Réponses aux reviews:

ChamalloW: Merci beaucoup. Contente que tu ais aimé. En espérant que cette suite te plaise. Kiss

de moi!!: Et bien chère moi, j'ai bien hâte de savoir si cette suite est à la hauteur de tes attentes. Kiss

Sur ce Bonne Lecture!!


Partie 2

Un signe de dieu.

Aujourd'hui, ça fait un an, jour pour jour, que tu m'as quitté. J'avais dans l'idée de me rendre de nouveau chez tes parents pour demander à ton père de respecter ta dernière volonté, pour que je puisse aller répandre tes cendres sur Brokeback mountain, mais je me demande si ça en vaut la peine. Ton vieux est l'homme le plus entêté que je connaisse. Ne peut-il pas essayer de comprendre que c'était important pour toi?

Enfin, je vais tout de même y aller, pour toi, parce que je sais que tu n'aurais pas voulu moisir dans le caveau familial. J'ouvre la penderie pour prendre mon par-dessus et m'arrête quelques minutes pour regarder nos chemises. Sans que je puisse m'en empêcher ma main vient caresser le jeans de celle qui fut la tienne. Alors, comme toujours, je nous revois en train de nous battre. Pourquoi déjà? Parce que tu m'avais frappé sans faire exprès il me semble…

Un cri de frustration m'échappe tandis que je blâme ma mémoire défaillante. Malgré tout ce que j'ai pu dire, j'ai peur de devenir vieux et un jour d'oublier, de t'oublier. Je sais, c'est contradictoire. Je veux t'oublier et je ne veux pas…

Voilà mon trouble, tout ça par ta faute Jack.

T'ai-je dit à quel point je t'aime et à quel point tu me manque aujourd'hui?

Mes yeux se ferment un moment alors que j'enfile mon par-dessus, ferme rapidement la penderie et quitte la caravane qui me sert de maison. En descendant les trois marches devant, je remarque que j'ai du courrier. Surement des nouvelles de mes filles. Glissant ma main dans la boite aux lettre je suis surprit de découvrir une lettre et encore plus de voir qu'elle est écrite de ta main.

« Ennis,

Pour ce qui est de novembre tu peux toujours te libérer? J'ai une surprise pour toi! Vient me rejoindre dès que tu le pourras à Brokeback. »

S'en suivait des instructions détaillées pour se rendre je ne sais trop où puis ta signature avec la phrase «Mais jete le mardi. Enn»

Tu écrivais toujours cela à la fin de tes cartes postales et de tes lettres. Cette phrase que je ne comprenais pas. Un jour, je t'ai enfin demandé ce que ça voulait dire. C'était un matin d'été, lors d'une de nos « partie de pêche » et tu m'avais répondu en riant :

- Dire que tu l'ignores depuis tout ce temps!

Et tu avais continué à rire jusqu'à ce que je te menace de lancer ton harmonica à l'eau si tu refusais de parler. Alors tu m'as expliqué que c'était juste une acrostiche. Ensuite tu m'as défié de réussir à trouver ce que tu voulais vraiment dire en m'écrivant de jeter le mardi. Après plusieurs tentatives infructueuses de ma part, tu as fini par me donner la solution.

« Mais jete le mardi. Enn »

Signifiait en réalité

« Je t'aime, Ennis Del Mar »

Une larme que je ne sut empêcher de couler, vint mourir sur le papier et je dut le ranger avant que d'autre fassent de même. Jack…

Sur la lettre il y avait une date : le 9 août 1983.

Deux semaines plus tard, tu étais mort.

Sur le moment je ne sus pas trop comment réagir, devait-je me rendre là-bas même si je savais pertinemment que tu n'y serais pas? Oui.

Et c'est ainsi que j'entrepris de retourner aux sources, à Brokeback, là où tout à commencer.

--

Retourner là-bas, seul, fut l'une des choses les plus pénibles que j'ai eu à faire dans ma vie, quoi que me rendre au Texas, sur ta tombe, n'eu pas été des plus facile non plus. Quoi qu'il en soit, suivant tes instructions, je suis passé devant la caravane de l'homme qui nous avait engagé quelques vingt et un ans plutôt, avant de prendre une petite route qui me mena derrière la montagne, de l'autre côté de l'endroit où nous avions, le temps d'un été, gardé des moutons. Mon vieux pick-up gravit la montagne sans trop de difficulté pour arriver à un endroit plat là où était érigé un chalet. Majestueux, au milieu des arbres, cet endroit était un oasis isolé du monde.

Rapidement j'ai arrêté le moteur, le cœur battant, et je me suis précipiter sur la porte d'entrée pour l'ouvrir croyant presque te retrouver de l'autre côté, là à m'attendre depuis plus d'un an. En vérité, il n'y avait personne. Devant moi se trouvait un divan placer devant une cheminée qui n'avait visiblement pas servit depuis longtemps. À ma gauche il y avait la table ainsi que la cuisinière et un peu plus à droite un escalier qui montait au deuxième étage.

J'ai retiré mon chapeau et l'ai accroché à un crochet avant de visiter. Tout était vide en bas, à l'exception du réfrigérateur dans lequel se trouvait du lait depuis longtemps périmé et quelques fruits. Dans les armoires il y avait plusieurs conserves, dont des fèves au lard. Je n'ai pu m'empêcher de rire en découvrant sous une conserve des dites fèves un mot qui disait :

« Comme au bon vieux temps! »

Jack…

Refermant l'armoire, je me suis dirigé vers les escaliers pour monter au deuxième étage. Là j'ai trouvé un sac de voyage qui contenait tes vêtements. Tu étais donc venu ici avant que…ça arrive. Était-ce d'ici que tu revenais lorsque…

Tentant de chasser mes pensées, j'ai ramassé un livre noir qui était tombé de ton sac. Je l'ai ouvert. Les pages étaient noircies de ton écriture. Un journal, je ne savais pas que tu en tenais un. M'aurais-tu autorisé à le lire? Pouvais-je le faire?

Je mis un moment avant de me décider et, finalement, je l'ai ouvert à la dernière date, le 28 août puis j'ai commencé ma lecture…

Je tiens à m'excuser pour la médiocrité de mon jeu de mot T.T, mais pour ma défence je dirais que c'était pas facile! Si vous en avez un autre à proposer, c'est le bienvenue!

Sinon à la prochaine pour la troisième partie

Romania

xx