« Ah, cette sixième année à Poudlard va être comme les autres » est ce que je pense ce matin, en entrant dans le très célèbre Poudlard Express, qui part, comme d'habitude, à onze heures tapantes. Je pose mes valises sur les portes bagages et m'assois en soupirant un bon coup. Enfin.
-Accio Livre des Potions tome 7.
Pendant que le livre volette tranquillement jusqu'à moi, j'en profite pour mettre mes écouteurs. Héhé, faut pas croire, en fait c'est juste pour faire semblant que je n'entends rien. Et ça marche chaque année : des gens rentre, et je joue le jeu du « je n'entends rien je ne vois rien je ne dis rien », et je finis par apprendre des choses parfois insoupçonnées. Un exemple ? Oh, vous en aurez bien plus tard. Tiens, des folles qui passent en courant et en riant comme des pétasses dans le couloirs. Ca viens tout juste de me donner une idée… Niark niark niark. Ah, les folles passent dans l'autre sens en gueulant. Sûrement qu'elles appellent leur « Siri d'amûûûr ! ». Vraiment, parfois il m'arrive de penser que je les plains. Mais ils profitent de leur célébrité, alors c'est franchement quand ils sont dans un cas désespéré.
« La potion de chance, Felis Felicis, est a un niveau moyen sur l'échelle de la difficulté. La plus dure à faire reste sûrement, et à juste titre, la potion de Mort Sucrée, qui est composée de trente-six ingrédients, sans compter les ingrédients de base, comme le bézoard et l'asphodèle. Les composants les plus durs à trouver sont la fleur de kakachou, qui ne fleurit qu'une fois par mois et un seul jour bien précis. Le lys rouge, qui pousse seulement sur les falaises arides du Sahara. Le scarabée bleu, qui est noir mais qui devient turquoise une seule minute sur une décénie, c'est pourquoi il faut y être préparé et lui lancer un sort de gellation. Il y aussi— »
BAM !
Je tourne la tête vers l'origine du bruit et… Yeurk… Manque de régurgiter mon petit-déjeuner. C'est vrai quoi, les quatres visages des Maraudeurs sont collés à la vitre de mon compartiment avec des grimaces incroyables. Mordant ma lèvre inférieure pour ne pas rire, j'ouvre la porte d'un geste de baguette, et ils tombent sur le sol, suivit d'une cascade de cheveux, d'ongles, de bras et de jambes, communément appelée des « fangirls », ou « poupoufisées du dimanche ». Ils se relevent précipitemment et je lance un sort qui fait apparaître un mur invisible entre eux et les pouf-poufs, qui s'écrasent à leur tour. Je suis décidement la meilleure. Et les quatres cons, essouflés, se tournent vers moi avec la bouche entre ouverte et les yeux globuleux. Ce fut trop pour ma pauvre lèvre et j'explose de rire, à tel point que ça en fait tomber mon livre sur le sol ou je me roule et me tenant les côtes et en pleurant de rire.
-HAHAHAHAHA [tape sur le sol avec ses poings] GYAHAHAHAHA ! […] YEK YEK YEK ! Haha… Haaa… Vive le peuple.
Et eux, qui me regardent tranquillement remonter sur la banquette et reprendre ma lecture, toujours avec des gueules de poissons encore vivants entrain de sécher au soleil. Ma-gni-fi-que. Me lançant des regards perplexes et un peu affolés, ils s'asseoient sur la banquette en face de la mienne. Sirius Black, juste dans mon champ de vision, me fixe dans les yeux pendant deux secondes et me fait un sourire en coin suivit d'un clin d'œil. Pas conne pour deux sous, j'hausse un sourcil ironique et me replonge dans ma lecture, passionante au demeurant. Semblant vexé, Black s'assoit à côté de moi et pose une main sur la mienne. Je relève le regard et plante mes yeux dans les siens. Il pose son autre main sur ma joue et me la caresse. Il se penche vers moi, lèvres légèrement tendues, et…
-On peut savoir ce que tu fous, Black ? T'as pas déjà assez de poupoufisées qui te colle aux basques, il te faut aussi les filles qui ne s'intéressent pas à toi ? Quoique, on doit être à peine deux, si ce n'est moins, c'est-à-dire que je ne sortirais jamais avec toi-même si t'étais le dernier mec sur terre et qu'il fallait faire survivre la race humaine. Goodbye, remballe ta bave et va t'asseoir. T'es dans mon espace vital, là, t'avais pas encore compris ?
La machoire sur le sol, les gros yeux, il me regarde mettre ma musique en marche. Ah, un bon petit « Slash Killer », et toutes mes pensées s'envolent. Ca fait du bien un peu de musique. Je finis ma page et la tourne, toujours aussi calme, et Black, l'air toujours aussi con, me fixe. Enfin, si vous voulez mon avis, et même si vous le voulez pas, il n'a pas que l'air d'être con, il l'est. Il referme la bouche, mais me fixe toujours autant. Je vais vraiment finir par lui foutre mon poing dans la gueule.
-T'es frigide, lesbienne, ou totalement dans ta bulle ?
Je le regarde avec mes yeux noirs, les indifférents, parce que c'est ceux qui marche le mieux, et lui réponds d'un ton morne :
-Pas vraiment frigide, totalement dans mon espace vital, c'est pourquoi je te demanderais de bouger de cette place. Et si tu veux savoir, non je ne suis pas lesbienne. Enfin, autant que je sache. Quoi que…
Potter rit et me fait un grand sourire avec un pouce levé. Je lui fait un clin d'œil et on rit encore une fois. Sirius, ne comprenant plus rien, revient à sa place initiale, et Potter en profite pour s'asseoir à côté de moi. Je referme mon livre, dévoilant l'insigne des Serpentard sur mon débardeur noir, et le fait voler jusqu'à ma valise. Potter passe un bras autour de mon cou et me frotte les cheveux avec son poing.
-T'a pas changé depuis notre enfance ! s'exclama-t-il. Ha ha ha ! T'as vraiment toujours ton putain de caractère !
Je passe un bras autour de ses hanches et lui offre un sourire tout en dents et gencives.
-Et toi alors, je peux très bien te dire la même chose ! Change-moi ces lunettes, un peu ! fais-je en prenant doucement la monture dans ma main gauche.
Il gonfle les joues comme un gosse et fronce les sourcil, les yeux pleins de fausse larmes contenues. Je dois dire que s'il faisait du théatre, il aurait vraiment une bonne note.
-Mais-euh, c'est fait pour me donner l'air intelligent… Pour Lil—
-Ah non, fais-je en mettant une main devant sa bouche. Pas de discours sur ta Lily adorée, on l'a déjà entendu trop de fois.
Remus acquiesce en soupirant. Là, je les plains, parce qu'ils partagent le même dortoir depuis six ans, et depuis six ans, ils ont droit au speech « Ma Lily bien-aimée, elle va tomber amoureuse de moi un jour, et bla bla bla ». Bon, vous vous demandez sûrement ce que fait Potter à enlacer une Serpentard, pas vrai ? Je sais, ne dites rien, je suis la meilleure. C'est bien simple : James Potter est un cousin très éloigné au troisième degré par alliance. Pour simplifier, on va dire que c'est un cousin, ça évite les embrouilles. Et vu qu'on est de la même famille, en quelque sorte, vous vous doutez bien qu'on a quelques point communs. Eh bien, faut pas croire que parce qu'il est a Gryffondor qu'il n'est pas diabolique : c'est avec lui que je faisais les pires blagues étant petite. Pourquoi je n'ai pas reparlé avec lui depuis ? Bah, j'en sais rien, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise…
Au fait, je peux vous tutoyez ?
-D'ailleurs, fais-je en plissant les yeux avec un grand sourire bien sadique, qui sort avec qui dans ce compartiment ?
James hausse un sourcil et me regarde. Je lui fait un autre clin d'œil et il sourit à son tour. Sirius, toujours sous le choc de tout à l'heure, ne réagit même pas. Ce qui n'est pas le cas de Remus, qui rougit brusquement. Je glisse ma main libre sur ma bouche et James fait de même.
-Ku ku ku ku ku… rigolâmes-t-on avec des airs de conspirateurs qui viennent de trouver le plan du siècle pour la connerie… Du siècle.
Et croyez-moi, ça ne présage rien de bon !
Dans mon coin, tout contre la fenêtre, je regarde, non, j'observe, les imbéciles s'agiter dans tout les sens en rigolant à des blagues nulles. Oui, j'observe, parce que ces quatres cons sont une espèce tellement rare qu'il faut retenir le plus d'infos sur eux. Sirius rappelait à James son premier exploit sur un balais ce dernier lui dit que c'était aussi cette fois-là qu'il avait eu son premier baiser. A douze ans ? Il est en retard, ce type. Et dire que c'est mon cousin… Ah, je m'en désolerais presque. Presque.
-Mais dis-moi, fit Remus qui avait retrouvé des couleurs normales, d'où vous vous connaissez ?
-On est co—
-Secret professionnel, coupais-je James. Et toi, d'où tu le connais ?
Remus re-rougit et gratte le derrière de sa tête en regardant le sol avec un rire nerveux. Hm, si il agit comme ça, on peut croire des choses…
-Quoi, il t'a choppé dans une position compromettante avec Black ? demandais-je, très sérieuse, avec un sourcil haussé plein de curiosité.
Ledit Black s'étouffa avec sa salive et me fixa avec des yeux de merlants frits.
-Vu vos regards, je vais vraiment finir par croire que c'est ce qui s'est passé… soufflais-je, abasourdie.
Lupin se lève précipitemment en secouant les mains, toujours aussi rouge, et en babillant des trucs incompréhensibles. Quelqu'un du passer dans le couloir car il ouvre la porte du compartiment et en profite pour sortir à toute vitesse. Niark-ark-ark. Je referme la porte d'un coup de baguette, et me tourne vers Black en croisant les jambes.
-Eh bien, que penses-tu de cela, Siriusss ? fais-je en sifflant.
-J'en pense que tu as raison.
J'hausse mes sourcil avec un « Vraiment ? » qui signifit clairement que cette histoire m'intéresse au plus au point. Je m'appuie sur mes genoux et me penche vers Black avec des yeux tout brillants. « Dis-moi touuut ! » qu'ils semblent sûrement s'exclamer.
-Ne dis surtout pas à Remus que je te l'ai raconté, mais en fait, le premier jour des cours, je suis rentré dans Remus et il s'est étalé sur moi. James, qui passait par là on ne sait pas pour quoi…
-Il devait sûrement sécher, fais-je remarquer.
Là je reconnais mon cousin !
-… Nous a vu. Le truc, c'est que Remus était callé sur mes hanches et James s'est mis a hurler de rire. C'est comme ça qu'on s'est connus, tout les trois. Autant te dire qu'au début, c'était carrèment chaotique.
Ah ça, il ne sait pas à quel point je m'en doute. Ah, ça me rappelle cette bonne vieille soirée de la Répartition…
Flash-back-niark-niark
Après avoir partagé mon compartiment avec un associal brun et une pile rousse parlante, je descends du Poudlard Express. Suivant le couloirs d'élèves et la forte voix qui appelle les premières années, moi comprise, je m'avance pas à pas vers l'école. De tout mes côtés, les voix nerveuses ou faisant semblant d'être décontractées m'emplissent les oreilles. Et pour être franche, j'ai une sainte horreur de la foule. Eeh oui, je suis une Sang-Pur agoraphobe.
Ca fait les pieds aux autres Sang-Purs qui pensent que tout les nés de sorciers sont parfaits, et moi ça me fait rire.
Que je suis méchante… Certes, mais au moins, je suis réaliste.
Ah, nous voilà à la traversée du Lac Noir : ce qui veut dire rigolades et noyades en prime. On va bien s'éclater, je sens. Mon grand-frère m'a dit que chaque années, il y avait au moins deux débiles qui tombait dans l'eau glacée et fortement sombre. Je grimpe dans une des barques, aidée par un blond lune aux yeux gris… Sûrement un Malfoy. Je le remercie en hochant de la tête et il me fait un petit sourire.
Traduction : « je sais que tu es une Sang-Pur, et s'il y a des chances que tu me vois comme un bon parti potentiel je veux bien t'épouser. » C'est tellement facile à décripter que ça m'en désole encore plus que les jours de soleil. Je m'assois à l'arrière de la barque, et le supposé Malfoy vient s'asseoir à côté de moi.
Oulala, s'il continue de me coller, il se prendra mon pied à un endroit très sensible et finira à l'eau.
Je tourne mon regard indifférent vers lui et hausse un sourcil. Il semble comprendre, car il fait une moue et se décolle un peu de moi. Ouf. Devant nous, Julius Parkinson et Marcus Zabini sont lancé dans une discution apparemment paaationnante sur l'économie et les profits boursiers de leurs parents. Le genre de truc franchement barbant, vous pouvez me croire. Supposé-Malfoy me tends la main avec un grand sourire presque amical.
Presque est la différence.
-Lucius Abraxas Malfoy, enchanté. Et tu es.. ?
Je prends sa main dans la mienne et lui donne une poignée de main.
-Sins Seventy. De même.
Il rit discrètement et ça me fait hausser un sourcil. Vous je sais pas, mais c'est toujours un peu chiant les gens qui font ça juste devant vous, et sûrement en pensant à vous. Il va vraiment finir à l'eau.
-Tu n'est pas très bavarde, n'est-ce pas ? me fit-il.
-Effectivement. Je n'aime pas parler pour ne rien dire.
Il me regarde, sourire en coin, et acquiesce. Faut croire qu'il est pas aussi con qu'il ne parait au premier coup d'œil. Tant mieux pour lui, sinon il aurais du commencer à sérieusement se poser des questions sur sa future descendance. Qu'il n'aurais pas eu. On descend des barques et Malfoy me tends encore une fois sa main, que je prends, encore une fois. On marche, silencieusement et à côté, jusqu'à Poudlard. Une vieille femme, McGonagall, nous emmène devant les portes de la Grande Salle et nous fait attendre quelques temps, juste assez pour se présenter et discuter un peu.
-Suivez-moi, fait-elle en revenant avec son air de coincée.
On entre alors, et les élèves, soit nous fixent, soit nous applaudissent. On se retrouve en petit groupe devant le choixpeau, qui se met à chanter horriblement. Je me demande comme Dumbledore et les profs font pour supporter ça chaque années. Sur le coup, je les plains. McGonagall nous sort une liste d'on ne sait où et la Répartition commence. Un petit moment passe, puis :
-Malfoy, Lucius.
Il me glisse un clin d'œil et s'avance, droit et tout fier, et s'assoit sur le tabouret. Mac Gonagall lui pose le choixpeau sur la tête, qui finit par l'envoyer à Serpentard au bout de même pas trois secondes. Plusieurs élèves passent, et c'est enfin le tour de mon cousin, James Potter. Le choixpeau n'hésite même pas et l'envoie à Gryffondor. Il passe à côté de moi et me fait un petit sourire, auquel je réponds. La famille, c'est sacré, après tout.
-Seventy, Sins.
A la table des Serpentard, mon grand-frère et ses amis se mettent à hurler comme des malades, et finissent par se prendre un regard noir de Mac Gonagall. Je m'avance et m'assois sur le tabouret.
« Ho ho, en voilà une jeune fille intéressante ! » croasse le choixpeau.
« Vous parlez un peu trop fort à mon gout, vous voulez pas baissez d'un ton ? Parce qu'à ce rythme là, je vais sérieusement finir par avoir une migraine plombée. Et je tiens à ma tête, merci.
-Et bien, tu as du répondant ! Hum, tu es assez intelligente pour Serdaigle, et aussi assez courageuse pour Gryffondor, mais bien trop flemmarde… réfléchit-il.
-McGonagall serais fortement indignée si elle vous entendais parler comme ça. Imaginez un peu le choc : un bout de tissus de plus de mille ans qui parle comme des jeunes des rues. » Semblant ne pas m'écouter, il continue de murmurer.
« Tu es vraiment rusée, impassible, mais tu ne donne pas l'impression d'avoir un balais dans le c..
-Coccyx.
-C'est pourquoi, tu va gentiment rejoindre ton frère, à… »
-SERPENTARD ! hurle-t-il, quasiment dans mes oreilles.
Note pour plus tard : lancer un sort dévié du Ridiculo et qui le ferait parler moins fort. Ca servira. Me levant du tabouret, je m'avance vers la fin de la table des serpents, habituellement réservé pour les dernières années. Mon frère, grand sourire niais et bras levés en signe de victoire, s'est remis à hurler comme une fan hystérique, ses amis autour de lui sont dans le même état. Je m'avance toujours vers lui, les yeux fermés, et sûrement un bon paquet de personne nous regardant. Je me poste juste derrière lui, et…
SHBAM ! (fait mon poing sur son crâne).
-Wouaïe, ça fait mal, Sins !
Je lui fais un signe de main éloquent, et il se déplace pour me laisser m'asseoir. Et me voilà coincée entre deux quatrièmes années, à savoir mon grand-frère et Regulus Black, qui me salue justement en m'ébouriffant les cheveux.
-Black, arrête de suite ou tu te prends ma baguette dans un de tes orifices.
-Mais c'est pas ma faute ! Ton visage impassible n'a jamais réussi à me laisser indifférent, tu le sais bien…
Je soupire. Ces types-là sont de véritables gamins. Les gens qui nous entoure commencent d'ailleurs à se poser des questions sur nos relations, ça se voit… Bon, on va éclaircir un peu tout ça.
-Grand-frère, tu me passe le poulet ? C'est pas parce que ton meilleur ami me dégoute déjà que ça va m'empêcher de manger. Et toi, Black, arrête de te bidonner ! dis-je prestement.
Soupir une nouvelle fois. Mon frère me passe le poulet en question, et je m'en sert une bonne part que je mâche consciencieusement. Et Black, au lieu de se servir dans le plat, chippe dans mon assiette. Je mets un autre morceau dans ma bouche, et ma fourchette viens se planter a deux millimètres des doigts de Regulus, qui palit considérablement. Toute la table se tourne vers nous, et certains semblent même penser que je viens vraiment de lui planter dans la main. Je fixe mes yeux noirs dans les gris pétillants –habituellement, là, il tiennent plus du délavé- de Black.
-On. Ne. Touche pas. Mon assiette. Compris ?
Il acquiesce frénétiquement et je récupère mon couvert. Le dîner se finit tranquillement, et Black n'ose même plus me regarder. Je me marre. Quand les préfets appellent les premières années, je n'y vais pas, ou plutôt je ne peux pas, car mon frère me pose comme un sac à patates sur son épaule.
-ERA ENVY SEVENTY ! REPOSE-MOIIII ! j'hurle en frappant son dos avec mes poings.
Et en plus il se marre ce con ! J'y crois pas ! McGonagall arrive en trotinant au bruit qui commence à envahir le précédant silence, et se plante devant mon frère et toute sa clique, les empêchant d'avancer. Me tortillant sur son épaule, je me retourne, faut un petit triple saut suivit d'une danse marocaine et un petit mouvement de ventre plus tard, atterit sur ses épaules, en position assise, les jambes de chaque côtés de son cou.
-Monsieur Seventy, vous êtes prié de reposer Miss, euh…
-Chui sa sœur.
-Miss Seventy, car elle doit aller avec les autres premières années.
Toute leur troupe se met à rire et je soupire en posant mes mains sur le crâne de mon frère, ma tête appuyée sur mes paluches. Regulus, clairement fixé par son petit frère –ils se ressemblent tellement que c'est impossible de pas savoir qu'ils sont de la même famille-, arrête de rire et fait un clin d'œil à McGo.
-Vous savez, professeur, c'est pas comme si on comptait la violer.
-C'est clair, approuvais-je. De toutes façon, ils seraient morts avant même que cette pensée ne franchisse le seuil de leur cerveau atrophié. C'est à peine s'ils pensent, alors vous imaginez un peu. Bon, fis-je en claquant mes mains sur les joues de mon frère, c'est pas tout, mais nous on y va. Tchaa~w !
Flash-back-niark-niark The EEEEND !
Quoi qu'il en soit, le Poudlard Express vient de s'arrêter, et on se fait bousculer par tout les gnômes qui passent. Enfin, eux se font bousculer, moi je plâne tranquillement au dessus de leur tête. Ca sert, finalement, d'être douée en Sortilèges.
