Voici la suite de mon OS écrit pour le 1er concours du DAOLFF. J'espère que vous aimerez! Cette fic est complète et courte: seulement 6 chapitres! Bonne lecture et pensez à la bulle!

CHAP 2: THE PASSENGER

EPOV:

Nous avons remis le couvert. Le week-end était loin d'être terminé ! Je culpabilisais de m'en réjouir à ce point. Après tout, j'aurais dû ressentir un manque de ne pas voir mon épouse tout un week-end… Au lieu de cela, je ne ressentais que de la plénitude, une joie intense d'avoir pu enfin, une fois dans ma vie, me lâcher, écouter mes désirs les plus secrets, inavouable infidélité. Je ne me croyais pas capable d'une telle chose. Désirer une autre femme que la mienne m'était impensable il y a quelques heures. Maintenant, je n'avais que cette Quileute en tête : sa peau, son corps, la cambrure de ses reins, le galbe de sa croupe. J'avais bu plus que de raison sur le chemin du retour. Cette indienne m'avait quasiment épuisé ! Quelle fougue, digne d'un vampire aux envies incommensurables !

Je décidai de prendre une douche pour calmer mes insatiables ardeurs. L'eau était agréable, elle coulait le long de mon corps froid… Elle était chaude, comme elle, comme ses mains se promenant sur mon torse, son souffle contre ma gorge, sa bouche entourant mon membre… Leah…ma si triste louve. Mon cœur se serra. Deux âmes perdues à la recherche de plénitude. Leah, tu es si belle… Je pensai de nouveau à ses courbes, mon membre soudain se dressa.

Mon érection me faisait souffrir. Nonchalamment je pris mon sexe dans ma main et me soulageai doucement. Huum … Leah… Je l'imaginais en train de me caresser, de m'embrasser fougueusement, d'enserrer mon pénis de ses lèvres charnues. Bon Dieu, je la veux ! Encore ! Que m'arrivait-il ? Edward, qu'es-tu en train de faire ? Je secouai la tête afin de chasser cette conscience trop bruyante à mon goût. J'en avais assez de la culpabilité, de la honte d'être trompé, de l'humiliation conjugale. Je voulais ma vengeance, je voulais mon plaisir. J'accentuai la cadence et fermai les yeux. J'allai jouir en pensant à cette louve. Edward, viens pour moi… Je l'entendais comme si elle était dans la pièce. Je vins puissamment, des spasmes me secouèrent pendant quelques minutes, je me laissai mollement retomber contre les carreaux de la douche.

La bête avait toujours faim. Il me fallait la libérer. Il me fallait la rassasier. Je devais revoir Leah Clearwater. Son nom me fit sourire. Rien n'était clair en elle. Elle était loin d'être aussi pure que l'eau des sources de Forks. Leah…Mais comment entrer en contact avec elle sans aller contre ce maudit traité ? Le jeu était dangereux mais il en valait la peine, mon plaisir en valait la peine. Je voulais cette femme, m'enivrer de son odeur entêtante, me perdre dans ses caresses. Je voulais la baiser une nouvelle fois. Je sentais cette frustration monter en moi. Un grognement sortit de ma bouche. Je ne suis qu'une bête immonde ! Un monstre ! Un vampire égoïste ! Je secouai de nouveau la tête, plus fort cette fois, espérant vainement chasser le venin de la culpabilité qui emplissait peu à peu mes artères ! Mon poing s'écrasa contre le mur face à moi. Je fermai le robinet et sortis de la douche. Mon corps tremblait de frustration et de rage ! « LEAAAAAH ! » Hurler son nom à en perdre haleine ne servait à rien. Je m'habillai pour sortir. Je ne savais pas vraiment que faire mais je savais où je voulais aller, folie douce amère ! Je voulais lui donner du plaisir. Elle en avait tant besoin ! Tout comme moi.

J'ouvris la porte d'entrée et réprimai un hoquet de surprise. Je n'eus pas le temps de lui demander ce qu'elle faisait devant ma demeure. Sa langue viola mes lèvres et se fraya un chemin jusqu'à la mienne. Elle l'entraîna dans un slow, puis une valse pour finir par un swing endiablé. Je la pris dans mes bras et lui rendis son baiser passionné. « Je t'ai manqué. » Ce n'était pas une question. « On ne hurle jamais mon prénom sans raison. Et la tienne a l'air d'être bonne ! » Elle saisit mon entrejambe. Ma mâchoire, instinctivement, se serra. « Leah. Nous prenons des risques, ce n'est pas une situation convenable. Leah… nous devrions… » « Ton sexe pense le contraire. Le physique ne trompe pas ! Et je ne suis pas réputée pour être quelqu'un de très intellectuel. » Son sourire détruisit le mince rempart de ma conscience. J'adorais sa répartie. Elle était tout ce que Bella n'était pas : farouche, sûre d'elle et impassible. Dure aussi, des épaules d'acier et un cœur de pierre. Je ne voulais pas qu'elle m'aime, je voulais qu'elle me fasse jouir, et jusqu'à présent, elle s'était extrêmement bien débrouillée ! « J'aime bien les gros calibres. Et tu as l'air bien fourni. Tu me montres tes bolides ? » Elle m'entraîna vers le garage, son sourire ravageur accroché à ses lèvres. Nous entrâmes dans mon écurie personnelle : une Chevrolet Plymouth rouge datant de 1958 se tenait à côté de ma Benz préférée, la SSK de 1928. Les yeux de Leah s'agrandirent en voyant le bolide carmin « Ne me dis pas qu'elle s'appelle Christine ! » « Non. Et elle ne roule pas de son plein gré ! » Très bonnes références…Nous rîmes ensemble. Son rire était comme elle, puissant et franc. Ses lèvres vinrent de nouveau se coller aux miennes. « Je suppose que les sièges sont confortables.. »

Nous basculâmes dans la Plymouth couleur rubis, nos bouches scellées dans un baiser ardent. Je pris sa croupe dans mes mains et la massai violemment. Notre baiser se fit de plus en plus pressant je me sentais soudain trop à l'étroit dans mon jean. Elle glissa une main sous ma chemise. Edward, c'est si bon de fouiller ta chair. Ses caresses étaient tellement agréables, j'en ronronnais littéralement de plaisir. La bête est de retour, je t'en prie, ne la musèle pas… Leah me demandait ce que je redoutais le plus au monde et pourtant, au fond de mon être, j'aimais ce côté animal de notre espèce, l'ivresse de la faim, l'exaltation de la chasse, le ravissement du combat, la violence de la soif et la transe de l'orgasme. J'aimais cela, ce péché, ce tabou, je l'aimais d'un amour coupable, caché pour mieux se révéler. Et je me révélais à cette lamie, cette louve qui causait ma perte. « Leah… déshabille-toi… vite… » Je voulais la toucher, la palper, la déguster. Elle étanchait ma soif, elle était ma pitance, l'image même de la gourmandise. Elle était l'incarnation de la luxure… mêlée d'une incommensurable tristesse. Je ne connaissais que trop bien ce sentiment amer. Je la serrai encore plus fort comme pour lui montrer à quel point nous pouvions être semblables.

La pointe de ses seins frôla mes lèvres. Je mordillai ses tétons avec avidité. « Leaaaaah tu es si généreuse…. » Ma main droite malaxait son sein gauche tandis que ma langue jouait avec son autre mamelon. Elle respirait avec difficulté. Edward… déguste-moi. Je m'exécutai aussitôt. J'aimais son bouquet, mélange de mûre et de sauge. Je passai ma langue par tous les pores de sa peau couleur de miel. Je lui arrachai son pantalon de lin. Elle ne portait rien d'autre. Quelle tigresse ! Elle ne cessait de me surprendre ! Ma langue descendit jusqu'à son bouton de rose. Je passai ma main près de sa fente… humide, comme je l'espérais. Je ne m'y attardai point, voulant la faire languir. Elle se tortilla près de mes lèvres. « Je ne comprends pas ce que tu désires… Sois plus… explicite ! » Elle empoigna mes cheveux et cambra son corps contre ma bouche sans ménagement. « Est-ce... assez… explicite ? » Je léchai son clitoris exquis, la raideur de ma verge s'intensifia. Leah s'agrippait tant bien que mal au cuir des sièges de la Chevrolet « Oui…oooh mon dieu… Edward ! » Elle cambra son bassin de plus belle et posa ses talons contre mes épaules. Je caressai ses cuisses si bien dessinées et empoignai durement son si joli postérieur, accompagnant les va et vient de son corps. Elle était sur le point de jouir. Ma langue tournait autour de sa vulve, de plus en plus vite. Je prenais plaisir à la mordiller, à me nourrir de son nectar. « Leah… oh merde ! Jouis fort pour moi ! » Tout en moi exigeait sa jouissance, mon prénom hurlé comme une louve sait le faire ! J'aurais voulu que ce sale cabot de Jacob entende les sulfureuses pensées de sa cousine à mon égard ! « EDWARD ! PLUS FORT ! HUUUUUUUHHHH ! » Son râle était comme une symphonie… Je bus avidement son suc. Leah ma petite louve…

Je la retournai. Elle était plaquée contre le siège arrière, sur les genoux. Mon sexe quémandait sa libération. Je me plaçai doucement derrière elle et posai mon front sur ses cheveux de jais. Je respirai sa senteur enivrante. « Tu me donnes des envies de dingue ! Christ ! Leah, tu es merveilleuse… » Je saisis sa poitrine et la caressai tandis que mon vit entra dans son antre trempé. Elle gémit. J'adorais sentir sa croupe contre mon ventre. De la buée se forma à l'intérieur du bolide. La chaleur de son corps m'irradiait de plaisir. Je lui embrassai les épaules en grognant. La bête était belle et bien réveillée et prête à assouvir ses désirs. J'augmentai alors la cadence. Elle haleta. « Edward, continue… ne t'arrête surtout...paaaas…» M'arrêter ? Cela m'était impossible ! Mon corps commandait mon esprit. La passion avait tué la raison depuis notre premier orgasme. Ma queue enfla et je déchargeai puissamment en elle. Un feulement rauque sortit d'entre mes lèvres alors que son jus coula d'entre les siennes. Je fermai les yeux. La tête me tournait, je voyais des étoiles. Elle aurait pu littéralement me tuer si j'avais été vivant.

La température de son corps se stabilisa. Je m'éloignai d'elle, la laissant reprendre ses esprits. Elle se tourna vers moi et me donna un baiser. « Merci. Vraiment. » J'entendais sa tristesse du plus profond de son âme. Mon cœur se para de pitié. Elle se rhabilla et reprit son masque habituel. « Au fait, j'ai vu qu'il n'y avait personne chez toi. Tu es libre tout le week-end ? » Je lui souris. Elle capta le message. « Prépare tes affaires, sang froid. Je t'emmène en balade ! » Je restai interdit, médusé, ne sachant que faire. « Magne-toi, le siècle est déjà presque au tiers de sa course ! »

LPOV :

Je sortis la première du garage et me dirigeai vers ma Jeep noire. Il me suivit et s'installa dans la caisse à la vitesse de la lumière. « Où m'emmènes-tu ? Pourquoi récites-tu Le Vampire de Baudelaire en boucle? Que me caches-tu petite louve ?» Je perçus cette flamme significative dans son regard une demi-seconde. Il se ressaisit. Je repris le cours de la discussion. « En son temps, cher ami. Tu le sauras en son temps. Je te demande une chose impossible pour une sangsue de ton espèce : faire confiance à une fille de la lune. En es-tu capable ? Je t'assure que le jeu en vaut la chandelle… » Il acquiesça. « C'est parti ! » La Jeep démarra en trombes et nous nous dirigeâmes en dehors de la zone du traité, vers les hauteurs de Forks. Ce que je m'apprêtais à faire pouvait avoir de graves retombées mais ce qu'Edward m'avait offert devait être récompensé. Il lisait mes pensées et avait dû percevoir ce manque d'amour et d'attention dans ma vie. Il m'avait fait renaître même si ces parties de jambes en l'air ne s'étaient pas produite par pure bonté d'âme ! Lui aussi y trouvait son compte. Nous noyions notre chagrin dans nos orgasmes. Son regard compatissant à mon égard éveillait en moi un attachement particulier. En plus de ne pas avoir d'amour, je n'avais pas d'ami… de véritable ami à qui me confier en dehors des mecs de la meute. Et cela commençait à devenir pesant… pour rester polie ! Edward aurait pu devenir mon ami… Je chassais immédiatement cette pensée de ma tête quand je sentis sa main contre mon épaule. Trop tard ! Il l'avait entendue ! Je me tournai vers lui. « Désolée ! Une lubie de louve ! » Mon masque reprit le dessus et je lui décochai un regard acéré et perçant, froid comme sa main qu'il retira de mon épaule comme s'il s'était brulé au troisième degré ! J'aurais tant aimé qu'il soit plus vivant, plus heureux. Il avait l'air si triste d'être ce qu'il était devenu. Je voulais lui ôter quelques heures cette tristesse. Y arriverais-je peut-être ce soir ? J'osais l'espérer. « La route est longue je tiens à te prévenir. » « Alors laisse-moi le volant et repose-toi. » Je garais la voiture dans un renfoncement montagneux. « Va jusqu'à la clairière sombre. Je te guiderai après. » La nuit tombait vite à Forks, on était en novembre, la nature s'endormait en automne. Je fis de même.

« Leah… » Sa voix était douce. « Huum oui ? » « Nous sommes arrivés. » La clairière sombre était un endroit ténébreux, maudit. Cette clairière avait brûlé pendant l'été 2003, exceptionnellement chaud. Rien n'y avait repoussé depuis. « Il faut continuer à pied dans la forêt. » Nous marchâmes une trentaine de minutes et arrivâmes devant une cabane de bois noir. « C'est ici. Elle ne paie pas de mine mais a tout le confort dont nous avons besoin. » Il prit ma main et m'attira vers lui. « Je te fais confiance Leah, comme jamais. Je ne sais pas pourquoi mais quelque chose me dit que je ne vais pas le regretter. » Je l'embrassai. « Rentrons, j'ai froid. Et ce n'est pas à cause de ta présence. »

Mon père avait construit cette petite bicoque pour ses vieux jours. Il était du genre solitaire, un peu comme moi. Elle était meublée simplement. La cuisine était équipée du minimum nécessaire. La chambre avait un lit deux places et une armoire. Quant au salon, c'était la pièce la plus spacieuse. Un petit canapé ocre, quelques étagères remplies de livres quileutes, un vieil abat-jour, un énorme radiateur tournant à plein régime et un immense tapis sur le sol, décoré des motifs de la tribu. « Bienvenue dans mon monde secret. Seule ma mère connaît l'existence de cette maison. » Edward prit un air solennel : « Merci de me donner l'honneur de pénétrer ici. Je suis extrêmement touché. » Il ne mentait pas. Je l'embrassai. « Cette soirée va être très spéciale. Tout ce qui se passera ici doit rester secret. Tu dois me réitérer ta confiance, je vais en avoir besoin pour faire ce que je suis venue faire. » Il ne cilla pas. « Tu l'as. Tu ne dois plus en douter. » Il plongea son regard dans le mien, attendant mon approbation silencieuse. Mon cœur se mit à me défoncer le thorax. Je hochai alors la tête. « Bien. » Je pris une grande inspiration, tirai le tapis et dévoilai les symboles gravés dans le parquet. Ils représentaient le tatouage qui ornait la peau des membres de la meute. « Allonge-toi dans le cercle et ferme les yeux. Je vais te rendre la plénitude que tu m'as offerte ces derniers jours. »