Bonsoir !

Voici le premier chapitre de cette nouvelle fiction. Le prologue ayant été légèrement... triste, je vous mets tout de suite en garde que même si cette fiction est classée dans la rubrique "Romance", elle sera aussi très noire et dramatique, donc ne vous attendez pas à des belles histoires d'amour toutes roses et à des personnages parfaits, ce sera loin d'être le cas, même si depuis toujours j'ai un faible pour les happy-ending... Mais bon la fiction étant loin d'être terminée...

Bref, après cette petite mise au point, je vous souhaite une bonne lecture !

Si1verEye : Je voulais tout d'abord te remercier pour ta review qui m'a fait très plaisir. Et je vais m'empresser (Après un moment j'en conviens) de répondre à tes questions.

Tout d'abord, tu as raison, beaucoup de personnages ne sont pas canoniques et sortent complètement de mon imagination. Pour les autres questions, je ne peux pas vraiment te répondre puisque les chapitres ne sont pas encore écrits, ni même encore pensés à vrai dire... Néanmoins, je peux te dire que n'aimant pas forcément beaucoup la période Craig non plus (j'ai encore regardé Casino Royal et Quantum of Solace il y a deux semaines et vraiment je n'accroche pas), à l'exception de Skyfall que j'ai, il est vrai, adoré, je ne me baserai pas outre mesure sur l'histoire. Il n'y aura pas de vraie référence (sinon à une scène précise du film) ni même vraiment d'intégration de mon personnage principal dans l'Affaire Skyfall. J'utilise juste les personnages (Q, Bond et peut-être M ou Silva, à vrai dire ces chapitres n'étant même pas à l'état d'ébauche je ne peux pas vraiment dire encore) que je mêle à une intrigue indépendante.

Bref, après ce pavé, je te remercie encore une fois pour tes compliments, je suis heureuse que tu aimes mon style d'écriture et j'espère que l'histoire réussira malgré tout à t'intéresser. Sur ce, à bientôt j'espère ! ;)


Drame

Un violent coup de tonnerre fit vibrer la ville de Londres, alors que la pluie se mettait lentement à tomber. En quelques secondes, le bitume clair s'assombrit, et les gens n'ayant pas de parapluie désertèrent les rues. Ce fut justement le moment que choisit une jeune femme pour sortir d'une boutique de robe de mariée avec une de ses amies. En moins de temps qu'il en fallut pour le dire, ses vêtements furent imprégnés et elle leva la tête en ricanant légèrement, alors que son amie à son bras tentait de la tirer à nouveau à l'intérieur du magasin qu'elles venaient de quitter.

- Tu plaisantes, Leïa, je viens d'y passer quatre heures avec toi !

- Mais il pleut, Ani !

- Comme quatre-vingt-dix pourcent du temps en Angleterre, Darling… Maintenant, suis-moi, on va retrouver Aidan.

A l'entente du nom de son fiancé, Leïa cessa instantanément de se plaindre et devança presque son amie pour se diriger vers le passage piéton. Amusée, la dénommée Ani la suivit, maugréant dans sa barbe inexistante un « C'est Ahri, crétine », qu'elle avait déjà répété plus d'un million de fois à son entourage. Alors qu'un bus s'arrêtait pour laisser passer le flot de passants, une série de coups de feu s'éleva sur leur droite. Alors que chacun se figeait, Leïa serra la main d'Ahri dans la sienne, lui lançant un regard affolé. Et alors qu'une nouvelle rafale troublait les cris de panique, chacun se baissa pour se protéger des balles.

- Appelle Aidan et demande-lui de venir.

La blonde lança un regard à son amie au moment où elle rabattait sa capuche sur ses cheveux châtains parsemés de mèches cerise. Comprenant ce qu'elle s'apprêtait à faire, elle se saisit derechef de son bras, le serrant jusqu'à lui faire mal.

- Non, Ahri, ne fais pas ça…

Surprise de la voix brusquement suppliante, la brune tourna la tête pour croiser les yeux bleus brillants de larmes retenues. Sentant son cœur se serrer d'appréhension, prête à flancher, elle se dégagea gentiment, ouvrant sa veste en cuir pour se saisir d'un Walker automatique.

- Mets-toi à l'abri dès que possible et appelle-le.

Et, sans lui laisser le temps de protester ou de tenter de la convaincre de rester – ce qu'elle aurait vite réussi à faire – elle se releva au milieu de la foule qu'une alarme stridente semblait avoir réveillée. Et alors que la population fuyait les abords du grand hôtel qui venait d'être braqué, elle s'en approcha en maudissant mentalement les voleurs : il fallait que cela tombe sur sa journée de congé, et que ce soit un délit qui n'entrait pas dans le panel dont elle avait l'habitude de s'occuper…

- Bordel, Aidan, pourvu que tu arrives vite, je vais avoir du mal à m'en occuper seule…

Elle eut à peine le temps de finir sa phrase qu'une troisième rafale s'éleva, faisant définitivement fuir le peu de personne encore présent sur les lieux. Se plaquant contre un kiosque à journaux, Ahri grimaça quand le présentoir près de son visage vola en éclats, et malgré son réflexe de tourner la tête, elle sentit un éclat de métal lui entailler la peau de l'arcade à la joue droite. Du coin de l'œil, malgré le sang qui commençait à se mélanger à ses cils et à sa sueur, elle vit un Bobby s'approcher, mais un simple coup de feu suffit à le descendre. Alors que deux personnes s'évanouissaient à la vue du cadavre, elle cria pour empêcher un second de s'avancer à son tour. Mais ce fut trop tard, et il tomba, inanimé sur le sol. Au loin, elle entendit les sirènes de police s'élever et elle remercia Dieu intérieurement de les avoir fait intervenir si vite. Ayant également entendu le vacarme caractéristique des forces de l'ordre, les voleurs se mirent à tirer en tous sens. Se laissant glisser légèrement pour être hors de portée, Ahri essuya le sang de sa tempe avant de se pencher sur sa droite pour tirer : une chance que même hors de son service elle garde son arme chargée…

En trois coups, elle mit un homme à terre, mais elle n'eut pas le loisir de recharger, un civil tombant à terre juste devant elle. Rengainant son arme, elle s'approcha et s'accroupit pour prendre le pouls de l'homme, plaçant deux doigts dans sa nuque tout en gardant un œil sur le hall barricadé.

- Tenez bon, je vais essayer de stopper l'hémorragie.

Déjà aux portes de la mort, l'homme la regarda d'un air terrorisé alors qu'elle plaçait une main sur son thorax, appuyant le plus possible un morceau de tissu déchiré sur la plaie, ne tenant pas compte du craquement sinistre des os fragilisés par l'impact.

- N-ne –me… laissez p-pas…

Sentant la détresse de l'homme, elle lui prit la main, cherchant à le réconforter alors que les sirènes des ambulances se joignaient à celles de la police. Et quand les crissements de pneus caractéristiques des forces armées se firent entendre, elle soupira, baissant la tête en la secouant légèrement. Ses mèches châtain volèrent un instant alors qu'elle serrait un peu plus la main du blessé.

- Inspecteur !

Elle tourna la tête en reconnaissant la voix d'Aidan, sonSergent, mais au même moment, une explosion retentit. Tournant la tête, elle eut tout juste le temps de voir un nuage de flammes et de fumée s'échapper du hall, avant de sentir une douleur vive à sa tête. Sans vraiment comprendre ce qui se passait, elle bascula sur le côté, touchant les pavés tâchés de sang au moment où l'homme qu'elle tentait de sauver lâchait ses doigts, mort. Sonnée, ses sens altérés, elle ne se rendit pas compte du moment où les tirs commencèrent, ni de celui où ses paupières se fermèrent.

Ce fut une douleur lancinante à la tête, couplée d'appels désespérés, qui la firent revenir à elle. Grimaçant légèrement, elle papillonna des yeux, avant de réussir à ouvrir ses paupières, couvertes de sang coagulé. Une forme se dessina au-dessus d'elle et elle devina plus qu'elle ne reconnut son Lieutenant. Les sons, encore déformés, lui arrachèrent une grimace et elle leva son bras droit pour frotter ses yeux, réalisant à peine qu'il était couvert d'un sang qui ne lui appartenait pas.

- Ahri…

Surprise de l'entendre utiliser son prénom plutôt que les surnoms débiles qu'il s'amusait à lui attribuer à longueur de journée, elle fronça les sourcils, protégeant ses yeux encore fragiles de la lumières ambiante. Bientôt, un visage larmoyant lui apparut et elle sentit aussitôt son cœur tomber dans son estomac.

- Aidan ?

Sa voix lui parut déformée et pâteuse mais l'homme ne sembla pas s'en formaliser, l'enlaçant brusquement, presque brutalement pour cacher ses lourds sanglots. Surprise de l'attitude de son second, elle ne mit guère de temps à lui rendre son étreinte : il devait s'être passé quelque chose de grave car après tout, ce n'était pas la première fois qu'elle faisait cavalier seul et frôlait ainsi la mort…

- Qu'est-ce qui t'arrive ?

- J'ai eu peur de vous avoir perdue vous aussi…

L'utilisation du « vous aussi » la fit tiquer et presque immédiatement elle se dégagea, lui empoignant les épaules avec le peu de forces qui lui restaient. Incapable de répondre aux milles questions qui flottaient dans les iris de la policière, l'homme se contenta de tourner sa tête vers un sac de plastique qu'elle assimila à ceux que la morgue utilisaient pour transporter les défunts.

- Aidan ?

Quand il détourna le regard, elle comprit que sa terreur était justifiée. Contractant ses muscles endoloris, ignorant le sang qui affluait vers sa plaie à la tête, elle tenta de se lever, mais n'y arriva qu'avec l'aide d'un des bobbies survivants. Prenant appui sur son bras, elle se dirigea en titubant vers le sang pour y découvrir un visage figé trop connu. Devant cette peau trop pâle maculée de sang et ces yeux bleus emplis de terreur, elle sentit ses jambes se dérober et elle chuta lourdement à genoux. Ils s'ouvrirent en entrant en contact avec les pavés mais elle n'en tint pas compte, tendant une main tremblante vers le cadavre.

- Leïa…

Elle devina la présence d'Aidan dans son dos et elle n'osa pas le regarder quand il posa sa main sur son épaule : avant d'être sa fiancée, elle avait été l'amie d'enfance de la policière.

- Pourquoi je n'ai pas veillé sur elle… bordel, mais qu'est-ce qui m'a pris ?

L'homme ne répondit pas raffermit un peu plus sa prise alors que les doigts glacés de la survivante se posaient sur la veste qu'elle lui avait prêtée le matin même. Dans un hoquet, Ahri appela son amie d'enfance, comme si elle avait encore une chance d'entendre son cœur battre, mais quand les ambulanciers vinrent procéder à la levée du corps et qu'elle fut obligée de la laisser partir, elle se plia en deux et hurla, serrant ses mains sur ses côtes. Et ce ne fut qu'à cet instant qu'Aidan s'agenouilla près d'elle, l'enlaçant avec toute la force dont il était capable aux vues de la situation.

- T'es pas responsable… Elle est sortie pour aider un enfant, tu n'aurais rien pu faire.

Et alors que leurs larmes se mêlaient, Ahri se dit que c'était une bien piètre consolation que de la savoir partie ainsi, parce que, dans l'absolu, c'était elle qui l'avait abandonnée pour se fourrer dans ce merdier, alors qu'elle était en jour off, et qu'elle venait chercher une robe de mariée pour la blonde… Finalement, Leïa ne la mettrait jamais.


Modifié le 13 avril

Et voilà, ce chapitre est terminé.

Alors qu'en avez-vous pensé ? Une petite review ?

A bientôt pour une nouveau chapitre !