N.B : Vous risquez de trouver Voldemort plus stable psychologiquement qu'il ne l'est dans les livres. (Je ne pouvais faire autrement.)
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Je remercie vivement tous ceux qui suivent cette histoire. Particulièrement : Braled, Dadoumarine et Eiluj Fch.
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Braled : Merci beaucoup pour ton appréciation. J'ai profité de ta question pour modifier le résumé. Le slash HP/OC ne concerne pas la sœur ; il s'agit d'un couple d'hommes (soft).
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Bonne lecture.
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Après de succinctes présentations, où Rafkine avait, d'un regard appuyé, fortement dissuadé Molly Weasley de serrer Léa dans ses bras, il fut convenu de laisser la journée aux jumeaux, afin qu'ils fassent plus amples connaissances.
Harry avait donc commencé par faire visiter les lieux à sa sœur.
- « La demeure est divisée par un escalier central entre l'aile est, réservée à Voldemort et ses sbires, et l'aile ouest, attribuée aux membres restants de l'Ordre du Phénix. Au centre se trouvent la salle à manger, d'où l'on vient, un grand salon adjacent à une bibliothèque et un patio, qui séparent ces pièces de la cuisine et des logements des elfes. Enfin, au sous-sol, on a une grande salle d'entraînement. »
- « Une salle d'entraînement ? Cool. Et les jardins et les bois, on est tous autorisés à y aller ?»
- « Oui, oui, bien sûr. Tu penses, je devrais fou si ce n'était pas le cas ! »
Léa se rembrunie.
Ils venaient de faire le tour de l'aile ouest, Harry tenant à lui montrer sa chambre en premier lieu (merveilleusement bien préparée par les elfes), et revenaient à présent vers l'escalier central.
- « Hum…, Jim m'a raconté les grandes lignes de votre guerre…Comment faites-vous pour rester cloîtrés ici, sans tous vous écorcher vifs ? »
Harry eu une rire étranglé,
- « Ce n'est pas la tentation qui manque…. Mais les nombreuses clauses scellées dans le contrat magique préviennent tout écart volontaire de conduite… », puis souriant il ajouta, « du moins, hors entraînements… ».
Léa eu le même sourire diabolique,
- « C'est bon à savoir. »
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Au détour du dernier couloir, ils tombèrent soudain sur Nagini, qui se dressa alors de toute sa hauteur.
- « Wow ! Quelle beauté ! », s'exclama la jeune Potter, les yeux brillant d'admiration.
Harry se serait attendu à beaucoup de réactions, mais certainement pas à celle-là. Dans quelle dimension avait donc grandi sa soeur ?
- « Sachez que j'apprécie vos compliments Miss Potter… », fit une voix sifflante devant eux.
Harry se raidit et par réflexe mis sa main sur sa baguette. Bon sang, depuis qu'ils avaient réussi à faire cesser ses horribles maux de tête à chaque fois que Voldemort se trouvait à proximité, il n'arrivait plus à percevoir ses approches ! Il tourna la tête vers Léa. Il est vrai qu'elle n'avait qu'entre-aperçu le Lord lors de son arrivée, et qu'ils n'avaient pas encore été présenté.
Le corps droit, le regard neutre, Léa Potter s'inclina légèrement, en signe de respect.
- « Lord Voldemort…Honorée de vous rencontrer. »
Le Seigneur des Ténèbres fut intérieurement étonné. Aucune crainte n'émanait de la fille, aucune défiance non plus. Seulement du respect lié à sa qualité de grand sorcier, il le sentait.
Rares étaient les sorciers à se comporter ainsi en sa présence. L'ignorance sans doute…
- « Vous devez l'être en effet… Nagini semble vous apprécier… », ledit serpent rampait actuellement lentement vers Léa, « à titre de potentiel repas », finit le mage noir avec un rictus sadique.
Et au grand dam du Sauveur, sa sœur n'eut d'autre idée en tête que de s'accroupir, en regardant le serpent droit dans les yeux. Elle tendit sa main droite vers le sol, qu'elle frotta alors doucement dans un mouvement hypnotique, tapotant légèrement par intermittences. Les deux fourchelangues étonnés purent ainsi voir Nagini cesser sa progression, sentir l'air avec sa langue, et lentement, avec des intentions clairement pacifiques, approcher sa tête de la main et se poser dessus en sifflant de contentement.
Léa murmura alors :
- « Merci ma belle… ».
Son frère était abasourdit :
- « Par Merlin, mais tu ne parles même pas en fourchelangue. Comment se fait-il qu'elle te comprenne ? »
- « Fourchelangue ? », questionna Léa, la voix toujours très basse et douce. Elle ne voulait pas que Nagini perçoive une augmentation de ses intonations comme une menace.
- « L'illustre langue des serpents, Miss Potter », trancha le Lord un brin agacé, mais surtout très surpris par le comportement de son familier.
Elle fronça les sourcils.
- « J'ai toujours cru que les serpents étaient sourds. »
- « Pourquoi tu lui parles alors ? », s'exclama Harry.
- « Ce n'est pas tant mes paroles qui importent, que ce que mon corps dégage et exprime à ce moment-là. C'est par le biais du langage corporel que je communique avec elle. Du moment que celui-ci est simple et clair, n'importe quelle espèce peut le comprendre. Mes paroles et mes gestes, ne sont là que pour m'aider à être la plus intelligible possible. », expliqua la jeune femme en se relevant doucement.
Nagini fit alors demi-tour et ondula jusqu'à son maître. Voldemort la fixa quelques instants, ses yeux luisant d'un éclat calculateur, puis s'en retourna par où il était venu, sans un mot ou un regard de plus.
Les deux Potter relâchèrent alors le souffle qu'ils n'avaient pas remarqué avoir retenu.
- « Et si on descendait rejoindre les autres, avant que tu n'aies l'envie subite de faire des papouilles à Greyback. », proposa Harry d'un ton mi- amusé, mi- désespéré « un loup-garou », précisa-t-il devant le haussement de sourcil qu'il suscita.
- « Jim m'a affirmé que tous les loups garous avaient des yeux de braises, et un sourire ravageur…, ça ne te donne pas envie de les papouiller ? », lui demanda sa sœur d'une voix fluette.
- « Dois-je m'inquiéter de ta santé mentale ? »
Le sourire qu'elle lui adressa en guise de réponse lui fit froid dans le dos.
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De retour au rez-de-chaussée, ils aperçurent Rafkine et Shacklebolt en conversation devant les portes de la bibliothèque.
Le langue-de-plomb fit signe à sa protégée de le suivre, et il l'entraîna dans un coin à l'écart.
- « J'ai prévenu Kingsley. Qu'importe sa nature, pas d'entraînement avant qu'on est réussi à libérer ta magie. Obéis-moi s'il te plaît Léa, c'est vraiment très important. Tu dois rester calme en toutes circonstances. »
- « Du moins, je ferais tout pour…, tu as ma parole Jim. J'en conclus que tu parts. »
- « Oui, des affaires au Ministère français qui ne peuvent pas attendre plus longtemps. Je tâcherais de venir te voir aussi souvent que possible... Qu'est-ce qui te fait sourire ? »
- « Oh, rien….Je crois juste que ton charme légendaire a encore frappé. Certaines personnes vont être déçues de ne te voir qu'épisodiquement… » Mais à la vue de l'expression de Jim, elle réalisa :
- « Ahhh…je constate que la déception risque d'être réciproque. »
Le regard de son interlocuteur se fit perçant :
- « Je te ferais payer cette insolence lorsqu'on reprendra ta formation. »
Les traits de Léa se figèrent. 'Oups…' Puis ses lèvres s'étirèrent et ses yeux se plissèrent.
- « Un défi Rafkine-sensei ? »
Un même rictus prédateur lui répondit.
….
Pendant ce temps, Harry et Kingsley s'étaient installés dans le salon jouxtant la bibliothèque.
La pièce était très chaleureuse. Elle était pourvue d'une grande cheminée, dont le manteau était en marbre noir veiné de blanc, d'immenses lustres surplombant un ensemble de canapés et de fauteuils acajou en cuir, et de grandes tapisseries murales représentant des paysages exotiques. Au centre, une table basse en verre supportait présentement le service à thé que les deux sorciers avaient fait venir. Chacun confortablement installé dans un fauteuil, ils dégustaient lentement leur boisson.
- « Il ne figure aucune trace de ta sœur dans les archives ministérielles que l'on a pu sauver avant l'invasion. En revanche, j'ai souvent entendu parler de Jim Rafkine. »
- « Donc elle serait bien ma sœur ? »
- « En doutais-tu ? Ne ressens-tu donc aucun lien ? Pas même quelques sensations étouffées ? »
- « Non rien. »
Shacklebolt croisa les jambes et reposa sa tasse.
- « C'est sûrement à cause du blocage de sa magie. Si Rafkine dit qu'elle est ta sœur, il n'y a aucun doute à avoir. Il a la réputation d'être un excellent et loyal agent. Coriace et très prudent. Je comprends que Dumbledore ait choisi quelqu'un comme lui pour cette mission… »
- « Il n'a pas toujours été langue-de-plomb ? », coupa Harry en prenant un biscuit.
- « Non. Tout comme feu ce bon vieux Fol-Œil, il a un passé chargé. Mais je n'en connais pas tous les détails, et puis ce n'est pas à moi de t'en parler. »
Harry fut un peu déçu. Ce Jim Rafkine l'intriguait beaucoup. Il sentait que l'homme était à la fois mystérieux et dangereux. Pourtant ce dernier affichait constamment un air courtois et confiant, le tout dans une attitude flegmatique. Sa légendaire curiosité gryffondorienne était définitivement piquée au vif !
Kingsley reprit songeur :
- « Ce qui m'étonne…, c'est que Rafkine ait accepté la proposition. Il semble même avoir tissé des liens particuliers avec l'enfant. Il ne s'est pas contenté de juste rester en contact pour ne pas perdre sa trace. »
Un silence s'installa.
Puis Harry remua inconfortablement sur son fauteuil, croisa ses bras, et demanda :
- « Que croyez-vous que risque de tenter Voldemort ou l'un des siens ? Je le trouve anormalement calme.»
Shacklebolt eu l'air soucieux.
- « Vous l'avez déjà croisé ? »
- « Oui. » Harry fit une grimace, « et Léa n'a rien trouvé de mieux à faire que d'apprivoiser Nagini devant Lui. Elle est…inconsciente ! »
Là-dessus, Kingsley éclata de rire
- « Inconsciente ? Non, je crois plutôt que cela confirme qu'elle est bien ta jumelle ! »
- « C'est une idée ou l'on parle de moi ? »
Les deux sorciers se retournèrent vers l'entrée de la pièce. Léa venait de quitter Rafkine et avait eu envie de consulter les grimoires de la bibliothèque. Chemin faisant, elle avait entendu la fin de la conversation qui se déroulait dans le salon.
Sans leur laisser le temps de répondre à sa question, elle continua son chemin tout en lançant un clin d'œil à son frère.
Harry était vraiment de plus en plus déconcerté par ce comportement. L'idée saugrenue de consulter Luna Lovegood lui vint à l'esprit. Si cette dernière lui assurait que Léa avait des joncheruines plein la tête, il la croirait à coup sûr !
- « Je t'accorde qu'elle semble…spéciale. », lança Kingsley dans un sourire, qui s'élargit face au regard torve de son interlocuteur.
- « Spéciale ? Quand je la regarde, j'ai l'impression qu'on a enfermé un des jumeaux Weasley dans le corps de Rogue ! »
- « On parle… »
- « …de nous ? », demandèrent deux têtes rousses de chaque côté de la porte, qui disparurent aussitôt, pour réapparaître sous la forme de Fred et George, chacun assis sur un accoudoir du fauteuil d'Harry.
- « Bon les jeunes, l'ex-futur Ministre de la Magie a beaucoup de travail, alors il va vous laisser. », déclara Kingsley en se levant. Puis, il posa sa main sur l'épaule d'Harry.
- « Vous êtes deux maintenant. Présentement, considère-toi comme l'aînée de la relation, et veille sur Léa. Voldemort ne laissera pas passer une telle opportunité. »
Quant à savoir de quelle opportunité il s'agissait exactement…, songea le Survivant en regardant Kingsley sortir. Mais il fut vite ramené à la réalité en sentant des mains, qui n'étaient pas les siennes, se poser sur ses cuisses.
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Léa parcourait tranquillement les divers rayons de l'immense bibliothèque. Elle y avait croisé Hermione, ainsi que Severus Rogue. Elle n'avait qu'entre-aperçu ce dernier lors de son arrivée, mais il était difficile d'oublier une telle silhouette. Reclus dans le coin le plus sombre de la pièce, enveloppé dans sa grande robe noire de sorcier, il prenait des notes à partir d'un épais grimoire. L'envie de lui adresser la parole la tarauda un instant. Mais elle se contenta de l'observer, puis reprit ses recherches.
Quoique…, la grande baie vitrée au fond de la pièce, donnant sur les jardins, avait l'air particulièrement tentante…Rien de tel qu'un bon bol d'air frais !
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Brisant la quiétude qui y régnait, Bellatrix Lestrange surgit dans la bibliothèque et se dirigea droit vers le professeur de potion.
- « Severus, le maître t'appelle ! »
- « Et où notre Seigneur se trouve-t-il, chère Bella ? » susurra l'interpellé, agacé que cette folle vienne le déranger en plein travail.
Pour toute réponse, elle éclata de rire, tournant sur elle-même. Dans son mouvement, elle reconnut Hermione quelques rayons plus loin. Un rictus cruel étira ses lèvres.
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Hermione parcourait lentement les divers rayons de livres, à la recherche d'un ouvrage pouvant enfin donner une réponse quant aux restrictions naturelles de magie chez les sorciers. Depuis ce matin, elle n'avait de cesse de chercher, mais elle n'avait encore rien réussi à trouver de très concret. A croire que cela ne devait pas exister. Qu'il n'était pas normal qu'une magie puisse être naturellement restreinte. Un sorcier n'était pas capable de brider plusieurs semaines sa magie, sans que celle-ci ne se retourne contre son détenteur, et encore moins plusieurs années ! Et pourtant, elle en avait eu la preuve devant les yeux aujourd'hui même.
Un rire sinistre la fit tressaillir. Il appartenait à Bellatrix, elle en était sûre. Comme à chaque fois, un frisson glacé lui traversa l'échine. Elle souffla longuement et reprit ses recherches.
Ah !, Ces peurs qui vous rendent cracmol, de Will Bristun. Voilà qui devraient peut-être convenir. Un ouvrage écrit par un psychomage australien. A se demander comment il avait pu atterrir dans cette bibliothèque oubliée de tous.
Hermione mit le livre sous son bras, s'apprêtant à rejoindre une table.
Mais du coin de l'œil, elle vit Lestrange s'approchant d'elle. Elle fit alors brusquement demi-tour, avec la ferme intention de regagner sa chambre.
En passant devant le salon, elle aperçut Harry aux prises de Fred et George, ce qui lui arracha un sourire moqueur. Face au regard noir qui lui fut retourné, elle s'empressa de détaler, contenant difficilement un fou rire naissant.
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Alors qu'Harry maudissait Hermione, sa (pas si) fidèle amie, de l'abandonner ainsi, un cœur de voix s'éleva dans un souffle à ses oreilles :
- « Harry, Harry, …. »
- « …ainsi donc cela est vrai. »
- « Notre frère de cœur ne ressent aucun lien. »
- « Pas même… »
- « …quelques sensations étouffées. »
- « Faut-il que nous t'aidions… »
- « …à ouvrir tes sens ? », demandèrent-elles, alors que des mains s'égaraient sur son corps en des caresses aériennes.
Figé sur son fauteuil, le rouge montant aux joues, Harry mis un moment à réagir.
Il rêvait ou il était en train de se faire allumer par les jumeaux ? Mais quelle potion avait pris ces deux-là ?
« Vous n'auriez pas avalé un dérivé de potion de désir vous deux ? », demanda-t-il en déglutissant.
Les jumeaux échangèrent un regard espiègle.
- « Fred… »
- « George… »
- « Doit-on tout lui expliquer ? »
- « …ou tout lui montrer ? »
' A l'aide ! ', commença alors à crier l'esprit d'Harry.
Il allait être la proie de la dernière invention des jumeaux.
' N'importe qui ! Venez m'aider ! ', entendit-il intérieurement, alors que les deux Weasley se mettaient face à lui, un sourire de pure malice vissé aux lèvres…
' Vite ! '
Harry bondit soudainement de son fauteuil, bousculant les jumeaux. Ces paroles ne venaient pas de son esprit ! Ces paroles n'avaient rien à voir avec la dernière farce des jumeaux ! Elles venaient de son cœur, de son âme ! Léa..., le lien…, par Merlin, ces émotions ! Il devait la rejoindre, vite ! Il fallait arrêter ça !
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Léa se tenait devant la baie vitrée ouverte, les yeux fermés, le visage tourné vers le ciel, respirant à plein poumons les milles senteurs de la nature. Bon sang que ça faisait du bien !
Cette journée avait été tellement surréaliste ! Elle ne voulait même pas y penser !
Elle avait laissé son corps se figer et son côté loufoque gérer ses réactions. Harry et d'autres devaient la prendre pour une bizarrerie de la nature, mais elle s'en moquait éperdument. Elle ne savait pas gérer les relations humaines. En fait, elle n'aimait pas les humains. Pas vraiment. Ils étaient compliqués, fourbes, profiteurs, narcissiques, en perpétuelle quête de pouvoir (si infime soit-il), bruyant, ennuyeux, stupides, …, bref la plupart du temps, elle détestait tout ce qui ressemblait de près ou de loin à un humain.
Elle rêvait de pouvoir partir s'isoler sur une île déserte, et de ne plus jamais revenir.
Elle pourrait le faire. Après tout rien ne l'en empêchait vraiment. Excepté Jim…
Elle ne pouvait pas lui faire ça. Pas après tout ce qu'il avait fait pour elle. Pas que son départ attristerait beaucoup ce dernier, mais cela serait vraiment déloyal de sa part, et elle ne le supporterait pas.
Hum…quel délice cet air frais ! Et ce vent qui courait sur son visage et dans ses cheveux…, cette impression de folle liberté !
Cela l'appelait irrésistiblement. Cette envie brusque et intense de courir de toute ses forces, de crier, d'hurler même jusqu'à en perdre la voix ! Quelle sorte enfin ! Toute cette énergie…toute cette magie…
Ouvrant les yeux, Léa revint brusquement à la réalité. Oh non…, sa magie… !
A peine eut-elle l'intention de calmer la tempête qui faisait rage en elle, qu'une fulgurante migraine la saisie. Elle tomba à genoux, serrant convulsivement sa tête entre ses mains, fermant les yeux aussi fort qu'elle le pouvait. Elle avait l'impression que son crâne allait exploser tant la pression était forte. De l'aide, n'importe qui, vite ! Sa magie allait sortir. Sa magie allait tout détruire, tout briser, tout exploser, elle le sentait, elle ne pouvait plus la retenir. Jim ! Où es-tu ?
C'est alors qu'elle la sentit. Cette autre magie. Tout aussi destructrice. Tout aussi avide. Mais beaucoup plus mûre. Plus stable. Plus contenue. Et surtout plus sombre. Plus écrasante. Plus forte. Cette magie qui s'abattit comme une chape de plomb sur elle, calmant, figeant d'un seul coup l'ouragan.
« Ne soyez donc pas si pressée Miss Potter… Le temps viendra. », souffla alors une voix froide à son oreille.
Léa ouvrit les yeux. La soudaine lumière lui agressa la rétine, faisant apparaître des points noirs dans son champ de vision. Peinant à reprendre son souffle, elle releva la tête. Toujours à genoux, elle était entourée par la quasi-totalité des occupants du manoir, et surplombée par l'immense silhouette noire de Lord Voldemort. Comme tantôt, celui-ci fit demi-tour sans plus un mot et rentra à l'intérieur de la demeure, entraînant à sa suite certains de ses partisans.
Les autres habitants l'observèrent encore quelques instants, certains murmurant même leurs craintes, puis petit à petit le groupe se dispersa.
Léa vit alors son frère approcher et lui tendre la main pour l'aider à se relever.
Elle voulut le remercier, lui demander des explications, lui proposer d'aller en discuter dans une de leur chambre, mais face au regard de son jumeau les mots restèrent bloqués dans sa gorge.
Car à ce moment-là, dans ces yeux aussi verts que les siens, seule la terreur se reflétait.
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En espérant que le chapitre vous aura plu. A bientôt
