Notes de l'auteur :
Coucou ! Alors voici le second chapitre de Here to stay. Le premier faisait office de prologue et était donc assez court. celui-ci sera donc plus long et sans doute plus intéressant ;) Bonne lecture et n'oubliez pas de poster une petite review ! 3
Here to stay
Chapitre Deux : comment se rapprocher d'un iceberg sans couler ?
Hum…vous vous souvenez quand j'ai dis un peu plus tôt que cette journée s'annonçais bonne ?
Eh ben j'avais tort.
Rien de particulier au boulot pourtant, n'ayant pas encore finis mes études en fac de droits, je travail le soir de Dix-neuf à vingt-deux heures et le lundi et vendredi matin de huit heures à onze heures. Ce qui fait que tous les soirs j'ai le temps d'aller chercher mon petit ange à l'école.
Un ange, elle n'en est apparemment un que pour moi car depuis quelque temps, Yui accumule les bêtises.
Elle ignore les profs et les insultes même carrément dans certains cas ( avec des mots que je ne sais même pas d'où elle les connaît ) et aujourd'hui, elle s'est violement battue avec une petite fille de sa classe.
Comment une fillette de cinq ans peut-elle causer tant de dégâts ?
Ses profs ne la supportent plus, enfin quand je dis profs… à la maternelle c'est plus des surveillants qui veillent à ce que les gosses se tiennent tranquille quand ils jouent.
Le peu de contrôles que passe Yui et qui sont pourtant relativement simple ( genre reconnaître le nom d'une couleur ….) se soldent toujours par des notes désastreuses et pas parce qu'elle est bête, non elle le fait vraiment exprès pour se foutre encore plus de la gueule de ses profs.
Je suis à bout, ça fait déjà deux mois que l'école à repris et deux mois que la Spiritual Gakuen ( oui je sais c'est bizarre comme nom '' l'Académie Spirituelle ) menace d'expulser ma fille. En plus de mon emploi du temps surchargé par mes études et mon boulot, je suis obligé de jouer des mains et des coudes pour trouver un peu de temps aux convocations maintenant habituelles des professeurs de ma fille.
Il est dix-sept heures et je suis en ce moment même dans le bureau du directeur du primaire et de la maternelle de l'école de Yui, un certain Urahara Kisuke. Il arbore des longs cheveux blonds qui lui tombent jusqu'aux épaules et un affreux chapeaux vert strié de blanc. Ce mec me fout déjà la frousse avec son allure de pédophile.
« Kurosaki-san, merci une fois encore d'avoir fait le déplacement jusqu'ici »
Je ne dis rien, je me contente de le fixer, attendant la mauvaise nouvelle qui plane au dessus de ma tête et de celle de Yui comme un épée de Damoclès depuis deux mois déjà.
« ça ne peut plus durer, monsieur, votre fille s'est battue cet après-midi avec une autre petite fille et l'a violement frappé au visage. Un comportement si agressif à a peine cinq ans, ça a de quoi inquiéter. Si on prend en compte en plus les insultes, les mauvaises notes et l'indifférence à l'égard de ses enseignants, Yui risque de devoir quitter notre école bien avant la fin de l'année. »
« Vous voulez dire que vous ne la renvoyez pas aujourd'hui ? »
Il prit un air grave et se pencha sur son bureau, les main jointes cachant le bas de son visage.
« Kurosaki-san, vous êtes jeunes et dans une situation précaire, je sais que devoir changer votre fille d'école risquerais d'être compliqué… »
« impossible vous voulez dire. Je travaille dans un supermarché à mes heures perdues, je n'ai pas du fric plein les poches, c'est déjà dur de payer ses frais de scolarité et cette école est la moins chère que j'ai trouvée. »
Je l'avais coupée en plein milieu de sa phrase, non il ne fallait pas que Yui change d'école, seule celle-ci dans toute la région répondait à mes attentes financières et je n'avais donc pas assez d'argent pour déménager vers une autre école. En plus je ne pouvait pas me permettre d'abandonner mes études et de gâcher l'avenir de ma fille.
« oui je le sais Kurosaki-san, mais comprenez que votre fille ne s'adapte pas du tout à cette école et que si elle continu dans sa voie, elle ne passera jamais le second semestre. Pour cette fois je vais vous faire une fleur et tirer un trait sur ses dernières bêtises, mais faites en sorte que cela ne se reproduise plus. Je ne pourrais rien d'autre pour vous. »
« Urahara-san…je…merci. Merci de lui accorder encore une chance. »
Après un bref salut, je sort du bureau et pars retrouver ma fille qui m'attend dans le couloir de l'école. Elle m'aperçoit et s'apprête à me sauter au cou mais mon regard glacial l'en dissuade. Elle sait qu'elle a fait une erreur, la seule chose qu'elle tient de moi c'est son mental et c'est également la seule chose dont elle aurait pu se passer. J'étais moi aussi un garçon violent dans mon enfance et j'ai fait pas mal de connerie. Apparemment elle compte suivre la même voie que moi.
« Yui, tu es vraiment impossible »
« mais p'a, cette fille m'a volé mon stylo hello kitty »
« et ca en fait une raison suffisante pour te battre avec elle ? Franchement, tu risque d'être renvoyer très bientôt si tu ne t'intègres pas plus. »
« ils sont tous bêtes et méchants, je vois pas pourquoi je devrais faire des efforts si ils n'en font pas eux aussi. »
Elle baissa les yeux et trouva soudain un immense intérêt pour le sol ciré. Elle me rappelait moi quand j'étais au collège, toujours gentil et souriant avec ma famille mais une vraie teigne une fois libérée de l'emprise familiale.
Mais moi j'avais une Bonne raison à cette rébellion de pré-ados, après le décès de ma mère j'étais tombé en dépression, tout me semblait fade et sans intérêt.
Je sombrais dans l'alcool et la drogue chaque jour un peu plus profondément, prisonnier d'un étau de douleur qui se resserre encore et encore et que seul quelques futiles cachets pouvaient apaiser. Les cernes avaient commencé à creuser mes yeux, la fatigue pesait plus lourdes que le plomb sur mes épaules amaigris et tremblotantes, j'étais au bord du gouffre et près à rejoindre ma mère au-delà des nuages, dans un monde sans couleurs ni douleur.
Un soir d'été, la chaleur suffocante avait été une bonne excuse pour m'évader de la maison et réfléchir au moyen d'en finir, tous me semblaient bons que ce soit la pendaison, l'arme blanche ou à feux. J'avais finalement opté pour le plus facile et le plus rapide, et me redirigeais chez moi, vers la cuisine ou m'attendaient dans un tiroir, toute une ribambelle de couteaux aiguisés et dont la lame argenté pourrait m'ouvrir les portes de l'au-delà.
Mais arrivé devant ledit tiroir, devant cette rangée de lames parfaitement alignées, une image surgit en moi, plus aveuglante qu'un projecteur et plus troublante encore de part sa beauté et sa chaleur. Je revoyait la photo de famille prises il y avait un an lors d'un voyage sous les tropiques, dessus figurait mes deux petites sœurs vêtues de leur maillots de bains, enlacées dans les bras de mon père dont le sourire niais éclairait le visage.
Et à côté, moi, en maillot également, penché au dessus de ma petite famille. Ma mère avait disparue de cette image, comme elle avait disparue de ma vie. Bien sûr sur cette même photo affichés dans le salon, elle y était toujours mais en moi, elle s'était volatilisé. Elle m'avait laissé le soin de ses deux filles et d'un père trop enfantin pour être attentif, c'était à moi de diriger la maison en son absence.
Cette pensée me fit à jamais refermer le tiroir. J'y laissai les couteaux et les souvenirs déchirants pour faire de la place pour tous les autres souvenir que j'allais me créer au long de ma vie, sans pensées suicidaires ni dépression.
Mais maintenant je me revoyais à travers cette petite fille qui marchait tête basse à mes côtés. Elle qui n'a jamais connue l'amour d'une mère et qui voit tous les jours ses camarades de classes partir dans les bras de leurs parents tandis qu'elle, n'en a qu'un. Que doit elle ressentir, seule dans la salle de classe à entendre les petite filles parler de la nouvelle robe que leur mère leur acheté ou de ces petit garçon dont le père joue avec eux à la play-station le soir ?
- « Ce soir on mange raclette, ça te va ? »
Je la voit relever les yeux et me sourire de toutes ses dents, la raclette est sont plat préféré et quand je la contemple si triste je sais qu'un bon petit plat la réconfortera toujours. Elle me prends la main et nous sortons de l'établissement. Arrivée à la voiture, elle monte et moi je me retourne pour admirer cette immense bâtisse qu'est son école.
La raclette n'est qu'un moyens temporaire de l'aider, tous seul je ne peux pas m'en sortir et il va me falloir un bon coup de main.
Un autre souvenir bouscule mes réflexions, l'image d'une jeune femme qui fut autrefois mon institutrice au collège, elle m'avait soutenu durant ma dépression et s'était révélée une très bonne conseillère. Elle me donnait en plus des cours en dehors de l'école pour rattraper mon retard, si j'arrivais à convaincre la prof de ma fille de la favoriser et même de l'aider en mettant de côté le règlement en lui donnant des meilleurs notes ou des conseils en plus, peut être ma fille passerait-elle en CP.
Et c'est là que la partie devient facile pour moi, après cette petite'' crise'' passagère de dépression, je m'étais musclé grâce au sport qui me faisait oublié ma solitude et mon chagrin, je pris conscience de l'étendu de l'effet que produisaient mes sourires auprès de la gente féminines, j'appris l'art subtile de la séduction et collectionna les amantes. Le sport de chambre était de loin mon préféré ( bien qu'absent de mon existence depuis quelques années maintenant ) et avant de vraiment tomber amoureux ( devinez de qui…) j'avais séduit et attiré ans mon lit plus d'une femme.
Charmer une institutrice aurait plusieurs avantages. Déjà au niveau de ma fille qui subirait alors obligatoirement le favoritisme de sa prof mais aussi au niveau sentimental, après tous Rukia ne faisait plus partie de ma vie et je ne comptait pas faire vœu de chasteté pour le reste de ma vie. Et puis c'était pas par amour que je ferait ça alors je n'en souffrirais pas.
Décidé, demain je prend un jour de congé sans solde et j'accompagne ma fille à l'école, il faut que je fasse connaissance avec ma future victime. Elle n'a bien sûr qu'un seul surveillant et d'après ce qu'elle me raconte des fois, c'est aussi un prof de lycée ( oui car la Spiritual Gakuen est une maternelle, un primaire, un collège et un lycée). Je ne sais rien d'elle si ce n'est qu'elle est très réputée pour sa froideur et ses capacités intellectuelles supérieurs. Tant mieux, cela rendra le jeu plus distrayant.
Et c'est avec un sourire à la fois pervers et confiant que je monte à mon tour dans la vieille 206 métallisée qui nous reconduis chez nous.
Mardi matin
Le lendemain matin, huit heure pile devant le bâtiment de pierres jaunies, à l'avant poste et près pour la bataille.
Pour l'occasion, mon instinct de séducteur nouvellement réveillé m'avait encouragé à mettre en valeur mes atouts majeurs, à savoir mes yeux noisettes que toutes les filles qualifiaient de '' pénétrant'' ainsi que ma musculature bien développée. Il s'agissait de faire de la première impression la meilleur et celle-ci se base toujours d'abord sur le physique, j'arborais ainsi une chemise sans manche blanche qui laissait apparaître mes bras sculptés et faisait deviner mes abdos superbement dessinés dessous. Non non, ce n'est pas du narcissisme ne de la vanité mais simplement la pure vérité, testée et approuvée par beaucoup de consommatrices jeunes et belle.
La blancheur du tissus contrastait parfaitement avec mon teint bronzé ( étonnant, on dit que les roux ne bronzent pas, je suis la preuves vivantes de contraire ) et faisait ainsi ressortir mes yeux bruns.
Un jean moulant et des chaussures en cuirs, et j'étais paré. C'est ma tenu spécial drague, coûteuse mais irrémédiablement efficace.
« ma puce, papa va aller discuter un peu avec ton professeur, va jouer et surtout sois sage, promis ? »
« d'accord, promis p'a. »
Elle rejoint le rang des enfants qui entrent et je m'aventure à mon tour dans ce lieux à l'atmosphère si juvénile une fois tous les enfants dans leur salle.
Je repère la porte indiquée '' salle plage '' qui accueille ma fille chaque jour.
Oui dans la maternelle, les classe portent le nom de salle plage, forêt, ville, ciel et montagne et sont décorées en fonction de leur nom.
En entrant dans'' la plage'' je peux voir qu'elle porte bien son nom, les mur sont peint d'un bleu de différent tons et de blancs pure qui symbolisent à la fois la mer avec ses vagues d'écume blanches et le ciel parsemé de quelque nuages indiscrets. Le sol en moquette beige est si doux qu'on dirait de sable, il se ramollit sous le pas et nous donne l'impression d'ensevelir nos pied du sable fin, d'ailleurs pour mieux en ressentir les effets, les chaussures sont interdites.
Je retire donc les miennes et les posent à côté de celles des enfants. Je cherche du regard une paire de chaussure féminines et de plus grandes pointure mais aucune ne porte de talons hauts ou n'est faite de beau cuir, il y en a bien une qui doit faire environ du 38 ( loin de la pointure d'un gosse de cinq ans ) mais elles sont bien trop masculines, des baskets usées à force de courir, appartenant manifestement à un sportif.
Une petite idée inquiétante surgit dans mon esprit mais est aussitôt interrompue par une voix grave et froide, presque indifférente et un brin arrogante.
« je peux vous aidez monsieur ? »
Cette question formulé de manière si direct et monotone ressemblait plus à une invitation à dégager rapidement qu'à demander des renseignements.
Je lève les yeux et tombe sur un magnifique regard turquoise, froid comme une banquise mais indéniablement fascinant, de grands yeux aux longs cils l'encadrent et des joues délicates apparaissent également dans mon champs de vision. A qui pouvait appartenir un regard si envoûteur par sa beauté mais repoussant par sa froideur ?
Un jeune garçon, manifestement pas un élève mais qui ne doit pas dépasser le mètre soixante, son visage sérieux et sa manière de se tenir si droit me font dire qu'il est plus âgée qu'il n'y paraît.
Mais le plus surprenant c'est ses cheveux si blancs qu'ils feraient pâlirent de jalousie la neige la plus pure, dressés en pics souples autours de son crâne, on voit bien qu'il n'utilise même pas de gel, mais alors comment avoir des cheveux pareilles alors ?
Ce type est déjà à mes yeux un grands mystère de l'univers. Je sors un sourire éclatant histoire de le mettre en confiance et demande poliment en essayant de camoufler ma surprise :
« oui bonjour, je suis le père de Yui Kurosaki et je cherche le professeur en charge de cette classe. »
« vous l'avez devant vous monsieur Kurosaki. »
…..
….
….
DE QUOIIIIIIIII ?!
Ce cris si charmant n'a heureusement été poussé que dans mon esprit mais apparemment la surprise doit se lire sur mon visage puisque je vois ce garçon ,si petit et si jeune qui se prétend être le professeur de ma fille, froncer les sourcil et me dire d'une façon presque cinglante :
« Je suis Hitsugaya Toushiro, professeur en charge de cette classe et de celles du lycée. »
« mais vous êtes si…si… »
« jeune ? »
« hum..oui. C'est assez surprenant. »
Il ferme les yeux exaspéré et semble débattre intérieurement de mon sort, me renvoyer de la classe à coup de pied bien placé ou faire preuve d'un patience qui semble presque religieuse chez lui.
« Je tient à vous rassurer, j'ai 21 ans et oui, je suis qualifié pour ce boulot, si c'est tous ce que vous vouliez savoir alors je vous prierais de quitter cette endroit s'il vous plaît. »
Je ne me le fait pas dire deux fois, presque à la manière d'un automate, je quitte les lieux.
Je me rappel ensuite vaguement être entré dans la voiture et être reparti à la maison, m'être affalé sur le divan avec une bouteille de bière à la main.
Un homme….
L'institutrice de ma fille est UN instituteur. Ca contrecarre vachement mes plans ça, je sais pas qui mais au ciel quelqu'un doit me détester, entre nous je pense que c'est ma grand-mère, un vrai thon celle-là. Mais là je suis désemparé, je suis loin d'être homo et ne me rapproche même pas de la case bi, déjà que ma copine m'a quitté pour devenir lesbienne alors si maintenant c'est moi qui me met à être gay….
Mais ma fille à bien besoin d'aide et c'est le seul plan qui me vienne en tête…
NON, NON, hors de question, il y a forcément un autre moyens de faire remonter les appréciations de Yui, la réflexion n'a jamais été mon fort alors j'ai dû loupé les autres options.
Oui c'est ça, je vais réfléchir à autre chose, me calmer et tranquillement aller me chercher une ou deux autres bouteilles de bière…ou de vodka.
Le lendemain
Je sors d'un sommeil encore hanté par les souvenir de Rukia, cette peste me gâche l'existence même dans mes rêves.
Enfin bref, j'ai passé la soirée à réfléchir ( muni évidemment d'une bouteille de bière ) à un quelconque moyen de sortir ma fille de son foutu pétrin.
Rien
Le trou noir, le néant.
Pas une seule options n'a retenu mon attention, pourtant j'en avait plusieurs :
- engager un prof à domicile ? Nan, Yui le boufferait tout cru, et puis y'a rien de mieux que de rester enfermé toute la journée pour devenir antisocial.
- Egueuler ma fille après chaque bêtise en espérant qu'elle soit finalement lassée ? Nan, pas le cœur assez dur pour ça.
- tenter de placer ma fille dans une autre classe avec un prof de sexe féminin ? Déjà que j'ai eu du mal à convaincre son putain de principal que, non, ce n'est pas moi qui est appris les mots '' fils de pute '' à ma fille….
- Ne rien faire ….Pas assez efficace…
En bref, pas une seule bonne idée, je savais déjà que je n'étais pas le plus grand cerveaux de la terre mais là…..
J'étais perdu, la tête au creux de mes mains, prêt à pleurer, si je n'avais pas ma fierté masculine, j'aurais déjà fondu en larme.
Mon précieux trésor était-il donc destiné à passer une vie minable, sans éducation, à la rue avec un père incapable de lui payer une bonne école ? Il me restent pas mal d'année avant la fin de la fac, si je réussis bien je pourrais devenir avocat ou juge et je gagnerais suffisamment pour mettre ma fille à l'abris, mais d'ici là que faire ?
J'ai bien voulu demander à Rukia une pension alimentaire mais elle a tout bonnement refusé, j'aurais put la trainer en justice mais cela aurait impliqué de raconter qu'elle m'avait quitté pour ma sœur, et même si ça fait des années que je ne lui ait plus parler, Yuzu ma sœur ne mérite pas de subir ça. En plus je me serais ruiné avec ce procès….
Me voilà donc réduit à la seule option de draguer un homme de la taille d'un gosse de collège aux cheveux décolorés, aussi froid que l'iceberg qui a coulé le Titanic.
« Après tout, je ne suis pas obligé de le séduire, je peux tout simplement devenir ami avec lui et m'arranger pour qu'il s'attache à Yui. »
Oui, ça le ferait, juste une bonne amitié entre garçon, dénudée de romance ou autre histoire à l'eau de rose et j'obtiendrais de ce gamin qu'il accorde quelques avantages à ma princesse.
Quelques heures plus tard
C'est donc regonflé à bloc que je me rendis à nouveau à la Spiritual Académie, ma fille à mes côté me tenant sagement la main. On se serait presque crut dans un de ces mauvais films d'action ou le héro arrive le torse bombé face au danger avec fierté.
Etant donné que l'idée de la séduction a été abandonnée j'ai opté cette fois-ci pour une tenue plus simple et confortable, le genre de tenue de tous les mecs virils : baskets usées, débardeur blanc pour montrer un peu mes atouts, pantalon lâche et peu moulant et une petite touche classe avec des lunettes de soleil perchées sur le nez.
Ma fille semblait comprendre ( ne me demandez pas comment ) que les prochains jours seraient longs et durs pour moi, aussi avait-elle décidée d'accompagner mon look en se mettant elle-même des vêtements mignons et enfantins afin de s'attirer la sympathie des adultes : petite robes rose et blanche ( elle a horreur du rose alors je crois qu'on peut dire qu'elle a pigé que là, il faut qu'elle fasse des efforts ), sandales assorties et petites couettes. Trop mimi !
Je pénétrai à nouveau dans ce sanctuaire qu'est l'école maternelle, bon dieu que je déteste les gosses, il n'y a que le mien qui compte pour moi, les autres ne sont que des mômes bruyants et complètement stupides qui courent partout en fourrant tous et n'importe quoi dans leur bouche.
Ce satané gamin avait intérêt à se laisser amadoué rapidement.
D'ailleurs en parlant du gamin, je le voit arriver suivit d'une femme rousse à forte ( très forte ) poitrine.
Je suis subjugué par la beauté de cette rouquine, elle, elle me plait, j'en oubli presque que je dois m'occuper du gamin.
Une fois cette histoire terminée je pense que je pourrais me remettre à la traque de la belle rousse.
« vous êtes encore là. »
La voix glacial me sorti de ma contemplation, le professeur nain était devant moi, levant la tête pour me fixer durement. Il semblait encore me dire '' dégage '' mais cette fois je ne fuirais pas.
« oui, excusez moi d'être partis si vite hier j'avais un rendez-vous urgent. »
« qu'Est-ce que vous voulez ? »
Franchement si ça n'avait tenu qu'à moi j'aurais répondu '' je veux baiser votre collègue '' mais c'étais pas la meilleur façon de commencer une amitié, non ?
« rien, je viens juste voir dans quel genre d'école va ma fille et quels genre de profs elle a, je suis très curieux quand il s'agit de son bien-être. »
Il haussa un sourcil, visiblement surprit par cette réponse, je n'avais pas trouvé d'autres chose à dire et comme il était vrai que je me préoccupais beaucoup de l'environnement de Yui, j'avais décidé de rester dans cette pièce pour en même temps fréquenter à longueur de temps le petit prof albinos et surveiller ma fille de près.
« bien, alors maintenant que vous êtes rassuré, je vous prierait de quitter les lieux. »
« non. »
« pardon ? »
« je veux m'assurer de mes propres yeux qu'elle ne se bat plus avec ses camarades et apprendre à connaître son prof pour voir si il peut s'en occuper. »
Je l'avais vexé en mettant ainsi en doute ses capacités de prof, il s'apprêtait à me lancer une remarque cinglante lorsque la jeune femme rousse à ses côté lui enfonça la tête dans son généreux décolleté, l'étouffant presque.
« ohhhhhh, capitaine ! C'est si mignon un père aussi protecteur vous ne trouvez pas ! Allez s'il vous plaiiiiiiiit, laissez le rester ! »
Je voyais la masse de cheveux blancs se débattre furieusement contre les seins de la femme, pour finir par crier un son coléreux étouffé et abdiquer. Elle desserra son étreinte et la tête du garçon réapparut d'entre les seins, rouge de colère et du manque d'aire, il lui lançait un regard noir avant de le diriger vers moi.
« très bien, vous pouvez rester ici du moment que vous ne dérangez pas les élèves. »
La femme eut un sourire victorieux et me lança un clin d'œil complice, apparemment ce n'était pas la première fois qu'elle avait le dernier mot avec le blandinet au moyens de ses incroyables atouts. Moi à sa place j'aurais tout donné pour me retrouver dans la position du petit professeur, après tous qu'y a-t-il de mieux que de se faire presser contre une poitrine si volumineuse.
« Matsumoto, il me semble que tu dois encore allez faire cour à la classe de 3ème B, alors dépêches toi d'y aller. »
« d'accord, d'accord, mais soyez gentil avec cet homme. Je vous fait confiance. »
Et ladite Matsumoto repartit en sautillant joyeusement vers le couloir.
« Eh bien puisque tout est réglé, nous pourrions commencer par faire connaissance. Enchanté, je suis Ichigo Kurosaki, le papa de Yui. »
Je lui tendis la main mais il se contenta de grogner et de me répondre après quelque temps d'hésitation.
« Professeur Hitsugaya Toshiro. »
« professeur hein. Pourquoi vous a-t-elle appelé capitaine ? »
Il ne semblait pas vouloir répondre, ne préférant pas dévoiler sa vie ainsi. Une personne peu bavarde, antipathique et imbue d'elle-même vraisemblablement, super ça promet d'être long.
« oh allez, vous pouvez bien répondre juste à ça Toshiro. »
« Professeur Hitsugaya. »
Le ton de sa voix était devenu dur, cassant, à l'entente de tant de familiarité, il allait devoir s'y habituer pourtant, mais cela me donna envi de le taquiner un peu.
« si vous répondez à ma question je vous appellerait par votre titre. »
Si ses yeux avaient été des mitraillettes, je serais transformé en passoire, mais mon arrangement sembla lui convenir et il répondit presque soulagé.
« je suis capitaine d'une équipe de football et elle est l'une des joueuse, c'est tout. »
« un capitaine garçon pour une équipe de fille ? »
« l'équipe est mixte, et ça ne semble poser problème à personne. »
J'avais remarqué que le petit capitaine avait commencé à parler du foot il avait tout de suite semblé moins grognon, bon point, j'ai un sujet de discussion commun avec lui.
« vraiment, elle a un nom votre équipe ? »
« red soul. »
Âme rouge, bizarre comme nom.
Il était du genre à répondre le strict minimum nécessaire mais le sujet de notre conversation semblait lui convenir, je décidai donc de lui faire part de ma passion pour ce sport.
« original comme nom, moi je suis fan de l'OM, je trouve qu'ils ont un vrai jeu de pro. »
« mouais, ils sont plus là à courir sur l'herbe plutôt que jouer, ils n'ont aucune technique. »
« vous avez dû mal les regarder, ils sont incroyables. Au fait c'est quoi le numéro de votre maillot ? »
« Le dix. »
Et la conversation se poursuivit ainsi toute l'après midi, entrecoupée seulement du repas de midi et de quelques interventions auprès des enfants.
Ma fille se tenait à carreaux toute la journée et le soir, en rentrant chez moi, Toshiro semblait me regarder avec déjà moins de dureté. Bon début.
Commentaires de l'auteur :
Alors qu'en avez-vous pensez ? N'hésitez pas à me faire part de vos commentaires. A bientôt dans le prochain chapitre !
