De : Snapou Black
Disclam' : Rien n'est à moi, même si je ne dirait pas non pour un p'tit bout. Enfin si, par la suite il y aura mon très cher James Paterson (que vous avez dû voir dans "Theodore Nott") et mon unique Andrew Scott (que vous verrez prochainement -maintenant- dans "Andrew Scott" ... c'est fou ce que mes "longues" fics ont des noms qui ne laissent aucun doute quand au personnage principal)
Perso principal : Théodore Nott (ne vous étonnez pas voyons) - Blaise Zabini - Draco Malfoy
Résumé : Ils étaient amis, à la vie... à la mort. C'était la promesse qu'ils s'étaient faite peu avant leur rentrée à Poudlard... ils avaient tenus bon pendant quelques années. Malheureusement, même les meilleurs amis du monde peuvent se perdre, se tromper... et regretter leurs erreurs ; parfois trop tard.
Chapitre : Chapitre 2/Chapitre 19
Année en cours: Avant Poudlard - Septième année - Après Poudlard
Nott : Quoi qu'on puisse en penser : Theodore est bien le principal.
Review anonyme : réponse sur http:/ snapou-integral-ecrit .skyrock .com/ (supprimer les espaces)
L'espion en herbe avait trouvé refuge dans la cuisine : la seule pièce sans issue. « Merde » pesta-t-il, il était donc pris au piège. Il n'était pas sans savoir que son père s'était lancé à sa poursuite, il l'avait entendu appeler Dobby, tout autant qu'il l'avait entendu se mettre à courir et hurler après lui, le maudire, le traiter de tous les noms d'oiseaux. Il avait barricadé sa porte, et mettait tout son maigre poids dessus. Draco savait son geste inutile, mais il ne pourrait pas s'en vouloir de ne pas avoir tout essayé.
La vision de son petit déjeuné préparé et encore chaud, posé sur la table le déconcentra et le fit oublier le pourquoi de ses efforts. L'odeur du chocolat et du croissant chaud l'alléchait au plus haut point, il en oublia complètement la porte, devint sourd aux cris de son père furieux, rageur, fou. Le pâle et glacial Lucius Malfoy était devenu aussi rouge qu'un Weasley honteux et cela ne faisait que décupler sa rage. Il ne voulait pas utiliser sa baguette pour libérer le passage, c'était encore trop tôt, l'adulte voulait montrer à son fils qu'il n'avait pas forcément besoin d'une baguette pour faire céder une porte et le punir. Les coups redoublèrent d'ardeur.
- Draco ! Glapit-il. Ouvre cette porte tout de suite ! Vous allez le payer cher jeune homme. Très cher même.
Son fils, affairé à savourer son plat, avala difficilement le morceau de pain qu'il avait dans la bouche à l'entente des menaçantes paroles de son paternel. Si cet homme avait une qualité indéniablement c'était sa parole. Plus d'une fois il avait tenté de la mettre en doute, et systématiquement il avait reçue la punition promise.
Paralysé par la peur, il restait les fesses sur la chaise, à regarder la porte l'air inquiet. Combien de temps encore résisterait-elle aux assauts répétés de son père ? Chaque seconde écoulée pouvait être la dernière.
Un bruit sourd le fit sursauter, ça y était, elle venait de lâcher. Draco regardait avec frayeur la porte étalée à même le sol, et redressa lentement… très lentement… très très lentement… très très très lentement… la tête vers son père. L'enfant avala difficilement sa salive, la peur au ventre. Que lui arriverait-il ? Du haut de ses onze ans il en avait connu des punitions, aussi diverses que variées, tantôt horribles, cruelles et douloureuses, parfois plus douces. Tantôt elles étaient méritées, tantôt elles ne l'étaient pas du tout.
- Tu aurais dû ouvrir quand je t'en ai donné l'occasion Draco.
Il sortit sa baguette de sa poche, et lança un des trois impardonnables sous les yeux globuleux et horrifiés de l'elfe de maison, qui achevait avec succès sa tache. Il ne pouvait rien faire pour aider le jeune maître, il ne pouvait pas s'opposer, il n'en avait pas le droit. Malgré toutes les atrocités dites par l'enfant, il était inconcevable qu'il ne se fasse punir de la sorte et pourtant, il avait su comment cela se terminerait, avant même que Lucius n'ait prononcé le moindre mot. Dobby savait où finirait Draco.
Chaque fois que la maîtresse quittait le manoir pour la journée, son époux en profitait pour user des pires horreurs sur leurs fils. Le doloris était ainsi régulièrement lancé, et plus Draco souffrait et criait plus Lucius mettait de la puissance dans son sortilège : il fallait qu'il s'y habitue. Mais comment pouvait-on même simplement y songer, à s'habituer à cette douleur ?
De temps à autre le petit le recevait en guise de punition, comme à cet instant précisément, tandis qu'à d'autres M Malfoy le lançait sur son fils avec pour seul motif celui de le rendre plus résistant et qu'il ne prenne l'habitude d'en être victime. Cet homme si censé restait persuadé malgré les années que son ancien maître reviendrait à la vie, et qu'un jour son fils serait l'un de ses plus fidèles hommes de mains. Ainsi donc, comme tout mangemort il recevrait le douloureux et impardonnable doloris.
Une fois que la cuisine fût enfin redevenue silencieuse, cela signifiait que Draco était au sol, haletant, n'ayant même plus la force de crier. Son père leva alors le sort, et ordonna à Dobby de le faire léviter à sa suite. C'est ainsi que l'étrange cortège se retrouva devant une porte de bois, close.
- Ouvre-la, ordonna l'adulte. Bon à rien.
Le serviteur n'eut d'autre choix que de s'exécuter, après avoir jeté un petit regard sur son jeune maître. Ce n'était pas la première fois qu'ils se trouvaient face à cette pièce, tous les trois. Draco avait déjà finit là plus d'une fois.
Non, ce n'était pas la première fois, au plus grand désespoir de Narcissa Black Malfoy qui venait de rentrer, et de trouver sa maison vide de tout bruit et de tout signe de vie. Aussitôt, elle devina que quelque chose c'était produit durant ses deux heures d'absences, et savait aussi que son fils en était la victime.
- Dobby, appela sa voix claire. Dobby, viens ici.
Avis ?
Soutch
Snap" B
