Désolée pour le temps que j'ai mis pour vous publier ceci ! Je reviens donc avec le premier chapitre de Dis-moi ça veut dire quoi, être un pays ? ! Je le reprécise mais Hetalia ainsi que ses personnages ne m'appartiennent pas.

Et sur ce, je vous souhaite une bonne lecture ! Désolée, je pense que c'est un peu court, j'essaierai de faire des chapitres plus longs...


Chapitre I
Découverte

Pour une fois, le soleil rayonnait à Londres. En d'autres circonstances, Francis s'en serait amusé...

Le français était visiblement anxieux. Lui, que l'on comparait parfois au soleil tant il brillait de par sa joie de vivre, reflétait l'inquiétude à tous les étages. Il se mordait nerveusement les lèvres en attendant son taxi, avec une impatience qu'il ne cherchait même pas à dissimuler. Son regard faisait des allers-retours entre la route et sa montre... Il ne pouvait pas s'empêcher de passer une main dans ses cheveux. Et en parlant de ses cheveux ! Le ruban attachant toujours ceux-ci n'y était pas : les mèches d'or pur fouettaient son visage dès qu'il retirait sa main.

Pourquoi se trouvait-il en Angleterre ? Pas pour une conférence entre pays ou pour le simple plaisir de visiter Buckingham Palace, non. Il venait rendre visite à Arthur. Mais ce n'était pas pour l'embêter : il s'inquiétait pour lui.

- . -

- La veille -

Alfred appela finalement Francis. Il tremblait... et paniquait, surtout. Ses yeux bleus oscillaient entre l'écran de son smartphone et le petit garçons jouant aux billes à sa droite. Il pouvait presque ressentir l'inquiétude du personnel - à moins que ce ne soit que la sienne ?

Heureusement, Francis lui répondit rapidement.

- Merci, merci d'avoir répondu ! Oh Francis, on a un problème, un grave problème !

Il n'avait pas le temps pour les formalités : le français n'en parut pas vexé :

- Je t'écoute...

.

Alors il lui expliqua.

Comme souvent il était venu chez Arthur à l'improviste : il sonnait par simple politesse depuis que le britannique lui avait donné un double des clés. Rien n'empêcherait Alfred d'aller quelque part ! Autant se faciliter la vie ainsi que celle de ses employés, pensait l'amateur de thé. Bref... Il sonnait par politesse et entrait de suite.

Ce jour-là fut comme les autres. Ou plutôt, presque comme les autres. Il chercha Arthur là où il allait le plus souvent : dans son bureau, dans le salon, dans la bibliothèque, dans sa chambre et enfin... dans la cave. Cave qui servait à l'exercice de la magie selon les dires du propriétaire.

Il l'appelait en cherchant. Comme toujours, même si Arthur ne lui répondait que rarement - le plus souvent quand Alfred brisait sa concentration. Les domestiques ne disaient rien, ils en étaient même plutôt amusés !

Et c'est dans la cave qu'il découvrit son ancien colonisateur...

- Arty ! Je t'ai cherché partout, tu aurais pu me répondre ! Même si tu ne le fais jamais...

... mais pas dans son état normal.

- Vous êtes qui ?...

En y regardant de plus près, c'était bien Arthur. Il avait les mêmes sourcils épais, à moitié dissimulés sous ses cheveux sablés ! Mais en version miniature. Dans des vêtements trop grands.

Ses grands yeux d'émeraudes s'agitaient, et il reculait contre le mur en tremblant.

- . -

Francis lâcha un soupir en repensant aux explications de l'américain. Le ton de celui-ci n'envisageait pas une seconde que ce soit une plaisanterie... mais le français espérait que ce soit le cas.

Il sonna : le portail automatique s'ouvrit, brisant dans un fracas le silence qui régnait. Dans la maison, il croisa les domestiques de son rival : l'inquiétude se lisait dans leurs regards... et il sut que ce n'était pas une blague.

Enfin, il arriva devant la chambre d'Arthur. La porte, sobre, à l'image du propriétaire, renfermait ce qu'il redoutait. Sa voix intérieure lui criait de ne pas ouvrir, de rebrousser chemin et de retourner à Paris en embarquant dans le premier avion. Elle lui hurlait de trouver une excuse, de s'enfuir, d'abandonner. Mais il abaissa la poignée, poussa et entra.