Chapitre II

___« Le matin fut fort brumeux pour notre pauvre renne. Il ne savait plus quoi faire et ne cessait de changer d'avis. Il fallait qu'il informe quelqu'un, c'était sur. Mais qui pourrait rester discret et arranger les choses? Il avait déjà fait sa liste, Luffy n'était clairement pas la personne adapté, cela allait de soit, il ne comprendrait pas tout, voir rien. Nami n'aurait pas vraiment arrangé les choses... Pipo n'avait pas le tact adéquat, Franky était encore un membre bien trop récent, quant à lui, il tremblait rien qu'à l'idée d'aller les voir... Robin serait la meilleure personne.
Profondément absorbée dans une lecture, elle ne remarqua pas immédiatement la présence du docteur, tout au moins c'est ce qu'il pensait, car elle avait une paire d'yeux qui se promenaient dans la pièce...
-AAAAAAAAAARGHh! Hurla Chopper complètement horrifié.
-Cela t'apprendra qu'il faut frapper aux portes, répliqua l'archéologue, le sourire remplit de malice.
-Mais ne laisse pas traîner tes yeux comme ça, répliqua-t-il en baissant la tête, fort confus.
-Pour les indiscrets comme toi, si... Et ce sera pire la prochaine fois, répliqua-t-elle, ses deux paires d'yeux qui fixaient la pauvre bête tremblante.
-Ou..Oui Robin, bégueta-t-il.
-Que me vaut ta visite ? Si c'est pour un ouvrage, je t'ai déjà dit d'emmener tous les livres qui concernaient la médecine avec toi. J'ai besoin de calme ici.
-Ce n'est pas pour ça Robin, répondit-il mal à l'aise. Comme Robin laissait un silence après lui, il décida de se lancer et de lui expliquer son problème.
-Tu sais, hier soir, Zoro a eu sa cicatrice qui s'est mise à s'ouvrir, sans s'être entraîné, précisa-t-il, ce qui eu le mérite d'intéresser la jolie brune. Et puis je lui ai demandé si ça allait, il est resté bougon, comme à son habitude... Et puis j'ai demandé à Sanji de me faire un sandwich, et puis je lui ai parlé de Zoro et...
-Abrèges s'il te plaît, lui dit-elle d'une voix des plus neutres.
-Heu oui, et donc Sanji est allé le rejoindre, et quand j'ai finit mon sandwich, j'ai voulut voir l'état de Zoro... Il se battait avec Sanji! J'ai peur qu'ils se tuent Robin, murmura-t-il.
Se fut au tour de l'archéologue d'être intriguée.
-Écoutes Chopper, ce n'est peut être pas ce que l'on croit...
-Ha et quoi alors ? Répondit-il paniqué.
-Je ne sais pas, je vais y réfléchir, conclue-t-elle en fermant son livre.
Alors ils se regardèrent, puis Chopper rajouta :
-Mais ça doit rester entre toi et moi...
-Ne te fais pas de soucis, assura-t-elle.
-Merci, répondit-il soulagé.
Et il partit, se jurant de faire attention quand il rentrerait la prochaine fois.

Pendant ce temps là...

Sanji coupait son poisson, le sourcil froncé (vu que l'on ne sait pas ce qui se passe pour l'autre... du moins pas maintenant) se remémorant la scène de la veille. Mais qu'est-ce qui lui était passé par la tête? Trop pensif, il ne se rendit pas compte et le couteau changea de trajectoire, et se planta dans le pouce de ce dernier. Il ne hurla pas, il serra les dents et se contenta de gémir de douleur. Il retira le couteau avec rage et analysa son pouce... ses traits se détendirent :
-Bon, ça va, ça aurait put être pire...
Décidé à être plus concentré, il fit attention à chacun de ses gestes... Mais qu'est-ce que c'est que son souvenir? N'y tenant plus et peu rassuré à l'idée de s'abîmer les mains (Rappelons qu'il veut protéger ses mains pour continuer à cuisiner et que c'est pour cela qu'il combat exclusivement avec les jambes), il sortit espérant trouvé le bretteur qui lui donnerait (peut-être) la réponse qu'il attend.»

______« Pendant qu'il s'avançait vers Zoro, son esprit était voyageur... Trop à son gout. Il s'était passé trop de choses, la veille. Zoro l'avait prit sur le ton du duel, mais pour le cuisinier, c'était bien plus que ça, mais comment l'avait prit l'homme aux katanas? Il ne savait plus et était perdu. Il voulait en parler avec lui, savoir si cette ...envie... avait été partagée, ou si il se faisait simplement des illusions? Il aurait voulu avoir une réponse, oui, encore une... Cette envie si soudaine, si profonde qui avait sommeillé si longtemps en lui sans se l'avouer, ce combat qui était si... corps-à-corps. Il s'arrêta, expira, et se remit dans sa quête au bretteur. Jusqu'à ce qu'il voie l'ombre qu'il a temps cherché se dessiner sur le parquet de leur navire... Le cœur battant, il s'approcha, et attendit derrière un mur, jusqu'à ce qu'il entende une voix si familière...
-Tu ne peux pas compter seulement sur toi, Zoro.
-C'est plus compliqué que tu ne le penses, Robin, répondit-il d'une voix triste, ce qui surprit Sanji.
-Il faut que tu trouves quelqu'un qui puisse t'aider, expliqua-t-elle d'une voix stricte mais apaisante.
-J'ai trouvé quelqu'un, je ne sais pas pourquoi je l'a trouvé, ni pour quel motif, répondit-il, le regard vague en direction de la cachette de Sanji. A ce moment là, le blond plaqua son dos contre le mur, essayant de ne faire qu'un avec ce dernier pour ne pas se faire repérer... Quand il se sentit soudain attiré par la paroi de bois, tenu en arrière avec une main sur la bouche.
-Tu as entendu des choses que tu n'aurais pas dut, mais je suis aussi fautive que toi, j'aurais put t'en empêcher... A toi d'en faire bon usage... murmura la voix de Robin dans son oreille. La pression fut relâchée, il se retourna, regarda en direction d'où se trouvait l'archéologue précédemment... Et elle y était toujours. Les fruits du démon, pensait-il. La brune ravie quitta l'homme aux cheveux verts pensif, passa devant le blond inquiet... Les laissant seuls, pour une nouvelle soirée. Le cuistot attendit, quelques instants, le cœur tapant avec frénésie dans la poitrine. Je le veux, pensait-il totalement gêné. Il remercia quiconque le voudrait d'être dans une période de la journée où seule la lune éclairait le ponton... Nul ne pouvait voir qu'il était rouge pivoine, même son futur adversaire si particulier...
-T'en as mis du temps, Prince...
-Rha je t'ai déjà dit de ne pas m'appeler comme ça!!! Répondit Sanji agacé (et pour de vrai [voir les tomes concernant leur voyage à Alabasta pour ce surnom] 3 )

Zoro se contenta de répondre par un petit rire.
-Qu'est-ce qui te fait rire ?
-Rien, répondit-il en se rapprochant dangereusement, un air malicieux dans les yeux.
-Tu as fais quelque chose que je n'ai pas apprécié, n'est-ce pas? Répliqua le mécheux d'un même ton.
-Possible, répondit-il étonné par cette question.
-Alors c'est à mon tour, dit il avec un sourire largement dessiné, crachant sa fumée de cigarette dans les yeux de notre escrimeur préféré... qui le fit réagir au quart de tour. Sanji préparé à une attaque, se raidit (doit on précisé qu'il était déja raide sur une partie du corps?) et attendit... tout sauf ce qui allait lui arriver. »