voici le chapitre 1

merci a tous ceux qui ont lu mon prologue

en espérant que le chapitre 1 tienne ses promesses

et encore merci a Zombie Doll Loan qui a corrigée mes fautes

sur ce, bonne lecture


Chapitre 1: « Je te suivrai » Le second se nomme Rayleigh

15 ans auparavant:

Cela faisait maintenant bien trois bonnes heures qu'il longeait la côte de l'île. Bien que sa ville natale soit près de l'entrée de Grand Line, il ne pouvait y allez seul. Le pirate s'était donc embarqué sur un navire à destination des confins d'East Blue,à l'endroit le plus éloigné de Revers Mountain, afin de constituer un équipage, tout en parcourant cette mer afin de devenir plus fort pour affronter Grand Line.

Il avait donc débarqué sur cette île dont il n'avait pas réussit à retenir le nom, deux jours auparavant. Cependant, après avoir passé une journée à la grande ville, il avait déchanté, mais, ne perdant pas espoir, le capitaine solitaire était parti à la découverte de l'île. C'est donc en marchant et en étant quelque peu épuisé par sa nuit à la belle étoile qu'il arriva dans un petit village. Il se dirigea vers le bar, pour boire un coup, se restaurer et essayer de recruter des hommes.

Lorsqu'il entra, le silence se fit. Discrètement d'abord, puis plus ouvertement devant le manque manifeste de réactions du jeune homme, des rires se firent entendre. La plupart avait un sourire en coin, mais en restait là. L'homme ne s'en formalisa guère et s'assit au bar. Il avait l'habitude de ces réactions à la vue du chapeau de paille qu'il portait. Il commanda une bière, et le barman la lui apporta en se demandant si le jeune homme était un adulte, mais, au vue de sa pièce d'or, la question fut vite oubliée. Le voyageur la but tout en écoutant les conversations des saoulards du bar.

- Dis, Paco, il squatte toujours le port, le Bourgeois ?

Ledit Paco, déjà bien éméché, se leva, chancela dangereusement, ce qui fit sourire le voyageur, puis se redressa, et, après une dizaine de secondes à manifestement réfléchir à se qu'il allait dire, répondit :

- Ouais, * hic* depuis qu'il a quitté sa famille, il a pas quitté le port * hic*!

Un autre homme déclara que le Bourgeois, comme ils l'appelaient tous, ne les gênait pas puisqu'il se débrouillait seul pour vivre et ne leur demandait rien, mis à part de l'alcool. Paco, qui s'était rassis entre temps, se leva d'un bond, mais s'écroula aussi sec par terre, provoquant les rires gras de ses camarades de beuverie et le sourire du voyageur. Il se releva plus lentement, puis dit :

- Oui, * hic* peut-être y demande rien pour vivre, mais moi, * hic* j'en ai marre de voir des vêtements pendre devant ma fenêtre, * hic* j'habite pas le front de mer pour ça! Et vous, arrêtez de vous payer ma * hic* tête ! s'énerva-t-il contre ses camarades, ce qui eut pour effet de faire redoubler les rires moqueurs, au grand dam de Paco.

L'homme qui avait posé la première question se releva en entendant les dernières paroles de Paco, et, tout en rigolant de la précédente chute de l'homme saoul, lui demanda, un sourire idiot sur le visage :

- Dis, Paco, y porte quoi comme sous-vêtements, le Bourgeois ?

Toutes les personnes présentes, qu'elles aient ou non suivi la conversation, éclatèrent de rire face à la réaction de Paco suite à la question, même l'homme au chapeau de paille rit. Furieux, Paco sortit du bar en chancelant fortement. Les rires mirent bien une dizaine de minutes à se calmer. Le voyageur but une seconde bière puis, voyant l'homme saoul revenir armé d'un bâton dans le bar, il comprit qu'il ne devait pas s'éterniser ici et il partit en direction du front de mer, accompagné, dans son dos, des bruits de bagarre et de verre brisé.


- Oh, quel superbe bateau tu as là! s'exclama un homme.

L'homme sur le bateau releva la tête. Il avait, devant lui, se tenant sur la berge, un jeune homme apparemment bien bâti, mais qui portait un chapeau de paille, ce qui lui donna une furieuse envie de rire. Il se retint tant bien que mal, ne pouvant empêcher le sourire d'apparaître sur ses lèvres, et répondit à l'homme que ce bateau était sa maison. Le voyageur sourit à cette idée et lui demanda son nom.

- Je me nomme Rayleigh, répondit l'homme du bateau, et toi, chapeau de paille, comment te nommes-tu ?

Une lueur dangereuse, fugace mais violente, passa dans les yeux dudit chapeau de paille et Rayleigh pensa, quelque peu effrayé, qu'il n'appellerait plus jamais cet homme ainsi.

- Moi, je suis Roger ! répondit l'autre homme comme si de rien était, même s'il avait remarqué le léger mouvement de recul de l'autre, Rayleigh, je pense que nous étions destinés à nous rencontrer !

- Destinés ?

Roger sourit. Le second homme le regarda, étonné. L'homme au chapeau de paille dégageait une telle confiance en lui. C'était la première fois qu'il voyait quelqu'un comme ça.

- Rayleigh, veux-tu me rejoindre et conquérir le monde à mes côtés ? lui demanda Roger, le plus sérieusement du monde

- Hein ? Le monde ? D'où viens-tu pour me dire des choses pareilles ? Rentre chez toi et fiche moi la paix, lui répondit-il en entamant un mouvement de recul.

Roger voyait bien que Rayleigh était intéressé, mais qu'il ne voulait, ou n'osait, pas se l'avouer. Il était convaincu que l'homme du bateau était une personne en qui il pouvait avoir une confiance aveugle et totale, et ce depuis le moment où il l'avait vu. Et c'était aussi pour ça qu'il avait décidé que cet homme serait son second. Il sauta sur le bateau, sous l'œil méfiant du second homme.

- Bon, je te l'accorde, ton bateau est quelque peu petit, dit Roger en entreprenant de faire le tour du navire exigu, mais je suis sûr que, bien manœuvré, il serait capable de résister à toutes les tempêtes.

Rayleigh observa ce jeune homme qui voulait être son capitaine explorer son bateau. Roger, ayant finit son petit tour pendant qu'il parlait, rejoignit le second et l'attrapa par les épaules.

- C'est parfait, nous pouvons mettre les voiles! s'exclama Roger, presque en sautant de joie comme un gamin.

- Nous ?

Rayleigh, sentant le mal de tête arriver à grand pas, repoussa légèrement Roger et commença à s'éloigner un peu.

- Ne décide pas pour moi! s'exclama-t-il en se retournant pour lui faire face.

Le sourire de Roger s'étala encore plus. Il savait sa victoire proche. Il sentait que Rayleigh était presque complètement convaincu, qu'il était sur le point de céder.

- Pourquoi devrai-je me joindre à toi? demanda Rayleigh, sentant sa détermination flancher devant une telle confiance.

- Simplement parce que je te veux comme second, répondit Roger, qui apercevait déjà la lueur de capitulation dans les yeux de son vis-à-vis

Rayleigh posa sa tête sur sa main : sa migraine était belle et bien présente, mais il n'en comprenait pas la raison. Roger voyait le trouble de son interlocuteur et n'en fut que plus heureux. Poussant un profond soupir, l'homme au bateau fit de nouveau face à Roger et lui demanda :

- Quel est donc ce rêve qui te tient tant à cœur, Roger ?

Le sourire de Roger atteint son apogée : il avait gagné. Juste le fait que cet homme posa cette question voulait dire qu'il s'intéressait à son rêve! Le pirate eut du mal à se contenir de sauter dans tous les sens.

- Être l'homme le plus libre de la terre, et pour cela j'ai besoin de compagnons qui m'aideront à conquérir le monde, dit Roger avec un tel sourire, et un petit quelque chose dans les yeux, qui firent que Rayleigh céda enfin.

Il sourit à son tour. Il devait bien avouer que ce gamin au chapeau de paille avait de l'ambition. Et il se dit que le suivre n'était sûrement pas une mauvaise chose.

- J'aime bien ton rêve !

Rayleigh savait que la prochaine phrase qu'il dirait changera considérablement sa vie, mais ce fut pourtant avec un grand sourire et une lueur de curiosité mêlée à de l'amusement pour la suite des événements dans les yeux qu'il déclara, pour la plus grande joie de Roger :

- Je te suivrai, Capitaine !

Roger, ne pouvant plus contenir sa joie, sauta dans les bras de son nouveau second. Son rêve prenait enfin forme, un homme avait accepté de croire en lui!

- Rayleigh, quand partons-nous ? demanda Roger, excité comme une puce.

- Ah ça, Capitaine, c'est à vous de décider ! s'exclama Rayleigh, heureux comme pas deux.

Il venait de retrouver une raison de vivre. Il remarqua que son mal de tête avait disparu et n'en fut que plus heureux.

Ce soir là, tous deux eurent enfin une conversation digne de ce nom, et Rayleigh se rendit compte que Roger, sous ces air d'adolescent mal dégrossit, était en fait un homme plein de bon sens.

Roger quant à lui, ne regrettait pas son choix, car il savait que sa première impression était toujours la meilleure. Se furent donc deux hommes heureux qui se couchèrent sur le bateau ce soir là.

Le lendemain matin, Paco, dessaoulé de la veille, put pleinement profiter de la vue sur la mer.


voila donc mon chapitre 1

j'espère que vous avez apprécié

chapitre 2 posté quand le chapitre 3 sera à la correction

review? j'attends vos avis avec impatience