Réveille et douleurs.
Lucius Malfoy descend dans les cachots avec sa charge sur son épaule, les bras du survivant ballotants dans le vide. D'un signe de tête le bras droit de Voldemort fait signe au gardien d'ouvrir la porte de la cellule, celui-ci obéit, faisant grincer les gonds malmenés par l'humidité, et regarde étonné le jeune homme évanoui.
Il a déjà vu cette tête-là quelque part, mais où ? Se demande le mangemort. Bah ! Tant pis ça lui reviendra. Pour l'instant il contemple le jeune homme endormi et se dit que Voldemort les attrape de plus en plus jeunes.
-Tu n'y touches pas, menace Malfoy en toisant le gardien au regard inexpressif. Le premier qui entre dans cette cellule sans mon autorisation est un homme mort, est-ce que tu as compris ?
Le maton ne répond pas mais il baisse la tête. Mieux vaut montrer profil bas devant le blond car celui-ci a la réputation d'être intransigeant et il n'hésite pas à se servir de sa baguette quand on lui désobéit.
Lucius Malfoy entre en plissant le nez. L'odeur est horrible, le mélange de sang et d'urine sans parler de tout le reste, lui donne envie de vomir.
L'homme pose le garçon sur le sol du cachot et d'un geste de sa baguette enroule autour de ses fins poignets des bracelets d'acier qui le maintiennent fermement assis contre le mur crasseux et suintant d'humidité de la petite pièce. Ici pas de fenêtre, rien que des murs gris et sales. D'un dernier geste de sa baguette Lucius Malfoy bride la magie du garçon qui ne peut plus se défendre.
-Monseigneur, pourquoi donner ce privilège à Lucius ? demande Rodolphus Lestrange dans la salle du conseil pendant que le blond est absent. Je peux m'en occuper, moi, de ce gamin insupportable, dit-il en saluant son seigneur et maître.
-Contestes-tu mes ordres, Rodolphus ? demande le lord suspicieusement. Tu sais que je n'aime pas ça, continue le lord en faisant tourner sa baguette entre ses doigts fins et blancs.
-Non, dit l'homme en déglutissant. Je dis que Potter sera à vos genoux dans très peu de temps si je m'occupe de lui. Je connais des tortures très efficaces, je peux lui faire avouer tout ce que vous voulez seigneur.
-Et crois-tu être le seul dans ce cas ? Veux-tu que je te fasse tâter de ma baguette pour voir si mes sorts sont moins puissants que les tiens ? Rugit le mage noir devant l'effronterie de Lestrange.
L'homme se courbe en deux comme pour s'excuser, et recule sans quitter des yeux la main qui tient la fine baguette, il sait qu'il est allé trop loin. Le mari de Bellatrix se tourne vers la porte, et avant de la franchir reçoit un doloris qui le fait hurler de douleur. L'homme roule à terre et mord ses lèvres jusqu'au sang.
Les mangemorts présents dans la salle ne bougent pas. Pas un n'aurait l'idée de s'opposer au lord noir s'il veut rester en vie. Après que l'homme se soit évanoui sous les nombreux doloris et ait été transporté hors de la salle, le seigneur des ténèbres demande à Lucius qui vient d'arriver, de s'approcher.
-Est-il réveillé, Lucius ?
-Non, pas encore, monseigneur, répond le blond aux yeux gris acier. Je crois que le sort que vous lui avez jeté a été un peu trop zélé.
-Oui, quelquefois j'oublie ma force mon ami, réplique l'homme avec un mauvais rictus. Nous allons attendre demain matin et s'il est toujours endormi … et bien je le réveillerais moi-même. Tu m'accompagnes, n'est-ce pas Lucius ? Nous aurons ainsi le plaisir de voir de la peur dans son regard.
Voldemort sourit, oh oui ! Il veut être présent quand ce satané gamin ouvrira les yeux, voir son air ahuri, se délecter de sa peur et de ses tremblements, entendre les cris sortir de sa gorge. Oui il lui tarde d'être à demain.
Après avoir salué le lord, Lucius Malfoy se rend dans ses quartiers. Ce soir il reste ici. Il sait que Voldemort se lèvera de bonne heure pour tourmenter le garçon et pas question de le laisser seul dans la cellule avec lui, dieu sait de quoi il est capable.
Sept heures du matin. Les deux mangemorts descendent l'escalier menant aux cachots, vêtus de leur robe noire, baguette à la main. Un sourire malveillant sur les lèvres du seigneur noir indique à Lucius Malfoy que l'homme cruel devant lui est prêt à torturer.
Voilà une heure qu'Harry est réveillé. Un mal de tête lancinant lui vrille les tempes. Le jeune sorcier essaie de se mettre sur ses jambes, mais avec le sol glissant ce n'est pas aisé. Après une énième tentative il s'arrête, épuisé. Les chaînes autour de ses poignets lui font mal et laissent déjà des traces rouges.
-Bon là il est mal ! Ouais il est dans la galère. Non mais quel idiot parfois ! Utiliser sa magie, alors qu'il est relié avec Voldemort. Putain c'est pas vrai, mais quel con ! Il aurait dû y penser.
Le jeune homme regarde autour de lui, il n'y a pas de fenêtre et l'air vicié du cachot le prend à la gorge et le fait tousser. Mais le pire est le sang qui se trouve partout, sur les murs et le sol, qu'une petite loupiote éclaire faiblement. Tâches noires anciennes et rouges sombres et d'autres encore plus fraîches. Il n'y a pas encore le sien mais il sait que ce n'est plus qu'une question d'heures, si ce n'est de minutes, pense-t-il en entendant la porte s'ouvrir dans un grincement sinistre.
-Hé bien, Lucius ! Nous n'aurons pas le privilège de réveiller monsieur Potter, dit narquoisement Voldemort. Il a bien gentiment daigné ouvrir les yeux avant notre arrivée. Peut-être devrais-je lui apprendre les bonnes manières tu ne crois pas ?
-Je vois ça, ce gamin ne fait rien comme les autres, dit froidement l'homme blond. Toujours à les narguer, ajoute-t-il.
Harry ne répond pas aux provocations, il plante son regard dans celui du mage noir et esquisse un sourire sarcastique. Il sait qu'il devrait se retenir mais c'est plus fort que lui, il ne leur laissera pas le dernier mot. Pas question !
Voldemort lève sa baguette et d'un sort informulé oblige les chaînes à tirer sur les poignets d'Harry pour le relever et le plaquer contre le mur froid et rugueux. Lucius garde son air froid. Le gamin n'a pas bronché, pourtant il sait que ça fait mal puisque ses bras sont étirés au possible et que ses pieds ne touchent pas le sol.
-Ca ne te fait pas rire, foutu mangemort Malfoy ? Crache un Harry trop téméraire en regardant l'homme aux yeux gris. Tu te sens fort à deux contre un ? Et toi Voldemort tu as si peur de venir seul que tu l'as amené avec toi !
-Tu avais raison Lucius, ce gamin est insupportable et égocentrique. Voyons si quelques doloris vont lui apprendre la politesse envers ses aînés.
Le premier sort vient du lord, un sort puissant qui l'atteint en pleine poitrine. Le jeune sorcier serre les dents à s'en mordre la langue, ses doigts se tendent ainsi que ses jambes mais il ne crie pas. Quelques longues et interminables minutes plus tard, cela s'arrête. Harry reprend son souffle et se retend quand il voit le blond lever sa baguette sur lui.
La douleur est horrible quand Lucius lance le rayon, pire que ça, le jeune homme se laisse glisser le long du mur mais les chaînes le retiennent et ses bras s'étirent douloureusement, ses jambes se mettent à trembler, et le sang coule de sa bouche meurtrie.
Troisièmes doloris, de Voldemort celui-là. Un gémissement sort de sa gorge et sa tête tape le mur derrière lui à plusieurs reprises, ses lunettes tombent par terre. Ses lèvres sont en sang et le liquide coule le long de son menton, tâchant sa chemise déjà trouée.
Au bout d'une heure le lord s'arrête, pas la peine de tuer le gamin, il n'en n'a pas fini avec lui. Il veut l'entendre crier et supplier, il veut le voir à genoux, complètement détruit.
Après que la porte de la cellule se soit refermée Harry essaye de ne pas bouger, chaque geste lui arrache un gémissement de douleur. Le jeune homme pose sa tête sur un de ses bras et reprend une respiration normale, lentement, comme le lui à appris le professeur Snape pendant qu'il l'entraînait dans la salle sur demande.
Ses bras étirés lui font de plus en plus mal, la porte s'ouvre de nouveau et un léger rayon sur les chaînes lui permet de poser ses pieds par terre. Qui que ce soit Harry le remercie silencieusement. La porte se referme doucement, sans un bruit cette fois-ci.
Le soir ce sont des cris qui le réveillent dans le cachot à côté du sien. Enfin il suppose que c'est le soir car rien ne lui permet de l'affirmer et d'après ce qu'il entend il n'aimerait pas être à la place du prisonnier. Mais qu'est-ce qu'il raconte ! bien sûr qu'il est à sa place, n'est-il pas enchaîné contre ce mur ? Ne vient-il pas de se faire torturer par deux mangemorts en puissance ? Enfin surtout par Voldemort car Malfoy n'a lancé qu'un sort contre lui. Est-ce que le blond lui réserve une autre surprise encore plus douloureuse !
Des sons plus violents lui parviennent de la cellule, des rires fusent à chaque cri du malheureux. D'après ce qu'Harry entend, l'homme se fait violer par plusieurs mangemorts. Les paroles graveleuses des hommes ne laissent aucun doute sur ce qu'ils sont en train de faire. Est-ce là le genre de tortures qu'ils lui réservent ?
Harry se redresse, non sans mal mais il y arrive. Merde ! Et ses lunettes qui sont tombées. S'il demande à Voldemort de les lui remettre sur le nez, est-ce qu'il va le faire ? Se demande Harry en partant dans un rire nerveux en imaginant la scène.
-Bien ! Résonne la voix du seigneur noir dans le cachot. Je vois que notre petite séance de doloris n'a eu aucun effet sur vous, monsieur Potter, alors si nous passions à la vitesse supérieure, qu'en dites-vous ?
Harry sursaute, il ne les a pas entendus entrer. Comment ont-ils fait d'ailleurs ? Le jeune homme redresse le buste. Ne pas faire voir qu'il a peur, ne pas leur donner une raison de se foutre de lui.
-Vous avez fait vite, ironise le survivant. Je vois que vous appréciez tellement ma présence que vous ne pouvez plus vous en passer !
-Lucius, à toi l'honneur mon ami ! Ne le tue pas évidement, il serait dommage de perdre notre divertissement aussi vite.
-Je vous emmerde ! Hurle Harry aux deux hommes en faisant s'envoler des postillons ensanglantés. Je vous aurais un jour et vous crèverez à petit feu sous ma baguette.
-Si tu réponds aux questions que nous allons te poser, alors peut-être te laisserons-nous tranquille aujourd'hui, demande Malfoy, magnanime.
-Plutôt crever ! Posez-moi toutes les questions que vous voulez je ne répondrais pas, dit Harry sans faillir, même en sachant qu'ils vont encore le torturer. Vous perdez votre temps si vous croyez même que je vais vous écouter. Je ne dénoncerais personne.
-Comme tu veux, répond le lord, c'est toi qui vois jusqu'à quel point tu peux endurer la souffrance. Mais avant laisse-moi te dire une chose Harry Potter. Crois-tu que les membres de l'ordre se soucient de toi ? Non, je ne crois pas, tu es juste une arme dont ils veulent se servir pour me tuer. Mais bon en attendant il me faut ces renseignements. Alors dis-moi qui est le gardien de l'ordre du phénix ? Qui en est membre ? Qui est envoyé pour les missions et enfin qui est espion pour eux ?
-Va te faire voir, Tom, ricane le Gryffondor, inconscient de la fureur du lord.
Lucius s'approche d'Harry et d'un geste sec, lui arrache sa chemise, qu'il jette par terre. Puis sa baguette se pose sur son torse et descend lentement.
-Tu vas souffrir, gamin, murmure le blond. Tu devrais parler et dire ce que tu sais, continue Malfoy tout en sachant qu'Harry ne parlera pas.
Lucius souffre pour le gamin. Pour ne pas attirer l'attention sur lui, il joue le jeu, mais dans l'ombre il se prépare et agira quand tout sera prêt. Il en veut aux membres de l'ordre qui n'ont pas su le protéger, maintenant le gamin va lui en vouloir encore plus d'être ce qu'il est. Par Merlin ! Que des idiots ! Pourquoi l'avoir enfermé au square ! Là ils ont tout gagné !
Ledit gamin ne répond pas et se tourne vers le mage noir. La lueur qu'il voit dans les yeux de l'homme ne lui dit rien qui vaille.
Le blond ne s'est pas trompé, le gamin a souffert, même sous le doloris pourtant tempéré qu'il lui a jeté. Mais Potter a tenu bon, il n'a pas crié, ni hurlé, ni supplié comme son maître s'y attendait. Les rayons atteignent le survivant jour après jour, semaine après semaine. Celui-ci s'affaiblit mais ne plie pas et ne supplie pas. Les coups le meurtrissent, mais Voldemort fait attention de ne toucher aucun organe vital. Il tient à le garder vivant, il a d'autres projets pour lui.
Voilà trois fois aujourd'hui que face de serpent réanime le maudit Griffondor, il s'est acharné dessus et cette fois il ne peut le faire revenir à lui. Celui-ci a de nouveau glissé le long du mur, de nouvelles blessures zèbrent la chair de son torse et de son ventre. Le sang s'écoule le long de son corps, ses lèvres sont des plaies béantes à force de les mordre.
Les sorts étaient tellement violents qu'Harry a plus d'une fois senti son corps partir dans les ténèbres. Sa tête bourdonne de plus en plus et ses oreilles font un bruit étrange. Il ne sent plus ses membres tellement ils sont douloureux, la souffrance fait partie de son quotidien. Jamais Snape ne l'avait préparé à ça !
C'est la nuit ou le jour ? Harry ne sait plus, il a perdu la notion du temps. Il est là depuis hier, ou depuis une semaine, ou depuis un mois. Il ne sait pas, et puis le mal de tête ne l'aide pas vraiment à se souvenir. Il n'en peut plus, combien de temps va-t-il tenir ? Ses poignets lui font mal, la chair est à vif et infectée.
Jour après jour ils sont venus, heure après heure ils sont passés. Soit pour le torturer soit pour le narguer, ou pour lui dire que ses amis l'ont abandonné, qu'il n'est qu'un pantin entre leurs mains et un jouet entre les leurs.
Le jeune homme est pris d'une nausée qu'il ne peut pas surmonter, il a juste le temps de se pencher sur le côté pour soulager son estomac. Il a soif et faim, qu'est-ce qu'il ne donnerait pour un peu d'eau ! Voilà des jours et des jours qu'il n'a rien mangé de consistant. Quelquefois une main secourable glisse entre ses lèvres un morceau de pain à la sauvette ou une brioche et parfois un peu de jus de citrouille.
Le survivant sait qu'il s'agit du gardien, c'est lui aussi qui a allégé le poids de ses chaînes le premier jour de détention. Pourquoi fait-il ça ? De plus il prend un risque énorme, si Voldemort s'en rend compte l'homme est mort. Le sait-il ? Sur l'ordre de qui agit-il ? Autant de questions sans réponses, mais un jour il saura, car ces morceaux de nourritures le maintiennent en vie.
La porte s'ouvre de nouveau. Voilà quatre fois qu'ils sont venus le torturer aujourd'hui, il n'en peut plus. Pas encore, pense le jeune sorcier. Qu'on le laisse tranquille, qu'on lui foute la paix ! Pourquoi s'acharner sur lui ?
Cette fois-ci Voldemort est seul, l'homme a un regard mauvais, presque fou. Harry a peur, Malfoy n'est pas là et jusqu'à maintenant c'est le blond qui tempérait son maître en temps ordinaire. Que va-t-il se passer s'il ne vient pas ?
-Enfin seuls, monsieur Potter ! s'exclame le lord en pointant sa baguette vers lui. Rien que nous deux, et cette fois tu vas parler de gré ou de force. Tu vas avouer, tout, même ce que je ne veux pas savoir !
Et merde ! pense Harry qui n'a même pas la force de se lever. Là je suis foutu. Il n'a pas sitôt fini sa phrase qu'un sort l'atteint en pleine poitrine et le fait suffoquer de douleur. Ses jambes se tordent et il sent ses os craquer, et pour la première fois, Harry hurle. Il hurle de toute la force de ses poumons, jusqu'à s'en faire claquer les cordes vocales.
Mais le mage noir ne s'arrête pas là, l'homme ne pense plus aux questions qu'il doit poser et aux réponses qu'il doit recevoir. Non, il est là pour torturer, pour le plaisir d'entendre hurler le gamin qui lui tient tête depuis un mois. L'homme aux cruels yeux noirs se délecte des sons de douleurs. Voir se tordre le corps devant lui est jouissif, à son regard.
Un autre rayon, rouge celui-là, provoque une brûlure sur la peau du Gryffondor, s'étendant du ventre jusqu'à ses cuisses. Des lambeaux de chairs se détachent et le sang coule de nouveau. Harry hurle sans s'arrêter, il voudrait être mort, il voudrait mourir, là maintenant, et ne plus avoir à subir tout ça.
L'homme, souriant, détache son prisonnier qui tombe dans un bruit mat sur les déjections qui se trouve sous lui. Puis s'agace de voir le gosse encore lucide après tout ce qu'il vient de recevoir. Comment peut-il résister ? Voldemort pointe sa baguette sur Harry et le déshabille complètement. Peut-être que la seule façon de le soumettre est de l'humilier.
Le jeune sorcier, à plat ventre sur le sol, panique. Il sait ce que Voldemort à en tête. Il sait pourtant que l'homme ne prend pas part aux viols des prisonniers avec ses mangemorts, alors pourquoi maintenant ! Il l'entend s'approcher et jeter un sort de propreté. Putain, non ! Pas ça ! Harry entend un pantalon qu'on déboutonne et un souffle qui s'accélère, le lord se penche et amène vers lui les hanches du Gryffondor.
-Je vais te prendre, Harry Potter, je vais jouir dans ton corps et y laisser mon empreinte et ce, tous les jours autant de fois que je le veux. Tu vas devenir ma chose, à chaque fois que je voudrais me soulager je viendrais te voir et tu te pencheras pour mieux me laisser te baiser.
-Jamais je ne serais ta chose. Tu devras me tuer pour ça, espèce de malade ! Arrive à articuler le jeune homme.
La porte du cachot s'ouvre sur un Lucius Malfoy hautain. Ce qu'il voit le répugne mais il ne laisse rien transparaître. Pourtant voir le lord le pantalon ouvert devant Harry le rend fou de rage.
-Lucius, si tu me déranges pour rien tu sais ce qui t'attend ! Menace Voldemort. Qu'y a-t-il ? Parle !
-Les émissaires de Greyback sont ici, seigneur, et ils commencent à s'énerver qu'on les fasse attendre. Ils menacent de partir et de rejoindre l'autre camp si on continue de leur manquer de respect.
-Ces loups-garous sont trop susceptibles, Lucius, de plus ce n'est pas une heure pour venir, dit le lord en se rajustant tout en se levant. Reste ici mais ne le touche pas, il est à moi, ordonne l'homme en sortant de la cellule.
Harry retombe brutalement sur le sol crasseux laissant un cri sortir de ses lèvres. Après s'être assuré que son maître est parti sous le faux prétexte qu'il a inventé, Lucius enlève sa cape et en recouvre le garçon qui frissonne.
-Nous partons, Potter, pouvez-vous marcher ?
-Encore une de vos blagues, Malfoy ! Arrive à articuler Harry avec grand peine.
-Non, je n'ai pas le temps pour ça, quand il va se rendre compte qu'il n'y a pas de loups là-haut, il va être furieux. Et là je ne donne pas cher de notre peau. Alors ?
- Je crois que j'ai les genoux brisés, désolé ! dit Harry narquoisement.
-D'accord je vais vous porter. Essayez de ne pas crier, le gardien va nous couvrir et nous ouvrir les portes. Nous transplanerons une fois que nous serons dehors.
-Pourquoi je dois vous faire confiance ? C'est encore un coup tordu, vous vous êtes mis d'accord pour me rendre fou !
-Pas le temps de discuter, je vous expliquerais plus tard. Mais sachez que j'avais prévu de vous faire sortir d'ici. Cela se fait un peu plus tôt, je ne pensais pas qu'il en arriverait là.
Le blond sort dans le couloir et rejoint le gardien qui les attend et qui leur fait signe de le suivre. Après quelques longs passages les deux hommes se retrouvent à l'air libre et disparaissent dans un léger tourbillon. Peu de temps après le gardien mangemort fait la même chose, il ne tient pas à subir les foudres de Voldemort. Et surtout maintenant il doit mettre sa famille à l'abri.
L'homme soupire, soulagé. Il a prévenu Malfoy à temps. Encore un peu et il était trop tard. La dette qu'il avait envers le survivant est réglée. Il se souvient encore du jour où Harry Potter a sauvé son fils qui se trouvait dans la forêt interdite pour un pari stupide entre gamins.
Des idiots, ces Poufsoufles ! Surtout quand des bêtes dangereuses rôdent dans les bois… et quoi de plus dangereux quand des Acromentules se jettent sur tout ce qui passe à leur portée, surtout si ce sont de jeunes enfants appétissants. Heureusement que le jeune homme insomniaque était dehors à ce moment-là et qu'il a sorti Travis de là.
Lucius brouille les pistes derrière eux. S'arrêtant souvent dans des endroits inconnus et retransplanant immédiatement ne laissant aucune chance à ses poursuivants de le rattraper. Enfin s'il y en a !
Il est sept heures du matin, voilà déjà deux heures qu'il fait divers trajets avec le jeune homme sur l'épaule. Bien sûr que c'est pénible et que le jeune sorcier souffre mais il se doit d'être prudent, il en va de leurs vies.
Lucius sait où il va, voilà quelques jours qu'il a tout mis en place. Enfin, encore un ou deux problèmes à régler et tout sera prêt pour qu'ils soient complètement à l'abri, Potter et lui.
^o^o^
Relu et corrigé par Aurysadik.
