Les Kid's pirates

PV Kid

-Cette fois c'est trop. Je vais lui éclater la gueule à ce dégénéré de musicien à la noix.

- Du calme patron, tenta Heat pour m'arrêter. Ils vont finir par se lasser.

- Il a raison Kid. En plus, ils s'en prennent à Drake et sa bande. Cela nous évite d'aller s'occuper de son cas demain.

- Comme si j'avais besoin qu'on aille faire mes expéditions punitives à ma place.

- On le sait très bien, mais pense que demain on a des choses plus importantes à faire. Déclencher une bagarre à cette heure, c'est plus nous emmerder qu'autre chose.

Je peste. Je sais très bien qu'il a raison, Killer. Il n'est pas mon bras droit pour rien. Mais cela ne m'empêche pas d'avoir la rage et les envies de meurtre contre la bande des On Air. Et dire que demain ma patience va être encore mise à rude épreuve vu que l'on va, chez le psychopathe pour obtenir les produits qui nous permettent de gonfler revenus. Sauf que ce n'est jamais facile avec ce psychopathe. On doit lui fournir des cobayes pour ses expériences. Il fait vraiment flipper ce type. Chacun de mes gars espère ne pas finir sur sa table.

Après avoir fusillé du regard tout le monde, je préfère monter dans ma chambre. Il n'est même pas minuit, mais je me sens fatigué. Killer me suit. C'est cool avec lui, pas besoin de parler. On s'installe dans notre salon commun et il sort la bouteille de scotch. Il sait trop bien me prendre par les sentiments.

-J'ai terminé mon enquête sur le mec à la fenêtre.

- Et alors ? je lui demande vivement intéressé.

- Personne ne le connaît.

- Comment ça ? le mec passe son temps à la fenêtre et personne ne le connaît ?

- Et bien non. On s'est renseigné au sujet des habitants de la maison, mais apparemment, il s'agit d'un vieux, veuf qui y vit avec son personnel. Personne ne parle avec, que ce soit les voisins ou les passants.

- C'est vraiment bizarre.

- Tu comptes faire quoi ?

- Aller voir directement à la source.

- En plein jour ? Tu ne pourrais pas passer inaperçue.

- Le premier qui dit quoi que ce soit, je le trucide.

Je vois Killer soupirer. Ben quoi après ? Moi le premier qui me fait chier, je m'en débarrasse. Je ne fais pas de sentiment car la vie ne m'en fait pas. Mon meilleur pote se lève pour aller se coucher. Je devrais faire de même, mais je n'ai plus vraiment sommeil. Cette histoire de mec inconnu me travaille sérieusement. Pourtant, on ne se connait même pas. Si cela se trouve, c'est un mec d'un ennui mortel. Enfin, je finirais bien, tôt ou tard, par connaître sa véritable identité et ce qu'il me veut, pour me regarder tous les après-midis, planqué derrière sa fenêtre. J'ai remarqué un arbre dont une branche mène à sa fenêtre pour monter sans problème. Enfin je verrais ça demain.

oOOooOOo

Un regard circulaire dans la pièce me permet de vérifier si tout le monde est là. J'aime pas attendre les retardataires, surtout quand il faut aller voir l'autre fou. Déjà que cela ne m'enchante pas de rester plus de deux minutes dans le même espace confiné que lui.

-Elle est où la marchandise ? Je demande à Killer.

- Déjà dans la fourgonnette, prêt pour le départ.

- Tant mieux, j'n'ai pas envie d'y passer des heures.

- Cela dépendra de ces humeurs à ce psychopathe.

Après mettre avaler un café serré, on se met en route pour le repère des Heat. Faut pas se faire de fausses idées. Cette bande n'est pas du tout porté la main sur le cœur. Leur chef, Trafalgar est soi-disant un chirurgien. Sauf que ce n'est pas dans un hôpital qu'il exerce, mais dans ce putain de quartier. Beaucoup de type qui lui ont demandé de l'aide, ont mystérieusement disparu. Une fois, nous avons dû emmener Heat se faire rafistoler et depuis, il a des cicatrices partout. A croire que ce malade avait voulu jouer à Frankenstein. Mais bon, c'est le seul type qui soigne la mauvaise graine que l'on est.

Cela fait maintenant un an environ que l'on bosse plus ou moins ensemble. En échange de cobayes humains, que je lui fournis, lui me refile ses petits comprimés orange. Une seule de ces merdes se vends plus de cinquante berrys. Je ne sais pas ce qu'il y a dedans et j'ai pas envie de le savoir. Tout ce qui m'intéresse, c'est le pognon que je peux amasser. C'est un revenu non négligeable, surtout pour notre confort.

On arrive enfin devant le bâtiment des Hearts. Killer gare le véhicule dans le parking souterrain. Vu de l'extérieur, ce bâtiment est aussi délabré que notre hôtel. Mais à l'intérieur, c'est autre chose. Je déteste ce lieu. Tout est blanc, même les lumières. Et l'odeur qui y règne me fout la gerbe. Cette odeur de désinfectant, on se croirait vraiment dans un hôpital. Comme à chaque fois, c'est les deux mêmes types qui nous font traverser les couloirs. Killer, Heat et Wire entourent nos dix cobayes. On croise d'autres membres des Hearts. Ils me font franchement flipper. Ils sont tous en combinaisons blanche.

On finit par arriver devant une porte double battants.

-Le capitaine vous attend ici, annonce celui qui a la casquette où s'est écrit Penguin.

Je pousse la porte et entre sans plus d'échange. Je suis pas là pour taper la discussion.

-Non, mais c'est quoi cette merde, Trafalgar ?

-Salut Eustass. Tu es en avance aujourd'hui. Comme tu peux le voir, je suis en pleine autopsie.

- T'aurais pu éviter en sachant qu'on devait se voir.

Trafalgar Law, dit le chirurgien de la mort, se tourne vers moi avec ce sourire de psychopathe qu'il cache derrière un masque. Là je remarque que sa blouse et ses gants sont maculés de sang. Je ne peux m'empêcher d'être dégouté. Devant lui, un corps, une fille sûrement, avec tout le torse ouvert en grand, que même où je me trouve, je peux voir ses tripes.

-Je ne pouvais pas attendre. Certaines substances se désagrègent rapidement et toutes les données sont importantes pour la mise sur le marché de tous nouveaux produits. Ce serait dommage que ta clientèle meurt trop vite, n'est-ce pas ?

- Un nouveau produit ?

- Pour le moment, c'est en phase test. Mais dis-moi, as-tu ce que je t'ai demandé ?

- Tu me prends pour qui ! Cinq garçons et cinq filles de moins de vingt-cinq ans. Ils sont tout frais, lui dis-je avec mon sourire qui montrait ma fierté de la tâche accomplit.

- Je vais vérifier ça tout de suite. Sashi, analyse tout de suite les prélèvements. Penguin, débarrasse-toi du corps, j'en ai fini avec.

Il retire sa blouse et ses gants pour les jeter à la poubelle avant de me faire signe de le suivre. On passe devant mon équipe qui nous suit avec la marchandise. Cette fois, je sais où l'on va car, il procède toujours de la même manière. Il examine chaque cobaye pour fixer son prix en drogue. Plus la marchandise est en bonne santé, et plus son prix est élevé.

-Installez les sur les lits et attachez-les sans trop les abîmer.

- J'ai pas d'ordre à recevoir de ta part, Trafalgar.

- Et moi, j'ai pas toute la matinée. Maintenant si tu veux bien me laisser travailler.

Ce type m'énerve à prendre les autres de haut et surtout moi. D'un signe de tête, je confirme aux gars de faire ce que l'autre veut. La marchandise est encore sous l'effet de la drogue et elle ne résiste pas. Au moins, cela ne traîne pas trop. Son second arrive. C'est le seul qui met de la couleur avec sa combinaison orange. Il prend plusieurs fiches et rejoint Law. Il va jouer les secrétaires. Le toubib prend le temps d'examiner chacun. Pendant ce temps-là, je m'installe sur le sofa qui est dans son bureau juste à côté. Même cette pièce est glauque. Il y a des bocaux avec des organes sur les étagères.

Il lui faut presque une heure pour faire le point. J'ai eu le temps de piquer un somme. Il a l'air satisfait.

-Tu t'es surpassé, pour une fois, Eustass. Si tu pouvais en ramener comme ça à chaque fois.

- Tu crois que c'est facile, peut-être. Tu en demandes toujours plus.

- Ce n'est pas de ma faute s'ils ne tiennent pas longtemps et j'ai eu une grosse commande d'organes.

- Parce que maintenant tu revends des organes ?

- Dis-toi que cela te permet d'avoir des prix intéressants et moi de faire mon profit.

- ouais, d'ailleurs, vu que t'as l'air content de la marchandise, tu me proposes combien ?

- En effet la qualité est là. Je dirais quatre mille cinq cents comprimés.

- Seulement ! Tu es plutôt radin pour de la qualité.

- Il y en a une qui est en cloque, cela fait baisser le prix. C'est à prendre ou à laisser.

- Tss, c'est bon, refile-moi tes médocs.

- Tu vois, on trouve toujours un terrain d'entente. Bepo ramène les deux valises.

- Tout de suite capitaine.

Je suis heureux de quitter la planque des Heart. On a quand même eu un bon prix, même si je ne lui dirais jamais et on devrait en avoir pour un moment. Un coup d'œil à mon portable, il n'est même pas onze heure. On a encore du temps avant d'aller du côté des beaux quartiers. Je vais en profiter pour faire le point sur les affaires. Je laisse Killer gérer les détails. Je peux lui faire entièrement confiance pour cela.

Quand nous arrivons, je convoque tout le monde dans la grande salle. En temps normal, elle sert de réfectoire. Chacun me fait son rapport à tout de rôle. Killer me confirme toutes les entrées d'argent. La semaine a été plutôt bonne et tant mieux. J'ai des projets de rénovation pour notre repaire.

-Au fait boss, intervient soudain Heat. Nous avons un nouveau membre potentiel.

- Ah ouais, c'est qui ?

- Une fille. Pas vilaine du tout.

- Fais la monter dans ma chambre.

-Tout de suite boss.

Un peu de chair fraîche, cela faisait un moment. Il suffira de la dresser un peu j'en suis sûr. Je mets fin à la réunion et je vais de ce pas, voir ce nouveau membre. Ça tombe bien, ça commence à remonter depuis la dernière fois que j'ai pu tirer un coup. Même si j'ai une préférence pour un beau cul masculin, un cul féminin fera tout aussi l'affaire pour le moment. Et puis, il faut bien tester le produit avant de le mettre en vente dans la rue.

Quand j'arrive dans la chambre, elle est là, debout. Elle ne sait pas où se mettre. Enfin bientôt ce sera dans mon pieux qu'elle finira. Je prends le temps de l'inspecter sous toutes les coutures. Elle n'est pas trop vilaine. Avec une de mains, je lui attrape le menton et lève sa tête pour mieux voir son visage. Ses yeux me lancent des éclairs. Pas bon ça. Il va falloir que je la matte.

-Comment tu t'appelles ?

- Rachelle.

- Ton âge ?

Elle me fixe et ne me réponds pas. J'ai aucune patience et elle va vite le découvrir. Je lui envoie un revers de la main au visage et elle tombe à terre. Sa lèvre semble fendue. Enfin c'est pas mon problème. Des coups, elle en recevra d'autres.

-Quand je pose une question, j'attends une réponse. Si elle ne me plaît pas, tu recevras une autre gifle jusqu'à ce que tu comprennes où est ta place dorénavant. Ton âge et je ne me répèterais pas.

- Seize ans, me dit-elle d'une voix tremblante.

- Killer prends son sac et vide le.

Mon meilleur pote était entré en même temps que moi dans la chambre. Il lui arrache le sac à dos qu'elle tente vainement de garder précieusement. Il y trouve un portefeuille avec un peu d'argent et une pièce d'identité. Killer me le temps et je la parcours.

-Qu'est-ce qu'une fille de bourge fait dans ce quartier ? T'en avais marre de papa et maman ?

- Cela ne te regarde pas.

Un autre coup part. J'aime vraiment pas son ton.

-C'est vrai, j'en ai même rien à foutre du pourquoi du comment. Mais ici, c'est moi le chef. Maintenant tu es ici, tu m'obéiras au doigt et à l'œil. Le moindre signe de rébellion et tu finiras comme cobaye pour le psychopathe. C'est compris ?

- Oui.

- Bien maintenant déshabille toi et approche-toi.

- Quoi ! Je….

- La ferme et obéis !

Je vois dans son regard la peur. C'est bien, et bientôt ce sera la soumission. Elle finit par obéir et se fout à poil. Je retire mon manteau que j'envoie sur le sofa. Je m'assoie sur le bord du lit et déboutonne mon pantalon. Elle me regarde avec des yeux horrifiés. Mon sourire s'étend. Je m'en doutais, elle est encore pure et dans quelques instants, elle va le sentir passer.

-Suce ! je lui dis en montrant mon sexe.

Elle déglutit avec peine et fait un pas en arrière. C'est sans compter sur Killer qui lui bloque tout moyen de fuite. Il la force à s'agenouiller entre mes jambes et appuie sur sa tête. Au bout de quelques instants, elle finit par ouvrir la bouche.

-Je te préviens, tu me mords ou tu vomis, tu le regretteras amèrement.