en plus nombreux avec le temps, même si déjà là c'est grandiose pour moi.
Réponse: lusaphira (Guest) : Salut. J'ignore si c'est toi Llusaphira, l'auteur que je connais, donc on va dire non^^''.
Désolé pour les fautes, je passe par plusieurs correcteur et une relecture avant de vous le faire lire, mais rien ne vaux la lecture extérieur pour te dire que tu as fait des fautes. J'espère que cela ne t'a pas plus déranger que cela. Je promets de faire plus d'effort pour celui-ci dans ma relecture d'avant-poste.
Je vais faire comme tu dis pour la fin, je pensais qu cela était visible, mais bon, je vais, si tu me permets, te piquer ta mise en page pour cela, après tout, tu es celui qui m'a inspiré ce principe.
Index FIC:
mudrā : signe d'invocation
Kekkei Genkai : Les Dōjutsu (art d'utiliser les pupilles) et les Godai Seishitsu Henka (transformation de nature avancée des cinq éléments).
Disclamer : L'univers et personnage appartient à Masashi Kishimoto et je l'en remercie. La trame aussi De moi, ne sera que le détournement.
Chapitre II : Conséquence.
Debout en plein milieu de la cour, les yeux de Naruto passèrent, plusieurs fois en quelque seconde, des corps enfantins, inanimés, à ses mains ensanglantés.
Comprenant qu'il ne doit pas rester là, il pris ses jambes à son cou, possédé d'une nouvelle énergie, sous le regard d'un professeur aux cheveux clair, à la fenêtre du deuxième, souriant en imaginant les perceptive qui s'offre à lui.
Perdu dans ses pensées, Naruto claque la porte derrière lui, la verrouillant à double tour, courant dans sa chambre, fermant la fenêtre et tirant les rideaux, fuyant dans la salle de bain, s'y enfermant, n'ayant pas d'autre moyen de sortir que cette porte. Le lavabo se salit de rouge, dilué dans l'eau à forte pression. Concentrer à se laver les mains, voulant tout faire disparaitre, Naruto ne s'occupa pas de la forte chaleur de l'eau. Le savon et le gant sont utilisés plus que de raison, Naruto voyant toujours du sang, là où ses membres n'ont jamais été aussi propre, n'utilisant pas son éponge à grattoir parce qu'elle est dans la cuisine.
Perdu dans la vision du sang invisible, il cherche à comprendre ce qui s'est passé. On lui attribue souvent un caractère impulsif et imprévisible, mais jamais il aurait fait cela. Oui, ses enfants l'avaient cherché, oui, il voulait se venger, mais loin de lui l'idée de les tuer.
Sur cette pensée, il revoyait leur corps inerte, inconscient, en sang.
Il était partagé, espérant qu'on les trouve vite, qu'on les aide, qu'on les sauve, mais il veut aussi tout le contraire, refusant qu'on le découvre. Il ne voulait pas, mais il l'a fait, il les a tués, fuit chez lui et nettoie activement les preuves de son crime.
Après plusieurs minutes, à répéter la même chaîne de mouvement ; frotter, rincer, mouiller, savon, frotter ; il se rendit enfin compte qu'il n'a plus de sang sur lui, que le rouge de ses mains est dû aux frottements et l'eau chaude, coupant le lavabo pour activé la baignoire, retirant ses vêtements de manière mécanique pour y plonger pendant qu'elle se remplit, se perdant dans la vue de l'eau qui coule.
« Qu'est-ce qu'il s'est passé ? »
Si le crime eut lieu depuis plusieurs heures, la nuit ayant recouvert le village, laissant tout le monde à ses activités nocturnes, ce fut la première fois que Naruto se posa la question, quittant ses réflexions sur le fait qu'il ait tué pour se demander comment il y es arrivé ayant été fatigué, le souffle court, le corps douloureux, tandis qu'eux étaient en pleine forme sans que cela attire l'attention de quelqu'un, si vite que personne n'est compris le crime, quoiqu'il était toujours surveillé.
Sentant l'eau lui arriver au niveau des épaules, il se remit sur terre, la coupant avant qu'elle déborde, replongeant dans ses réflexions, qui le guident vers ses souvenirs de ce moment, cherchant à comprendre, se rappelant juste avoir éprouvé une rage incommensurable, avant un flash et cette vision d'une cage. Elle l'a marqué, mais il n'arrive pas à se souvenir de la raison. Il la sait juste grande, terrifiante, sans la visualiser.
L'heure avançant, le bain chaud et relaxant, la buée enveloppant son esprit, il se misa fermer les yeux, sa tête plongeant contre le rebord de la baignoire.
xxx
Un écho de goutte d'eau lui parvient, rouvrant les yeux avec fatigue. Il vit une obscurité sans fond devant lui, se sentant flotté dans les airs, naviguant sans volonté. Bougeant les yeux, restant immobile, refusant le mouvement volontaire pour celui de la paix, loin de tous ses problèmes, de ses réflexions.
Il est dans un couloir sombre, entouré de mur industriel, rempli de tuyaux, ternes, sans aucune couleur plus vive que les autres, se répétant à son regard, sentant la paix le prendre dans ses bras, fermant les yeux pour l'accueillir.
-Debout ! Retentit une voix grave à ses oreilles.
xxx
Il se réveille d'un bond, ouvrant les yeux pour remarquer avoir la tête sous l'eau, se débattant de toutes ses forces pour remonter, appuyant sur ses membres dans la baignoire, glissant, mais sortant la tête par la force des choses, s'agrippant au bord comme d'une bouée, toussant plusieurs fois, son nez remplit d'eau, ayant un peu de mal à respirer, crachant plusieurs fois en toussant.
« - Sort de cette putain de baignoire ! Résonne une voix rocailleuse. »
Il sursaute et, terrifié, tremble de tout son être, restant immobile.
« - Magne-toi avant que je m'énerve ! »
Sans plus attendre, il s'agite comme un poisson hors de l'eau, sautant presque de la baignoire pour finir à terre, mouillé, glissant, regardant autour de lui, cherchant d'où vient la voix, la porte étant fermée, le verrou mit.
« - Reste pas planté là, bordel ! Lève-toi et vas dans ta chambre. » Retentit-elle, plus calme, mais autant grave.
- Mais-
- Dans ta chambre ! »
Il ignore d'où vient cette voix, à qui elle est, mais une chose est sûre, elle le terrifie et il ne veut plus l'entendre hurler comme elle l'a fait, obéissant, courant presque à la porte pour l'ouvrir.
« - Essuie-toi d'abord. Tu vas glisser à courir partout ! »
Se sentant bête de ne pas l'avoir fait, étant autonome pour qu'on n'ait pas à lui dire, il agit tel un robot, se depechant d'aller dans sa chambre, y attendant débout en plein milieu.
« - T'attends quoi pour t'habiller ? Tu étais plus mature avant mon intervention contre ses gamins. »
Les yeux de Naruto s'écarquillent, parlant de vive voix en regardant autour de lui.
- C'était vous ?! Pourquoi…
« - Habille-toi et on parlera. J'ai pas mal de choses à te dire depuis un bon moment. »
Cherchant autour de lui, il finit par accepter, voulant vite ses explications, mais, surtout, ne voulant plus entendre cette voix grave, devenant plus impérative.
- Pourquoi vous avez fait ça ?! Demande-t-il en enfilant son tee-shirt de nuit.
« - Tu m'as invoqué. »
- Je n'ai rien fait du tout. Et, même si c'était le cas, jamais je vous aurais demandé de les tués… Je voulais juste leur donner une leçon.
« - Tu voulais les voir disparaitre et j'ai accepté ta demande. Maintenant, tu sais à quoi t'attendre avec moi la prochaine fois que tu m'appelleras. »
- Ça risque d'être dur de vous « appeler », si j'ignore où vous êtes, ainsi que qui me parle.
« - Je suis devant toi, crétin ! Ouvre les yeux. »
- Je suis bien réveillé, vous pouvez me croire.
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Sans comprendre d'où cela vient, il ressentit une profonde douleur à l'épaule gauche, sursautant en hurlant une onomatopée, remarquant que son environnement a changé pour être celui de la cave, faiblement illuminé, relevant la tête pour regarder d'où elle est partie, ayant juste le temps de voir la grande cage et un immense sourire remplit de croc avec des yeux infestés de sang derrière.
Dire qu'il a hurlé serait insulté ce qu'il fait maintenant. Son cri est si aigu et puissant, qu'il résonne dans tous les couloirs qui l'entourent, se reculant d'un pas avant de tomber sur les fesses, dans un liquide qui ne le mouille pas, immobile, la bouche ouverte.
- Salut morveux. Je suis Kurama, mais les tiens m'appellent « Kyūbi » et c'est ton jour de chance. Toi et moi, on va faire de très grandes choses ensemble.
Il ignore comme il est arrivé ici, donc encore moins comment sortir. L'idée de fuir lui hante tout le corps, mais celui-ci est envahi par la terreur de voir cette mâchoire qui vient de s'ouvrir et fermer, lui prononçant des mots si bruts et remplit de rage, que son corps semble s'être arrêté à chaque syllabe.
- Kyū… Vous… le…
- « Kurama » méprisable humain. Je m'appelle « Kurama ». Appelle-moi encore une seule fois « Kyūbi » et...
Sa patte passa à travers les barreaux pour s'écraser sur lui, le laissant entre les griffes de sa patte, qu'il retire en la faisant grincer contre le sol avec lenteur, profitant de sa position de prédateur dans son esprit jeune et malléable.
- C'est clair ?
Le blond ferme la bouche en hochant vivement la tête.
- Je n'entends rien !
- Oui, Kurama !
- Parfait. Maintenant, tu vas être très gentil et m'écouter. Je n'en sais rien à foutre de toi. Je n'en sais rien à foutre de tes problèmes et je n'en sais rien à foutre de ce que tu désires. Par contre, une chose qui m'importe, c'est que je vous déteste tous, saletés d'humain. Je déteste ce village. Je te déteste toi, mais surtout, je déteste être enfermé ici à supporter les moqueries des autres parce que tu es faible ! Donc, tu vas me faire le plaisir de me changer cela et en vitesse.
- Comment ? Demande l'enfant, tremblant.
- Pour commencer. Tu vas t'endurcir et arrêter de croire que les gens te méprisent parce que tu es seul, il te méprise parce que tu es faible, profitant de l'occasion que je sois en toi pour se donner une raison en public.
- C'est vous…
Naruto sent grandir en lui une nouvelle force, la folie le prendre, se lever en vitesse pour lui faire face.
- C'est ta faute si je suis méprisé par tous !
- Baisse d'un ton avec…
- Ferme là sale démon du caca qui pue ! Par ta faute, je vis un enfer tous les jours ! Par ta faute… J'ai plus mes parents ! Je suis seul et c'est à cause de toi !
Les larmes se mirent à couler sur ses joues, mais il reste fier, le regardant droit ses yeux rouges, en fente. Il est terrifié, il ne sait pas ce qui le prend, mais, ayant devant lui le responsable de tous les problèmes de sa vie, il lâche tout ce qu'il a sur le cœur et tant pis s'il doit mourir après. Rien ne le retient dans l'autre monde. Ça ne sert à rien d'être Hokage, si c'est juste parce qu'il porte ce monstre destructeur en lui qu'on le maltraite.
- Tu as détruit ma vie. Tu me hais ?! Et bien c'est réciproque. Je t'ai appelé ? Cela a été la pire erreur de ma vie et tu peux être certain que jamais plus je recommencerais.
Kurama resta droit, fixant cette enfant qui lui tient des mots fermes et tremblants, mais qui ne manque pas de motivation, s'étant transformée devant lui pour devenir ce qu'il désire, ayant bien compris le sens de ses mots et les refusant. Il a attendu des années pour avoir l'occasion de laisser circuler son chakra à travers cette cage, afin d'affaiblir le sceau et sortir, ce n'est pas pour tout gâcher maintenant. Si son plan de base ; le manipuler par la terreur ; ne mène à rien, il va devoir changer sa stratégie.
- Je n'ai rien fait du tout gamin.
C'est faible, mais il allait commencer par ne plus l'appeler par des surnoms misérables, se contentant de le rabaisser par son jeune âge, ne voulant pas faire mieux.
- Menteur !
- Tu crois vraiment que j'ai choisi d'être en toi ? Un gamin qui braille tous les cinq minute ?! Que je me suis dit : « Tiens, aujourd'hui, je vais aller dans ce bébé blond et rester enfermer toute sa vie et mourir avec lui si jamais il crève » ?! Je te sais jeune, mais il y a des limites à la stupidité que je peux accorder à ton espèce et ton âge !
Il admet volontiers qu'il ne met pas beaucoup d'efforts, mais il n'allait pas changer du tout au tout juste pour ses beaux yeux ; le but principal, c'est qu'il l'appelle le plus souvent possible pour briser le sceau, utiliser le surnom « gamin » suffira pour ça, jusqu'à ce qu'on lui prouve le contraire.
- La ferme ! Tu es responsable ! Tu es le seul !
- Vraiment ? Moi. Pas le quatrième Hokage pour m'avoir enfermé, volontairement, en toi. Pour t'avoir sacrifié au profit d'un village de con qui te méprise.
- Tu as attaqué le village. Il l'a sauvé !
- Et les villageois l'en remercient en maudissant et méprisant le gamin qui a rendu cela possible. Eh oui, je te l'apprends peut-être, mais t'étais le seul à pouvoir fait ça !
- Quoi ?
- Eh oui. Le quatrième Hokage t'a choisie, toi, parce que tu étais le seul bébé qu'il avait sous la main et surtout, le seul qui ne pouvait pas refuser.
- Hein ? Je ne comprends rien. Tu cherches à m'embrouiller.
- Non. Je t'explique pourquoi, toi, gamin, tu me portes en toi. Les preuves sont contre moi, et ça n'apporterait rien que je t'explique tout, donc on va rester sur l'histoire que, j'ai attaqué Konoha volontairement. À ton avis, pourquoi le quatrième ne m'a pas scellé en lui ?
- … Parce qu'il s'est sacrifié !
- Ils auraient pu m'amener avec lui. Débarrasser le monde du monstre renard, comme le héros qu'il est. Je vais te révéler la vérité gamine. Il avait la possibilité de me tuer. Il pouvait choisir de débarrasser le monde de ma présence, sans lever la main en plus. Seulement, il a décidé de me sceller dans le corps de quelqu'un, simplement parce qu'il voulait utiliser mon pouvoir. Pour lui, cela allait être du gâchis si je mourrais, me voyant comme une arme perdue. Donc, il a choisi de me sceller, mourant pour ça. Oui, parce que, l'histoire comme quoi il s'est sacrifié, c'est du pipeau à merde. Il aurait survécu sans problème, mais, pour me sceller, il a utilisé une technique qui allait le tuer. Donc, au lieu de me laisser mourir et débarrasser le monde de moi, le méchant démon, il a préféré me sceller dans un corps, et débarrasser le monde d'un héros. Encore une fois, simplement pour m'utiliser comme arme. Ensuite, scoop-
- Quoi ?
- C'est pour dire qu'on annonce quelque chose de nouveau. Va falloir que je renvoie aussi ton éducation, bordel. Ainsi, scoop, comme il allait mourir, il a choisi un autre corps. Il ne pouvait pas prendre celui de sa femme, car elle aussi allait mourir, en vérité, c'est elle qui allait me tuer en m'emprisonnant en elle, avant de mourir.
- Euuuhhh... Je n'ai rien compris.
- Putain ! En gros, simplifié ! Moi, attaqué village. Moi, être emprisonné par femme de Hokage pour que je meure avec elle. Lui, vouloir, moi, comme arme, décide de chercher corps à me sceller, se tuant en même temps. Comme parent, toi, refusé de me porter en eux, eux choisir de te sacrifier, toi.
- Quoi ?!
- Je suis limite à me demander si tu n'es pas un peu con pour pas avoir compris. Tes parents, savant la vie difficile qui t'attendait, t'ont choisis pour que tu deviennes le catalyseur de mon pouvoir. Et, comme tu n'as pas dit non, ils en ont conclu que t'étais d'accord.
- Mensonge ! Jamais ils n'auraient fait ça !
- Ils l'ont fait ! Tes parents ont bien choisi de te sacrifier.
- Menteur. Menteur ! Menteur ! Menteur ! Menteur ! Menteur ! Laisse-moi partir. Je veux partir.
Avant que Kurama disse quelque chose, Naruto se mit à fuir le plus vite possible, courant dans les couloirs, se faisant perdre de vue, fermant les yeux en hurlant la négation.
- Hum. Et si gamin. Tu as été offert en sacrifice pour ce monde… Comme nous.
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- Naruto ! Naruto !
Il se sentit secoué, ouvrant les yeux pour tomber sur papy Hokage, qui le tient par les épaules, le regardant dans les yeux, les voyant reprendre vie.
- Papy ! Hurla Naruto en se jetant sur lui.
Malgré la distance faible entre eux, l'Hokage et les Anbu ; placés derrière lui, l'un avec les cheveux blancs et un masque de loup, l'autre, avec la même corpulence et le même âge, portant un masque de chat orné de motifs vert et rouge, avec un happeur derrière, visible sur les côtés, ses cheveux étant longs et bruns, quoiqu'il ait prévu de les raccourcir prochainement, en ayant assez qu'on le prenne pour une fille ; ont déjà analysé la situation et pouvait empêcher Naruto de blesser le Hokage, s'il en avait le but, ce qu'ils ont jugés négatif, le laissant faire.
Celui- ci serre le vieil homme au cou de toutes ses forces, pleurant contre son épaule.
- C'est un menteur. Dites-moi que c'est un menteur !
- Qui ? De quoi tu parles ?
- Kurama ! Il m'a dit que mes parents m'ont sacrifié pour que je le porte en lui ! Que le Quatrième m'a sacrifié pour s'en servir comme arme.
Si le nom de « Kurama » ne leur dit rien, le sens de la phrase leur font comprendre qu'il parle du démon renard, prouvant qu'il l'a rencontré, savant maintenant être son Jinchūriki.
- Kurama a menti ! Pas vrai ?
Un enfant de cinq ans, triste, revenant d'un cauchemar. Il serait aisé de dire à Naruto que tout cela est faux, celui-ci le croirait, mais, si Kyūbi a déjà pu le forcer à le voir, voir même, si Naruto retente de le voir, il saura qu'il lui a menti et perdra sa confiance, ce qui est bien la dernière chose qu'il veut.
- Kakashi. Tenzu.
La voix du vieil homme est stricte, entendant ses hommes répondre à l'appel.
- Vous apparaissez sous le secret de la conversation. Tenzu, annonce que je sors avec Naruto et l'emmène avec moi à mon bureau. Kakashi, tu prépares un sac. Tu sais déjà quoi prendre.
Les deux confirment l'ordre et obéissent. Naruto, de son côté, compris qu'il partait, mais surtout, que tout cela n'était ni un rêve, ou un cauchemar, mais bien la réalité et que Kurama ne lui a pas menti.
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- Il faut agir Sarutobi. Nous ne pouvons pas le laisser en liberté. Résonne une voix vieille, venant d'une personne âgée, coiffé en chignon.
- Cette enfant est le fils de Minato et Kushina. Retentis la voix de l'Hokage, dans son bureau, assis de l'autre côté de la table, sur un canapé.
- Il est surtout une bombe à retardement. Résonne une autre voix, masculine, vieille et aiguë.
- Minato avait confiance en cette enfant. Nous devons, nous aussi, en faire autant.
- Minato était un idiot qui a agi avec précipitation.
La voix grave créer le silence, pourtant, l'homme, brun, avec un bras recouvert de bandage et l'œil droit de cacher, ne mâche pas ses mots.
- Non, content d'avoir emprisonné un fragment de Kyūbi en lui, il espère nous laisser en héritage son enfant en bombe de retardement.
- Danzo. C'est d'un héros dont tu parles.
- Non, Sarutobi. C'est d'un Hokage mort dont je parle, raison pour laquelle je n'expose pas toutes les emmerdes qui nous a créés. Cette enfant a cinq ans et possède en lui une forte puissance, capable de détruire le village. Déjà que la situation n'est pas facile, avec les Uchiwa d'un côté, si en plus, on doit gérer cette enfant, qui a réveillé son pouvoir, on ne peut plus s'en sortir.
- Naruto n'y est pour rien dans tout cela.
- Tu as élevé cette enfant, par respect pour ses parents, comme un simple villageois. Fait remarque le vieux conseiller, Homura.
- Parce que s'en est un. C'est un enfant de Konoha. La volonté du feu est en lui.
- Va dire cela aux parents des enfants, qu'il a mis entre la vie et la mort. Il ne le contrôle pas. Personne n'y est arrivé, ni Mito, ni Kushina. Kyūbi est bien trop puissant.
- Raison pour laquelle Kyūbi a été devisé en deux. Répond Hiruzen, vit repris par Koharu.
- Dans un bébé ! C'est un enfant qui rentre à peine à l'académie, qui possède maintenant le pouvoir de tous nous détruire. Mito était adulte. Kushina avait les secrets de son clan et a été sélectionné après analyse. Cet enfant va tous nous tuer, c'est une vérité Hiruzen. En tant qu'Hokage, tu ne peux pas laisser cela te produire.
Le concerné soupire, recrachant sa fumée en restant calme. La situation est difficile et ses trois-là ne lui facilitent pas la tâche. Autant, il peut gérer ses deux amis conseillés, autant, si Dano s'en mêle, cela va forcément tourner en sa défaveur.
- Confie-le-moi.
Ses mots résonnent dans la pièce, représentant la pensée qu'ils avaient tous les trois, là où, Hiruzen le sait, ils voulaient en venir.
- Il est trop jeune pour la Racine.
- Il 'est parfaitement en âge. Plus ils sont jeunes, mieux ils apprennent.
- Minato ne nous l'a pas confié pour en faire une arme.
- Au contraire. Minato nous l'a confié pour qu'il protège Konoha.
- Et Konoha se doit de s'occuper de sa formation.
- C'est à la Racine que doit aller son pouvoir. Le village ne veut pas de lui. C'est toute une histoire à chaque fois qu'ils le croisent. Cela ne va jamais s'arranger, surtout après que cette histoire sera connue.
- Sarutobi. Tu es un homme sage. Tu sais maintenir la paix, cela ne fait aucun doute, mais ce n'est pas en ne faisant rien et laisser la chose telles quelles que Konoha va en sortir grandis.
Le Hokage soupir longuement, ouvrant les yeux pour les regarder tous les trois d'un regard circulaire.
- Naruto est un villageois de Konoha, un futur ninja, mais c'est, avant tout, un enfant de cinq ans. Vous le considérez comme une arme, alors qu'il ignore totalement ce que c'est. Il n'a pas choisi ce qui lui arrive. J'admets mes erreurs en ayant pensé les villageois plus conscients qu'il nous a sauvés par son sacrifice. Cette histoire, avec ses enfants, m'a été rapportée par l'Anbu en charge de sa protection. Les gamins l'ont provoqué et il n'a rien fait de plus que répondre par la colère. Les faits sont là, il n'avait pas conscience de sa force et maintenant, on va lui faire comprendre, sans l'utiliser comme arme. Cette enfant n'aura pas une enfance facile, oui, mais il en aura une, sans être votre arme.
- Konoha est en danger avec cette décision. Plaide Homura.
- Konoha possède l'enfant Mokuton, grâce à la racine. Les Uchiwa sont là pour intervenir avec leur Sharingan, si besoin est. Nous ne devons pas céder à la panique.
- Les Uchiwa sont responsables de l'attaque il y a cinq ans. Nous ne pouvons leur faire confiance. Crache Koharu.
- Rien ne le prouve.
- Donc tu reposes notre survie sur l'espoir qu'un gamin de cinq ne recommence plus jamais à utiliser un pouvoir grandissant en lui, sur un clan qui cherche à nous trahir et sur un Anbu, qui n'a pas encore le plein pouvoir de ses capacités ? Demande Danzo avec ironie.
- Je repose notre futur sur l'espoir que j'ai en ce garçon. En l'héritage du quatrième Hokage. L'espoir qu'avaient Hashirama et Madara en créant ce village. Oui, j'ai confiance en les Uchiwa, car aucun n'est responsable de l'attaque. Lorsque celle-ci a éclaté, ils ont tenu l'ordre et mis les civiles en sécurité. Sans preuve, vous les accusez d'un crime et agissez comme s'ils sont coupables. Je vous le dis clairement, mes amis, ce n'est pas de cette enfant que viendra la destruction de Konoha, mais de la haine qui vous habite.
Les réactions ne se font pas attendre. Les deux conseillers montrent de ton en l'appelant, Danzo reste de glace à sa remarque, n'écoutant pas cet homme aux idéo qui ne sont pas les siens. Tous se taisent quand il parle, étant le Hokage et ayant le dernier mot sur tous les sujets qui le concerne. S'il arrivait à mettre Kyūbi dans la Racine, il ne pourrait plus rien pour lui, n'ayant aucun droit de se mêler des affaires de celle-ci.
La lumière brille et ne s'occupe jamais de l'ombre qu'elle crée.
- Je m'occupe de Naruto et assumerais s'il devait arriver malheur, comme j'assume ce qu'il a déjà fait. Finit-il d'une voix calme.
Loin d'être satisfait, Danzo prend un ton agressif en exprimant son désir.
- Hiruzen. Fais ce que tu veux de cet enfant, mais je te demande de t'assurer que plus aucun sang ne coule de par ses actes. J'ai aussi des moyens de le contrôlé à la Racine.
- Je t'ai déjà répondu.
- Et moi, j'en fais de même. J'ai entendu ton argument. L'effet de surprise est passé maintenant. Si tu ne peux pas le gérer, Konoha sera détruit par une nouvelle attaque et les puissances voisines en profiteront. Konoha est notre priorité et nous devons le faire passer avant nos sentiments, surtout toi, qui es Hokage. Si la lumière n'agit pas, l'ombre s'en occupera.
- Bien.
Au pied du mur, le vieil homme ne peut faire autrement. Il a réussi à sortir victorieux de cet échange, mais si cela se reproduire, Naruto lui échappera, il l'a bien compris et décide d'agir en parlant à Naruto demain.
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Hors de la pièce, derrière la porte, gardée par le chef d'Anbu et le second de la racine, qui se regarde en chiens de faïence, ne se faisant nullement confiance, le silence règne. Kakashi ne peut rester insensible, se demandant comment cela se passait, ayant confiance en l'Hokage pour protéger l'enfant de son Sensei, prêt à l'aider à la première occasion.
Celui-ci est dans le bureau, allongé sur le canapé, sous la couverture, dormant d'un sommeil de plomb, fatigué par cette journée remplie d'agitation, fatigué d'avoir pleuré, fatigué de s'être pris autant la tête et surtout, déprimé par ce qu'il a appris. Si Papy Hokage ne l'avait pas serré dans ses bras et assurer que cela allait s'arranger, il serait encore début, pleurant.
Malgré le calme qui règne dans la pièce, qu'il ne s'agite nullement dans les couvertures, ce n'est pas de repos qu'il sommeille.
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- Tu vois que je ne t'ai pas menti. Retentit la voix du renard, à travers la cage, face à un Naruto avachie sur lui-même, assis dans le liquide, non mouillant.
- Ils m'ont sacrifié... Mes parents m'ont abandonné volontairement... Fait-il en ayant la tête dans ses mains, ses yeux écarquillés, sentant dans son corps un frisson désagréable.
- Tu ne seras jamais accepté par ce village. Retentit la voix grave.
- Ils ont fait de moi une arme. Ils m'ont laissé seul... Sa voix s'éteint sur sa phrase.
- Ils vont t'utiliser comme bon leur semble. Pour eux, tu n'es rien de plus qu'un vulgaire catalyseur de mon pouvoir... Une arme.
Les larmes de Naruto coulent dans le liquide, tremblant de terreur, Kurama sourit de le voir ainsi, n'hésitant pas dans ses mots, exploitant la faille qui le fissure.
-Demain, Hiruzen sera tout sourire et te dira que tout est arrangé, te parlant de moi en te demandant de ne pas m'écouter, qu'il va maintenant s'occuper de toi. Ce sera un mensonge pour t'avoir près de lui. Sous l'illusion que tu penses tout changer, il attendra que tu lui fasses pleinement confiance pour te donner des ordres et te contrôler. Avant que tu t'en rendes compte, tu porteras un masque, avec un tatouage à l'épaule, tuant pour le compte d'un homme qui est devenu encore plus distant que maintenant.
Kurama fixe Naruto, immobile, après son monologue, attendant en silence, écoutant les bruits de pleures qui résonnent un petit moment, les larmes coulant dans le liquide. Naruto se laisser aller un bon moment, vidant son corps de son poids, avant de ne plus en avoir la force, encore moins celle d'attendre qu'on l'aide. Quand l'eau se tarit, que ses bruits passent au silence, il se regarde dans le reflet du liquide, défigurer par la tristesse. Il comprit, en cet instant, que les larmes n'arrangent rien à sa situation, qu'il va devoir se sauver tout seul, se faire son chemin par ses propres moyens, comme il l'avait prévu, cela étant juste devenue plus compliqué qu'il le pensait.
- Qu'est-ce que je dois faire ? Demande-t-il après une inspiration, lâchant un reste de tristesse dans sa voix, sa tête toujours baisée.
Le démon eut un sourire carnassier, comprenant que cela se passe comme il l'a prévu.
- On joue leur jeu gamin. Ils t'ont sacrifié pour que tu utilises mon pouvoir ? Parfait, utilise-le. Je t'apprendrais, mais, au lieu que ce soit pour eux, nous l'utiliserons pour nous. Cette cage me retient, mais, avec ton aide, nous la briserons. De mon côté, par mon pouvoir, je t'offrirais ce que tu veux. Avec le pouvoir, on a le respect. Avec le pouvoir, on a tout ce qu'on désire. Avec le pouvoir, tu seras bien plus puissant que tous les Hokage réunis.
Il a fini sur ses mots, le laissant se faire l'image de sa proposition, savant, par leur collocation, que c'est son objectif. Celui-ci resta silencieux, ayant bien entendu le renard, comprenant qu'il est le seul à pouvoir l'aider, à pouvoir lui permettre de gagner le respect qu'il mérite.
- Le meilleur Ninja du monde ? Demande-t-il froidement, d'une voix lointaine, n'attendant pas forcement une réponse.
Comprenant la portée de ses mots, Kurama eut un sourire plus franc, même s'il ne le voit pas, sa voix reflétant son plaisir.
- Avec beaucoup de travail, mais oui, tu seras connu comme un grand ninja. On prononcera ton nom-
- Quand tu seras libre, je veux que tu laisses Konoha tranquille. Le coupe Naruto.
- Pardon ? Demande-t-il, surpris.
- Je te libère et tu pars loin de Konoha, n'y retournant plus. Fait-il avec force, la tête toujours baissée.
- Il ne mérite pas la paix-
- Tu n'as rien compris. Je veux que tu partes et laisses Konoha tranquille...
Il relève la tête, regardant les yeux rouges en fente de ses iris tremblants.
- C'est moi qui détruirais Konoha.
Le démon reste sur ses positions, regardant cet enfant de haut, l'analysant. Les iris tremblants, ses yeux montrent l'Envie et la Folie qui l'envahissent. Cet être blond, le regardant droit dans les yeux, n'a plus aucune peur, plus aucune tristesse, n'a plus rien à voir avec son hôte d'il y a quelques minutes.
- D'accord. Crache-t-il, mais tu me laisseras le droit de regard.
- Jure-le sur ta vie. Ordonne-t-il avec force.
- Promis. Je te donne ma parole que, une fois libre, je n'interviendrai pas quand tu détruiras Konoha.
- Et plus de possession, ni de meurtre.
- Sache que cela ne pourra pas se faire sans que le sang coule.
- Je ne veux plus jamais que quelqu'un m'utilise à ses fins. Ni Konoha... Ni toi !
La voix de Naruto n'a rien perdu de son sérieux, n'ayant plus cet éclat d'innocence cristalline dans son ton. Le démon eut une petite pensée à se dire que ce gamin, s'il continue sur ce chemin, sera imposé sa présence. N'ayant, de toute façon, plus la possibilité, dans son état, d'abuser de lui, il saisit l'occasion.
- Juré. J'agirais seulement à ta demande. Sourit-il en ricanant légèrement.
Naruto répond d'un sourire noir, demandant quand est-ce qu'il commence.
- Quand la situation sera moins tendue. On sera surveillé dans tous nos moindres mouvements. Faisons profil bas et attendons qu'il baisse leur garde.
- Parfait !
Naruto afficha un grand sourire en fermant les yeux, surprenant le démon de le voir reprendre un visage enfantin et angélique, loin, très loin, de sa dernière expression et de ses derniers mots, le voyant se lever en marchant vers lui, ayant juste le temps de demander ce qu'il fabrique, d'une voix circonflexe.
- Je suis rassuré qu'on ne commence pas l'entrainement. J'ai trop sommeil pour ça. Je vais dormir. Annonce-t-il d'une voix cristalline en ouvrant les yeux, n'ayant plus ni Envie ou Folie, juste la représentation de sa fatigue.
- Et ? Demande-t-il, n'ayant pas la réponse à sa question.
- Et j'ai envie de dormir. Répond-il comme une évidence en soupirant.
Il passe à travers les barreaux de la cage pour s'approcher de lui, dans l'obscurité, sans peur, quoiqu'elle ne l'a jamais rassuré, celle-ci lui cachant la surprise du renard, qui se demande ce qu'il a prévu.
- Tu n'es pas aussi terrifiant quand on te connaît. Annonce-t-il d'une légère voix, sa main passant dans les poils de sa patte supérieure gauche, confirmant qu'il est à sa portée.
- J'peux très bien le devenir si tu me provoques. Crache-t-il en reculant la patte, cherchant à le faire reculer par la peur.
Loin de comprendre la menace, n'ayant pas envie de la comprendre, Naruto continue d'avancer, parlant d'une voix bâillante.
- Pas envie… provoquer… Dormir.
D'un grand pas, il se laisse tomber contre la patte, fermant les yeux en s'y frottant. Comprenant, Kurama hurle :
- Non, mais je rê-
- Chut Kyubig… Dodo.
La créature s'immobilise, tant par le ton doux de sa voix, la situation de plus grotesque, que ce surnom qu'il vient de lui donner, n'agitant plus sa patte.
Allant hurler encore plus fort, il s'arrête en entendant sa respiration régulière, signe qu'il dort profondément, soupirant en s'allongeant, faisant attention à ne pas l'écraser et le réveiller, sans s'en rendre compte, tant la situation est surréaliste pour lui, comprenant qu'il ne risque pas de s'ennuyer avec lui.
- Pfoui. Appelle-moi encore une seule fois « Kyubig » et je te dévore.
Naruto émit un petit bruit, en soupirant, se frottant à sa patte, adorant sentir sa douceur et chaleur.
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- Uzumaki. Retentis la voix de la professeure.
Le concerné répond d'une onomatopée, quittant la contemplation du ciel, action qu'il fait à la moindre occasion, ou lisant un rouleau, qui n'a rien à voir avec le cours actuel.
- Peux-tu répéter ce que je viens de dire ?
- Le ninja a trois pommes, deux kunais et doit avoir super envie d'aller pipi après tant d'eau bue. Répond-il rapidement, d'une voix monotone, ne demandant que la paix qu'on ne lui donne jamais.
- Ce n'est pas ce que j'ai demandé. Soupire-t-elle.
- C'est faux ? Fait-il en la regardant, enfin, dans les vitres qui lui servent de lunettes.
- Si. Tu as bon, mais-
Elle s'arrête en entendant les mines battre les feuilles, certains demandant à d'autre de répéter les mots de Naruto, qui est déjà repartie dans le ciel. Le silence se refait installer à l'annonce d'un nouveau problème pour leur notes.
Un mois est passé, depuis l'histoire avec les enfants dans la cour ; qui sont encore à l'hôpital, hors de danger, immobilisés par leurs fractures, n'ayant aucun souvenir de leur rencontre avec le « monstre » ; trois semaines depuis sa réintégration, révélant un Naruto distant, qui n'eut plus aucun intérêt pour ce qu'on veut lui apprendre et demande son intention. Comme Shikamaru, il plonge dans ses rêveries et se fait laisser en paix en répondant rapidement, d'une voix calme. La seule différence entre eux, c'est que le Nara dort ou parle avec Choji, tandis que, lui, plongeait dans l'antre de Kurama, pour recevoir l'enseignement que lui refuse la professeur, lui donnant un savoir bien supérieur à ce qu'on peut s'attendre de lui et son âge.
« Guenon-Sensei » a bien tenté de comprendre, de lui demander d'être plus attentive, mais, il lui a répondu, d'une voix calme et froide, que, répondant à ses questions par de bonnes réponses, il n'a pas à lui donner plus que ce qu'elle a déjà.
Comme avec Shikamaru, elle a laissé tomber, ayant donné un rapport à leur tuteur, le Hokage l'ayant convoqué et demander d'où lui venait ses connaissances, n'attendant que confirmation pour lui faire les reproches, mais celui-ci a menti sans hésiter, sans tremblement, annonçant lire des rouleaux durant son temps libre, les récréations et chez lui. Faute de pouvoir prouver le contraire, il dut le croire, ne pouvant pas le surveillé dans ses moindre fait et geste, le faisant que quand ils étaient dans les rues du village, au cas où il rencontrerait un problème.
Malgré le temps passé après leur accord, Naruto n'eut que la théorie de la part du renard, commençant à s'impatienter et le fait savoir dans son esprit.
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- Un mois putain. Un mois et il ne me lâche pas. Crache-t-il de colère au renard, impassible, couché, les yeux fermés.
- Patience.
- Facile à dire pour toi. Tu passes ton temps à dormir, le temps n'a pas d'emprise sur toi. Continue-t-il, ayant besoin de sortir son agressivité.
- Je te l'ai dit. Avec le-
-Oui. Le Hokage et les Anbus me surveillent et attendent l'occasion de m'emprisonner, mais ils attendent quoi pour me lâcher ?! Un mois, merde !
- Le problème n'est pas qu'il te lâche ou non, c'est qu'il soit moins tendu et cela va prendre du temps, donc tu attends, sans te faire plus remarquer et on pourra agir. Contente-toi de ce que je t'offre.
- J'en ai marre de la théorie et la méditation.
- Elle t'appelle encore.
- Putain ! Mais elle va me lâcher cette greluche !
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La journée se termine comme les autres jours. La sonnerie est une libération pour tous, surtout le blond, qu'il se voit déjà partir de cette classe pour reparler avec Kurama. Même s'il ne peut s'entraîner physiquement, il aime parler avec lui, échangeant sur leur grand projet et comment faire, approfondissant leur lien pour passer d'Inconnue à Allier dans le crime, donnant au blond ce qu'il recherchait chez les autres, de l'attention.
Il se trouve dans l'encadrement de la porte d'entrée de l'académie, regardant, dans l'ombre, les enfants et parents, qui rient, jouent, parlent ensemble, s'amusent pour la plupart. Il déteste ce moment, mais il se doit se regarder ses scènes pour chercher, parmi les adultes, la présence d'un de ses tuteurs, qui ne lui font pas défaut depuis sa reprise.
- Uzumaki-san. Retentit une voix quand il commence à avoir l'espoir qu'il n'y a personne, tout en étant presque partie.
Sursautant, ne l'ayant pas senti, Naruto regarde sur sa droite, voyant, près de l'arbre, un homme dans l'ombre, nullement repérable. De par ses cheveux, l'une des seules choses visibles derrière le masque d'animaux, Naruto le reconnu, s'habillant d'un sourire innocent avant de courir jusqu'à lui, voulant donner l'image d'un enfant innocent qui ne mérite pas de surveillance, surtout qu'il aime bien cet homme qu'il voit souvent et est l'un des seuls qui le côtoie ouvertement et répond à ses salutations.
- Loup-gris, le salue-t-il, ayant appris d'eux, qu'il devait lui-même leur donner des surnoms s'il voulait les qualifier.
Il a choisi le surnom de « loup gris » en référence à son masque et la couleur de ses cheveux en épines.
- C'est toi qui as été assigné à mon escorte ? Demande-t-il avec sourire, dissimulant son reproche.
Le masqué hoche la tête légèrement.
- Je comprends mieux pourquoi je ne voyais personne. Tu étais encore en retard. On va au magasin de confiserie ? Tu m'as promis de m'y emmener la dernière fois.
- Une prochaine fois, promis. J'ai un emploi du temps chargé. Désolé. Fait-il d'une voix claire, mais remplie de regret.
Naruto baissa la tête, prenant une nouvelle tête, celle qu'il a souvent eut pour pouvoir aisément la reproduire.
- Pas la peine de t'excuser. Je comprends. Fait-il d'une voix triste et refermée.
Le loup banc se trouve bien gêné à cet instant, ne supportant pas de voir Naruto ainsi, mais il n'ose pas faire un pas et prendre une place que Naruto pourrait mal prendre, ignorant que Naruto lui envoie souvent des invitations à le faire, aimant vraiment sa présence à ses côtés, durant le peu de temps que cela dure.
Avant de dire un mot, de tenter de le rassurer, Naruto le devance, lui faisant comprendre qu'il a loupé l'occasion.
- Après tout, je suis le porteur de Kyūbi. Le monstre qui a détruit le village. Je suis juste une mission. Fait-il en arrêtant de jouer.
Kakashi voulait le contredire sur-le-champ, lui dire que c'était complètement différent, qu'il lui est précieux et que c'est loin d'être aussi simple qu'il pense, qu'il est vrai que c'est parce qu'il porte le démon en lui qu'il se doit de l'accompagner, mais que s'il se présente et lui parle, c'est pour qu'ils soient proches, tentant de nouer un lien aussi fort qu'il avait avec son père, mais ; de par sa position d'Anbu, de par sa peur d'être déplacé, du secret de sa relation avec ses parents ; il devait rester distant, surtout maintenant ; ayant remarqué, depuis déjà plusieurs minutes, les hommes aux masques d'animaux et portant des capes noires, qui suivent Naruto depuis tout le mois passé, n'étant pas de l'Anbu.
- Partons. Fait-il rapidement, regrettant de ne pouvoir être ce qu'ils désirent tout deux.
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« - Si j'avais été plus proche. Si je t'avais dit que je t'aimais, que tu étais plus qu'une mission… Est-ce que cela t'aurais sauvé ?
- Je n'ai pas à être « sauvé » Kakashi.
- Accorde-moi cette réponse, s'il te plait. Sans tromperie, sans fausseté. Est-ce que les choses auraient été différentes ?
- Non. Les choses se serait passé autrement, les chemins différent, mais on serait comme même arriver à ce point de non-retour. Autre chose ?
L'homme secoue la tête, fermant les yeux, annonçant être prêt, ne sentant pas la main traverser son corps.
