Harry poussa un cri, étouffé par le sort de silence qu'il s'était lancé. Tremblant, Il essuya la sueur qui coulait sur son front. Il avait eu un autre cauchemar. Il soupira et se leva, certain de ne pas pouvoir se rendormir après les terribles images qu'il venait de voir dans ses cauchemars. Il s'habilla donc et descendit dans la salle commune. En descendant, il remarqua qu'il était 3H30 du matin et soupira à nouveau. Une fois dans la salle commune, il fit ses exercices quotidiens qui l'aidaient toujours après un cauchemar : pompes, tractions, abdominaux... Il s'épuisait sinon, pendant deux ou trois jours, il ne pouvait plus se rendormir.

A 4H33, il sortit de la salle commune et vagabonda dans le château silencieux. Après une dizaine de minutes de déambulation, il trouva enfin un endroit à sa convenance. Il s'assit et sortit un morceau de parchemin et une plume. Se mordant la lèvres, il écrivit avec hésitation ce qu'il ressentait. Ecrire ce qu'il ressentait. Il avait vu ça à la télévision dans un reportage que sa tante Pétunia regardait. C'était sensé l'aider à se sentir mieux bien qu'il ne parvenait pas encore à en sentir les effets.

Quand il eut finit de déverser son cœur à travers ses mots, il se sentit légèrement plus serein et parvint à s'endormir, sans même sans rendre compte.

A quelques mètres de là, Severus Rogue marchait pensivement dans les couloirs du château. C'était devenu une routine. Son passé de mangemort le hantait.

Il était au presque arrivé au pied de la tour d'astronomie lorsqu'il vit, assit dans l'encadrement d'une fenêtre l'étudiant le plus célèbre de Poudlard : Harry Potter, endormi et recroquevillé. Il s'apprêtait à le secouer rudement et enlever cinquante points à la maison Gryffondor lorsque quelque chose l'en empêcha. Cette expression chagrinée et torturée sur le visage du fils de Lily Evans, peut-être. Il s'approcha précautioneusement de lui et remarqua alors qu'il tenait un parchemin à la main. Intrigué, il le prit et commença à lire :

15 septembre, 3H51.

Je viens de rêver une fois encore de Cédric. Il venait juste de se faire assassiner sous mes yeux puis il se réveillait et me disait que c'était ma faute, il a entièrement raison.

Moi et ma foutu noblesse de Gryffondor !

Aujourd'hui nous avons eu Potion avec les Serpentards, d'habitude Ron se met toujours avec moi mais aujourd'hui il a dit:

''Mets toi avec Neville ! moi je vais avec ma bibliothèque préféré''

Il a 5 mois on m'aurait dit que Ron et Hermione sortaient ensemble j'aurais dit ''Alléluia'' maintenant ... Bref !

Dumbledore m'évite comme la peste. Tout à l'heure je l'ai croisé dans un couloir il est parti tellement vite qu'on aurait dit qu'il avait Voldy au derrière.

Severus ricana doucement au surnom que Harry avait donné au Seigneur des Ténèbres.

J'ai eu une horrible vision hier. Il y avait Voldemort et une bonne quinzaine de Mangemorts avec lui, dont Rogue qui torturaient une famille moldue. J'en frissonne encore. Je me demande encore comment j'arrive à le regarder.

''Je me demande comment j'arrive à me regarder moi aussi.'' murmura Severus avec douleur.

Mais je sais qu'il n'aime pas ça, je l'ai senti. Ça me rassure, je sais qu'il est quelqu'un de bon à qui il est arrivé de mauvaise chose, mais s'il trouvait quelque chose, quelqu'un à qui s'accrochait, il se sentirait certainement mieux. Une rédemption en quelque sorte.

"Il me comprend mieux que moi-même.'' dit-il, en le regardant, songeur.

Enfin, il y a pire, j'ai passé l'après-midi a bécoté la plus belle fille du collège et tout ce que j'ai pensé c'est "Bon sang ! elle sait faire que ça !". Pathétique, n'est-ce pas? Pendant les vacances j'ai dit à Sirius qu'il y avait une fille qui me plaisait et il a répondu : "Harry tu es la réplique de ton père, tu pourrais même avoir la vieille McGo !"

"C'est typique de Black, Lily se retournerait dans sa tombe " chuchota t-il en secouant la tête.

Bon je crois que j'ai fini, A plus.

Severus plia la lettre et la mit dans sa poche. Ensuite, il s'approcha d'Harry et le prit dans ses bras. L'amenant dans ces appartements, il l'installa sur le canapé, s'assit sur son fauteuil et veilla sur le sommeil troublé de son étudiant.