« Non, je n'en veux pas ! »
« Mais si », insista Fred, « c'est un cadeau pour nous avoir supporté cet été »
« Allez Hermione ! », ajouta George, « Ne soit pas si psychorigide. On sait que l'on vous en a fait baver. C'est normal qu'aujourd'hui vous soyez les premiers à en profiter. » Il obligea Hermione à se saisir du sac en papier qu'il lui tendait et reporta son attention sur le groupe d'élèves qui s'était regroupé dans leur compartiment. Elle allait protester auprès de George, mais ce dernier lui fit un clin d'œil et se retourna pour prêter main forte à son frère.
« Inutile d'insister » pensa-t-elle « je ne connais pas plus buter qu'un Weasley ».
Elle fit quelques pas dans le couloir et, constatant que le compartiment suivant était vide, y pénétra. Il ne valait mieux pas que quelqu'un la voit avec ces farces et attrapes, alors qu'elle venait seulement d'être nommé préfet. En ouvrant le sac, elle constata qu'il y avait trois boites.
Chacune portait une petite tête de lutin hilare qui parfois tirait la langue, mais seule l'une d'elle était recouverte d'un papier bleu-nuit. Elle s'en saisit. A l'intérieur, un flacon rond portait l'étiquette : « Le Parfum d'Esther. Le parfum qui vous révélera. ».
« Quelle drôle d'idée de faire un parfum » pensa-t-elle en ouvrant le flacon, « ça ne se vendra jamais ». Toutefois, l'ayant porté à son nez, elle dut admettre que l'odeur était particulièrement agréable. Si agréable qu'elle en posa une goutte sur le revers de son poignet et à la base de son cou. Habituellement, elle ne mettait jamais de parfum, mais celui-là lui rappelait quelque chose de son enfance. « De toute façon, demain, l'odeur aura disparue », se dit-elle en remettant le flacon dans sa boite.
En jetant, un nouveau coup d'œil au fond du sac, elle remarqua que la plus petite boite portait la mention « Exclusif ». Elle décida de l'ouvrir.
A l'intérieur, il n'y avait qu'une petite pastille noire et un morceau de papier sur lequel il était noté « Vibrasor : Poser la pastille au bout du manche de la baguette de votre ennemi. La faible vibration qu'elle produit devrait provoquer de nombreux dégâts avant qu'il ne s'en rende compte ! ». Curieuse de voir les effets, Hermione plaça la pastille sur sa propre baguette et constata, qu'une fois placé, le petit rond noir était presque invisible, mais aucune vibration ne se faisait sentir. Sans attendre, elle pointa sa baguette vers un paquet de chocogrenouille traînant à ses pieds en disant : « Wingardium Leviosa ». Mais à sa grande surprise, le morceau de carton ne se souleva pas. Par contre, sa robe se soulevait lentement mais inexorablement. « Finite Incantatem » prononça-t-elle paniquée. Même si ce genre de bêtise puérile était indigne d'une véritable sorcière, elle due reconnaître que l'astuce était amusante.
Décidée à faire un nouvel essai, elle s'empressa de prononcer « Lumos » et un rayon de lumière blanche jaillit de sa baguette. Mais contrairement à l'habitude, ce dernier n'était pas droit comme le faisceau d'une troche électrique moldue, mais vibrait comme une flamme de bougie. Intriguée, Hermione posa son doigt sur le bout lumineux de sa baguette et sentit nettement une vibration forte et continue. « Cette vibration est assez puissante… » pensa t-elle. « Je me demande… » Une idée étrange venait de lui traverser l'esprit. C'était comme si un petit diable lui soufflait de mauvaises pensées à l'oreille. « Ok ! Tout le monde pense que je suis psychorigide, dit-elle à haute voix, « cette année sera l'année de la nouvelle Hermione ! ». Elle se leva d'un bond et se dirigea d'un pas décider vers le bout du wagon. Sans un regard pour les élèves qui discutaient dans le couloir, elle entra dans les toilettes. Elle posa sa baguette, ferma le loquet et, d'un geste adroit, elle saisit l'élastique de sa culotte au travers de sa robe de sorcière et la fit glisser au sol. Ensuite, elle s'assit sur la cuvette, remonta sa robe et écarta ses cuisses pour révéler la toison brune de son pubis. Sans attendre, elle reprit sa baguette et en posa le bout sur son clitoris. « Ohhhhh ! » s'exclama t-elle. C'était encore meilleur que ce qu'elle avait imaginé. Les ondes qui partaient de la baguette étaient comme des vagues. Certaines étaient plus grosses que d'autres, mais toutes faisaient monter en elle un plaisir énorme. Ces variations d'intensité étaient sans doute un défaut de fabrication mais en tout cas, pour cet usage, c'était la perfection. Glissant le bout de baguette sous le capuchon de son clitoris, Hermione ne pu s'empêcher de pousser un soupir de bien être. Fermant les yeux, elle profitait de cette pointe vibrante qui la faisait mouillée de plaisir. Puis, lentement, elle la fit glisser entre ses lèvres pour la faire entrer dans son vagin. D'un geste précis qui démontrait l'utilisation régulière de sa baguette dans cette partie de son anatomie, elle lui fit prendre un angle afin de venir frotter son point G. L'extase ! Les rares fois où elle avait tenté l'expérience, elle n'avait fait que faire coulisser sa baguette sans jamais oser imaginer utiliser un sort dans cette position. Mais là, la baguette lui envoyait des ondes qu'amplifiait à l'infini son point G. Elle se mit à trembler. Sa cyprine coulait le long de la tige de bois jusqu'à ses doigts. La première contraction du pré-orgasme lui fit se mordre les lèvres. La deuxième lui fit ouvrir la bouche dans un cri muet. La troisième lui fit ouvrir les yeux. Elle vit alors son reflet dans le miroir des toilettes : à demi nue, les jambes écartées, la baguette pénétrant son intimité. Une vague de honte la submergea mais l'orgasme fut plus fort. Elle jouit en criant, courbée sur sa baguette, mais le regard toujours fixé sur l'image dégradante que lui renvoyait le miroir. Saoulée par tant de plaisir, elle finit par fermer à nouveau les yeux et laisser glisser sa baguette sur sol. Le souffle court, elle tentait de reprendre ses esprits. « Ce fut bon » pensa-t-elle, « très bon même… Je ne dois pas recommencer. Je ne suis pas comme ça. L'esprit doit être plus fort que le corps ». Elle ouvrit à nouveau les yeux et, sans un regard pour le miroir, elle ramassa sa baguette, l'essuya avec sa culotte avant de glisser le tout dans sa poche intérieure. Elle prit une grande respiration et sortit. Dans le couloir, le regard des jeunes élèves en disait long sur ce qu'ils avaient entendu. Elle décida de ne leur porter aucune attention. Elle était Hermione Granger, la meilleur élève de Poudlard. Mais dans un coin de sa tête, une petite voix lui répétait : « Tu n'as pas de culotte, coquine. Tu n'as pas de culotte… »
