Je t'aime...à la folie
Thème : A la folie, fleurir, coeur et fragilité
2P!Italie du Nord (Luciano)/2P!Allemagne (Karl)
« Mon adoré ! », roucoula-t-on dans la salle.
En pleine réception capitale pour l'avenir de la planète, Karl prit honorablement la fuite. A toute allure !
Ce malade mental d'Italie du Nord le poursuivait encore de ses assiduités.
Karl avait fait l'erreur monumentale de baiser cet allumeur de première dès leur première entrevue.
Moment sensationnel, mais néanmoins terrifiant.
Toutes les nations débloquaient, mais certaines plus que d'autres. Se retrouver menacé d'un couteau par une crevette dégingandé pour réitérer un exploit sexuel possédait un côté flippant, même pour une nation aussi aguerrie et musculeuse que l'Allemagne.
« Je suis fou amoureux de toi ! Prends-moi comme une bête dans la seconde ! Enferme-moi dans ton donjon ! Je suis prêt à endurer tous tes sévices ! »
Luciano avait indéniablement une case en moins. D'après les rumeurs, son instabilité émotionnelle proviendrait d'un traumatisme survenu dans l'enfance. Lequel ? Karl préférait ne pas savoir au vu du résultat, mais sa survie et sa sexualité dépendaient certainement de précieux renseignements sur son prédateur actuel.
Karl ne refusait jamais une occasion de s'envoyer en l'air. Mal lui en avait pris de se laisser tenter par le charme et l'impudeur de l'Italien. La chemise déboutonnée sur le début d'un torse parfait, Luciano avait débité des sous-entendus pervers tout au long du repas ; ceci accompagné parfois de gestes non équivoques. Son érection avait vite grimpé en flèche avec son jeu de pied sous la table. Ses yeux atypiques voilés de rose l'avaient inexorablement attiré.
Vu le phénomène, Karl pensait s'en tirer avec un coup facile dans des toilettes publiques.
Mais non ! Luciano s'accrochait comme une tique à une plaie !
Karl avait juste pris son pied en le prenant violemment contre un mur ! Rien de plus !
« Je t'adore, mon cœur ! »
Luciano ne devait pas se faire tringler tous les jours pour apprécier ses manières brusques.
Pourquoi y avait-il une voie sans issue ?
« Karl, arrête de me fuir !
- Je ne partage pas tes sentiments.
- Comment ça ? »
Luciano avait sorti son fameux couteau pour jouer avec.
« Nous nous connaissons à peine, répondit prudemment Karl.
- Je ne crois pas.
- Les nations n'ont pas de vie antérieure.
- Tu lui ressembles beaucoup trop.
- A qui ?
- A un proche disparu quand j'étais enfant. »
Une cassure nette s'opéra dans l'expression de Luciano. Le chagrin l'emportait sur la démence. Cette fragilité cachée sous des tonnes de dysfonctionnements fleurissait à la surface alors qu'il s'approchait dangereusement de lui.
« Je ne peux pas te le ramener. »
Luciano s'effondra dans ses bras en larmes.
Karl s'arma de toute sa patience pour ramener ce pot de glue jusqu'à la conférence mondiale sans attirer l'attention.
Luciano réussit à le ralentir dans sa progression, lui voler un baiser et lui dérober sa langue.
« Je te suce quand tu veux. »
Karl se répéta mentalement que ce n'était pas une bonne idée de répondre :
« Là, maintenant ! »
Oh ! Il l'avait bel et bien dit. Si ! Il avait creusé sa tombe, tout seul, comme un grand !
A genoux devant lui, l'Italien flattait déjà son sexe gorgé d'envie.
Karl voulut l'arrêter, mais sa main traitresse se crispa dans ses cheveux doux et fins.
Sa bouche chaude et habile s'était approprié son érection conséquente.
Karl se maudissait d'éprouver autant de plaisir avec Luciano. C'était bon de profiter de la faiblesse d'un autre ainsi. Il ne fallait pas oublier qu'il s'agissait de Luciano. Karl rencontra son regard vulnérable, fou et désespéré.
Luciano avait juste l'air aussi paumé que lui.
