Un grand merci à mes revieweuses, vous m'avez tellement fait
plaisir que j'ai craqué et mis en ligne ce chapitre trois jours avant
la date que je m'étais fixée.
Pour répondre à une question de Lirra023, la suite est encore en cours
d'écriture, donc s'il y a des trucs que vous voudriez voire apparaître,
vous pouvez toujours me les suggérer (je ne garantie rien, mais on
verra), même si je sais à peu près ou je vais (Harlequin champion de
l'amour).
J'espère que ce chapitre vous plaira autant.
Bonne lecture
Une semaine plus tard
Un oiseau lança une joyeuse trille, bientôt suivi d'un autre. Rapidement, ce fut tout un orchestre qui s'époumonait dans les arbres du grand parc, saluant l'arrivée du soleil en cette nouvelle matinée de juillet. Bientôt un rayon facétieux réussit à se glisser entre les lourds rideaux de la chambre de l'héritier Malfoy et lui caressa les paupière pour lui annoncer la naissance du jour nouveau. Draco s'étira et se leva de bonne humeur, ce qui ne lui était pas arrivé le week-end depuis au moins six mois. Enfin un samedi où il n'aurait pas à supporter les jérémiades de Cho et les vannes à deux balles d'Hermione. Bien qu'ils aient combattu côte à côte pendant les années noires, jamais ils n'avaient pu s'entendre, et la préparation d'un mariage ensemble et dans la bonne entente leur avaient sembler une entreprise titanesque. Ils avaient au moins pu se mettre d'accord pour l'organisation mais la conversation avait dégénéré en dispute à chaque fois qu'ils s'étaient risqué sur un autre sujet.
Draco secoua la tête, comme pour effacer Granger de ses pensées. Il enfila rapidement une tenue de sport et partit faire le tour du parc du manoir en courant. Rien de tel qu'un peu d'exercice pour bien démarrer la journée. Une heure plus tard, il rentra et prit une bonne douche bien chaude, histoire de détendre ses muscles. A 7h30 tapantes comme tous les jours, habillé d'une robe faites sur mesure par Tissard et Brodette, il entra dans la petite salle à manger pour prendre son petit déjeuner. Niarky lui avait servi un verre de jus d'orange frais, un grand bol de thé, une omelette au lard, deux toasts et deux muffin à la framboise. Le jeune homme s'installa et commença à boire son jus de fruit en attrapant distraitement la Gazette du Sorcier que l'elfe de maison avait disposé à son intention.
Draco cracha tout ce qu'il avait dans la bouche en lisant la première page : « Le mariage secret de l'héritier Malfoy et de la meilleure amie du Survivant ».
Hermione s'étira paresseusement et se tourna dans son lit. Enfin samedi. Mieux même : enfin un samedi où elle n'avait pas à se lever aux aurores pour s'occuper de ce stupide mariage, ni à supporter ce stupide Draco et ses stupides vannes pendant des heures. Parfois elle se demandait encore comment elle avait pu survivre à six mois de fréquentation intensive de fouine. A peine s'étaient-ils revu que l'échange d'insulte avait repris. A croire qu'ils avaient encore 15 ans.
Pourtant ils avaient combattu le Mage Noir côte à côte, ça aurait du créer des liens. Mais non ; elle restait la Sang-de-Bourbe et il restait la Fouine Décolorée. Comme le lui avait signifié Harry, Sirius et Severus aussi avaient été alliés sans pour autant s'entendre une minute.
Rassemblant tout son courage, la jeune femme s'enfonça un peu plus sous sa couette et s'apprêta à flemmarder une bonne partie de la matinée, quand la sonnette d'entrée retentit en même temps que des coups de bec se faisaient entendre à la fenêtre. Grommelant tout ce qu'elle pouvait, elle ouvrit les yeux, se leva et ouvrit la fenêtre coté jardin pour permettre au hibou de la Gazette d'entrer.
La sonnette retentit à nouveau.
« - Ca va j'arrive » cria-t-elle
Elle déposa cinq noise dans la bourse du hibou, détacha le journal et le lança négligemment sur la table. Puis elle descendit au rez-de-chaussée et alla ouvrir.
Elle se retrouva face à une quinzaine de journalistes et de photographes surexcités qui la bombardèrent immédiatement de question, l'aveuglant avec les flashs des appareils.
« - Comment avez vous séduit le célibataire le plus couru du moment ?
- Pourquoi le secret ?
- Mme Malfoy attendez vous un enfant ?
Hermione referma précipitamment la porte et s'adossa au battant. C'était quoi ça encore ? Et pourquoi attendrait-elle un enfant ? Non mais, attendez une minute : comment il l'avait appelée ce journaliste ? Mme Malfoy ?
Elle ouvrit de nouveau la porte, avec circonspection cette fois. Elle attrapa la première personne qui était à sa portée, l'attira à l'intérieur et referma la porte.
- Bon c'est quoi cette histoire ? Vous faites quoi devant ma porte ?
- Mme Malfoy je suis Yevetoussa Voharla, de Sorcière Hebdo, répondit la journaliste, une magnifique femme d'âge mur d'origine indienne. C'est fort aimable à vous de me recevoir de si bonne heure. Peut être pourrions nous allez dans le salon ?
- Nous n'irons nulle part. Que faites vous tous devant ma porte ? demanda Hermione en frappant du pied d'impatience.
- Eh bien, ma chère, la nouvelle de votre mariage est le scoop du moment, voyons.
- Je ne suis pas mariée « ma chère », peut-être devriez vous vérifier vos informations avant de venir réveiller les gens !
La journaliste partit d'un rire cristallin, comme si Hermione venait de lui raconter une bonne blague.
- Trésor, vous faites la une de la Gazette. Ce n'est plus la peine de nier. Et mes lectrices adoreraient savoir comment vous avez fait pour attraper Draco Malfoy.
La jeune femme ouvrit de grand yeux paniqués, et se rua dans l'escalier. Elle entra en trombe dans sa chambre et attrapa le journal qu'elle avait négligemment jeter quelques minutes plus tôt. Et là, en première page : « Le mariage secret de l'héritier Malfoy et de la meilleure amie du Survivant ». Fébrilement, elle lut la suite de l'article : « Samedi dernier à Pré au Lard, dans le plus grand secret Draco Malfoy, héritier de la fortune Malfoy, a épousé Hermione Jane Granger, amie du grand Harry Potter. Le jeune couple a probablement décidé de cacher son amour aux yeux du monde, car l'antagonisme entre Draco et Harry n'est un secret pour personne. Mr Potter, dont les accès de violence et de colère sont bien connus – rappelons qu'il a déjà fait usage de sorts impardonnable - aurait mis son veto à cette union, ce qui a forcé les jeunes gens à la clandestinité. Interrogé à ce sujet, le Survivant c'est refusé à tout commentaire. Bien sûr votre envoyée spéciale ne compte pas en rester là et tirera cette affaire au clair. Rita Skeeter.»
Hermione était pétrifiée mais où Skeeter avait-elle été chercher ça ? Un bruit en provenance de son salon lui rappela la présence chez elle d'une journaliste. Bon elle allait commencer par la mettre dehors et puis elle aviserait.
Une nouvelle série de coup de bec se fit entendre. La jeune femme vit un hibou grand duc à sa fenêtre. Elle lui ouvrit et n'avait pas eu le temps de la refermer qu'elle vit Hedwige arriver. Décidément, elle était populaire ce matin. Après avoir abreuvé les messagers elle ramassa son courrier. La première lettre était de Draco : « je serais chez toi à 11h. Je viens par la cheminée. DM » Evidemment, il ne lui demandait pas son avis. La lettre de Harry était plus polie, mais ne cachait pas la perplexité et l'énervement de son ami. « Ca fait deux heures que je suis harcelé par les journalistes. Il y a même une horde de sorcières devant ma porte qui passe le temps en me lançant des injures dès que je mets le bout de mon nez dehors. Pourrais-tu m'éclairer sur cette histoire de mariage, s'il te plaît ? Je serai chez toi à 11h30.HP »
Cette fois elle ne comprenait vraiment rien. Elle sortait d'où cette histoire de mariage ? Hermione secoua la tête. Premièrement elle ferai mieux de chasser cette journaliste.
Elle redescendit et entra dans son salon.
« - Je suis désolée Mme, mais je vais devoir vous demander de me laisser.
- Mais vous n'avez répondu à aucune question.
- Et je n'ai pas l'intention de le faire, Maintenant, veuillez partir je vous prie. J'attends de la visite.
- Vraiment ? Est-ce votre mari ? demanda avidement la journaliste.
- sans commentaire.
- Entendez moi bien, Mme Malfoy, je n'essaie pas de vous forcer la main comme certaine de mes consoeurs, mais vous cacher ne changera rien au faits. Vous êtes le centre de l'attention pour l'instant et répondre au public ne le détournera que plus vite de vous. Sincèrement.
- Je me contrefiche du public.
- Bien. Mais sachez que lui se soucie de vous. Si jamais vous changez d'avis faites moi signe. Moi au moins j'écrit ce que les gens me disent vraiment. »
Hermione prit la carte que lui tendait son interlocutrice et raccompagna l'indienne à la porte où elle la mit fermement dehors, puis elle s'enferma à double tour,on ne sait jamais.
Mme Voharla regarda d'un air supérieur ses rivaux, comme si elle savait tout un tas de choses dont ils n'avait pas la moindre idée. Au moins, puisqu'elle était entrée, tout ce qu'elle écrirait aurait l'image de la vérité.
A peine avait-elle signifié son congé à la journaliste qu'Hermione entendit du bruit, toujours en provenance du salon. Elle jeta un coup d'œil à sa pendule. 11h, déjà !
Elle se précipita pour accueillir son visiteur.
« - Allons donc, Granger, tu t'es mise en tenue pour la nuit de noce ? dit Draco de sa voix traînante, un sourire narquois au lèvres. »
La jeune femme réalisa alors qu'elle était toujours en pyjama et que sa nuisette en satin rose ne cachait pas grand chose de son anatomie. D'autant plus que cela la mettait en position de faiblesse face à lui qui était impeccablement vêtu d'une robe bleu sombre, sur mesure évidemment. Elle rougit et balbutia :
« - Ne bouge pas j'arrive
- Ce n'est pas la peine de te changer pour moi, tu est très bien comme ça. Et on a un problème plus urgent.
- Oui, mais..
- Donc tu as cru pouvoir te faire passer pour ma femme ? Pourquoi ? La célébrité te manque ?
A ces mots Hermione vit rouge
- C'est plutôt toi qui essaie de te faire passer pour mon mari, pour autant que je sache. Tu essaie de réhabilité la réputation de ta famille peut–être ?
- Ma famille a une excellente réputation, trésor.
- C'est vrai qu'un père mangemort c'est super pour la réputation par les temps qui courent.
- Jusqu'à preuve du contraire mon père à été victime de l'Impérium et ne peut être tenu pour responsable de ses actes. Mais tu sais déjà tout ça, non ? Tu était à son procès. A mon avis, tu as bien plus à gagner que moi dans cette affaire, alors ne me regarde pas comme si j'étais responsable. »
Les deux jeunes gens s'affrontèrent du regard un instant, puis Hermione détourna les yeux, bien consciente que Draco essayait de la pousser à bout afin d'avoir une bonne excuse pour passer ses nerfs sur elle. Elle soupira et reprit :
« - Tous ça ne nous mène à rien, de toute évidence tu n'est pas plus responsable que moi. Elle sort d'où cette histoire ? D'après la gazette nous nous serions mariés en même temps que Théo et Cho.
- Je comptais sur toi pour m'éclairer. »
Draco passa sa main dans ses cheveux, nerveux.
« - J'ai été ce matin à Pré au Lard, pour vérifier le registre. D'après lui nous nous serions effectivement mariés la semaine dernière. J'ai ensuite voulu voir Dumbledore pour lui demander ce que cela signifiait mais Mr n'était pas là. »
Hermoine lança un regard affolé à son « mari ». Si l'information venait du registre officiel, c'est qu'ils avaient vraiment un problème.
- Bon, que propose-tu ? Demanda Hermione en s'effondrant dans son canapé.
- J'ai déjà déposé une demande d'annulation auprès du ministère. Je pense donc que cette…situation ne devrait pas trop durer. Cela dit, je ne comprend toujours pas le comment du pourquoi .
- Moi non plus. Probablement une interférence lors de l'enregistrement du mariage de Cho. Je vais aller à Poudlard en parler avec le professeur Dumbledore.
- je viens de te dire qu'il n'était pas là.
- Normal on est samedi matin.
- Et ?
- Tous les samedis matins pendant les vacances il est au club de baveboule de Pré-au-lard.
- …
- Et oui.
- Comme quoi il y a des choses qu'il vaut mieux ne pas savoir.
Tout deux restèrent silencieux un long moment, perdu dans leur pensées. Assise les jambes croisées, Hermione se mit à balancer négligemment la jambe, attirant ainsi l'attention de Draco. Celui-ci tenta bien de ne pas y prêter attention, mais vu que c'était le seul mouvement de la pièce, ses yeux revenaient sans cesse se poser sur elle. « Pas mal » pensa-t-il. Il laissa son regard remonter lentement, détaillant chaque courbe du corps de sa compagne : ses petits pieds mignons, ses fines chevilles, son mollet galbé, sa cuisse longue et fuselée, sa taille fine, sa poitrine ferme et arrogante, son long cou gracile. Puis il s'attarda sur son visage, observant son petit menton qu'elle pointait en avant lorsqu'elle le défiait, sa bouche rose, charnue qui semblait attirer les baisers, son nez droit, ses yeux marrons qui le fusillaient du regard, son front… Euh, une minute. Ses yeux le fusillaient du regard.
Gêné de s'être fait prendre en flagrant délit de « mattage », il détourna le regard.
- Alors, tu aime ce que tu vois ?
Il planta ses yeux dans les siens et répliqua :
- T'es potable, Granger. Mais peux mieux faire.
- Ce n'est pas ce que tes yeux disaient.
- Et que disaient mes yeux, répondit-il en s'approchant d'elle.
La jeune femme fut une fois de plus prise d'une irrésistible envie de le provoquer.
- Que je te plaît, lança-t-elle un sourire taquin aux lèvres.
- Mais encore ?
Il était maintenant en face d'elle, et s'agenouilla pour être à sa hauteur. Hermione déglutit. « Arrête ça tout de suite ! » dit une voix au fond de sa tête. « Quel mal ça peut bien faire ? » répliqua une autre petite voix.
- Que tu as envie de moi.
Il plaça ses bras de part et d'autre d'elle, sur le canapé, l'emprisonnant. Le visage de Draco s'approcha du sien. Il murmura à quelques centimètres de sa bouche, la regardant droit dans les yeux :
- Tu crois çà ?
Hermione sentit le rouge affluer à ses joues, tandis que son cœur se mettait à battre la chamade.
Draco déplaça lentement la tête et délicatement, déposa un baiser sur son épaule.
- En ai-je l'air ? dit-il avant de l'embrasser de nouveau, dans le cou cette fois.
Elle sentait son odeur d'homme qui s'entretient, tandis qu'il la prenait dans ses bras. Petite Voix numéro 1 lui hurlait de l'envoyer sur les roses, tandis que Petite Voix numéro 2 lui disait de continuer, juste pour voir jusqu'où le grand Draco Malfoy oserait aller. Il était un Sang pur et elle une Sang-de-Bourbe après tout, il ne s'abaissera pas à aller jusqu'au bout par peur de se salir…
La bouche du jeune homme était de nouveau à quelques centimètres, non millimètre de la sienne. Elle s'apprêtait à recevoir son baiser. Finalement elle allait savoir s'il méritait ou non sa réputation auprès des femmes. Elle ferma les yeux et entrouvrit les lèvres
- Je n'ai pas plus envie de toi que toi de moi, « chérie ».
Et il se recula.
Hermione mis bien une seconde ou deux à réagir. Il venait de la repousser, là. En l'humiliant en plus. Oh, il allait le payer, le rat ou plutôt, la fouine. Elle ouvrit la bouche pour lui expliquer le fond de sa pensée, mais il fut plus rapide qu'elle.
- Va t'habiller, trésor. On a des choses à faire aujourd'hui. Sinon on risque de devoir se supporter des années et la c'est trop pour moi.
- Et moi donc. Tu est là depuis à peine vingt minutes et j'ai envie de vomir.
Hermione se dirigea vers la porte du salon et sortit, pour entrer à nouveau une seconde plus tard.
- Et arrête de m'appeler « trésor »
Et elle ressortit.
Draco sourit en l'entendant monter l'escalier d'un pas rageur. Enfin, il retrouvait le plaisir qu'il avait à l'embêter lorsqu'ils étaient enfants. C'est peut être à cause de la pression du mariage que ça ne l'amusait plus ces six derniers mois.
Sans gêne, Draco se mit en quête de la cuisine, où il se servit un grand verre de jus de citrouille. Puis il visita le rez-de-chaussée, ouvrant toutes les portes et tous les placards qu'il trouvait. Elle n'était pas si mal installée que ça finalement. Bien sûr sa maison entière tiendrait dans un coin de la grande salle à manger du manoir, mais ce n'était pas si mal vu ses moyens. En effet Hermione avait choisit de devenir arithmancienne, ses revenus dépendait donc entièrement des subventions que voulait bien lui allouer le ministère.
Le jeune homme entendit soudain du bruit en provenance du salon et y retourna donc voir se qui s'y passait.
Il fut assez surpris d'y trouver Harry et Ginny qui venaient de toute évidence de sortir de la cheminée, mais moins que le « survivant » et sa compagne qui ne comprenait apparemment pas ce qu'il faisait ici, un verre à la main.
- Je vous sert quelque chose à boire ? lança d'un air guilleret le blondinet, ravi de l'air choqué de son rival de toujours.
- Qu'est-ce que tu fais ici ? répliqua Harry d'un ton soupçonneux.
- Je bois un verre de jus de citrouille en attendant qu'Hermione finisse de s'habiller. Et toi ? Une raison particulière à ta visite où c'est juste pour nous présenter tes vœux ?
- C'est donc vrai. Tu l'as épousée, salaud !
Harry allait se jeter sur Draco pour lui expliquer sa façon de penser lorsque Hermione habillée de pied en cap façon moldue d'un pantalon en jean et d'un maillot blanc fit irruption dans la pièce.
- Mais qu'est-ce qui se passe ici ?
- Tu aurais au moins pu nous en parler Mione, nous somme censé être tes amis Ron, Gin et moi. Et toi tu te marie avec ce…bâtard sans rien nous dire ?
- Harry, laisse la parler avant de t'énerver comme ça. Intervint Ginny, jusque là silencieuse. Il y a forcément une explication logique comme tu le disait tout à l'heure.
- Et bien… en fait… balbutia la « jeune mariée »
- La vérité c'est que ça ne te concerne pas, Harry. Maintenant si tu est enfin prête on pourrait peut être aller à Pré-au-Lard ? coupa Draco
Sur ce, il la prit par la taille et transplana, laissant sur place une Ginny stupéfaite et un Harry bouillant de colère.
Ils arrivèrent au beau milieu de la grand' place du village sorcier. Hermione se détacha de son compagnon et le gifla de toutes ses forces. Où plutôt elle voulut le gifler, mais Draco attrapa sa main au vol, ce qui la rendit encore plus furieuse.
- Comment ose-tu me mettre dans une situation aussi gênante vis-à-vis de mes amis ! Maintenant ils vont croire ce que cette blatte de Rita a écrit !
- Je me contrefiche de ce que tes amis pensent trésor, répondit calmement le jeune homme. Je n'avais tout simplement pas envie d'attendre cent sept ans que Harry et toi ayez fini de vous raconter vos petits malheurs. Alors, …
Il fut interrompu par une voix haut perchée qu'ils ne connaissaient que trop bien :
- Et bien et bien, que vois-je là ? Ne serait-ce pas nos tourtereaux préférés ? A peine une semaine de mariage et vous vous disputez déjà ? Quel dommage…
- Allez vous en Rita, dit fermement Hermione. Vous avez déjà fait assez de mal comme çà.
- Donc si j'ai bien entendu, c'est Harry Potter la cause de votre dispute, n'est-ce pas ? continua la journaliste, sans tenir compte de l'interruption. Depuis quand s'obstine-t-il a se mettre entre vous ? est-t-il toujours secrètement amoureux de vous Hermione ?
- Harry n'a jamais été amoureux de moi.
- En êtes-vous sure ? Et…
- Je pense que cela ira pour cette fois Rita, intervint Draco. Nous avons à faire. Peut-être pourrons nous vous accorder un instant plus tard.
Il prit la main de son « épouse » et se dirigea vers Poudlard. Quand ils furent à une certaine distance Hermione reprit la parole :
- Tu es conscient j'espère qu'elle va s'empresser de publier ça dans son journal ?
- Hum…
- Comment ça, hum. C'est tout ce que ça te fait ? Cette bonne femme est en train de nous pourrir la vie et toi tout ce que tu trouve à dire c'est hum ? Non mais vraiment, tu …
Exaspérer par son verbillage incessant, Draco s'arrêta, lui prit le visage entre les mains et l'embrassa.
Pendant un instant, Hermione ne sut pas très bien ce qui se passait, puis elle réalisa. Draco Malfoy était en train de l'embrasser, là, maintenant, tout de suite. Avec la langue en plus ! Eh, mais c'est qu'il embrasse drôlement bien en plus. Sans s'en rendre compte, elle noua ses bras derrière son cou et l'attira plus près pour approfondir ce baiser. Il aurait pu se passer une seconde ou une heure lorsqu'ils entendirent un petit bruit près d'eux.
- Hum, hum.
Les deux jeunes gens se détachèrent, confus pour faire face à un Dumbledore visiblement amusé par la situation.
- Je suis ravi de vous trouver dans de telle dispositions, mes enfants. Surtout au vu de la situation.
- Mais vous pourrez tirer ça au clair, n'est-ce pas professeur ? dit Draco le sourire au lèvre, confiant en les capacités du vieil homme à débrouillée cette situation. Mais il arrêta bien vite de sourire devant l'expression du directeur.
- Veuillez m'accompagnez dans mon bureau, je vous prie.
Ils remarquèrent alors qu'il portait sous le bras un énorme grimoire, que Draco identifia comme le registre d'état civil du village.
Cela leur fit une fois de plus tout bizarre de remonter l'allée qui menait du village au château. Ils y retournaient décidément bien souvent depuis qu'ils n'étaient plus étudiants.
Le bureau de Dumbledore n'avait pas changé en huit ans, à ceci près qu'il semblait encore plus remplit d'objet bizarres et incongrus. Ce qui frappa le plus Hermione fut la présence de fraises « tagada » dans une coupe sur une étagère. Décidément, le vieux professeur ne semblait pas sectaire et consommait aussi bien des friandises moldues que sorcières.
Les jeunes gens prirent place dans les élégants fauteuils qui faisait face au bureau, tandis que le vieil homme s'installait derrière.
- Et bien, selon mes recherches, il semblerait bien que vous soyez mariés mes enfants. Et rien ni personne ne peux rien contre ça dans la mesure où…
- C'est ridicule, Professeur. Répliqua Draco. Je ne me suis pas marié samedi dernier. Je le saurai certainement si ça avait été le cas. Ce registre s'est trompé.
- Ce registre ne se trompe jamais, mon petit. Il recense sans erreur possible tous les changements d'état civil de sa circonscription depuis plus de 15 siècle. J'ai moi même revérifié tous les enchantements dont il fait l'objet et je puis vous assurer que ce mariage est tout ce qu'il y a de plus réel et régulier.
- Je vois. Dans ce cas il ne nous reste plus qu'à l'annuler. Hermione et moi n'avons pas…consommé cette union. Elle peut donc être défaite.
- Je suis désolé de vous décevoir une fois de plus Monsieur Malfoy, mais cela est impossible, même pour moi. Votre union ne peut être défaite. Elle a été scellée selon le rite ancien, et contre cela nul ne peut rien.
- Un instant, le rite ancien demande bien plus que de simples paroles, il demande l'union du sang et je ne me souviens pas m'être entaillé avec une dague en argent en compagnie de Miss Granger et baragouinant une incantation au roi des Dieux.
A ces mots, Hermione se glaça d'horreur. L'entaille. Elle s'était entaillé la main sur ces fichues invitations « avec feuille d'argent appliquées à la main » qu'avait exigé la mère de Cho. Et elle avait aider la mariée à réciter son texte en le lui soufflant à l'oreille. Mais quelle était la probabilité pour que Draco en ait fait autant de son coté ? Une sur un million ?
- Darco, commença-t-elle d'un air détaché, t'es-tu blessé à un moment quelconque de la cérémonie ?
- Pardon ? demanda-t-il, surpris par sa question incongrue
- T'es- tu blessé durant la cérémonie ? répéta-t-elle plus fort.
- Merci j'avais bien compris la première fois, je en suis pas sourd. Ce que je voulais dire c'est pourquoi me demande tu ça ? Quel est le rapport avec notre problème ?
Hermione se tortilla légèrement dans son fauteuil, mal à l'aise.
- Et bien Cho était très émue par son mariage alors elle a oublié son serment ce qui fait qu'en tant que témoin j'ai du le lui souffler à l'oreille, et plus tard pendant le buffet j'ai remarqué que j'avais une coupure sur la paume - je m'en souviens parce que j'étais complètement ivre et que je me suis renversé du vin sur la main, ce qui a m'a piquée en irritant ma blessure. Donc si Draco avait lui aussi une blessure avec du sang à la main droite et qu'il a pour une raison ou une autre prononcer le serment de Théo avant moi alors cela voudrait dire que nous somme effectivement marié.
Les deux hommes la regardaient fixement, les yeux écarquillés.
- A condition bien sur qu'il se soit entaillé sur de l'argent. Termina-t-elle.
- Je n'arrive pas à croire que tu puisse sortir tout ça sans respirer. Souffla le jeune homme.
- Draco au lieu de faire de l'esprit, fort mal d'ailleurs, pourrais-tu répondre à cette fichue question et lever le doute sur ce mariage ?
Draco revécut en pensée chaque moment de la cérémonie. Bien sûr il avait dû, lui aussi, remplir son rôle et souffler le serment à l'oreille de Théo, mais c'était chose courante dans les mariages qui suivaient le rite ancien. Le serment était tellement complexe que sous le coup de l'émotion les principaux concernés l'oubliaient presque systématiquement. Non, ce qui l'ennuyait le plus c'est qu'il s'était effectivement entaillé la paume ce jour là et certainement pas avant la cérémonie. Et probablement pas pendant le repas de noce, il avait cesser de se couper avec son couteau en mangeant l'année de ses cinq ans. Il ne restait donc que la cérémonie elle-même, ce qui était potentiellement problématique. Mais avec quoi ? Pour entériner cette union, il avait fallu un objet coupant en argent et la seule chose contenant de l'argent qu'il avait touché à ce moment là était
- le carton d'invitation, murmura-t-il, atterré.
- Un carton n'aurait pu faire l'affaire Monsieur Malfoy, il faut… commença le vieil homme, mais il s'interrompit en voyant la mine défaite de ses invités. Pourquoi le carton d'invitation ?
Alors Hermione expliqua d'une toute petite voix, comme si les mots avaient du mal à sortir de sa gorge : les mariés qui oublient leur texte, le carton qui tombe, Draco et elle qui le ramassent, la bordure en feuille d'argent, l'entaille et la poignée de main qu'ils avaient échangé par civilité.
Tou bi continuède eugaine
