Salut, cette fois-ci c'est moi qui prend les rênes ! (ou plutôt le clavier ^^)

Disclaimer : Rurouni Kenshin et les personnages ne m'appartiennent pas, je ne fais que les utiliser (sans aucune honte, je dois l'avouer...) Cette histoire, en revanche, est à moitié à moi. Voyez avec legalronin pour l'autre !

Ceci est le chapitre deux, et j'espère avoir écrit quelque chose à la hauteur des histoires de Legalronin.

Tokio, Saito, une rivière... C'est le décors de ma fanfic. Moi je la trouve chouette, pas vous ? Ah bon... (Ok, pour ceux qui ont comprit, vous êtes comme moi, vous n'écoutez pas de la musique récente (c'est bien !), pour les autres, allez voir 'Gérard Lambert', de Renaud, vous comprendrez^^).

Remerciements tout particulier à Legalronin, qui a : a) accepté de co-écrire une fanfic avec moi b) corrigé mon texte en anglais (ah oui, sur son profil, vous trouverez la version anglaise de cette histoire) et c) m'a aidé à arranger des idées que j'avais pour ce chapitre. Merci !

Bonne lecture !


Tokio, assise devant son ordinateur, les mains sur le clavier, une page blanche de traitement de texte devant elle soupira profondément. Rien ne venait. Ce n'était pas qu'elle manquait d'idées, seulement aucune ne lui convenait.

Son premier roman avait été un succès. Et rien de tout ce à quoi elle pensait pour en écrire un deuxième n'était à la hauteur du premier.

Tokio soupira de plus belle et tourna la tête vers la fenêtre. Le ciel était bleu et il faisait chaud, avec un souffle d'air appréciable.

Décidant qu'elle n'arriverait à rien une fois de plus, elle se leva, se disant qu'elle pourrait faire une promenade. Pas le genre de chose qu'elle aurait fait à la ville. Mais, après tout, elle était ici pour faire de nouvelles expériences, non ?

Elle fourra une petite bouteille d'eau et une barre de céréales dans un petit sac à dos. Ça lui faisait bizarre de sortir sans tout le barda habituellement contenu dans son sac à main. Mais qu'est-ce qu'elle pourrait faire avec un rouge à lèvres au beau milieu de la cambrousse ? Même son téléphone ne captait pas.

La ville n'était pas grande, et sa nouvelle maison était située en périphérie. La forêt était juste derrière son jardin. Ce qui expliquait les cris de renards... Non, non, ne pas repenser à ça ! Surtout pas ! Elle avait trop honte. Et dire qu'elle avait failli donner un bon coup de rouleau à pâtisserie sur la tête de Saito ! En même temps, qu'aurait-elle du faire ? L'officier qu'elle avait eu au téléphone s'était moqué d'elle, et un inconnu s'était pointé sur le pas de sa porte, alors qu'elle venait d'entendre des cris très angoissants dehors ! Elle avait réagit comme toute femme de la ville censée.

Sauf qu'ici, c'était la campagne. Et on ne dérangeait pas la police pour un renard qui criait un peu fort.

Tokio marcha le long de la route. Ce n'était pas désagréable. Après un bon moment, Tokio croisa un chemin de terre qui partait de la route et s'enfonçait dans la forêt. Pour la première fois depuis longtemps, elle se rendit compte qu'elle avait envie de partir à l'aventure. Que pouvait-il lui arriver ?

Le visage de Saito avec son sourire en coin lui sauta au visage. 'Alors, Takagi ? On se perd en cherchant des champignons ? Vous savez que ce n'est pas la saison...' Elle l'entendait comme si elle y était. La jeune femme se mordit la lèvre. Le chemin était large et bien entretenu. Il y avait même des traces de roues de tracteur. Si elle ne le quittait pas, il ne devrait rien lui arriver, non ?

Bon, tu ne vas quand même pas laisser cet... horrible et sexy bonhomme t'empêcher de faire ce que tu veux, quand même ! se dit-elle en s'engageant dans le chemin.


Tokio regretta de ne pas avoir son téléphone pour prendre une photo. Le paysage était sublime, avec les montagnes lointaines en arrière-plan et les parcelles de champs et de forêt qui s'étendaient sous ses yeux. Après quelques mètres, le chemin était devenu une côte, mais maintenant qu'elle avait grimpé jusqu'en haut, elle se disait que la douleur dans ses mollets en valait la peine.

Tokio se demanda quoi faire. Continuer ou rebrousser chemin ? Elle haussa les épaules. Maintenant qu'elle était là, autant continuer. Et puis, le chemin était en pente à partir de là.

Tout était silencieux, c'était reposant. Une bonne centaine de mètres plus loin, le chemin tournait et une rivière le coupait. Ce n'était pas une grosse rivière, mais si elle essayait de la traverser à pied, elle allait se tremper jusqu'au-dessus des genoux... Elle fit la moue. Le chemin était sûrement emprunté seulement par des tracteurs, qui n'avaient pas de problèmes à travers aussi peu d'eau... Soudain, son regard se posa sur le côté du chemin. Une planche avait été couchée au-dessus du ruisseau. Elle haussa un sourcil. C'était ça leur pont ? Il n'avaient jamais entendu parler de barrière de sécurité les gens d'ici ?

Puis elle se dit qu'après, tout, ça ne pouvait pas être bien compliqué. La planche était assez large et semblait solide. Elle vérifia que son sac était bien attaché sur ses épaules et grimpa sur le talus à côté d'elle. « Aïe ! » pesta-elle quand une ortie frôla son mollet. Peut-être que le short n'était pas une si bonne idée que ça pour se balader dans la nature... Elle arriva tout de même à s'engager sur le pont sans plus de dommages. Le ruisseau n'était pas large, aussi fut-elle rapidement au milieu, à une cinquantaine de centimètres au-dessus de l'eau. Fière d'elle, elle allait continuer, quand une voix retentit derrière elle.

« La prochaine étape c'est de devenir funambule dans un cirque Takagi ? »

Tokio sursauta et se retourna instinctivement, déplaçant son pied, qui, malheureusement, essaya de prendre appui sur du vide. Elle lâcha un petit cri ridicule avant de basculer dans la rivière, sur le dos. Après un moment de panique, elle se redressa immédiatement, assise dans le ruisseau, de l'eau jusqu'à la poitrine, trempée de la tête aux pieds.

Sur le chemin, au bord de l'eau, Saito souriait d'un air moqueur. Évidemment. Se ridiculiser devant cet homme devenait la nouvelle tendance. Il croisa les bras devant son regard noir.

« Qu'est-ce que vous faites là ? » grogna-t-elle avec hargne.

Il haussa un sourcil. « Je donne un coup de main à mes parents dans leur ferme, vous vous rappelez ? Je venais vérifier que les céréales ne séchaient pas trop avec cette chaleur. »

Elle souffla par la bouche, soulevant une mèche de cheveux, qui retomba sur sa joue avec un bruit mouillé. Elle était vraiment trempée.

Tokio prit appui sur le fond de la rivière pour se relever. « Et vous avez cru drôle de me faire peur ? »

Elle voulu imiter sa posture et croisa les bras sous sa poitrine. Le regard de Saito se baissa légèrement avant de remonter sur son visage. Il lui lança un sourire appréciateur. Surprise, Tokio baissa le regard vers sa personne. Elle comprit pourquoi son regard s'était attardé à un endroit que les princes charmants ne regardaient habituellement pas. Pourquoi avez-t-elle eut la bonne idée de mettre un t-shirt blanc ce matin ? Ou ce soutien-gorge en voile qui ne cachait pas grand chose des conséquences de son plongeon dans l'eau fraîche ?

Ses joues rougirent violemment. Elle déplaça ses bras pour les croiser sur sa poitrine, cachant aux mieux l'objet du délit. Tokio lança un regard noir à Saito. « Retournez-vous ! »

Il leva les yeux au ciel avant d'obtempérer. Gardant un œil sur lui, elle ôta son t-shirt pour l'essorer avant de se dépêcher de le remettre. Ça n'avait pas changé grand chose. Elle soupira et retourna le bas du t-shirt avant de le remonter sur sa poitrine. Maintenant, personne ne voyait ses tétons. Bon, tout le monde pouvait voir son nombril et son ventre, mais, au moins, elle n'avait pas de bourrelets, c'était déjà ça.

« C'est bon ? Ou il faut que je regarde les arbres pendant longtemps encore ? » demanda Saito d'un ton désabusé. Le mufle.

Tokio se regarda une fois de plus. Il n'y avait rien à faire. Au moins, l'eau froide avait calmé la piqûre d'ortie. Elle sortit de l'eau. « C'est bon. » soupira-t-elle.

Il se retourna, et elle sentit ses joues chauffer de nouveau tandis qu'il la regardait de bas en haut.

« Solution intéressante. » dit-il simplement.

Tokio répliqua : « Vous savez, en général, la galanterie veut que l'homme offre sa chemise à la demoiselle en détresse. »

Il haussa un sourcil moqueur. « Vraiment ? Donc vous ne voulez pas que je vois votre t-shirt mouillé, mais, par contre, me voir torse-nu, ça vous tente ? »

Saito savait que ce n'était pas très gentil de la taquiner ainsi, mais, franchement, il ne pouvait pas résister. Elle passa du rouge tomate au cramoisi et se mit à bafouiller quelque chose d'incompréhensible. Adorable.

Au bout d'un moment, il la prit en pitié. « Il fait 37°C à l'ombre. Ça va sécher en moins de deux minutes en plein soleil. »

Un éclair de soulagement passa dans le regard de la jeune femme en voyant qu'il n'insistait pas. Ils firent plusieurs mètres sur le chemin ombragé avant de retrouver la chaleur du soleil.

Tokio soupira et leva la tête vers le ciel, les yeux fermés. Ça n'arrivait qu'à elle ce genre de choses ! Sa vie ressemblait de plus en plus à un mauvais roman à l'eau de rose. La demoiselle dans une situation ridicule et le chevalier en armure blanche. Flippant, le chevalier. Qu'est-ce que ça serait la prochaine fois ?

Rien qu'à l'idée du spectacle qu'elle devait donner, ses joues s'enflammèrent de plus belle.

« Vous savez, c'est assez intéressant de voir le nombre de nuances de rouges que vous pouvez prendre en si peu de temps. »

Elle se tourna brusquement vers Saito. Elle ouvrit la bouche pour répliquer, mais que pouvait-elle répondre à ça ? Elle se contenta de soupirer. « Je crois que je vais rentrer. » J'ai eu ma dose d'humiliation pour la journée, pensa-t-elle.

« Je vous ramène ? »

Tokio réfléchit un instant. Le jean trempé de son short était raide et désagréable sur sa peau, ses cheveux lui gouttaient dans le dos, son t-shirt... elle préférait éviter de penser à son t-shirt, en fait, ses chaussures faisaient des bruits de succions à chacun de ses pas et son sac à dos pesait le double de son poids d'origine.

« Vous êtes venu avec quoi ? » s'enquit-elle.

« Mon tracteur. Il est dans un champ un peu plus loin ». Il se délecta plus qu'il ne l'aurait du de la lueur d'abattement dans son regard. « Le carrosse n'a pas pu venir jusqu'ici », ajouta-t-il pour enfoncer le clou. Elle le regarda, l'air franchement vindicatif. « N'essayez pas de me frapper encore une fois », la prévint-il en se rappelant l'épisode du rouleau à pâtisserie.

Elle rougit de plus belle, avant de soupirer. « Va pour le tracteur alors... »

Il sourit en coin avant de s'incliner pour la laisser passer devant, ce qu'elle fit. Il n'avait sûrement pas besoin de lui faire remarquer que le jean aussi devenait moulant une fois mouillé ? Ça aurait fait disparaître une jolie vue...


J'ai trouvé l'inspiration du paysage et de la rivière d'un endroit que je connais bien, perdu dans ma campagne limousine, près de chez moi. La planche aussi, c'est véridique. Et les orties, aussi, malheureusement... Je me suis piquée plus d'une fois sur ces biiiiiiiip ^^

J'espère que vous avez aimé, et n'hésitez pas à laisser une review, s'il-vous-plaît ! :)