Recoucou les kikinous !
Si peu de review ... J'espère que la suite vous enthousiasmera plus ... :'(
On se retrouve en bas pour des petits mots d'amour quand même 3
Rating : toujours M
Disclaimer : La même ! Grimm ne m'appartient pas, mais c'est une série que je conseille vivement !
Autor : Plum'
Après m'avoir couverte de sa veste déchirée, il me mena hors de la forêt. Il me pencha pour que je me glisse dans une boîte mécanique. C'était un de ces engins vrombissants qu'utilisaient fréquemment les humains pour accéder à ma forêt. Etrangement, je me sentais en confiance auprès de cet être. J'étais déçue que ce ne soit pas son cas.
J'étais sure, en effet, qu'il se méfiait. Son regard n'avait pas perdu sa teinte rougeoyante, et je savais qu'il se tenait prêt à se transformer.
La vision de son corps dénudé et offert au mien s'imposa à mon esprit. Peut-être était-il plutôt aux aguets de cette manière-ci ? Cela m'aurait rassurée.
Son moteur démarra dans un sursaut de ma part. Je me tassais sur moi-même, tentant de me persuader qu'il n'allait pas me faire de mal avec cette étrange chose, mais je n'en étais pas certaine du tout, au fond.
Il me lançait des regards en biais. J'étais recroquevillée contre la vitre grande ouverte, et je tremblais. Je me sentais vulnérable, et j'avais peur.
Cela ne m'était pas arrivé depuis longtemps, et mon corps réagissait de lui-même. Je contrôlais au maximum cette peur qui me tenaillait, de peur de créer une réaction malencontreuse chez mon allié, mais je transpirais la terreur, et cette opération était difficile.
Mes griffes étaient de cinq centimètres plus longues qu'à l'accoutumée, et mes écailles s'étaient déployées sur différentes parties de mon corps. Je parvenais cependant à me contrôler.
Je sentis l'engin accélérer, et la main de Monroe se posa sur la mienne. Il la frotta affectueusement, et je posais mon regard sur lui.
Il fixait la route, les sourcils froncés, et les os légèrement plus anguleux que la normale. J'en déduisis que je ne contrôlais pas chaque aspect de moi, car soi il était sensible à mon côté proie shootée aux phéromones, soit il était effrayé par mon côté prédateur qui s'empêche de sauter à la gorge de la menace. Les deux étaient effroyablement vrais.
Il me caressa la main de la sorte durant tout le trajet, allant aussi vite qu'il lui était possible, et je songeais que c'était pour m'éviter cet état plus longtemps, mais également pour s'éviter de devenir fou avec moi.
Nous finîmes par arriver devant une maisonnette. Elle ne me rappelait pas les infâmes bâtiments que j'avais déjà observés durant mes courtes escapades. Elle était si proche de ma forêt que je m'étonnais de ne l'avoir jamais croisée. Mais elle sentait la nature. Elle était réconfortante et chaleureuse, et je compris que cet être qui me paraissait si humain n'était jamais qu'une bête docile.
Je le dévisageais durant mes réflexions, et je réalisais, en en sortant, qu'il me fixait également.
Il me faisait toujours cette étrange mimique, et je sentis qu'elle signifiait effectivement la joie. Et ce sentiment gonflait mon cœur en ce moment, alors je tentais de l'imiter.
Il parut très surpris, et son rictus s'élargit.
- Alors tu sais sourire ?
C'était donc ça, cette mimique ? Un « sourire » ? Je le mettais dans un coin de ma tête, et tournais le regard. Pensait-il que j'étais stupide ? Ou incapable de ressentir certains sentiments que lui ressentait ?
Je me sentis diminuée. Mais je ne dis rien.
Il avança vers sa porte, mais je ne le suivis pas. Fallait-il que j'entre, dans mon état ? Cette maison m'avait l'air tout ce qu'il y a de plus humains, et de ce dont je me souvenais, les humains avaient tendance à ne pas aimer la nature de la même manière que moi.
Il revint vers moi avec un sourire plus condescendant. Ou indulgent.
- Ça va ?, me demanda-t-il.
Question stupide. Non, ça n'allait pas. Je sentis une vague d'inquiétude me traverser. Je ne voulais plus quitter ma forêt, je voulais sentir les mouvements des animaux, je voulais entendre les arbres vibrer autour de moi, et la nature rythmer mes journées.
Je sentis les larmes me piquer les yeux. Je n'étais qu'un animal. J'avais voulu regagner une part de moi que je n'avais plus depuis longtemps, et je me sentais comme une étrangère.
Monroe avança vers moi et, sans prévenir, il me prit dans ses bras. Il me porta jusqu'à sa porte, sans que je ne proteste. Je n'en avais plus la force.
Mon corps était faible. La dose de sang que je lui avais soutiré ne me suffisait pas, et il fallait que je me nourrisse rapidement. Mais j'étais incapable d'articuler pour le lui faire comprendre.
Il poussa la porte, et entra. Le sol était couvert d'un bois lustré qui me renvoyait mon propre reflet. J'étais toujours bleutée, irisée par mes écailles, et la collerette autour de mon visage était repliée sur elle-même par la fatigue.
Il me posa sur un canapé doux et moelleux, et je me laissais aller à apprécier la douce fragrance que dégageais sa veste, la couverture dont il me couvrit, le canapé, et la maison toute entière.
J'entendis sa voix me murmurer, calme et réconfortante :
- S'il te plaît, reposes-toi pendant que j'appelle mon ami.
J'acquiesçais silencieusement.
Il s'assit un instant sur le canapé à mon côté, et je sentais son regard peser sur moi. Il caressa mon visage avec tendresse, et un long frisson traversa ma colonne vertébrale. Je me sentais tellement bien …
Il se redressa et s'apprêta à partir, mais j'attrapais sa main en me redressant. Il se rassit aussitôt en balbutiant :
- Non, non ! Ne te lève pas ! Tu es épuisée …
Mon regard papillonna. J'étais inquiète. Il me sourit, et posa sa main sur ma joue. Je me blottis contre sa paume, rassurée par cette chaleur. Il descendit lentement sa main jusqu'à poser ma tête sur l'oreiller qu'il m'avait apporté, et s'installa à côté de moi. Il attrapa un étrange gadget, et commença à composer des numéros.
- Allô, Nick ?, entama-t-il.
Je somnolais dans un sommeil éveillé, écoutant à peine ce qu'il disait à son engin. J'étais à bout de force, et outre la faim qui remuait mes entrailles, j'étais fatiguée.
Je me laissais aller au sommeil, blottie contre lui en position fœtale sous mes couvertures.
Je fus réveillée en sursaut par un tintement étrange et sonore. J'ouvris de grands yeux surpris, et je vis que mon réveil avait également fait peur à Monroe, qui se tenait, assis par terre, sa tête devant la mienne sur le canapé.
Le sang lui monta aux joues, et je me demandais ce qu'était cette drôle de réaction.
Il sourit piteusement, et se leva pour se diriger vers la porte d'entrée. Curieuse de découvrir un nouvel ami de sa sorte, je me levais et le suivit.
Il ouvrit la porte, et je me plaquais contre son dos.
- Salut Monroe, souffla une voix, je suis venu aussi vite que j'ai pu, j'étais …
Je me glissais sous le bras de mon protecteur pour regarder son visiteur avec entrain.
A ce moment précis, une rafale de vent s'engouffra dans la maison, et je fus assaillie par sa fragrance.
Mon cœur rata un battement, et avant même que j'ai pu envisager de me contrôler, tout mon corps m'échappait. Je bondis sur les marches de l'escalier de Monroe, derrière moi, et il me suivit. Tout mon corps était couvert d'écailles meurtrières. Mes mains arboraient maintenant des griffes si longues que la naissance de mes doigts et celles-ci étaient maintenant indissociables. Mes yeux étaient obliques, et l'adrénaline courrait dans mes veines.
Mais par-dessus tout, les phéromones. Mon corps tout entier en sécrétait tellement, que le Blutbad se jeta sur moi, et se frotta contre moi, écorchant sa peau gracile.
Je me reculais pour apercevoir le Grimm. Il aperçut mon regard assassin, et braqua une arme sur moi.
Furieuse d'être à nouveau traitée comme une proie par ces bouchers, je reculais encore jusqu'à ne plus pouvoir que grimper sur le mur, et me propulsais jusqu'au bas des escaliers. Jusqu'à lui.
Je me jetais sur lui, si vite qu'il n'eut pas le temps de tirer. Son arme fut jetée dans le jardin du Blutbad, sans qu'il ne puisse rien y faire. Je brandis ma main, dans laquelle une épine trônait, venimeuse et mortelle, m'apprêtant à lui asséner le coup fatal.
Mais Monroe attrapa ma main, ses yeux rouges plantés dans les miens. Mon corps ne sécrétait plus de phéromones.
Le Grimm en profita pour me repousser et attraper quelque chose dans la poche de sa veste, avant de revenir à la charge. Monroe voulut s'interposer, mais j'aperçus l'éclat d'une lame, et je le poussais en même temps que je me jetais en arrière.
Le Grimm revint rapidement à la charge, et je finis acculée, un mur dans le dos. Monroe cria :
- Arrête, c'est elle la dämon feuer !
Mais le Grimm ne s'arrêta pas. Il brandit la chose métallique, et j'attaquais.
Je plantais mes crocs dans son cou, et il poussa un hurlement de douleur et lâchant son arme. Je sentis son sang se déverser dans ma gorge, et une incommensurable douleur me saisit.
Je retirais mes dents de sa plaie dans un cri strident, alors qu'il tombait au sol, attrapant sa plaie pour stopper l'écoulement. Je tombais au sol devant lui, le fixant dans les yeux, des larmes s'écoulant de mes yeux brûlants.
Alors alors ? :D
Vos petits avis de kikinous trop choux ?
J'ai si faim de reviews ... :D
Plum'
