Chapitre 2
Le Café
Anxieux,
il s'assit dans un box prés de la porte d'entrée du petit café
a l'ambiance intime de l'autre coté de la station de bus. Il
voulait être sur qu'ils aient une vue dégagée sur l'arrivée
des prochains bus. Deux tasses étaient posées devant lui. Une pour
elle et une pour lui. La crème fouettée du dessus avait déjà
fondu dans le chocolat. Il commençait à se demander ce qui lui
prenait autant de temps.
«
Autant que moi. », il avait faillit le dire tout a l'heure dans la
station de bus. Il était presque sur le point de dire « qui tiens a
vous autant que moi » Il s'était engagé sur un terrain inconnu,
même pour lui. Mon Dieu, j'espère qu'elle n'a pas entendu ce
que j'ai presque dit, pensa t il. Il regarda par la fenêtre et
l'aperçut marchant vers lui dans le reflet de la vitre.
- Madonna Mia - Dit-il dans son meilleur italien, se tournant pour la contempler - Bon sang vous avez réussi a bien vous rafraichir.
Elle
avait pris quelques minutes pour changer de vêtements et arranger
ses cheveux. Elle portait un jean bleu avec une vilaine chemise. Il
remarqua qu'elle avait tenu a conserver son sweet-shirt sur le dos.
Ses cheveux d'un blond sablée, qui étaient presque secs,
s'étalaient légèrement presque jusqu'à la taille.
Il
la fixa tentant de mémoriser ce moment. « Comment est-il possible
que cette beauté se dirige vers moi ? Moi et une étudiante en Fac ?
» Il essaya d'effacer cette pensée embarrassante. « Je ne suis
pas si mal, elle pourrait tomber sur pire ».
-
Puis je prendre ce siège ?
-
Je vous en prie
Il se leva et l'aida à mettre son sac marin sous la table.
-
Je suis content que vous ayez trouvé des vêtements secs.
-
Moi aussi je commençais à avoir froid.
-
J'ai pris la liberté de vous commander un chocolat. J'espérais
qu'il soit moins chaud pour que vous le buviez à votre retour. Je
.. heu… J'espère que vous l'aimé avec de la crème
fouettée.
-
Merci d'avoir demandé à la serveuse de laisser la bombe. –
Dit-elle en s'en emparant.
Elle vaporisa une portion de la taille d'une balle de baseball dans sa tasse.
- Une fille comme je les aime.
Il
l'a regarda prendre une gorgée. Il se sentait si bien avec elle
qu'il avait du mal à le croire. Pourquoi était il aussi hardi
?
Ce
n'était pas comme s'il allait se passer quelque chose entre eux.
Il venait de Pintkin Avenue. Elle venue des beaux quartiers. Tous les
doutes du monde commencèrent à faire surface. Pourquoi se
donnait-il autant de mal ? Puis encore une fois, pourquoi pas ? Elle
pouvait tomber sur pire et vu cet idiot de Michael, elle était
probablement tombée sur pire. « Il se pourrait que ça ne soit pas
pour toujours – pensa t il – mais je ne le saurais pas si je
n'essais pas. »
Il
la regarda avaler une autre gorgée, et réalisa qu'elle le surprit
en train de le faire. Maintenant, c'était lui qui rougissait.
-
C'est une très belle chaine que vous avez la - Dit il remarquant
le diamant solitaire.
Oh
merci.
Elle l'agrippa instinctivement et le fit courir de haut en bas entre ses doigts. Cela la fit sourire.
-
Ça a dû être un cadeau d'un chouette gars pour vous faire
sourire de cette manière.
-
Oui c'est le cas. C'est un cadeau de mon père.
Elle se mordit la lèvre et sembla se perdre dans sa mémoire pendant un instant.
-
Est-ce que ça va ? dit-il la ramenant dans le présent.
-
Je vais bien, vraiment. C'est juste que je n'ai pas pensé à lui
depuis un moment.
-
Cela vous dérange d'en parler ?
-
Non pas du tout. Ça va. Maman dit qu'elle se rappelle a quel point
papa était heureux le jour ou je suis née. Aussitôt que les heures
de visites furent fini, mon père commença a arpenter la ville. Il
arriva prés d'une petite bijouterie. La chaine été la dans la
vitrine. Il décida à ce moment précis qu'il me l'offrirai pour
mon 16eme anniversaire. Il raconta a ma mère que quand il l'a vu,
le scintillement du diamant lui rappela celui qu'il avait vu dans
mes yeux.
Elle s'arrêta de parler et se mordit de nouveau la lèvre.
- Il est mort quand j'avais 14 ans, donc c'est ma mère qui me l'a donné. Elle essaya si durement d'exprimer tout l'amour qu'il avait ressenti le jour où il l'a acheté. J'aurais juste souhaité qu'il vive assez longtemps pour me le donner lui-même. Le scintillement de ses yeux me manque.
Il l'avait de nouveau fait. Il avait trouvé un autre moyen de la bouleverser.
-
Je suis désolé - dit il pour s'excuser.
-
Vraiment vous n'avez pas à être désolé. Vous ne saviez pas. De
toute façon, c'était il y a longtemps. Je suis juste heureuse de
savoir que mon père m'aimait. C'est ce qui est important.
-
J'ai perdu ma mère, quand j'étais jeune également.
-
Vraiment ? Mais tout à l'heure dans la gare vous avez dit qu'elle
vous giflerait si vous ne vous comporteriez pas en gentleman.
-
Oh oui. Et bien, c'est ce que mon père m'a toujours dit.
Il essaya d'imiter l'accent Italien de son père.
-
« Mon garçon si ta mère te voyait faire ça elle te giflerai ».
J'ai toujours eu une vision de moi montant au paradis pour enfin
être avec ma mère et être giflé pour toutes les choses que je
n'aurais pas du faire. En fait pour toutes les choses que j'ai
faites.
-
Je pense que c'est une manière de parvenir a vous faire vous
comporter correctement.
-
Oui je pense. Elle est morte suite a des complications à la
naissance de mon petit frère qui lui même a seulement survécu
pendant 45 minutes . Mon père a eut peur de me le dire pendant très
longtemps. Je ne me rappelle même pas comment il m'a annoncé la
nouvelle. Je me souviens juste que je me demandais combien de temps
était censé durer ces vacances.
-
Je suis désolée. Je… je ne voulais pas être indiscrète. -
Dit-elle en prenant sa main.
-
Non pas du tout. C'est arrivé quand j'étais très jeune. Je ne
me rappelle plus grand-chose d'elle. J'aime aller chez Woolworth.
Ils vendent le genre de parfum qu'elle avait l'habitude de
porter. C'est drôle les choses dont vous vous rappelez sur
quelqu'un
Maintenait c'était a son tour de se perdre dans ses souvenirs
-
Qui aurait cru que quelque chose d'aussi beau qu'un diamant
puisse vous rappeler quelque chose d'aussi triste. – dit-elle
tandis qu'elle tapotait amoureusement le dessus de sa main.
-
Oui, mais ça va. Cela fait du bien de se souvenir de temps en
temps.
Apres
un silence embarrassant, il dit :
-
A part cette triste promenade sur le sentier des souvenirs, est ce
que vous vous sentez mieux ?
-
Oui un peu. Cependant il y a des choses que je souhaiterais
oublier.
-
Depuis combien de temps vous et Michael sortez ensemble ?
-
Est-ce que c'est un moyen pour m'aider à oublier ?
-
Je ne sais pas. J'étais juste curieux. Je veux dire, vous semblez
tenir beaucoup à ce gars. Je me demandais juste combien de temps
cela vous avait pris pour arriver a la phase du « Je ne peux pas
vivre sans lui » ?
-
Deux ans Jeudi prochain.
-
Deux ans ? J'imagine que ça doit être plutôt dur pour « le
vivre sans lui » maintenant.
-
Est-ce que votre curiosité est étanchée ? Est-ce que l'on peut
changer de sujet maintenant s'il vous plait.
-
Attendez. Attendez juste une minute. J'ai encore quelques
questions… Juste pour savoir.
Elle roula des yeux et puis décida que c'était juste pour s'amuser.
-
Très bien allez-y.
-
Ok. Heu… Laissez-moi réfléchir. Quelle est le dernier cadeau
qu'il vous ait offert ?
-
C'était une mallette en cuire
-
Oh comme c'est romantique. – dit-il de manière sarcastique.
-
Comment le savez-vous ? Pour moi c'était romantique. Je venais de
m'inscrire à l'université de Harvard. Il essayait de
m'encourager.
-
On dirait qu'il pense à vous de temps en temps.
-
Et bien il le fait la plupart du temps. Juste pas autant
dernièrement.
-
Je vais me mettre des baffes demain matin, mais qu'est ce que vous
faites vous pour qu'il sache que vous pensez a lui ? L'amour va
dans les deux sens vous savez ?
-
Vous savez que vous êtes l'homme attirant le plus énervant que
j'ai jamais rencontré ?
-
Donc vous pensez que je suis attirant ? - Il caressa fièrement sa
chemise.
-
Vous avez oublié la partie du énervant. – dit-elle.
-
Qu'est ce que vous étudiez ?
-
Et bien je suis en premier cycle universitaire. Il me reste 2
semestres avant de finir pour avoir ma licence en Science et Art des
Medias, et si je suis acceptée a Harvard, j'aimerai faire un MBA
et peut-être travailler dans la publicité.
Le choc et la crainte de sa dernière déclaration pris un moment à s'atténuer. « Bon sang, je joue dans la cour des grands là – pensa t il – qu'est ce que je fais ici ?
Son malaise transparut
-
Hey, ne soyez pas impressionné. Vous vous rappelez, je vous ais dit
tout à l'heure que les choses n'allaient pas très bien.
-
Oui. Mais regardez jusqu'où vous êtes déjà allée. Vous devez
juste avoir un peu de foi. Les choses ont peut-être été mauvaises,
mais elles peuvent encore s'arranger. Pensez juste qu'un jour
vous pourrez être présidente d'une de ces boite de publicité.
-
C'est facile pour vous. Vous transpirez l'optimisme. Cela n'est
pas si facile pour moi.
-
Hey, comme ils disent Persevérez jusqu'à ce que vous réussissiez
». Continuez juste à vous dire que vous pouvez le faire jusqu'à ce
que vous vous rendiez compte en fait que vous pouvez.
-
Je pense que vous avez fait trop taper dans la balle.
-
Non vraiment, ça marche. Je vous le promets.
-
Si ça marche si bien, allez vous prendre quelques un de vos conseils
pour vous-même ?
-
Mes conseils ?
-
Si vous ne réussissez pas dans l'équipe des Red Stocking, allez
vous essayer ailleurs ?
-
Red Sox, Red Sox. Et oui j'essaierai de nouveau, c'est promis.
-
Bien
Un sourire réapparut sur ses lèvres.
-
En plus mon pote m'a dit que l'équipe de réserve (En anglais
Farm qui veut dire Ferme) des Cardinaux de Saint Louis organise des
essais de recrutement dans une semaine.
-
Bon… Je sais que les poulets vivent dans une ferme, mais je n'ai
jamais entendu que les cardinaux vivaient dans une.
Il essaya si durement de rester silencieux, mais il éclata d'un rire incontrôlable.
-
Qu'est ce que j'ai dit ? Son visage était rouge vif.
-
Ne vous inquiétez pas. – dit-il reprenant ses esprits. – Dites
vous seulement que je continuerais d'essayer jusqu'à ce que je
réussisse.
Ils soulevèrent chacun leur tasse et trinquèrent a leurs bonnes résolutions.
-
A la recherche du coté positif dans la vie. – Plaisanta t elle.
-
Aux frappes de balles allant au delà du terrain, autant de fois que
possible.
Ils
firent tinter leur tasse. Pendant une seconde, il n'y avait rien à
dire. Pour toute une vie, tout avait été dit.
Il
était étonné de voir combien deux personnes venant de deux mondes
différents avaient en commun. Comment étaient ils capable de se
parler aussi facilement alors qu'ils ne se connaissaient que depuis
une heure. Il voulait se retenir a ces sentiments, pour toujours s'il
le pouvait. Mais comment ?
