Salut salut !

Me revoici avec le chapitre 1 ! Je voulais le publier il y a quelques jours mais... J'ai oublié x'D ! Je sais pas vraiment quoi vous dire sinon que j'ai hâte de voir ce que vous allez en penser ! Ça fait trop longtemps que je veux publier ce chapitre xD ! J'espère qu'il vous plaira ! Préparez un siège et un paquet de pop corn, c'est parti pour les conneries de Kaminari et une scène de balcon à en faire pâlir Shakespeare ou Rostand xD !

Bonne lecture !

Chapitre 1

Une heure plus tôt, Kirishima venait de sortir de sa douche, qu'il avait pris comme chaque jour après avoir fini ses exercices de musculation, et était tranquillement accoudé au rebord du balcon de sa chambre, profitant de prendre un bon bol d'air frais avant de se remettre à bûcher sur ses exercices de maths.

Bakugou lui avait, plus tôt dans la journée, expliqué en long et en large le contenu de la leçon sur les vecteurs (sombre concept aux yeux du rouge) à la bibliothèque, le tapant avec un cahier, un livre ou encore une règle quand il ne comprenait pas. Et heureusement pour la moyenne générale du rouquin, au prix de plusieurs heures d'efforts, l'explosif à l'insulte plus que facile avait réussi à enfin lui faire comprendre que non, « putain de bordel de merde, Chasles n'était pas un vêtement » et à quel point il avait été con ce « crocs-addict inutile avec deux de Q.I presque aussi stupide que l'autre tête de cancre pour avoir pris un vecteur pour un putain de métier ».

Cependant, même s'il avait désormais assimilé et compris le fond de la leçon, il devait encore refaire plus d'exercices pour être sûr d'avoir tout compris. C'est par la répétition qu'un homme apprend, après tout !

Mais alors qu'il s'apprêtait à prendre une dernière bouffée d'air frais avant de retourner à l'intérieur de sa chambre pour se replonger dans ses cahiers, un détail vint complètement perturber tous ses plans pour la soirée.

En effet, sans qu'il ne sache pourquoi -par un signe du destin sans doute, ou à cause d'une certaine habitude qu'il avait fini par prendre dernièrement- avant de faire volte-face pour retourner dans son antre viril, il avait baissé la tête.

Et là, il avait vu une jambe dépasser du balcon situé en dessous du sien. Il avait marqué un temps d'arrêt, puis s'était penché un peu plus.

Une minute ! Qu'est-ce que foutait son crétin de meilleur ami à califourchon sur la rambarde de son balcon ?!

- Kami' ! Mais qu'est-ce que tu fous !? S'était-il écrié, assez fort pour que le susnommé l'entende mais pas assez pour alerter tout le bâtiment non plus.

Il avait alors vu le blond relever la tête vers lui, afficher un grand sourire puis lui faire de grands signes de la main.

- Coucou Kiri' ! Tranquille ? Demanda l'imbécile heureux comme si de rien n'était.

- Ne me sors pas juste un « coucou, tranquille ? » idiot ! Qu'est-ce que tu fabriques encore ? Lui rétorqua le rouge, remarquant que son interlocuteur avait un gros sac sur le dos mais surtout un drap dans les mains. Me dis pas que tu comptes sortir par ta fenêtre ?! Mec tu vis au troisième étage !

- Chut ! Crie pas sinon Iida va t'entendre ! Le disputa le blond en lui faisant signe avec ses bras de descendre d'un ton.

Manquant par la même occasion de pratiquement de basculer dans le vide, il parvint heureusement à se rattraper de justesse en s'agrippant au bord.

- Je m'en fiche ! Tu descends tout de suite ! Lui ordonna le carmin, persuadé que quoi que son voisin du dessous ait en tête, ce n'était définitivement et certainement pas une bonne idée.

- C'est bien ce que je compte faire ! Je finis d'attacher le drap ! Répondit le Spiderman improvisé, comme si c'était une évidence.

- Kami, je veux dire descends de cette rambarde et retourne dans ta chambre ! T'es pas assez intelligent pour que ton système tienne ! Lui rappela-t-il.

Kirishima se rappelait encore d'un bon paquet de fois où ses tentatives d'imiter MacGyver et ses autres « idées géniales » s'étaient soldées par des visites en urgence chez Recovery Girl.

Il y avait eu entre autres la fois où il avait voulu fabriquer une Pokéball et l'avait jetée sur Bakugou pendant son sommeil, le jour où il avait fait voulu faire comme dans des vidéos de parkour, sans parler de son désir soudain de dabber debout sur l'armoire à couvert de leur cantine qui avait mené à la chute et à la destruction de cette dernière, de toute la vaisselle qu'elle contenait ainsi que de son bras droit.

A force de perdre des neurones il perdait petit à petit le sens du danger avec ou quoi ?!

- Mais si ! T'inquiète mec, j'ai mis plein de scotch ! Fit l'électrique pour le rassurer, sortant de sa poche le rouleau de scotch de déménagement comme pour prouver ses dires. J'ai respecté toutes les étapes de WikiHow, ça va marcher du tonnerre !

- C'est bien ce que je dis !

Franchement, il n'y avait que lui pour être assez idiot pour avoir l'idée de descendre du troisième étage d'un bâtiment avec pour toute aide un pauvre drap qui faisait tout aux plus deux mètres ! Il se rendait compte qu'il allait juste se retrouver à pendouiller devant le balcon de Midoriya –qui verrait indéniablement flou s'il venait à regarder par la fenêtre-, rester coincé et possiblement tomber ?! Ce n'était certainement pas son Alter qui l'aiderait à quoi que ce soit ! Et encore moins son prétendu génie et son soi-disant sens de la débrouille !

- Si tu veux sortir, sors par la porte ! De toute façon qu'est-ce que tu vas aller faire en ville à une heure pareille ?! Il est vingt-deux heures passées ! Le sermonna Eijirou.

Il avait l'impression d'être une maman ou tout du moins une baby-sitter. Il ne pouvait pas le laisser seul cinq minutes sans qu'il fasse une connerie ou commence à mettre en place quelque chose de stupide !

- Je peux pas sortir par la porte ! Le délégué m'a vu sortir de ma chambre il a compris que je voulais me faire la malle, il m'a engueulé pendant vingt minutes ! Il m'a à l'œil maintenant, jamais il me laissera sortir par l'entrée ! Du coup, plutôt que faire le mur, je fais le balcon ! Expliqua Kaminari avant de se mettre à rire à sa propre blague.

- Et il a bien raison ! Tu ferais mieux de rester dans ta chambre et de dormir ! Ou de réviser pour une fois dans ta vie ! Tenta de le raisonner le détenteur d'un Alter de durcissement. Tu vas juste-

Un grand et sourd claquement venant de sa gauche détourna l'attention de Kirishima et l'empêcha de terminer sa phrase. Il se redressa d'un sursaut et tourna la tête dans la direction du bruit, se retrouvant face à un Bakugou en débardeur sur son balcon, totalement furax.

- C'EST PAS BIENTÔT FINI VOS CONNERIES PUTAIN DE BORDEL DE MERDE ?! S'écria-t-il de sa voix tonitruante, des explosions dansant sur sa main droite.

Mais plus que la gueulante de Bakugou, ce fut le hurlement strident venant de l'étage inférieur qui attira l'attention de Kirishima.

-HAAAAAAAAAAaaaaaaaa !

Se repenchant en vitesse, il prit peur en ne voyant plus son frère de cœur sur la rambarde de son balcon.

- KAMI' ! ! Hurla le rouge, terrifié à l'idée qu'il ait chuté du troisième étage.

Il ne prit même pas une seconde de réflexion ses jambes se mirent à bouger toutes seules. Après être sorti de sa chambre en trombe, il descendit les escaliers quatre à quatre jusqu'au rez-de-chaussée. Il ne prit pas gare aux regards de jugements des quelques élèves qu'il croisa sur sa route. Même si, au fond, plus d'un s'était douté qu'il courait rattraper une bourde de Kaminari. C'était devenu quotidien et habituel.

Une fois à l'extérieur du bâtiment, ignorant la morsure subite du froid sur ses bras nus, il cria une nouvelle fois le prénom de son meilleur ami en se dirigeant sur le côté gauche du dortoir.

Il ne fut qu'en partie soulagé de le voir pendu la tête en bas, retenu par son drap noué autour de sa taille qui avait tenu le coup lors de sa chute -par Dieu seul savait quel miracle-, en train de se débattre et de crier au secours.

- Au secours ! Laissez-moi descendre ! Que quelqu'un arrête le manège !

- Kami' arrête de bouger comme ça sinon tu vas- !

Il n'eut pas le temps de prononcer la fin de sa mise en garde que son frère de cœur lui tomba littéralement dessus. Il eut à peine le temps d'activer son Alter et de durcir son dos pour encaisser le choc et éviter qu'ils ne soient blessés qu'ils étaient déjà tous les deux à terre.

Après quelques secondes, Kirishima se redressa comme il le put sur ses coudes, reprenant doucement ses esprits. Kaminari esquissa également un geste pour se relever, levant la tête et se retrouvant à califourchon sur son rouquin préféré, une moitié de son drap recouvrant toute sa tête.

- Je suis en vie ! Mais je suis aveugle ! S'exclama-t-il d'un ton désespéré, en tendant ses mains devant lui, les fourrant au passage dans le visage de son vis-à-vis et en manquant de lui mettre les doigts dans le nez.

Plus exaspéré qu'il ne pensait qu'on pouvait l'être en toute une vie, Eijirou tira sur le drap recouvrant le visage du type le plus débile qu'il connaissait.

- Je revois ! Oh merci Deus-ex-machina ! S'écria l'imbécile heureux, semblant presque au comble du bonheur. T'as vu ça ! Heureusement que vous étiez là mon super drap et toi ! Mon héroooos !

A ce moment-là, maintenant que toute la pression était redescendue, que ce crétin était sain et sauf, sur la terre ferme, en sécurité, visiblement indemne, toujours aussi débile, souriant innocemment comme si de rien n'était et tendait les bras vers lui pour lui faire un câlin, le premier réflexe de Kirishima fut de plonger son regard dans les iris dorés de son vis-à-vis et…

De le gifler.

C'était plus fort que lui, il n'avait pas pu s'en empêcher.

- Sombre buse ! T'aurais pu te tuer avec tes conneries ! L'engueula-t-il, le ton beaucoup plus sévère que d'ordinaire. Me refais plus jamais un coup comme ça !

Même si tout était allé si vite qu'il n'avait pas réellement eu le temps d'être terrifié ou de réaliser l'ampleur de ce qui aurait pu arriver et les conséquences d'une chose pareille, il avait eu peur. En avait témoignée sa course folle à travers leur dortoir.

Penaud, conscient du fait que son ami s'était fait un sang d'encre à cause de ses idioties, le blond ne chercha même pas à se plaindre du coup ou à nier le danger en disant que tout était prévu. Il savait qu'il avait fait une connerie. Et qu'il pouvait s'estimer heureux.

- Désolé… S'excusa-t-il simplement, d'une voix sincère, la tête basse.

Le silence s'installa entre les deux compères, le temps qu'ils se remettent chacun de leurs émotions.

- Ça va vous deux en bas ?! Demanda Midoriya depuis son balcon, inquiet.

Quand il était retourné dans sa chambre après être allé aux toilettes, en ouvrant sa porte qu'elle n'avait pas été sa surprise de voir par la fenêtre la tête de son camarade à l'Alter électrique pendre de façon tout à fait inexplicable au milieu du ciel ! Comprenant immédiatement l'urgence de la situation, il n'avait même pas pris le temps de se poser la question du pourquoi du comment ou d'être choqué ou de crier. Il ne lui avait fallu qu'un quart de seconde pour réagir et s'élancer vers sa fenêtre pour se précipiter dehors, mais le drap avait déjà cédé et le blond était déjà tombé.

Il s'était tout de même rué sur son balcon –comme beaucoup d'autres garçons qui avaient leur fenêtre ouverte et avaient entendu les hurlements- et avait été rassuré en découvrant que Kirishima était déjà aux côtés du voltigeur du soir et que tous deux se redressaient lentement.

-Ça va, rien de cassé ! Répondit le rouge en faisant un signe de la main au vert ainsi qu'aux autres garçons de l'internat pour prouver que tout allait bien.

Les visages de ses camarades apparurent tout de suite plus soulagés, même si ceux de certains restaient plutôt consternés.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ici ?! S'enquit Iida, en pyjama avec un bonnet de nuit à poids verts, venant vraisemblablement d'arriver sur son balcon.

Denki sursauta en entendant la voix de son délégué.

- C'est Iida ! Vite Kiri' on se barre ! S'exclama-t-il en se levant d'un bond.

- Hein ? Mais pourquoi ?! Demanda le susnommé qui n'y comprenait rien du tout.

Restant bête, il ne put que regarder son ami attraper en vitesse son sac à dos qui gisait au sol à un bon mètre d'eux.

L'électrique remercia intérieurement son Dieu (Arceus, évidemment) et le ciel que le précieux contenu de sa besace ne se soit pas renversé sur le sol. Sinon il était sûr qu'il était foutu. Surtout avec son délégué dans les parages qui ne manquerait pas de rapporter la présence de chacun des objets à un professeur. Il n'imaginait même pas ce qu'il adviendrait de lui si c'était le cas.

Peut-être qu'il risquait même le renvoi. Il aurait peut-être dû lire le règlement intérieur tiens maintenant qu'il y pensait, au moins il aurait été fixé.

Toujours était-il que pour avoir tenté de se faire la malle du dortoir au milieu de la nuit en réveillant tout le monde (si tant était que des adolescents de quinze et seize ans dorment à vingt-deux heures passées), il risquait déjà assez gros.

-Discute pas ! Il va me tuer ! Paniqua le blond.

Sans réfléchir, il attrapa le bras de son meilleur ami et le redressa avant de se mettre à courir, en gardant son bras dans sa main, l'entraînant avec lui dans sa cavale.

-Revenez tout de suite ! Vous ne pouvez pas partir à une heure pareille ! C'est contraire à l'alinéa quatre du paragraphe deux du règlement intérieur des dortoirs ! Hurla le lunetteux en robe de chambre depuis son balcon avant de se mettre à réciter au clair de lune les règles qu'ils enfreignaient et les sanctions qu'ils encouraient.

Alors que les deux « hors-la-loi » étaient déjà bien loin.

Mais il fallait avouer qu'en se retrouvant entrainé par son frère de cœur jusqu'en dehors du campus puis à travers les rues, Kirishima avait senti la douce odeur des ennuis lui titiller les narines.

Toutefois, il n'avait pas cherché à l'arrêter ou à lui faire rebrousser chemin ni même à faire quoi que ce soit. Il s'était juste laissé embarquer dans la folle escapade de celui dont il était le plus proche. Mais qui gardait néanmoins son lot de secrets.

Eijirou ne le lui en tenait pas rigueur, après tout, chacun était libre d'avoir son jardin secret et de chercher à le cultiver loin du regard des autres. Ce n'était d'ailleurs pas digne d'un homme de mettre de façon intempestive et obstinée son nez dans les affaires des autres.

Mais, pour ce qui concernait son meilleur ami, depuis quelques temps, il ne pouvait tout simplement pas s'en empêcher.

Alors qu'ils continuaient de courir, se laissant totalement guider par le blond dont la main avait petit à petit glissé de son bras jusqu'à se retrouver dans la sienne en entrelaçant leurs doigts, le regard du rouge s'était perdu sur le sac noir qui se secouait au rythme de chacune de leurs enjambées à travers des ruelles de plus en plus petites sur les épaules de son ami, laissant parfois entendre des bruits d'objets en métal s'entrechoquer.

Ce sac, il l'avait reconnu d'un simple coup d'œil. C'était le gros sac noir que Denki gardait d'ordinaire planqué sous son lit. Sauf certaines fois où il gisait vide dans un coin de sa chambre ou pendu en train de sécher sur son balcon.

Très souvent voire trop souvent cela dit, il était dans le dos de son propriétaire qui faisait le mur au beau milieu de la nuit. Oui, exactement comme aujourd'hui. Cela arrivait en général le vendredi soir, mais à quelques reprises Kirishima l'avait surpris en train de le faire dans la semaine. Comme ce soir.

Comment il le savait ?

Tout avait démarré avec un simple coup de chance. Enfin, si tant était qu'on pouvait appeler ça de la chance. Une simple coïncidence serait peut-être plus juste pour qualifier ce qu'il s'était passé.


Et voilà ! C'est tout pour aujourd'hui ! J'espère que vous avez bien ri avec nos joyeux lurons xDD ! N'hésitez pas à me laisser votre avis en commentaire ! Je vous retrouve d'ici quelques temps pour la suite !

A bientôt ! Bisous ! ^o^