« Inazuma Three Go – Wind of Rebirth »
Lordess Ananda Teenorag
Titre : « Inazuma Three Go – Wind of Rebirth »
Auteur : Lordess Ananda Teenorag
Série : Inazuma Eleven Go
Genre : Adventure, Supernatural, Comique, Frienship, Family, Romance
Résumé : Les Trois d'Inazuma ont toujours été un mythe. Les Inégalables, les Uniques – les Légendaires. Arion Sherwind, lui, n'avait que sa passion du foot. Jamais il n'aurait prévu que ses amis et lui entreraient dans la légende.
Personnages principaux GO : Arion Sherwind (Tenma Matsukaze), Victor Blade (Kyousuke Tsurugi), Riccardo Di Rigo (Takuto Shindou)
Personnages référents : Mark Evans (Mamoru Endo), Axel Blaze (Shuya Gouenji), Jude Sharp (Yuuto Kidou)
Personnages : Tous les autres.
Pairings : Variables et multiples.
Résumé : Il haïssait le football, et par-dessus tout, il haïssait Arion Sherwind. Mais c'était parce que sa passion pour eux était grande, au fond.
Personnage principal : Qu'entre le Lancelot des Ténèbres et sa Lame plus tranchante que l'obscurité ! Victor Blade (Kyousuke Tsurugi) fait son heure de Bad Boy…
Personnages : Qui dit Victor, dit Vladimir (Yuuichi). Les frérots Blade, donc. Puis Arion, forcément.
Pairing : Léger Arion Sherwind (Tenma Matsukaze) x Victor Blade (Kyousuke Tsurugi).
Note : (Pourquoi Victor a-t-il les yeux triangulaires ? Aurait-il une parenté lointaine avec Caleb Stonewall ?)
~…~
Inazuma Go Two : Autant en emporte le Vent
~…~
…
Passé.
Terrain de foot.
…
Je le hais.
Intenses – splendides – ses yeux de lynx sauvage déchiquettent déjà l'ennemi.
« Les gens comme toi me font vomir. Ceux qui prétendent connaître le football… »
Cet ennemi a le visage d'un garçon doux et tranquille : en apparence… sans histoire. Mais ses sens aigus ont repéré son étincelle d'amour pour ce sport honni : et son odorat maudit déjà la senteur de son innocence.
Je le hais. Je voudrais le…
« Rien ne m'énerve plus autant que les gens comme toi ! »
Il tire violemment – dans ce ballon noirci par des années de culpabilité. C'est une bonne correction que l'autre mérite, pour être aussi stupide. Oh, il ne le brisera pas : il anéantira simplement sa volonté d'aimer le foot, c'est tout. Il sait mesurer sa force, ce n'est pas la peine de le réduire en charpie, juste de lui faire peur.
Personne – personne – ne mérite d'être blessé à cause d'un sport stupide.
« Je crois qu'on va s'arrêter là. »
'Le gamin devrait avoir compris. Ça lui servira de leçon.'
Inerte, un corps repose sur le sol – en proie à la douleur de son châtiment.
Mais l'instant d'après, un regard gris plonge au fond de son âme.
« … ! »
'Mais comment peut-il se relever ?! J'ai pourtant mis de la force…'
Intenses – ces prunelles grises deviennent argentées de volonté : et même lui, Impérial du Cinquième Secteur, est brièvement troublé par un tel éclat.
'Où trouve-t-il le courage de…'
…d'encore aimer le foot, alors que moi-même...
…je l'ai perdu ?
Soudain, l'irritation le gagne – et la colère le traverse.
« Mais pourquoi, hein ?! Pourquoi, tu aimes autant le foot ?! »
La rage le consume, et il manque de peu de le briser pour de bon.
…
Présent.
Hôpital.
…
Certains disent que le Vent a tourné.
Que bien des êtres se sont laissé emporter par lui, dans l'espoir de retrouver leur âme dans cette révolutionnaire envolée.
Autant en emporte le Vent – mais qui sait jusqu'où Sherwind pourra les entraîner ?
'Un cœur si innocent… est-il plus apte à traverser les tempêtes qu'un Impérial Chevalier ?'
Beaucoup ont toujours peur de son ombre d'Impérial – même dans leur équipe (surtout dans leur équipe, en fait). Mais lui s'en fiche : il a quelque chose à accomplir, et peut-être que ce garçon – ce garçon étrange et doux, qui porte le nom du Vent et vole plus loin que lui – pourra l'amener là où il veut aller.
'Arion Sherwind.'
Sa route se mêle inextricablement à la sienne, comme un zéphyr qui enveloppe ses ténèbres.
« C'est un ami à toi, Victor ? »
« Oh, Vlad. »
Les yeux de son grand frère sourient – de douceur protectrice. Certains disent que le Lancelot des Ténèbres perce ses ennemis de ses prunelles de lynx, avant de les transpercer de sa Lame : mais lui se sent toujours nu face au regard bienveillant de son aîné !
« Comment tu te sens, aujourd'hui ? »
Victor sait mieux que quiconque la volonté qui dort dans ce corps inerte : car c'est un supplice de le voir emprisonné entre ces quatre murs blancs, comme enchaîné à ce fauteuil roulant – qui ne le quittera peut-être plus jamais.
'Comment peut-il encore sourire ?'
« Je suis vraiment content de voir que tu t'entends bien avec tes coéquipiers. Il a l'air très gentil. Pourras-tu me le présenter, un jour ? »
« Je ne l'aime pas du tout ! »
Presque trop vite – il a crié.
« … »
Beaucoup trop vite.
C'est ce que disent les yeux de son frère, qui sourient de plus belle.
« C'est vrai, ce mensonge ? »
La douceur de son unique confident l'enveloppe – et perce, à son tour, le secret qui naît en son cœur.
« Oh, et la prochaine fois… pourquoi ne pas venir ensemble ? Je serais tellement heureux de pouvoir parler avec lui ! »
« Ouais ouais. »
Il a choisi de détourner le regard. Peu importe le nombre d'ennemis et d'alliés qu'il a transpercés de ses yeux de lynx : c'est la partie sans armure de son cœur, qui n'est pas à l'abri de bien plus redoutables attaques que la violence. Une partie de son cœur est tendre, et s'il la confie sans peine à son grand frère, il a encore peur de la montrer à un autre que lui.
« Victor, tu viens ? »
Le garçon aux mille nuances du vent lui sourit : et c'est comme une brise fraîche qui le caresse, aujourd'hui. Car s'il y a dans ses yeux la même gentillesse que l'étreinte – quasi physique – du regard bienveillant de son grand frère, s'y peint subtilement l'innocente ignorance de ceux qui touchent autrui sans le vouloir. Vladimir a raison : Arion est bien un ami…
« J'arrive. »
…mais il n'est pas nécessaire de le dire à haute voix.
'Arion. Grâce à toi… j'ai retrouvé mon football, au-delà de mes ténèbres, et à l'intérieur d'elles. Je peux te suivre en paix, en sachant mon frère avec moi, et mon football en moi.'
L'Impérial voit le Vent, qui au loin, en emporte autant. Il emporte les choses, les sentiments, les cœurs. Il emporte les peines, les joies, les douleurs : et offre l'envol d'une nouvelle route à suivre.
« Dépêche-toi ! »
Ce garçon sourit – cette fois, comme la lumière : et emporte, dans son Zéphyr, une parcelle de son secret – caché dans son cœur, dans ses Ténèbres.
Autant en emporte le Vent.
