Titre: Meurtre en Alaska (Deuxième partie)
Genre: Romance
Rating: Tout public. (K+)
Personnages: l'équipe de Gibbs
Résumé: L'équipe se retrouve à enquêter sur un marine retrouvé mort tout au nord de l'Alaska. Par ailleurs, Ziva et Tony sont contraints de se joindre aux recherches d'une jeune femme disparue. Que se passerait-il si eux aussi disparaissaient ? TIVA !
Disclamer: Le NCIS ne m'appartient pas
Spoiler: Aucun

Note: Et voici la deuxième partie. Merci à vous d'avoir lu la première !


Meurtre en Alaska

(Deuxième partie)

Lorsque Ziva et Tony sortirent, Abby venait tout juste de se réveiller. Elle vérifia leur sac et ne les laissa partir que quand elle fut sûre qu'ils pouvaient tenir plusieurs jours dans la montagne en cas de problèmes. Les deux agents montèrent sur les chevaux énergiques et les firent marcher pour les échauffer. Après quelques minutes, un cavalier sur un grand cheval alezan suivit de deux autres cavaliers les rejoignirent.

"Salut les jeunes ! s'exclama l'officier Grant. Bien dormis ?
-Parfaitement Officier Grant, merci", répondit Ziva poliment.

Java courut jusqu'à la jeune femme et prévoyante, elle l'empêcha de cabrer et le lança au galop sur un cercle. Impassible Hippolyte renifla le husky et s'ébroua. Abby sur le perron avait retenu un cri en voyant les jambes du grand blanc se lever. Gibbs posa une main rassurante sur son épaule. Peu à peu, Ziva fit revenir Comète au calme.

"Bien, on y va ?" fit l'officier Grant en rappelant sa chienne.

Deux autres chiens se trouvaient au pied des deux cavaliers et les canidés se mirent aussitôt en tête.

Tony et Ziva talonnèrent leur chevaux et le petit groupe parti au galop en direction de la montagne plus au nord. Ils avaient la journée pour effectuer leur recherche dans une zone préalablement délimitée. L'officier Grant en tête, guidait le groupe. Les autres équipes de recherche se trouvaient pour la plupart dans la vallée et seulement trois en comptant la leur, s'aventuraient dans la montagne.

Au petit trot, ils traversèrent les forêts de sapin et enfin, le terrain commença à monter doucement.

"Dites ! s'exclama DiNozzo à l'arrière. C'est quand qu'on s'arrête pour manger ?
-Quand on aurait trouvé la gamine, répondit l'officier Grant au loin.
-Quoi ? questionna l'agent spécial qui n'avait pas entendu.
-On ne s'arrête pas, Tony, déclara Ziva à ses côtés.
-Quoi, mais je ne vais pas pouvoir tenir toute la journée moi !" se plaignit-il.

Ziva rigola, elle savait bien évidement qu'il ne pourrait pas tenir toute la journée sans manger pourtant, il n'allait pas avoir le choix. L'équipe n'avait qu'un but : retrouver Heather.


Abby était paniquée. Quelle idée de les laisser partir comme ça dans une région qu'ils ne connaissaient pas et hostile qui plus est ! Cependant, elle refoula toutes ses mauvaises pensées une majeure partie de la journée, mais au milieu de l'après-midi, un appel du groupe relança ses inquiétudes. Ils avaient décidé, étant trop loin, de camper la nuit et de revenir le lendemain en fin de journée. Le temps, d'après l'officier Grant, le permettait sans problème, et ils allaient pouvoir avancer un peu plus la matinée suivante, ce qui représentait plus de chance de retrouver Heather, mais pour la scientifique, cela représentait juste une journée de danger en plus pour ses amis. Elle reprocha à Gibbs sa décision et le voyant lui aussi inquiet, abandonna. Après tout, ils étaient accompagnés de trois chiens et de trois habitants de la région super qualifiés, enfin elle l'espérait vraiment.


"Salut Java, je suis sûre que tu as faim toi aussi", ironisa Tony en se penchant vers la chienne à quelques mètres d'elle.

En guise de réponse, elle aboya joyeusement et sautilla. Tony, vaincu, s'écroula sur l'encolure d'Hippolyte. Il devait être trois heures de l'après-midi, il avait faim, mal partout, il était très très loin du chalet et pour couronner le tout, il dormirait à la belle étoile ce soir. Heureusement, il faisait beau, seul point positif de cette journée s'il excluait la présence bienveillante de Ziva. En effet, elle essayait tant bien que mal de lui remonter le moral, fait qu'il appréciait. Sa partenaire ne semblait, quant à elle, ne souffrir d'aucun mal. Elle lui souriait même à quelques mètres devant. Soudain, il secoua la tête fermement. D'une, il devait se reprendre. De deux, c'était quoi ce sourire niais peint sur son visage ?! De trois... Il réfléchit deux secondes. Une troisième raison d'aller mieux ? Il observa les alentours et ses yeux se posèrent une nouvelle fois sur Ziva. Il opina alors. Tant qu'à faire, le sourire de Ziva remplissait parfaitement cette troisième raison. Il irait mieux pour elle et puis voilà. Résolu, il la rattrapa au petit trot et lui rendit un vrai sourire convaincu.

À l'avant, le cheval de l'officier Grant sauta sur le rocher un peu plus haut et avant quelles autres ne le rejoignent, il s'arrêta un moment, les sens en alerte. Le reste du chemin grimpait dur et de plus, ils allaient se retrouver à longer un précipice pour atteindre l'autre partie de la montagne et ensuite redescendre par le bout de la vallée. Leur chemin couvrait une immense partie du domaine de recherche et c'était le principal avantage. Il regarda les deux agents du NCIS. L'italien semblait aller mieux et toute son équipe attendait patiemment son verdict. Java au pied de Comète avait finalement une action bénéfique sur l'étalon qui semblait lui-même très confiant. Il hocha la tête et leur fit signe de le suivre. Un par un, ils se retrouvèrent à escalader la montagne, descendant de temps en temps pour guider les chevaux. Ils arrivèrent ainsi assez vite au bas de l'impressionnante paroi rocheuse, celle-ci impossible à escalader à cheval. Ils commencèrent à longer le précipice avec une vue grandiose sur la vallée. Au loin, le soleil descendait doucement. L'officier Grant, prudent, ralentit le pas. Quelques fissures dans la roche n'était pas des plus rassurantes. Pourtant, l'organisateur du tracé de son équipe lui avait certifié qu'il n'y avait aucun risque. Maintenant, il n'en était pas très sur, mais faire demi-tour était impossible et il ne dit rien de peur d'inquiéter inutilement les membres de son équipe. Aska, la chienne noire de Bryan, était en tête, guettant le moindre problème. À mi-chemin, un sentier grimpant rude dans la montagne se dessina sur leur gauche. L'officier Grant arrêta son cheval qui renâcla nerveusement. Un souffle d'air venant de l'étroit passage lui lança des frissons. Il baissa la tête et talonna l'animal. Les deux hommes suivirent, concentrés sur leur route. Tony ralentit un peu. Quelques minuscules cailloux dégringolèrent hors du passage et un vent plus violent fit reculer Hippolyte.

"Tony ! gronda Ziva juste derrière. Qu'est ce que tu fais ?"

À leurs pieds, Java grogna et s'immobilisa les yeux rivés sur le sol à la sortie du passage.

"Que se passe-t-il ? questionna Grant beaucoup plus loin.
-Je ne sais pas, répondit Tony. Hippolyte refuse d'avancer, déclara-t-il en talonnant l'animal qui recula un peu plus.
-C'est ridicule, nous sommes passés par là il y a deux secondes. Bon, je vous envoie Aska", déclara Grant en sifflant la chienne.

Elle remonta la ligne de chevaux, mais s'immobilisa à deux mètres de Java. La chienne montra les dents face à la légère fissure au sol. L'homme le plus prêt constata par lui-même.

"Je ne pense pas qu'il y ait de risque, fit-il après un moment, relâche les rênes et parle lui", lança-t-il à l'agent spécial.

Tony s'exécuta pas très rassuré et Hippolyte fit quelques pas. Il se rapprocha de Java petit à petit et devança finalement la chienne toujours immobile. Là, le cheval arrêta d'avancer, frappant le sol de son sabot. Les oreilles en arrière, il se redressa et Tony fit signe à Ziva de reculer, anticipant la réaction du cheval, mais avant qu'il ne bouge, un craquement sonore se fit entendre suivit d'un aboiement paniqué. Comète bondit aussitôt dans le passage et sous les pieds d'Hippolyte et Java, le sol s'effondra. La chienne manqua de tomber et sauta de rochers en rochers jusqu'au pied de Comète qui grimpa un peu plus haut, affolé. Hippolyte recula par bonds et les postérieurs dans le vide, se fit hisser par Ziva qui avait agripper les rênes de l'animal. Comète tira en arrière et heureusement Hippolyte réussit à se remonter. Secoué Tony remercia Ziva d'un signe de tête et une fois le calme revenu, l'officier Grant s'enquit de leur état.

"Tout va bien, répondit Ziva. Java aussi. On va être obligé de remonter le passage.
-Bien, Java devrait réussir à vous guider jusqu'à la vallée. Descendez avant la nuit ! ordonna Grant avec sérieux.
-Ok", répondit l'italien, remis de ses émotions.

Java sauta quelques rochers plus haut, aussitôt imitée par Comète. Hippolyte fut plus hésitant, mais il les rejoint finalement.

"Ça va aller, Tony ?" questionna Ziva après quelques minutes.

Son partenaire toussa un peu.
"Oui, je t'avoue que j'ai eu un peu peur.
-Qui n'aurait pas eu peur, Tony ? J'ai eu peur aussi, tu sais", déclara Ziva en se retournant vers lui.

Tony lui sourit, mais se replongea dans ses pensés. En une heure, ils débouchèrent sur un plateau enneigé et Java resta un moment immobile devant eux, humant l'air.

"On devrait peut-être aller sur la gauche, c'est de par-là que l'on vient, non ? proposa l'israélienne.
-Oui, mais s'il n'y a pas de chemin pour redescendre, on aura l'air malin. Java se décide", fit remarquer Tony.

Il talonna Hippolyte qui docile, dépassa Comète au petit trot. Ziva le suivit, inquiète pour lui.


Pendant ce temps-là, le reste de l'équipe avait atteint leur lieu de campement et commençait à déballer les affaires pour la nuit. L'officier Grant en profita pour informer l'Agent Gibbs des problèmes rencontrés. Ce fut le : "on a perdu vos agents, mais ne vous inquiétez pas, Java est avec eux" qui passa mal aux oreilles d'Abby. Elle se chargea de répondre à l'Officier Grant ce qu'elle pensait de lui et Gibbs tout aussi énervé repris le téléphone pour en rajouter une couche. Finalement, McGee, diplomate, réussit à obtenir des informations sur ses collèges, dont leur retour normalement imminent, et sur l'avancée des recherches. Il raccrocha rapidement en voyant Abby revenir par ici avec un air menaçant. À l'autre bout du fil, l'officier Grant soupira, il rappèlerait à vingt heures, heure à laquelle ils devaient obligatoirement être revenu. Inquiet, il leva les yeux vers le ciel étoilé. La nuit était tombée beaucoup plus vite que prévu.


"Ici, c'est bien ? Java ?" fit Ziva en descendant de cheval.

La chienne fit un rapide tour de la grotte et aboya, signe de son accord. Dehors, la nuit était tombée et ils avaient été obligés de chercher un abri.

"Tony ?
-Oui, c'est sympa", critiqua-t-il en grimaçant.

Il marcha quelques mètres avant de se laisser tomber contre la paroi de la grotte. Ziva entreprit de s'occuper un peu des chevaux et pendant ce temps, DiNozzo fit un listing de ce qu'ils avaient, enfin plutôt de ce qu'ils n'avaient pas.

"Tony ! râla Ziva après un moment, je sais qu'on n'a qu'une ration de nourriture, je sais qu'on n'a pas de couvertures et qu'il fait moins... moins !"

Elle fit un mouvement de ras-le bol et se laissa tomber à côté de lui.

"Je peux te dire ce qu'on a si tu veux ?" hésita l'italien en se rapprochant d'elle.

Elle leva les yeux au ciel et haussa les épaules. Java couchée à côté d'elle soupira ce qui fit sourire la jeune femme.

"Et bien, continua Tony, je t'ai toi."

Le cœur de Ziva manqua un battement et elle ferma les yeux, consciente qu'il devait encore chercher à la provoquer. Elle secoua la tête et ramena ses genoux contre sa poitrine.

"Bien, géniale et tu comptes faire du cannibalisme ? railla-t-elle.
-Non, mais je connais un moyen de te réchauffer, répondit-il avec le plus grand sérieux, quoiqu'un léger sourire éclaira son visage.

À cet instant précis, Ziva eut beaucoup de mal à ne pas se laisser convaincre par sa proposition. Elle lui donna un coup de coude dans le ventre et l'entendit grommeler de mécontentement. Les yeux fermés, elle sentit une main se poser sur sa hanche et Tony la rapprocha de lui, l'enlaçant silencieusement. Elle se laissa faire, il voulait seulement la réchauffer. Ziva tenta de se calmer en sentant son souffle chaud si près d'elle, elle n'y parvint pas. Elle leva ses yeux jusqu'à lui, son erreur, et se perdit dans le regard franchement déboussolant de son partenaire. Il était empreint de tendresse, mais aussi de désir refoulé. Lentement, elle se hissa à sa hauteur et il l'embrassa. Certes, ils s'étaient déjà embrassés, mais cette fois-ci était différente. Bien vite, leur baiser chaste du début dérapa et devient de plus en plus langoureux. Ziva se redressa, glissant une main dans les cheveux de Tony. Elle se colla contre son torse et il resserra sa prise, enserrant plus franchement la taille de la jeune femme. Au bout de souffle, ils se séparèrent et un sourire de Ziva lui indiqua la suite des événements.


"Agent Gibbs, c'est l'Officier Grant, les...

-Non ! Ils ne sont pas là ! répondit brusquement Gibbs apparemment énervé.
-Bien, je suis sûr qu'ils ont trouvé un endroit où dormir", tenta de rassurer l'Officier Grant.

À ce moment-là, la voix d'Abby retentit dans le combiné.

"Et s'ils avaient réveillé un ours en hibernation ?! fit-elle avant de repasser le téléphone à Gibbs.
-Non, Java les aurait averti. Je suis sûr qu'ils vont très bien. Ils seront là demain avant midi, j'en suis persuadé, affirma l'Officier avec une assurance qui le surprit lui-même.
-J'aimerais vous croire", déclara simplement Gibbs avant de raccrocher.

Abby posa sur lui ses yeux inquiets et il haussa les épaules.

"On ne peut rien faire, Abby", murmura Timothy en posant une main sur son épaule.

Des larmes inondèrent son regard et McGee sentit son cœur se tordre dans sa poitrine. Il détestait la voir pleurer. Il la prit dans ses bras et la consola comme il put. Ducky assit dans le vieux fauteuil avait les yeux fixés sur le feu, tendu au possible. Las, Gibbs se posa dans le canapé et le rejoint dans sa contemplation, seulement troublée par les sanglots d'Abby. Ils étaient loin de se douter du réel état de santé de leurs amis.


Ziva frissonna, nue contre lui sous leur combinaison et les vêtements qu'ils portaient auparavant et qui faisaient maintenant office de couverture.

"On devrait se rhabiller, souffla Tony à quelques centimètres de l'épaule de la jeune femme ce qui fit courir un nouveau frisson sur son corps.
-Tu crois ? demanda-t-elle en entremêlant ses jambes aux siennes.
-Si tu ne veux pas, je ne vais pas te forcer, se contenta de répondre l'italien, tu devrais tout de même te dépêcher de décider.
-Je ne veux pas, fit-elle brusquement, craignant un changement d'avis de la part de Tony.
-Moi non plus, susurra-t-il en faisant remonter ses mains brûlantes sur le dos de la jeune femme.


Un rayon de soleil provoqua le grognement de l'Agent David. Elle se lova un peu plus contre Tony et celui-ci déposa un baiser sur sa joue. Il en déposa un autre un peu plus bas et continua son manège la laissant sourire.

"Je pense... Tony ! gémit Ziva en le repoussa doucement.
-On n'aurait pas dû remettre nos combinaisons, regretta-t-il, la fermeture de celle de la jeune femme en main.
-On a inquiété suffisamment de monde comme ça, rétorqua-t-elle avec sérieux.
-Tu crois ?" essaya-t-il avant de l'embrasser.

Elle répondit à son baiser et le repoussa dans un sursaut de conscience.

"Oui, on n'y va", fit-elle en se levant, déterminée.

Elle commença à seller son cheval et se hissa en selle. Tony fit de même et elle prit la tête de la marche, bien vite dépassée par Java, plus en forme que jamais.

"Ziva !", appela Tony avant de sortir de la grotte.

Elle se retourna interrogative, puis inquiète en croisant son regard paniqué.

"Promet-moi que ce qui s'est passé ici ne restera pas ici", demanda-t-il après un moment d'hésitation.

Elle parut surprise puis lui sourit en hochant la tête. Soulagé, il la rejoint et se penchant vers elle, l'embrassa d'une façon qu'elle qualifia d'amoureuse.


Il était bientôt midi et depuis huit heures tapantes, Abby tournait en rond dans la maison. Elle avait fini ses analyses et n'était utile à personne donc terrifiée au possible. Elle faisait les cents pas, regardant par chaque fenêtre si elle les voyait. Enfin, un cri de sa part mît toute la maison en branle. Deux cavaliers approchaient.

Au loin, Ziva et Tony aperçurent le chalet. Java s'élança aussitôt et Tony lança un regard de défi à sa coéquipière.

"Le premier arrivé... commença-t-il, mais déjà Comète était parti, Ziva c'est de la triche !" cria-t-il en mettant Hippolyte au galop.

Il s'allongea sur l'encolure et son cheval gagna du terrain. Ziva se retourna vers lui et lui fit un petit signe avant de lâcher complètement Comète qui accéléra. Le cheval passa à fond devant le chalet et devant Abby qui venait de sortir. L'israélienne se redressa et leva un bras en signe de victoire.

"Ziva, tu as triché !" répliqua Tony un sourire aux lèvres.

C'était fou, mais le simple fait de la voir sourire et être heureuse, le rendait heureux. Il arrêta Hippolyte au niveau d'Abby et descendit. La scientifique lui sauta dessus et soupira de soulagement.

"Qu'est ce que vous nous avez fait peur", lâcha-t-elle, toujours dans les bras de Tony.

Ziva les rejoint et elle eut le droit à son câlin. Gibbs leur sourit et Ducky ainsi que McGee sortirent du chalet. McGee serra ses deux collègues dans ses bras et Ducky se rasséréna en les voyant en aussi bonne santé. Ils s'occupèrent des chevaux qui avaient bien mérité leur ration d'avoine et les bichonnèrent avant de rentrer se mettre au chaud.


Dans l'après-midi, l'équipe reçut un appel de l'Officier Grant. Ils avaient retrouvé la gamine en redescendant dans la vallée. Elle était un peu hagarde, mais elle allait bien. Ducky accompagné par Gibbs descendirent aussitôt au village, l'un pour l'ausculter, l'autre pour l'interroger. Gibbs avait jugé que le reste de l'équipe méritait un peu de repos et les avait laissé au chalet. Aussitôt, Abby s'assit dans le canapé devant la cheminée et deux minutes plus tard, elle dormait. Timothy la couvrit, s'installa à côté d'elle et ne tarda pas à la rejoindre dans les bras de Morphée, l'ayant écouté s'inquiéter toute la nuit au sujet de leurs collègues.

"Bien, et nous, que faisons-nous ?" murmura Tony dans un fauteuil.

Sans un mot, Ziva se glissa contre lui, sur ses genoux. Elle les enveloppa dans une couette bien chaude et se cala contre son torse. L'italien se laissa faire avec un sourire et une fois qu'elle eut les yeux fermés, l'enlaça. Cinq minutes plus tard, ils dormaient comme des bienheureux.


"... et puis il l'a tué. Ah..., soupira Ducky, les hommes et leurs vices."

Gibbs hocha la tête. Ils refermèrent la porte derrière eux et Ducky enleva son épais manteau. Il allait dire quelque chose, mais Gibbs l'arrêta au dernier moment, lui montrant le reste de l'équipe d'un geste de la main.

"Oh...", fit le docteur avant de sourire.

Gibbs se rendit dans la cuisine et Ducky le suivit.

"Et bien, commença ce dernier, nous qui avions peur qu'il ne commence à s'inquiéter en raison de l'heure avancée. Nous ne risquions rien", rigola-t-il.

Gibbs ne dit rien, mais Ducky comprit que quelque chose le tracassait.

"Ziva et Anthony...", déclara-t-il.

L'ancien marine sortit deux bières, silencieux.

"Un beau couple, rajouta Ducky.
-Oui..., marmonna Gibbs en s'asseyant avant de boire au goulot.
-Jethro, fit Ducky, tu savais bien que ça allait se finir comme ça. Ils se voilaient la face depuis trop longtemps déjà. Tu ne pouvais pas l'empêcher.
-Je sais bien. Je veux juste qu'il ne fasse pas les même erreurs que moi.
-Oui, oui, mais ce sont tes propres règles. Tu les bases sur ton vécu donc tes réactions et tu es unique. Quoiqu'il se passe, ils ne referont pas les même erreurs, mais d'autres, les leur, plus ou moins graves. Il faut qu'ils apprennent d'eux même et peut-être, arriveront-ils à être heureux."

Gibbs ne dit rien, mais les sages paroles de Ducky le rassurait. Ils souffriraient peut-être ou peut-être pas. En tout cas, lui serait là pour eux. Il était temps qu'il abolisse quelques règles, le numéro 12 en première.

"Que se passe-t-il ? Vous avez l'air tellement sérieux", questionna la petite voix mal réveillée d'Abby.

Elle se frottait les yeux devant l'encadrement de la porte, les couettes de travers.

"Abigail, as-tu bien dormi ?" questionna le Docteur Mallard.

Elle hocha la tête et s'assit en face de Gibbs, réprimant un bâillement. Ce-dernier se leva et sortit de quoi manger pour le soir. Abby l'aida et finalement Ducky alla réveiller les autres. Il secoua doucement Tim et l'informaticien sursauta, légèrement paniqué. Il jeta un œil à côté de lui et se leva d'un bond.

"Elle est dans la cuisine", l'informa Ducky en se dirigeant vers le couple.

Abby arriva à ce moment et déposa un bisou sur la joue de McGee qui resta stupéfait puis rejoignit Ducky comme si de rien n'était. Elle se plaça derrière le fauteuil et ébouriffa les cheveux de Tony avec un sourire.

"Bonjour, bonjour, fit-elle tandis qu'il ouvrait les yeux, on ne voulait pas vous déranger, mais on va passer à table", déclara la laborantine, heureuse de les avoir pris la main dans le sac.

Ziva émit un léger grognement, et se lova un peu plus contre Tony, laissant un sourire de contentement se dessiner sur son visage. L'italien sourit à Abby De toute façon, il ne pouvait pas lui en vouloir. Il frictionna le dos de Ziva doucement et après un moment, elle consentit à ouvrir les yeux.

"Tony...", murmura-t-elle en faisant mine de se rendormir.

Décidé à ne pas laisser trop de moyen de chantage à Abby et donc à réveiller Ziva, il passa une main sous ses genoux, une autre dans son dos et la souleva avec une facilité déconcertante. Il marcha jusqu'au canapé où il l'allongea. Il la couvrit et déposa un léger baiser sur son front.

"Vous avez résolu l'affaire ? questionna Tony en pénétrant dans la cuisine, l'air de rien.
-Oui, un triangle amoureux, informa Ducky en lui tendant un café. L'ancien petit-ami d'Heather que vous aviez interrogé était toujours fou amoureux d'elle et c'est le cas de le dire. Pour lui échapper, Heather et le marine Brown ont du fuir vers la montagne. Autrement dit, ils avaient l'intention de vivre d'amour et d'eau fraîche. Heather l'a rencontré en vacance en visitant les états-unis. Malheureusement, Josh Williams n'était pas de cet avis. Il les a retrouvé et après s'être battu à réussi à assommer le marine, mais Heather avait déjà filé. Il l'a poursuivi un moment et a abandonné au petit matin.
- Tragique comme histoire, releva l'italien en buvant son café.
- Oui, assez. Nous ramenons Williams demain matin, déclara le légiste. D'ici là, je vous conseille de profiter de la nuit pour dormir.
- Oui, bonne nuit vous autre", fit Abby encore un peu endormie, mais heureuse que toute sa famille soit là.

McGee ne tarda pas à la rejoindre et Tony jeta un œil à Gibbs. Il devait lui dire. Lui dire que quoi qu'il en pense, il ne quitterai pas Ziva, même sous les menaces.

"Gibbs, Ziva et moi...
- Je sais Tony, souffla l'ancien marine. Je sais..."

Il voulait dire autre chose, Ducky et Tony le sentait. Le légiste s'éclipsa donc, les laissant seul. Il ferma la porte et resta dans le salon. Malgré lui, il voulait écouter ce que Gibbs avait à lui dire. Il fut surpris de voir que sur sa droite, à quelques centimètres de lui, Ziva écoutait également.

"Tony, vous comptez beaucoup pour moi, tout les deux", révéla Gibbs avec une expression indéchiffrable sur le visage.

L'agent acquiesça.

"Je sais, Gibbs."

Gibbs le jaugea un instant.

"Tu l'aimes à ce point ?
- Tu le sais aussi bien que moi", fit l'italien, réprimant un sourire.

Ce fut au tour de Gibbs d'acquiescer.

"Faites attention, murmura-t-il seulement en se retournant.
- Merci Gibbs, malgré ce que j'ai dis et que j'aurais fait si tu n'avais pas été d'accord... ton opinion compte beaucoup pour moi... et pour Ziva."

Gibbs en répondit pas, mais lui sourit sobrement. Tony approuva et lui souhaita bonne nuit d'un geste de la main. Sitôt la porte refermait, l'ancien marine soupira. Bizarrement, il était rassuré quand au sort de ces deux agents. Ils allaient être heureux, il le sentait.

De son côté, Tony avait dévisagé les deux espions avant d'embrasser l'une et de remercier l'autre du regard. Tony et Ziva quittèrent Ducky devant sa porte et pénétrèrent dans leur chambre. Légèrement inquiets, ils guettèrent les pas de leur patron, mais aucun son ne résonna dans le chalet. Ils se doutaient au fond que Gibbs ne monterait pas tout de suite. Il avait besoin de réfléchir. Tendrement, Tony se coucha, Ziva tout contre lui. Finalement, alors qu'il sentait le sommeil l'envahir, elle releva les yeux.

"Tony", susurra-t-elle doucement.

Il plongea ses yeux bleus dans ceux marrons de sa partenaire.

"Je t'aime."

Elle avait juste soufflé ces trois mots comme si c'était une évidence. Tout aussi simplement, il lui sourit.

"Moi aussi je t'aime", répondit l'italien.

Il n'avait eu aucun doute quand à la réponse à lui fournir. C'était tellement spontané.

"Merci", sourit l'israélienne avant de sombrer.

Il la regarda dormir un moment, l'embrassa sur le front comme il l'avait toujours fait et lui chuchota un "merci à toi" des plus sincères. Il la serra un peu plus contre lui et s'endormit, plein de projets en tête.


Voilà, j'espère que ça vous a plu. À vrai dire, il est possible qu'il y ait quelques incohérences car j'ai écrit le début il y a quelques mois, et je viens de retrouver cette fiction donc la fin est récente. Merci d'avoir lu en tout cas ! :)