Réponses aux reviews :
Pandite : Déjà merci pour ta review. Pour le suspens, je suis contente de savoir que je ai atteint mon but.
C. Hale : Merci aussi pour ta review. Au départ je comptais laisser les loups-garous, puis je me suis dit que ça risquait d'être un peu compliqué à gérer... Mais je peux te dire qu'il y aura sûrement autant de sang que si les loups-garou étaient toujours là.
Nom de Code : Blackswan
Chapitre 2 :
Look
-Il va vraiment falloir qu'on fasse quelque chose pour tes cheveux.
Guillaume ferma la porte et me regarda en plissant les yeux. Nous étions enfin arrivés à Beacon Hills et nous avions loué une chambre dans un motel à l'entrée de la ville pour 5 dollars la nuit. Nous ne comprenions vraiment pas comment il avait fait pour tenir jusque-là.
-Mes cheveux sont très bien comme ça, merci.
Je roulai des yeux.
-Tu sais bien que je n'ai rien contre tes cheveux, mais ils sont…roux.
-T'as quelque chose contre les cheveux roux ? gronda-t-il.
Je pouffai.
-Mais non, c'est juste qu'il vaut mieux qu'on la fasse discrète, si tu vois ce que je veux dire…
Il fronça les sourcils, signe qu'il ne voyait pas. Je soupirai avant de lui décocher un sourire narquois.
-Moi qui pensais que les renards étaient rusés… (Il roula des yeux.) Ce que je veux dire c'est que t'es cheveux sont…comment dire…voyants ?
-Parce que tes yeux sont moins voyants, peut-être ?
-Tu sais, en général, la première chose qu'on voit chez quelqu'un c'est pas ses yeux…
Il soupira et je compris que j'avais gagné.
-OK, mais tu comptes faire quoi ? Me faire porter une casquette en permanence ?
Mon sourire s'agrandit et il plissa les yeux, suspicieux.
-Non, mon chère Fox, je vais te les teindre.
Nouveau soupire.
-C'est d'accord, mais je choisis la couleur. Et si on trouve des lentilles colorées, t'auras intérêt à les mettre, Odile !
-Si tu y tiens…
J'attrapai nos clés de voiture en lui tirant la langue. Il roula des yeux et m'emboîta le pas hors de la chambre.
Nous posâmes nos sacs sur la table. J'attrapai une chaise, la plaçai sous la caméra de surveillance que j'avais remarquée à notre arrivée et montai dessus. Je sortis mon couteau de la poche de mon jeans et coupai les files de la caméra d'un geste vif. Je sautai à terre tandis que Guillaume versait le contenu de son sac sur le bureau. Je haussai les sourcils.
-C'est pour quoi tout ça ?
-Oh, je sais pas…Je me disais juste qu'éventuellement des cartes d'identité, des permis de conduire et peut-être des cartes de banque pouvaient servir.
Je souris avant de percuter.
-Tu sais faire des fausses cartes de crédits ?! Je savais même pas que c'était possible.
-Tout comme je ne savais pas qu'il était possible d'échapper à des tueurs professionnels et de voler 5 000 dollars dans une banque sans se faire remarquer alors qu'on a que 14 ans.
Je ne pus m'empêcher de glousser. Ce n'était pas pour rien que j'étais toujours en vie quatre ans après l'île. Et si, en temps normal, les chasseurs ne recevaient rien en nous abattant, il me semblait que ma tête avait été mise à prix.
-T'as pas tort…
Je vidai mon propre sac sur le bureau, j'avais quand même pris moins de chose que lui, car la vendeuse me surveillait. J'avais réussi à piquer la coloration châtain clair que Guillaume avait choisie, les lentilles qu'il avait finalement trouvées, des sous-vêtements, et deux t-shirts. J'avais quand même été acheté ma coloration et deux jeans troués, pour faire "bonne figure" (et aussi parce que les jeans ne seraient pas rentrés discrètement dans mon sac).
Je désignai les colos.
-Qui commence ?
-Toi ! répondit vivement Guillaume. On ne sait pas si tu savais faire des colos avant alors, s'il y a un problème, vu que c'est ton idée, ce sera pour ta gueule !
Je secouai la tête en me retenant de rire. J'attrapai la coloration et me dirigeai vers la salle de bain.
-Je te présente la nouvelle Brook Ashford ! fis-je en sortant de la salle de bain et en me plantant devant Guillaume.
Il me dévisagea, les yeux comme deux ronds de flanc.
J'avais étonnement bien réussi ma coloration : je m'étais faite un tie and dye rouge (j'avais naturellement les cheveux noir ébène). Les lentilles marron qu'on avait volées cachaient mes yeux gris orage. J'avais enfilé mon nouveau jeans troué, un croc-top orange fluo dévoilant mon nombril portant l'inscription "No boyfriend, no problem", et mes éternels baskets en toile noir qui -Dieu seul sait comment- n'arboraient aucun trou.
-Brook, t'es super canon !
Je souris. J'allais lui dire que c'était à son tour d'y passer quand ses yeux se posèrent sur l'inscription de mon haut. Il haussa un sourcil avant de demander d'une voix charmeuse :
-Ca veut dire que je te cause des problèmes ?
Je fis mine de réfléchir et me rapprochai de lui.
-Non, puisque tu n'es pas mon petit-ami.
Nouveau haussement de sourcil, aguicheur cette fois. Il m'attrapa par la taille et me colla contre lui. Il posa ses lèvres sur les miennes. Je répondis à son baiser et il passa une main derrière ma nuque. Je m'écartai.
-Et je suis quoi alors ? murmura-t-il.
Il glissa une main sous mon haut et remonta vers mon soutien-gorge. Je le repoussai, en tentant de ne pas rire.
-Tu es une distraction, répliquai-je.
-Si je suis une distraction, alors…
Il m'attrapa par le bras et tenta à nouveau de m'embrasser. Je m'écartai et il tomba sur le lit.
-Je vois très bien ce que tu essayes de faire, grondai-je.
Il m'interrogea du regard tout en se redressant.
-Et qu'est-ce que j'essaye de faire ?
-Tu essayes de me faire oublier que je dois te teindre les cheveux. Ca ne marchera pas, mon vieux.
Il secoua la tête en souriant.
-Démasqué…
Je pointai la porte de la salle de bain.
-Allez, à toi.
-Tu veux vraiment faire ça ? gémit Guillaume.
-Je n'en ai pas plus envie que toi, mais il va bien falloir y aller, répondis-je en rabattant le pare-soleil après avoir vérifié mon maquillage.
Nous restâmes encore quelques minutes à regarder l'école, n'ayant vraiment pas envie de sortir du SUV. Nous avions suivis quelques cours par correspondance, mais nous n'avions plus mis les pieds dans une école depuis des années. Si nous y avions été un jour… J'étais arrivée sur l'île à l'âge de 13 ans et depuis j'étais en fuite. Pas vraiment pratique pour aller en cours. Guillaume, quant à lui était allé sur l'île il y a un peu moins de deux ans. S'il avait été scolarisé avant, il était donc plus avancé que moi. Mais bon, le fait de ne pas être certain de notre âge n'aidait pas vraiment à savoir en quelle année nous sommes censés être.
Je soupirai et ouvris ma portière. Guillaume fit de même et nous nous décidâmes à sortir. J'attrapai mon sac, fis le tour de la voiture et le rejoignis.
En nous dirigeant vers les portes du lycée, je commençai vraiment à me dire que j'allais vomir.
Guillaume dût voir mon expression car il me tira un peu à l'écart pour ne pas gêner le passage et pour qu'on ne nous entende pas. Il tint fermement mes poignets en appuyant plus fort sur celui où était tatouée ma matricule.
-Hé, du calme. Respire. Tu n'as pas peur de tuer des gens, mais tu flippes quand il s'agit d'entrer au lycée. Tu sais que tu es bizarre ?
-Qu'est-ce qui te dit que je n'ai pas peur de tuer des gens ? fis-je d'une voix si brisée que je commençai à croire que j'allais pleurer. J'ai tué des gens par instinct de survie. Parce que je savais que c'était eux ou moi.
Je sentis une larme glisser le long de ma joue. Le jeune homme lâcha mes poignets et me serra contre lui. Je fermai les yeux. Il me caressa les cheveux.
-Souviens-toi que maintenant tu es Brook Ashford, une jeune lycéenne de deuxième année, très douée en sport (Je pouffai.). Tu vis avec ton meilleure ami Guillaume Moor, jeune lycéen de troisième année, très fort en informatique et surtout hyper canon.
Je m'écartai en riant. Il sourit et nous montâmes les quelques marches restantes.
Coucou les gens,
Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ?
A la prochaine,
Bises Psychotiques
