SALUT, APRES LE PROLOGUE, VIENS LE CHAPITRE 1.
JE VOUS RAPPELLE QUE CETTE FICTION SE FERA ESSENTIELLEMENT DU PDV D'EDWARD !
ON SE RETROUVE EN BAS. BISOUS ET BONNE LECTURE.
Je me réveillais, sachant très bien où je me trouvais, et ce que j'allais faire. À vrai dire, mes journées se ressemblaient depuis quelque temps. Tout était identique, machinal. Je me levais, m'habillais, et restais chez moi. Seule, la visite de mes auxiliaires de vie me tenait compagnie, mais peut-on parler de compagnie, quand vous connaissez déjà votre futur ? Pour moi, tout était tracé, et bel et bien fini.
Après avoir bu un bon petit café, je pris ma canne, car ce n'était rien de plus. J'étais dépendant et handicapé de cette chose. Je me mis donc assis sur mon canapé, enfin, tentais de m'y asseoir, non sans, comme habituellement, me cogner, et attendais mon auxiliaire de vie. J'essayais de me vider l'esprit, comme à mon habitude. Je ne pouvais faire que cela, d'ailleurs. Que faire d'autre, quand votre envie de vivre n'est plus ? Le courage, seul lui reste, uniquement pour votre famille. Si je n'avais pas eu les miens, il y a bien longtemps que ma vie ne se serait terminée.
J'étais installé sur mon divan, attendant mon aide, ou plutôt mon boulet pour le couloir de la mort. Je n'avais pas désiré cela, mais étant aveugle, je devais y bénéficier. L'attente allait être longue. D'ailleurs, en parlant d'heure, combien de temps me restait-il à attendre ? J'aurai bien pris ma montre, spécialement conçu pour les aveugles, mais l'envie me manquait. Et puis, je n'avais plus la volonté, ni même le désir de quoi que ce soit. Je ne voulais plus rien faire.
- Hey, salut mec, me salua mon cousin.
- Emmett, ce n'est pas parce que tu as un double de chez moi, que cela te donne le droit d'entrer quand bon te semble ! Le réprimandai-je.
- Il a raison, Ed, m'informa Alice, qui, je pouvais aisément le deviner, se trouvait derrière Emmett.
- Bon, vous avez fini, vous deux ? Je n'ai pas envie de vous voir, ni même d'entendre vos jérémiades.
- Tu n'as envie de voir, ni d'entendre personne.
- Raison de plus ! Insistai-je.
- Edward ! Me sermonna Alice. Je te prie d'être poli. Je sais que ce n'est pas facile, mais fais au moins un effort.
- Pas facile ? Tu es marrante, toi ! Je ne vis plus depuis ce jour. Je nous ai tué Al !
- Edward, stop ! Cesse de ranimer le passé. Tu n'y es pour rien.
- Alice, la grondai-je.
- Edward, arrête ! D'ailleurs, ce n'est pas aujourd'hui que ta nouvelle auxiliaire de vie, doit venir ? Tenta mon cousin
- Celle-là, ou une autre, qu'est-ce que ça change ? Elle finira comme les autres, conclus-je.
- Edward, mec, tu es désespérant ! Se plaignit-il.
- Blablabla ! Me moquai-je.
- Edward, je te prie de rester poli ! Commença Alice.
- Laisse-le, Ali, le coupa Emmett. Apparemment, il ne comprend rien !
Je ne relevais pas. C'est eux qui ne comprenaient rien, ils ne me comprenaient pas.
- Oui, c'est ça ! Bon vent ! Les chassai-je.
Soudain, un rire me parcourut jusqu'aux oreilles. Je connaissais très bien son propriétaire.
- Pourquoi ris-tu ?
- Emmett, pourquoi ris-tu ? Répétai-je.
- Si tu voyais la tête d'Alice, lança-t-il pour simple réponse.
- Je me fous de sa tête, tout comme de la tienne. Maintenant, allez-vous en !
- Sûrement pas ! Si tu voyais comment tu t'es fringué aujourd'hui ! Non, mais regarde moi cela, tenta-t-elle, en voulant m'ôter mon pull.
- Alice, lâche-moi ! Me débattis-je.
- Edward, voyons !
- Alice, laisse-le ! Tu vois bien qu'il n'y plus rien à faire, l'informa mon très cher cousin.
- Merci, Emmett ! Le remerciai-je.
Lui, au moins, me comprenait, ou semblait comprendre mon désarroi. Peut-être faisait-il semblant de me comprendre, mais cela m'était égal, tant que j'avais ma liberté.
- Non, mais comment peux-tu laisser passer cela ? Ces habits sont les mêmes qu'hier.
- Tu vois bien qu'aujourd'hui, cela ne sert à rien de trainer ici. On reviendra ce soir !
- Alice, écoute Emmett, la repoussai-je.
Où était-il ? Pourquoi ne répondait-il pas ?
- Emmett ! Commençai-je à paniquer.
- Tu aurais pu te changer ! M'intima ma sœur.
- Je n'en avais pas très envie.
- T'es-tu lavé au moins ?
Ils ne comprenaient donc pas ? Soit, s'il fallait que je crie pour me faire obéir, j'étais prêt à le faire.
- Laissez-moi tranquille. Pitié !
- Trop tard, dit Emmett, en revenant près de nous.
- Quoi ?
- Edward, ton pire cauchemar vient d'arriver. Tâche de ne pas faire avec les autres. Comporte-toi bien, et garde-la. Sinon, c'est la maison de repos !
Soudain, sans que je ne réfléchisse aux les propos d'Emmett, la sonnette de la porte de mon domicile, retentit. L'aide à domicile était donc bel et bien là. De toute façon, je devais tenir quelques heures, tout au plus. Si cette femme, était comme les autres, cela n'allait pas durer. Je détestais ma condition, et n'avais qu'une hâte, la rejoindre. Ma vie n'était qu'un éternel gâchis.
VOILA, CE PREMIER CHAPITRE EST ENFIN FINI. LE DEUXIEME PROMET D'ETRE AUSSI BIEN. SINON, VERDICT ? DOIS JE CONTINUER ?
