Auteur : Magical Girl Kiki, pour démarrer cette nouvelle histoire.
Titre : Le maître de ma luxure.
Genre : Heu……Yaoï, ça c'est sûr. UA, sûr également. Pour le reste, lisez et faites-vous votre propre opinion. Mais je vous préviens tout de suite, cette histoire va mériter son rating élevé.
Couples : Aucun pour l'instant. Mais à venir…Quel est le couple dans FMA dont je ne peux me passer ?
Disclamer : Les persos ne sont pas à moi !
Chapitre 1 : Ce n'est qu'un jeu.
Roulé en boule dans un coin, juste à coté du lit, son corps nu recroquevillé mais à peine couvert par un drap déchiré et souillé de rouge, Ed éclata de rire.
Un rire nerveux, incontrôlable, partagé entre le plaisir sadique de ses actes, une pointe d'autodérision et un léger malaise, comme un semblant de remord mais qui n'en était pas vraiment.
Pendant de longs instants, il rigola sans s'arrêter, sans même chercher à reprendre son souffle. Mais il riait toujours, les yeux fermés, sa tempe et son épaule gauche appuyées contre le mur en un faible soutien pour ne pas s'écrouler au sol.
Puis d'un coup, tout cessa, et bien que le manque d'air n'en soit absolument pas la cause, il s'étrangla, toussa pour faire passer cette boule gênante mais pas vraiment douloureuse dans sa gorge et finalement, il inspira profondément.
La senteur lourde qui envahissait la chambre le prit littéralement à la gorge. Ce mélange si caractéristique de sexe et de sang.
Encore une fois, il n'avait pas pu s'en empêcher.
Encore une fois, ce besoin avait pris le dessus sur lui.
Encore une fois, il n'avait rien fait pour éviter ça.
Encore une fois, il s'était laissé emporter par le plaisir et la mort si étroitement liés.
Encore une fois, il avait fait tout cela en pleine connaissance de cause…
Mais surtout, encore une fois, cela avait été tellement bon que rien au monde ne lui ferait y renoncer.
Depuis un peu plus de six mois, depuis ce que l'amour de cet homme avait fait de lui, Ed agissait de la même façon, presque inconsciemment mais avec une régularité effrayante.
Le désir grandissait lentement en lui et il le laissait augmenter jusqu'à arriver à saturation, jusqu'à ce qu'il soit si fort que ça en devienne insupportable et qu'il ait absolument besoin de le satisfaire. Alors, il partait en chasse pour se trouver une proie, un amant. Et quand il l'avait trouvé, plus rien d'autre ne comptait. Il n'avait de cesse de séduire son nouveau jouet, prêt à tout pour l'amener dans un lit ou vers toute autre surface plane contre laquelle Ed pourrait être allongé, plaqué, agenouillé... avant de se laisser prendre.
C'était un désir impérieux, une pulsion incontrôlable, une faim jamais rassasiée, un besoin exacerbé à l'extrême, une nécessité permanente, une envie irrépressible.
Cependant c'était uniquement physique. Car depuis ce jour, les sentiments n'avaient plus aucune place en lui, et même s'il l'avait voulu ou pu, il les aurait renié, repoussé… Son cœur était vide mais son corps demandait sans cesse d'être empli, possédé.
Il ne pouvait s'en passer, il aimait trop sentir le sexe d'un homme s'enfoncer profondément en lui. … L'acte sexuel était totalement vital pour Ed.
Et à chaque fois, le même scénario morbide se répétait.
Seul avec l'heureux élu, il se déchaînait. Ne connaissant pas la fatigue, il épuisait littéralement ses amants qui ne comprenaient pas où un corps si frêle puisait autant de forces et de passion. Tous ceux qui avaient eu le privilège de le toucher avaient été ravis mais stupéfaits et un peu inquiets par sa fougue intarissable, laquelle dérivait systématiquement au-delà des limites de la violence. Ed se faisait toujours "baiser" jusqu'au sang sans sourciller et en demandait toujours plus.
Puis quand enfin il poussait ses partenaires à la délivrance, il leur brisait la nuque, recueillant leur dernier souffle à même leurs lèvres entrouvertes de plaisir alors que leur semence tiède l'emplissait et le faisait jouir.
Et comme si l'horreur n'était pas assez grande, il se mettait soudain à les démembrer, arrachant bras et jambes comme de vulgaires brindilles, l'esprit encore perdu dans les brumes du plaisir et leur sexe toujours enfoui en lui.
C'était toujours ainsi que ça se déroulait et ce qui était arrivé dans cette chambre n'avait pas fait exception. Et comme les autres fois, Ed ne ressentait finalement rien d'autre que la satisfaction de son corps et son esprit complètement repus et apaisés
La porte de la chambre grinça en s'ouvrant lentement. Gardant la tête baissée en une position d'attente, Ed releva juste ses yeux aux pupilles dorées cerclées de rouge, observant le nouveau venu entrer à travers ses mèches blondes et prêt à le tuer sans une once d'hésitation s'il représentait une menace.
Mais son corps se détendit quand il reconnut le visiteur et un petit sourire en coin se dessina sur ses lèvres. C'était Lin.
Plus âgé que Ed, il l'avait pris sous son aile dès son arrivée et depuis il se plaisait à jouer le « grand frère », bien souvent beaucoup trop protecteur mais il était toujours là quoi qu'il arrive. Lin le surveillait de loin pendant ses « parties de chasse », pour s'assurer qu'il n'aurait aucun problème puis quand Ed était enfin apaisé, il le ramenait, sans jugement ni reproche.
Pourquoi l'aurait-il jugé ? Ils étaient pareils. Certes, ils ne tuaient pas pour la même raison mais ils le faisaient avec la même cruauté et la même indifférence pour leurs victimes.
Ils étaient très proches, bien plus qu'avec les autres, mais étonnamment ils n'avaient jamais couché ensembles. Cela aurait été une très bonne solution pour remédier aux meurtres de Ed. Lin était tout à fait le genre d'homme qu'il recherchait : grand, brun, au caractère dominateur et avec des yeux magnifiques qui donnaient l'impression de vous transpercer.
Mais malgré tout ça, Lin ne l'attirait pas. Près de lui, Ed ne ressentait aucune pulsion sexuelle. Il se sentait juste rassuré, protégé et cela lui suffisait amplement, alors il ne cherchait rien d'autre auprès du brun.
Lin planta ses yeux dans ceux de son petit protégé, pour vérifier qu'il n'avait rien, puis laissa son regard errer dans la chambre. Il passa assez vite sur le désordre, témoignant sans aucun doute possible de l'activité qu'avaient eu les deux occupants et s'arrêta finalement sur le lit défait. En voyant le corps mutilé, il soupira d'une voix blasée.
- Tu n'as encore pas pu t'en empêcher, hein ?
Ed ne lui répondit que par son sourire qui s'agrandit encore un peu.
Bien sûr qu'il n'avait pas pu, c'était en eux. Cela affectait énormément leur comportement et ils n'avaient pas d'autre choix que de le laisser sortir régulièrement pour ne pas devenir totalement incontrôlable et dangereux. Et ce même pour leurs frères et sœurs. Mais pour Ed, c'était encore pire. Il était l'un des rares à être véritablement obligé de l'extérioriser de façon aussi prononcée s'il ne voulait pas devenir complètement fou.
Et ça, Lin le savait parfaitement. Aussi, il n'ajouta rien sur ce sujet et poussa un nouveau soupir mais sans aucune agressivité et avec même une pointe de tendresse dans son léger sourire.
- Allez, rhabille-toi. Elle veut te voir.
- D'accord.
La voix et la moue de Ed avaient été boudeuses mais terriblement sensuelles. Lin lâcha un énième soupir, un petit frisson parcourant son corps.
Alors qu'il venait de passer deux heures de pure débauche, Ed ne pouvait s'empêcher de chercher à charmer son entourage. Mais il n'y pouvait rien, c'était dans sa nature.
L'incarnation parfaite de la luxure.
Même sans le vouloir, Ed était tout le temps diaboliquement désirable. Constamment en mode séduction et bien qu'il ne s'intéresse qu'aux hommes, il ne laissait personne indifférent, rendant très vite fous de désir hommes et femmes confondus.
Et qui était Lin pour essayer de résister à son charme envoûtant ? Rien qu'un homme, non?
Non, fort heureusement pour lui, il était plus que ça.
C'est pourquoi le brun réussit, bien que difficilement, à ne pas lui sauter dessus et se contenta de le dévorer du regard pendant que Ed laissait tomber sans pudeur le drap qui le recouvrait et allait ramasser ses vêtements éparpillés dans la chambre.
Sous les yeux pleins d'envie de Lin, Ed enfila sensuellement un short ultra moulant sans rien dessous, ce qui laissait entrevoir la naissance de ses fesses en une délicieuse invitation. Puis il passa un débardeur assez court qui laissait une très belle vue sur son ventre plat et son nombril et qui, dans le dos, ne cachait qu'à moitié l'ouroboros rouge sang au creux de ses reins.
Après avoir ré enfilé ses chaussures, il prit quelques secondes pour natter ses cheveux, puis il se dirigea vers Lin d'une démarche féline. Le brun passa un bras autour des épaules de son cadet et celui-ci y répondit par le même geste mais autour de sa taille.
Et ainsi enlacés, ils sortirent de la pièce sans même un regard pour le cadavre gisant sur le lit.
Alors qu'ils avançaient, Lin dissimula un petit sourire satisfait. Il était heureux….Car quelles que soient les circonstances, quelque soit le nombre de victimes- et donc d'amants- que Ed accumulait, il revenait toujours vers lui….et ça ne changerait jamais.
Il y avait peu de monde pour les voir sortir de l'immeuble à cette heure matinale et c'est donc sans se presser qu'ils avancèrent calmement dans les rues.
Un peu plus loin, ils virent arriver dans leur direction un passant visiblement très pressé. Lin s'écarta pour pouvoir le laisser passer, entraînant Ed avec lui.
Mais ce dernier ne prêta aucune attention aux gestes de son aîné. Il avait les yeux fixés sur le jeune homme qui était face à eux.
Un corps tout en longueur et en finesse merveilleusement mis en valeur par des vêtements moulants, des mains fines qu'on imaginait sans mal à la fois tendres et fortes, des mains d'artistes mais surtout les mains d'un amant passionné, Ed le devinait rien qu'à les regarder, de longs cheveux bruns avec d'étranges reflets verts, des traits minces mais sans être anguleux, des yeux à se damner d'un violet pur et clair comme une pierre précieuse….et une délicate odeur de musc qui affola les sens hyper développés du blond….
Ed sentit brusquement son désir revenir à pleine puissance alors qu'il venait juste d'être comblé, ce feu dévorant au creux de ses reins se rallumer pour brûler comme jamais.
Alors quand ce magnifique brun passa près d'eux, Ed ne put s'empêcher de se décaler pour le bousculer légèrement.
Tandis que Lin continuait d'avancer, le jeune homme s'arrêta et se retourna pour s'excuser, et Ed se tourna également pour que son regard croise ces perles améthystes. Le brun se figea, comme hypnotisé par la beauté sauvage et le corps tentateur de Ed.
Le blond lui fit un clin d'œil coquin et lécha sensuellement ses lèvres. L'autre rougit immédiatement mais resta fixé sur lui, les yeux fiévreux et la bouche entrouverte.
Mais Lin brisa presque aussitôt leur échange visuel en tirant doucement le bras de Ed et lui murmura à l'oreille.
- On n'a pas le temps pour ça, Ed.
Le blond soupira et se détourna, à regret, mais non sans offrir une moue déçue à ce qui aurait été, il en était persuadé, un jouet particulièrement divertissant.
Malheureusement, Lin l'avait dit. Elle l'attendait et il valait mieux ne pas trop tarder. Il n'avait donc plus le temps de jouer.
Dommage !
A SUIVRE.
Je sais, c'est un peu court mais moi, j'aime particulièrement ce premier chapitre. Ca commence très bien et ça promet pour après.
Vous êtes de cet avis ou non?
Impressions, commentaires, critiques, questions….Une petite review pour nous en faire part ?
Quant à toi Heiji, qu'en penses-tu ?
Tu aimes ce que j'ai fait de notre idée ou pas ?
Motivé, inspiré pour écrire la suite ?
Kiki
Pour la suite...
Elément imposé :
Un perso ( que je te laisse libre de choisir) qui lit un article de journal où il est question des meurtres commis par Ed.
Sondage :
1) Les mots « péché » et « vertu » dans une seule et même phrase.
2) Izumi qui engueule Ed (avec quelques coups pour appuyer ses arguments)
3) La chute d'un perso ou d'un objet ?
