Imaginez que vous vous retrouviez catapultée dans l'univers de Fruits Basket, par un (heureux) hasard total. Comment réagiriez-vous? Fans de Kyo, par ici!

Légende utilisée strictement dans les conversations :

Normal : Français

Italique : Japonais

Gras : Anglais

Donc, si vous avez saisi le principe, le strictement de la phrase précédente n'est pas en japonais, autant que le pas de cette phrase-ci n'est pas en anglais.

Bon, je vais maintenant répondre aux reviews convenablement :

MomijiChan1 : Merci beaucoup! Désolée si ça a été loooooong. Mais je te jure que je continue.

Tartuffe : Vraiment, j'écris bien? Quand j'ai lu ça, j'ai juste eu le goût de te serrer dans mes bras et de crier sur tous les toits: Regardez! Quelqu'un a dit que j'écrivais bien! Tu peux pas savoir combien de temps j'ai cru que j'étais une piètre écrivaine, écrasée par le talent inhumain de mon amie. Et comme je l'ai déjà dit, il y a une raison pour l'apparition de Kathel, même si elle est totalement tordue. Si je passe les trente chapitres sans le mentionner, rappelez-moi de le faire, hein? (Vive le Québec libre!)

DameNaYurai : C'est marrant comment tu contredis Tartuffe! Lol merci quand même, c'est toujours apprécié, j'adore les reviews! Toujours plus de reviews!!!

Sheep's Queen : Je sais que je suis lente, triplement désolée, mais si t'avais tous les devoirs que moi j'ai, toi aussi tu serais pas rapide. Merci beaucoup pour le compliment!

Yunie : Courte review, courte réponse : Merci!

La fic a présentement 100 hits; je m'attends donc à 5 autres petites reviews au moins pour ce chapitre, hein?

En échange, j'essaierai d'écrire dans des délais raisonnables, du genre tous les deux semaines. Désolée si ce fut si long, j'avais perdu le chapitre et une difficile traînée d'examen à essuyer.

Entrez dans la Danse

« … D'après plusieurs marques de coups et signes de combats, elle a été victime d'une tentative de viol, déclara Hatori.»

Tohru plaqua ses mains sur sa bouche dans un geste d'effroi, et les regards des hommes se tournèrent tous vers Kyo, mi-interrogatifs, mi-dégoûté. Momiji afficha quant à lui un air de totale incompréhension. Puis, leur attention fut volée par Kathel qui prononça ses premiers mots de la soirée.

« Kyo-kun n'a rien fait de mal.»

Erreur.

« Pourquoi est-ce qu'elle connaît ton nom?»

« J'en sais rien moi!»

« C'est quoi un viol?»

Silence.

« Merci pour le bain Tohru, ajouta Kathel, ne se doutant pas qu'elle était tout à fait hors sujet. Merci beaucoup.»

Gros silence.

« Et elle connaît Tohru aussi?»

« C'est quoi un viol?»

« Incroyable! Mais qui c'est cette fille?»

« C'EST QUOI UN VIOL?»

« T'es trop jeune! S'énerva Kyo.»

« Non c'est faux!»

« Si c'est vrai!»

« C'est FAUX!»

« Momiji.»

Hatori avait saisi le visage du gamin. Étrangement, un autre arrière-plan, jaune avec des petits lapins, s'était mis en place comme dans les animes.

« Je t'expliquerai plus tard, pour l'instant, écoute ce que la demoiselle a à dire.»

Le garçon sourit.

« Vas-y on t'écoute!»

Tout les visages étaient tournés vers Kathel, sauf Kyo qui regardait à terre. C'était sa façon d'écouter. Voyant qu'ils semblaient attendre après elle, la jeune fille parla.

« Heu, je parle Français, fit-elle en se pointant. Fran-çais… French… Francés… Francesca?»

« Français, French, Francés, Francesca, elle a combien de noms? S'irrita Kyo.»

« Français, demanda Shigure en la pointant. Français-chan?»

« Hein? Heu non, tu n'as rien compris!»

« ? »

Tous semblaient perdus.

« Kathel, fit-elle en posant ses mains sur son cœur.»

« Kathel, répéta Yuki avec un accent japonais, en souriant, la tête reposant dans sa main. C'est un joli nom.»

« Bof, fit Kyo.»

Gros silence à nouveau.

« Oh mon Dieu, Kathel-chan! Ça fait tellement plaisir! S'exclama Tohru en se penchant jusqu'à ce que son nez touche le sol.»

« Calme-toi, tu ne sais même pas qui s'est.»

« Pour lui poser des questions plus compliquées, il va falloir attendre qu'elle ait appris le japonais, dit Hatori.»

« T'es cinglé, ça va prendre une éternité! S'opposa Kyo.»

« Et si on faisait appel à un interprète? Proposa Shigure.»

« Shigure, fais un peu travailler tes méninges; on ne sait pas quelle langue elle parle, rappela Yuki.»

« Ha oui, c'est vrai.»

« Ni où elle habite, ajouta Kyo. Ça serait bien qu'elle y retourne avant qu'elle découvre des trucs.»

Il pointa méchamment du doigt la jeune fille qui souriait idiotement, très dangereuse de toute évidence.

« On n'a qu'à mettre sa photo sur des pintes de lait. J'ai vu ça dans un film, dit joyeusement Momiji.»

« Momiji, ça c'est quand on a perdu un enfant, expliqua gentiment Shigure.»

« Mais on n'a qu'à écrire trouvée au lieu de perdue.»

Hatori se frotta le menton en signe de réflexion.

« C'est malin, déclara-t-il. Ça pourrait marcher.»

« Ouais Momiji, tu es un génie! S'écria Tohru.»

« C'est normal, je suis ton prince!»


«Aller un petit sourire!»

Kathel ne comprenait peut-être pas le Japonais, mais elle savait ce que cela signifiait lorsque quelqu'un vous regardait à travers l'objectif d'une caméra. Elle sourit donc.

Tohru appuya sur le bouton de l'appareil et regarda la photographie sortir, toute heureuse avant de s'agenouiller pour la montrer à la photographiée.

« Regarde Kathel-chan, tu es super mignonne!»

Kathel regarda la photo que Tohru lui tendait. Elle était vraiment réussit; le zoom, l'encadrement et même son sourire qu'elle n'était pas certaine d'avoir aussi bien fait. Vraiment, les mondes de dessins animés idéalisaient tout. Dans le vrai monde, des gens normaux l'auraient sûrement amenée au poste de police. Mais eux l'avaient soignée, lavée et pour l'instant hébergée. Quoi qu'une personne de plus ou de moins dans leur cas… Cela faisait quand même trois jours qu'elle était clouée au lit de Tohru, malade et ignorant où la véritable propriétaire de la chambre pouvait bien dormir.

De son côté, Tohru avait insisté pour prendre une photo où la malade serait rétablie, de peur qu'elle soit plus difficile à reconnaître. Les autres se demandaient bien comment on pouvait manquer de tels cheveux, avec leur coupe ratée, en bataille, et leur teinture démarquant si fort avec la repousse. Mais ils ne s'objectèrent pas. Kathel était pour eux une sorte de deuxième Tohru, elle aussi recueillie malade.


La première chose que Kathel fit, une fois sortie du lit, fut de grimper sur le toit. Elle avait toujours rêvé de faire ça et puis elle avait besoin d'un peu de solitude. Elle n'était pas très sociale.

Elle devait réfléchir un peu. Son monde ne lui manquait pas du tout, mais il y avait au fond d'elle ce sentiment… d'être à la mauvaise place, trop loin de chez elle. Elle se sentait un peu déplacée.

Il y avait aussi cette peur : Qu'allait-il advenir d'elle? Les Soma ne la prendraient jamais dans leur famille, surtout si elle ne disait rien à propos de leur secret. Et s'ils apprenaient qu'elle savait tout, ils effaceraient sa mémoire et elle se retrouverait perdue, dans ce monde où personne ne la connaît et où aucune communication n'est possible.

Que faire?

Seul un miracle pourrait la sauver cette fois-ci.

Pas comme la fois où cet idiot saoul sortit d'un bar de la rue Sainte-Catherine et la prit pour une jeune prostituée alors qu'elle quémandait seulement un peu de nourriture aux passants et aux touristes ignorants. Cette fois-là, elle avait su se défendre! Kathel était une vraie femme forte, ça oui!

Mais dans une telle situation, elle se sentait si fragile. Elle s'assit sur les tuiles et passa ses bras autour de ses jambes. Peut-être Dieu existait-il vraiment? Peut-être qu'il s'était mis en colère contre elle pour être si athée et l'avait punie en l'envoyant dans un monde où personne ne la comprenait? Elle n'allait tout de même pas se réduire à prier! C'était hors de question!

« Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu,
priez pour nous pauvres pécheurs…»

Kyo essaya de ne pas exploser lorsqu'il découvrit cette idiote qui lui avait volé son siège favori et qui en plus radotait dans une langue des plus étranges. Elle manquait pas de culot, hé! Il s'approcha d'elle, s'assit à côté et la chassa d'un coup de fesse pour lui reprendre son trône. Puis il s'allongea et l'ignora totalement, comme si elle n'avait tout simplement jamais existée. En fait il était plutôt fière de sa maîtrise de soi.

« Ho, t'es vraiment bête toi! C'est ça, ignore-moi! S'indigna la jeune fille.»

Elle se retourna vers le ciel et se dressa en équilibre sur le toit incliné.

« C'est comme ça que tu me remercie! S'écria-t-elle en pointant furieusement le ciel. En m'envoyant un crétin sans cœur?! Ben t'as manqué ton coup, parce que je n'essayerai plus jamais de croire en toi!! T'es content?!»

Et elle se rassit. Kyo gardait obstinément les yeux rivés au firmament. Il l'ignorerait jusqu'à la fin! Jusqu'à ce qu'elle retourne d'où elle vient! … jusqu'à ce qu'elle pleure? Il se redressa et regarda avec surprise la jeune adolescente qui sanglotait, le visage dans les mains.

« Hé! Fit-il en lui tapotant l'épaule. On va te ramener chez toi.»

Elle le regarda sans comprendre. Il avait l'air sérieux… mais gentil. Il retourna ensuite à ses étoiles.

Ce qu'elle aimerait retourner là-bas. Mais pourquoi? Elle n'avait plus rien là-bas. En fait, elle aurait aimé retrouver sa vie d'autrefois. Cette vie où sa mère allait la mener tous les soirs à ses cours de danse. Sa mère était une bonne femme. Croyante, fortunée et veuve. Pourquoi avait-il fallu qu'elle meurt? Que tout l'héritage soit volé par son oncle qui niait son existence?

Et les cours de danse, quelle joie! Valser avec Philippe… quel crétin d'ailleurs. Pervers doublé d'un narcissique. Mais tout de même, valser. S'envoler dans les airs en tourbillonnant. Tenter l'amour avec un tango. Aguicher les autres avec une chorégraphie de ballet contemporain. Faire du Hip Hop dans les partys.

Pour une raison quelconque, elle avait drôlement le goût de danser. Les yeux clos, elle se leva, envoûtée par l'envie de valser. Même dansée seule, la valse restait un bonheur indescriptible. Elle tourbillonnait, loin de ces mondes de fous.

Et perdit pied. Elle avait oublié qu'elle était sur un toit. Au ralentit, comme dans les films, elle se sentit glisser en bas du toit. Les yeux soudainement ouverts, elle avait l'impression que ses intestins lui remontaient à la gorge – c'était figuratif.

Et, toujours en « slow motion », Kyo réalisa que quelqu'un allait probablement rester une couple de semaines de plus si elle se cassait le dos. C'était désespéré, mais la seule chose à faire, c'était d'essayer d'amortir sa chute. De toute façon, ses bras et ses jambes avaient agis plus rapidement que son cerveau.

En quelques secondes qui parurent une éternité, Kathel se retrouva étendue par terre, sur un Kyo qui la serrait, alors que le temps était revenu à la normal. Oui, oui, un Kyo et non un chat. Ce-dernier, qui avait le visage crispé et attendait une crise d'hystérie de la part de la jeune fille, finit par rouvrir les yeux. Il – il en parlant de son corps de garçon roux – était allongé sur le dos, ce même dos qui souffrait au dur contact du sol, et tenait une fille, ce que Hatori avait confirmé, dans ses bras. Un lourd silence s'en suivit. Les deux étaient tout aussi surpris l'un que l'autre. Ils restèrent ainsi, sans oser bouger ou parler de peur de déclencher la transformation, jusqu'à ce que Shiguré se la ramène en marmonnant qu'il avait entendu quelque chose. Et il arrêta lui aussi de bouger, même de respirer, en découvrant les deux adolescents, et se joint à leur jeu de statut.


Soyez certains que je ne metterez pas la suite avant d'avoir eu au moins 5 reviews pour ce chapitre!! Je sais je vous fais des menaces, c'est illégal et blablabla mais je le pense. J'en ai marre d'écrire sans savoir si ça plait au gens. Si vous aimez pas ben au moins dîtes le!