J - 9, 8, 7… 1
J - 10
Nami se défit des bras rassurants de Sanji pour aller prendre l'air. Sanji la vit partir et se demanda comment cette histoire allait faire tourner les choses et pas seulement pour cet imbécile d'algue, mais aussi pour le reste de l'équipage. À son tour, il se leva dans le but d'aller voir Zoro. Ce n'était pas dans ses habitudes de prendre des nouvelles de l'épéiste mais il lui parlera son langage -à grand coups de pieds dans le derrière-. Leurs langages.
Il termina rapidement, son assassin se trouvant entre ses lèvres, puis se dirigea vers la chambre. L'odeur l'aurait encore plus énervé. Ce Marimo était pire qu'un patch anti-tabac. "Vous voulez arrêter de fumer ? Achetez-vous une algue moisie avec trois katanas !" Bon slogan…
Il pénétra dans la pièce sombre et immédiatement entendit les ronflements réguliers de l'épéiste.
"Ah je vois… Il n'a pas l'air d'être si traumatisé que ça… Tant mieux quand même."
Il sortit en silence de la pièce et repartit à l'attaque de sa vaisselle.
Merde…
C'était le tour du Marimo de l'aider…
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L'après midi se passa plus tranquillement que le matin. Tous vaquèrent à leurs occupations, sauf Zoro qui resta dans la chambre. Ils furent assez surpris de ne pas le voir s'entrainer mais ils ne firent aucune réflexion. Même entre eux, de peur que la scène de ce midi ne se répète. Nami resta silencieuse toute la journée jusqu'à l'heure sacré du repas. Elle se détendit un peu, s'accordant de vagues sourires et des regards furtifs envers le capitaine. Elle avait peur qu'il lui en veuille après ce qu'elle avait dit au sabreur. Elle s'avait ce qui les liaient tout les deux et si on s'en prenait à l'un, l'autre serait là… Comme se fut le cas, d'ailleurs.
Tout le monde attaquait sa deuxième assiette, quand enfin l'épéiste montra le bout de son nez. Il avait les yeux gonflés de sommeil, une grosse trace d'oreiller sur la joue et les bras ballant le long du corps. Cela réussit même à faire sourire l'archéologue qui le trouvait même mignon -surtout avec la trace d'oreiller-. Il bâilla et s'assit à sa chaise. Enfin, il se laissa tomber dessus. Il bâilla une nouvelle fois quand Sanji lui dit :
- T'aurais dû resté dans ton lit, ça m'aurai fait des-
Il fut coupé par un hurlement de famine venant de l'estomac vide de l'épéiste. C'est alors, d'un mouvement d'une lenteur à en faire pâlir un escargot -un escargot peux pâlir ?- que Zoro tourna la tête dans sa direction. Les yeux froncés par le sommeil encore omniprésent dans l'homme entier, Zoro grogna un vague : "J'ai faim…".
Sanji le regarda avec pitié et retourna en cuisine lui préparé quelque chose de TRÈS consistant. Devant son lavabo, il s'autorisa un sourire. Zoro avait beau être angoissé, il restait le même. Encore heureux !
Zoro posa sa trop lourde tête sur son poing droit et ferma les yeux. Sans doute de peur qu'il s'endorme, Usopp choisi ce bon moment pour raconter -hurler- les fabuleuses histoires du Héros le plus célèbre et fort de tous, j'ai nommé : SOGEKING !
Bref… d'autres et d'autres histoires que le médecin goba tout cru. Nami ne dit plus rien et garda la tête baissée jusqu'à ce qu'elle décide d'aller se coucher. Pas trop tôt pour ne pas faire voir son malaise, mais pas trop tard pour ne pas continuer cette torture. Il faudrait qu'elle aille voir l'épéiste mais, pas que son orgueil ou autre l'empêche de le faire, elle avait juste peur que l'épéiste la renvoie clairement se faire voir. De toute façon, elle le méritait mais elle ne voulait pour rien au monde le subir. Elle tenait trop à l'épéiste et cette angoisse qui, d'année en année, la rongeait constamment avait enfin fini par l'engloutir. La forçant ainsi à dire des choses plus qu'horrible à un homme qu'elle estimait beaucoup. "Tu n'as aucune chance !" Lui, aucune chance ? Mais il va lui rétamé sa tête, à l'autre pigeon !
Mais il aurait fallut lui dire ça au lieu de ces paroles incendiaires.
Après que Nami soit partit tout le monde, goutte à goutte, partit se coucher. Après une telle journée, c'était on ne peut plus normal.
Alors que Zoro finissait sa huitième assiette du succulent ragout du cuistot, il ne restait plus que Luffy, Brook et Sanji. Après des discutions hautement philosophique sur "Quel est ta couleur de culotte préféré ?" les quatre compères allèrent se coucher.
Zoro enfin repus, pouvait dormir tranquillement maintenant. Du moins c'est ce qu'il aurait voulu…
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De l'herbe.
Une grande étendue d'herbe.
Deux combattants.
L'herbe si verte plus tôt, se teinta du sang de l'un des deux combattants.
Celui aux cheveux d'herbe qui eux aussi étaient sanglants maintenant.
~C'était, en effet, un spectacle des plus comiques…~
Un homme aux chapeaux de paille s'avança vers l'homme à terre agonisant.
~Tu es trop faible pour être mon second… Tu me déçois…~
Soudain, tout fut noir.
L'univers entier engloutit par cette noirceur.
La mort.
Puis une silhouette d'enfant.
Fine, petite, aux cheveux tout aussi noirs.
L'homme se précipita vers elle et la tourna vers lui.
~Tu es faible Zoro, si faible…~ Murmura-t-elle les yeux vides et écoulant une averse de larme.
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- AAAAAAHH… Hurla Zoro.
Haletant, le cœur battant la chamade et tout son corps tremblant, il suait à grande gouttes. Sa respiration se faisait par à-coup et sifflante. Puis soudain son corps fut pris de spasmes incontrôlables l'obligeant à sortir rapidement de son lit puis de la pièce. Pressé, il courra titubant parfois dangereusement et faillit tomber à plusieurs reprise mais il voulait sortir. Le plus vite possible.
Sanji, Usopp et Luffy continuèrent de faire semblant de dormir. Tous les trois se remémoraient le combat qui avait déjà eux lieu entre les deux épéistes cinq ans plus tôt.
Une fois dehors, le froid vif et strident saisi Zoro en un bond de jaguar. Il l'ignora et s'obligea à bouger. Le plus possible. Reprendre son calme et surtout calmer son pauvre cœur. Cela faisait plus de sept mois qu'il n'avait pas cauchemardé de la jeune fille. Habituellement, c'était du soir de leur promesse qu'il rêvait, pas de ça !
Il fit plusieurs fois le tour du Sunny et alla près de la figure de proue en ayant prit, au préalable, une bouteille de son tord boyaux le plus fort. Il bu la moitié de la bouteille cul sec. Il transpirait encore et il était toujours pris d'une envie irrésistible de bouger. Il fit trois fois le tour de la plate forme tout en expirant fortement l'air qui avait du mal à pénétrer ses poumons. Il se reposta près du garde corps où sa bouteille qui lui promettait une délivrance par son goût fort.
Jamais il n'avait été comme ça. Cela lui faisait peur. Il ne se contrôlait plus.
Brusquement, il sentit une présence. Il se retourna et vit une femme près du gouvernail. Vêtue d'une chemise de nuit assez courte, elle avait enfilé un gilet et se tenait droite, strict. Sa tendre voix s'éleva sur le bateau.
- Je me doutais que c'était toi, lui dit calmement l'archéologue.
Zoro encore en sueur et respirant avec difficulté serra son crâne dans ses mains. Il avait mal à la tête à force d'haleter comme il le faisait depuis cinq minutes. Il se retourna et se pencha en avant afin de poser son front contre la rambarde devant lui. Robin, dans son dos, s'avança doucement vers lui. Elle ne dit rien et se posta près de lui.
L'escrimeur ne savait plus quoi faire pour se calmer. Il avait tellement envi d'hurler pour extérioriser toute sa frustration et ses peurs. Mais cet exutoire étant un peu trop bruyant, il opta pour se contenir. Puis doucement une main vint se poser sur son épaule. Il s'obligea à se calmer mais n'y parvint que très peu. Puis Robin murmura une douce mélodie. Parfois mal chantée mais cela était doux aux oreilles de l'épéiste. Il réussi à arrêter ses grandes respirations et repris un rythme normal de battement de cœur. Il n'avait toujours pas relevé la tête de la rambarde et avait toujours les avant bras couchés dessus.
Robin se tut. Zoro releva juste la tête et posa son menton sur ses poignets. Il se força à prendre la parole pour lui prouver que ce qu'elle tentait n'était pas en vain. Seulement les mots ne sortirent pas. Il avait beau ouvrir la bouche aucun son ne sortait.
À ce moment là, Robin vit les yeux émeraude de Zoro s'embuer. Cela lui avait fait mal de le voir pleurer ce midi, elle ne le supporterait pas une autre fois. Elle se rapprocha de lui et lui murmura près de son oreille.
- Zoro, prends ton temps pour me parler. Il n'y a rien qui presse. Je suis là et-
- J'ai peur.
Robin écarquilla les yeux et fixa bêtement Zoro. Cela lui avait écorché la bouche de dire ça, pourtant ses yeux se désembuèrent et il semblait comme soulagé d'enfin se confier. Il avait beau être proche de Luffy, l'équipage n'était pas en reste. Et Robin était celle qui avait gagné le plus son respect face à sa décision de Water Seven. C'est pour cela que ça ne le dérangeait pas de se confier à elle. L'homme respira profondément mais n'arrivait toujours pas à se calmer. Robin reprit la parole peu sûre de ce qu'elle devait dire.
- Et de quoi as-tu peur ?
- …
- De perdre ?
Il hocha la tête après un moment d'hésitation.
- De mourir ?
- Si… Si mon… combat est…
Il déglutit difficilement et se releva pour se mettre bien debout. Il prit une profonde inspiration et se lança.
- Si je combats bien… Cela ne me… dérange pas de mourir… Mais…
Robin vis quelques muscles des bras de Zoro se contracter. Puis de léger frémissement dans les mains firent leurs apparitions. D'une voix plus rauque, il continua.
- Mais si je suis aussi "terrorisé" que ça, fit-il en reprenant les mots de Mihawk, je suis pas près de vous donner un bon spectacle…
- Mais la peur n'est pas une si mauvaise chose…
- Je sais ! Mais je n'arrive pas à la contrôler contrairement aux autres combats que j'ai pu livrer.
- Cela veut dire que tu es conscient de qui il est, de ce qu'il est et de la force qu'il a !
- Et pas qu'un peu, tu peux me croire…
Ses tremblements devinrent de plus en plus forts. Robin ne savait plus trop quoi faire. Plus elle essayait d'éclaircir les choses pour le sabreur, plus cela avait l'air de l'effrayer. Elle le prit par l'épaule et le força à lui faire complètement face. Mais soudain l'épéiste se jeta sur elle. Il s'accrocha à son dos et laissa tomber sa tête dans son épaule. Robin un peu apeurée de ce revirement de comportement ne fit rien. Il veut un câlin ou quoi ? Elle s'agrippa à son dos elle aussi pour évité de tomber car l'épéiste devenait de plus en plus lourd.
…
De plus en plus lourd ? Robin ne compris que maintenant ce qui ce passait. L'homme aux cheveux verts n'était pas en train de l'étreindre mais de tomber dans les pommes. Puis son poids devint brusquement plus lourd et Robin partit en arrière avec lui. Elle poussa un peu l'homme semi-conscient qui gisait à côté d'elle. Prise de panique, elle ne savait pas quoi faire. Elle regardait Zoro sans rien faire. Soudain, l'un de ses gémissements la fit revenir sur terre.
- CHOPPEERRRRR ! S'époumona la jeune femme.
Elle secoua le jeune homme toujours entre deux états pour qu'il reste conscient. Elle lui hurla :
- Zoro, sert-moi la main si tu m'entends !
Elle mit d'un geste brusque sa main dans celle de Zoro mais celle-ci resta désespérément molle. Chopper et tout le reste de l'équipage, ainsi que Nami qui apparu de la chambre des filles, virent Zoro à terre et Robin complètement paniquée.
- Qu'est ce qui se passe ? Questionna Sanji, anxieux.
- Je ne sais pas. On discutait et il s'est remis à tremblé et est tombé, dit-elle en s'agitant.
- Zoro tu m'entends ?
Le petit renne mis Zoro sur le dos et après un long gémissement plaintif, l'homme ferma complètement ses paupières décidément trop lourdes pour lui.
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De l'herbe.
Une grande étendue d'herbe.
Une herbe qui se tacha entièrement de sang.
Celui de pirates.
Un avait un chapeau de paille, l'autre avait un sourcil tordu puis encore un autre avait un chapeau rose.
Tous hurlaient d'agonie.
Agonie créé par l'épée d'un noir intense plantée dans le cœur de tous.
Soudain, tout fut noir.
L'univers entier engloutit par cette noirceur.
La mort.
Puis une silhouette d'enfant.
Fine, petite, aux cheveux tout aussi noirs.
L'homme se précipita vers elle et la tourna vers lui.
Tu es faible…C'est toi qui aurais dû mourir… Pas moi… Murmura-t-elle les yeux vides et écoulant une averse de l'arme.
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J - 9
Zoro ouvrit faiblement ses paupières trop lourdes. Il tourna sa pauvre tête trop pesante elle aussi. Il reconnu l'endroit pour y avoir résidé plus longtemps que quiconque. L'infirmerie. Celle-ci d'habitude était vide mais il se trouvait que, cette fois-ci, quelqu'un était à son chevet.
- Salut !
Zoro fixa le sourire qui était plus grand que la tête elle-même. Du moins, il en avait l'impression mais avec la tête qui fait des montagnes russes toute seul, ce n'était pas facile.
- 'Jour… Grommela-t-il en guise de réponse à son capitaine.
Le kendoka voulu se mettre sur les avant-bras mais son poids était bien trop lourd pour lui. Luffy s'en aperçu et s'approcha de lui. Il le prit sous les aisselles et le serra contre lui tout en le soulevant de son lit. Zoro se laissa faire. Seul lui pouvait le voir dans un état de faiblesse si intense. Son capitaine.
Luffy le laissa collé à lui le temps qu'il mette un deuxième oreiller pour mieux poser son ami. L'escrimeur referma les yeux qu'il avait eu tant de mal à ouvrir. Luffy s'écarta de lui et prit le linge humide qui se trouvait plus tôt sur le font de Zoro. Il le remouilla avec de l'eau bien fraiche et le reposa délicatement de là où il était tombé. Celui-ci, sans rouvrir les yeux, prononça faiblement :
- Fièvre…?
- Ouais. Un peu…
Zoro pouffa de mépris envers lui-même.
- Malade… en plus…
- C'est pas bien grave. Chopper a dit "trop de pression égale explosion" ah et heu… "Ton corps à dit stop à ton esprit…" Je crois que c'est ça.
- Mhmh… acquiesça Zoro qui comme son capitaine ne comprit pas vraiment.
Il reprit :
- À propos de Chopper… Pourquoi c'est toi… qui prend soin de moi ?
Zoro avait encore du mal à aligné cinq mots sans reprendre sa respiration. Luffy le laissait prendre son temps et répondit.
- C'est cette nuit que tu t'es évanoui. Là, on est le midi. J'ai mangé et j'ai pris sa relève pendant qu'il mange pour garder un œil sur toi, dit-il tout en grossissant son œil grâce à son pouce et son index, un grand sourire toujours sur ses lèvres.
Zoro pouffa gentiment, toujours dans les vapes :
- Toi ? Me surveiller ?
Luffy sourit à ce commentaire. Puis doucement il vit le visage de son épéiste s'assombrir et fermer précipitamment les yeux tout en prenant une grande inspiration. L'homme caoutchouc se leva et vint s'assoir près de son ami aux cheveux verts. Il ne fit rien. Il ne dit rien. Il attendit simplement.
Doucement, ses yeux groggy se tournèrent vers lui. Ils étaient assez humides. Du moins, plus que d'habitude. Puis une petite voix s'éleva de la gorge de Zoro.
- Luffy…
Il attendit. Après un reniflement, Zoro continua :
- Qu'est ce qui m'arrive ?
Luffy lui sourit tendrement et le rassura :
- Tout simplement le combat de ta vie va avoir lieu dans neuf petits jours. À ta place je serai mort d'angoisse. Ahaha… rigola-t-il doucement.
Zoro le regarda bizarrement. Drôle de façon de lui remonter le moral. Luffy, après une pause, continua.
- Mais bon. Je pense que tu peux encore lui dire de remettre ça à plus tard.
Zoro fronça les sourcils. Il se releva encore un peu pour mieux faire face à Luffy. Il fixa l'homme devant lui et lui demanda :
- De remettre le duel ? À plus tard ?
- Bah oui. Tu n'es pas prêt donc…
- Je suis pas prêt ?
Zoro vexé, se sentit trahis une fois de plus par les propos de ses "amis". Si Nami l'avait sans doute dit sous le coup de la colère, les dires de Luffy étaient comme à son habitude claire et sincère. Nami passe encore, mais Luffy… Son regard s'assombrit et une pointe d'amertume se glissa dans sa voix.
- Pourquoi tu dis ça ?
- Et bien, toutes tes réactions sont un peu…comment dire… un peu…
- Un peu ? Répéta-il cette fois-ci d'un ton menaçant sans qu'il ne le veuille vraiment.
Luffy se leva et s'écarta du lit. Maintenant de dos à Zoro, il se gratta l'arrière du crâne visiblement gêné de lui dire ce qu'il avait sur le cœur. Finalement, il se lança.
- Bah, un peu pathétique quand même…
Zoro resta sous le choc de ses paroles. Puis la colère et la frustration montèrent en lui. Il quitta son lit avec rage et fit faire à Luffy un demi-tour violemment.
- Tu dis de moi que je suis "pathétique" ? Releva Zoro.
- Bah… Avoue-le. Tu as tremblé devant lui, tu le refais maintenant, tu-
- LUFFY, TAIS-TOI ! Hurla Zoro.
- Je ne fais que dire la vérité Zoro ! Calme-toi !
- Tu vas voir comment je vais me calmer !
Le poing gauche surpuissant de Zoro vint emplafonner le nez de Luffy. Le coup partit, Luffy explosa la porte de l'infirmerie et traversa la salle à manger puis il fut enfin arrêté par le mur d'en face. Tout l'équipage se trouvant encore à table sursauta à ce "passage" plutôt violent de Luffy. Ils se tournèrent vers la "porte" de l'infirmerie où Zoro, enragé, commença à hurler :
- Comment peux-tu dire ça Luffy ? Je suis près depuis des années à ce combat, et toi tu me dis de le repousser ? TE FOU PAS DE MOI ! POUR QUI TU M'PRENDS !
Il reprit son souffle et continua de s'époumoner.
- Tu sais quoi ! Je vais GAGNER ce foutu combat et après, j'irai TE botter le cul, comme tu dis si bien ! Mihawk n'est rien de plus que moi ! C'est un épéiste et moi aussi… Je ne suis juste… pas… reconnu.
Sa voix et sa rage s'éteignirent devant le sourire de Luffy qui lui s'étendait de plus en plus. Il se rendit compte du sens des paroles qu'il venait d'hurler. Il regarda un instant le sol pour comme bien percuter puis releva la tête vers Luffy toujours à terre à l'autre bout de la pièce. Il avait une main sur son chapeau la tête un peu baissé mais le regard et le sourire de défi. Et de fierté.
Zoro mis sa main sur son front cachant ainsi son expression de visage. Il venait de se faire manipuler en beauté par Luffy. Il avait dit tout ce que son capitaine voulait entendre de sa bouche. Pff…Bien joué. Il avança doucement vers ce dernier toujours à terre. Il se pencha vers lui et lui tendit la main. Luffy leva la tête vers Zoro.
Tous les deux étaient en train de sourire.
Le capitaine prit la main de son second et se releva avec son aide. Zoro fixa Luffy qui fini par lui rire au nez. Puis enfin les spectateurs de la scène, qui n'avaient rien compris, osèrent bouger. La douce et mélodieuse voix de Sanji s'éleva.
- Classe ton calçons, Marimo…
Zoro se retourna un peu surpris vers Sanji. Il pencha la tête vers son propre corps et en effet… Il était presque à poil. Il se senti rougir devant le calçons en question.
- Attend, ce n'est pas le mien ! S'exclama-t-il.
- C'est toujours ce qu'on dit…
Non, il n'était pas blanc avec des cœurs rouges -ça c'étaient ceux de Sanji-, mais il était rose avec des fleurs et des papillons. Bizarrement, son discours de tout à l'heure ne collait pas vraiment avec sa tenue. Chopper avait du le changer et ne trouver QUE ça…
Derrière lui, il entendit des "Yohoho" squelettique, Usopp et Robin rirent tandis que Chopper essaya de vaguement s'excuser en s'expliquant.
C'est ainsi que Zoro repris son air renfrogné et énervé de d'habitude, fit demi-tour tout en disant :
- J'vais m'changer…
Les gloussements perdurèrent le temps qu'il quitte la cuisine. Une fois sortit, c'était de vrai explosions de rire. Des rires détendus et libérateurs.
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J - 8
Alors que tout le monde avaient fini de manger, Zoro sirotait tranquillement sa bouteille de "dessert" comme il l'appelait dehors près du gouvernail. Près d'une demi-heure après, il n'avait pas bougé. Il restait là, calme, à regarder l'océan si bleu et si grand qui s'offrait à eux chaque jour. Puis, ses sens en alertes le prévinrent d'un danger imminent. Il pencha la tête à gauche et attrapa le projectile de la main droite. Il se retourna pour faire face, quelques secondes plus tard, à Usopp fier de son tir.
- Ah… il n'y a que toi qui sais les rattraper… soupira-t-il comme résigné.
Zoro regarda le projectile puis Usopp.
La seconde d'après, Zoro essaya de le lui faire bouffer. Il abandonna et revint observer l'océan si calme.
Puis dans un soupir d'aise, Usopp vint se poster à côté de lui. Après quelques minutes d'un agréable silence, Usopp sourit au bretteur et demanda :
- Alors comment tu te sens ?
- Bah… stressé… un peu.
- Allons ! C'est moi qui suis stressé avant un combat, pas toi !
- Non, mais il ne faut pas que je perde.
- Ça, c'est sûr.
- …Je ne dois pas perdre…Murmura l'épéiste à lui-même plus qu'à Usopp.
Zoro le regard sérieux, fixant plus intensément l'infinie bleuté devant lui. Usopp sourit et le laissa. Puis dans un dernier conseil, il lui dit en partant :
- Un conseil Zoro…
- Mh ?
- Au lieu de dire que tu ne doit pas perdre… Dit-toi que tu vas gagner !
Zoro plutôt surpris par cette réflexion laissa Usopp partir.
Il se sourit à lui-même et parla tout seul.
- Oui… Je vais gagner, murmura t-il dans un souffle.
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J - 7
"Le plus grand épéiste au monde, connu sous le nom de Mihawk aux yeux de faucon, nous fait parvenir une information de la plus haute importance. Le plus grand de tous, souhaite affronter le sabreur du célèbre petit équipage du chapeau de paille, Roronoa Zoro, qui n'est autre que le second de Monkey D Luffy. Cet ancien chasseur de pirate l'avait déjà défié sans grand succès. Mihawk nous confit "Je ne sais pas s'il viendra mais je vous invite quand même à vous rendre sur l'île d'Ismère. Le cadre est sympa." Nous ne savons pas comment va réagir l'autre duelliste mais cela risque de chauffer. L'épéiste de talent lance un appel à tout ceux qui souhaite venir pour -je cite- "Un spectacle comique." Il rajoute qu'il invite, aussi bien, marines, que civiles mais aussi pirates. Personne n'aura le droit de se battre mis à part les deux duellistes. Sinon ils auront le droit eux aussi d'affronter le Shishibukai… Il donne rendez-vous sur la célèbre Ismère et bien sûr, comme vous vous en doutez tous, sur la colline de la Vie et du Rêve. Pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer jusque là, nous diffuseront en directe les images de ce duel sur chaque île des cinq océans. Le début du duel se passera à midi pile. Que de suspense dans le monde de l'épée ! Est-ce que Mihawk sera déchu de son titre ou ajoutera-t-il encore une victoire à son long palmarès ? Rendez-vous dans sept jours pour avoir la réponse…"
Zoro referma le journal et le posa sur la table de la cuisine. Il se leva et partit, un sourire malicieux sur les lèvres.
Luffy comprit à quoi rimait la réaction du sabreur. Toute cette histoire commençait à l'exciter…
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J – 3
Zoro comme tous les midis, fut le dernier à rentré dans la cuisine. Quand il fut dans la pièce, Nami hésita puis se leva tout en regardant l'épéiste.
- Zo…Zoro. C'est arrivé ce matin… C'est pour toi.
Zoro l'ignora passionnément et s'assit à sa place. Nami ne lui avait toujours pas reparlé depuis l'incident. C'était en fait, ses premiers mots depuis lors. Depuis sept jours, l'épéiste n'accordait même pas un regard à la navigatrice. Il passait devant elle sans même faire semblant de croire qu'elle existait.
Puis le courrier, passé dans les mains de Brook et Franky, arriva enfin à destination. Zoro les regarda vite fait mais préféra mettre les deux lettres dans son haramaki vert et commencer à manger.
Le repas se passa "tranquillement" ponctué par la musique de Brook. Puis tout le monde quitta la table. Zoro choisi un coin tranquille et ouvrit la première lettre…
Yo, Zoro.
Ça fait un bail ! Je ne vais pas te demander ce que tu deviens, je le sais ! Un puissant Pirate. J'espère que ta traverser de Grand Line se passe bien et que je ne te manque pas trop. Oui, je sais, je te suis indispensable mais ne t'inquiète pas, je pense à toi autant que tu penses à moi !
-Zoro sourit, soupira tout en secouant la tête de résignation-
J'ai appris par les journaux que Mihawk te défi… Pour qui il se prend lui ? Il n'est pas à la hauteur ! Ah et je ne pourrais malheureusement pas assister à ta victoire sur place mais je le regarderai comme tout le monde ici. Et oui on est toujours tout les neufs ensemble. Même s'il nous manque le dixième, on est toujours unis !
-L'écriture changea sans cesse à partir de là-
N'écoute pas cet imbécile c'est moi qui t'aime ! Kana.
Zoro t'es le plus fort ! Allen.
On pense à toi ! Basil.
On te surveille… Alstom.
Cela devrait être intéressant à regarder… Aisen.
Croise bien le fer avec lui. Eowin.
Tache de pas mourir, imbécile. Milo.
N'ai pas de regret. Ayahne.
-L'écriture redevins celle du début-
Comme tu peux le constater, on va tous très bien. Bon aller, on va te laisser. Dernier chose : On croit en toi et réussi ce putain de combat, non pas pour Kuina mais pour toi.
Saga.
PS : Je mets le Saké au frais.
Zoro referma la lettre et rigola tout seul. Tous ce beau monde était ses anciens compagnons. Saga était un garçon un peu fou-fou qui faisait partit du même dojo que lui en la même période. C'était celui que Zoro avait le plus de mal à battre. Il était fort lui aussi. Il avait eu l'occasion de le croiser quelques fois en tant que chasseur de prime mais depuis qu'il était pirates, il n'avait croisé personne de son passé.
Zoro rangea précieusement la lettre et ouvrit l'autre. Si la première était propre, l'autre n'avait qu'un seul gribouillis immense dessus disant :
TU VAS LE BATTRE !
COURAGE, ANIKI !
Une grosse goutte vint derrière sa tête. Pas la peine de se demander qui c'était… Il soupira et se releva du mur où il s'était adossé. Brook vint le rejoindre à ce moment là. Il lui dit d'une voix calme :
- Cela fait toujours plaisir d'être soutenu par ses amis.
- Oui… Comme tu dis.
Les deux épéistes restèrent silencieux jusqu'a ce que Brook avance le bras vers lui.
- Tiens, c'est pour toi. J'ai vu qu'il ne t'en restait plus beaucoup.
Zoro baissa les yeux et pris le petit paquet que tenait Brook. Le squelette s'en alla et entendit de la part de Zoro :
- Merci, sac d'os.
- Yohoho, murmura Brook pour lui-même.
Soudain la voix d'Usopp fit frissonner tout le monde sur le bateau.
- Je vois l'île !
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H - 2
Le jour tant attendu était enfin arrivé. Tout le monde s'était levés tôt et avait mangé son petit déjeuner. Leur débarquement sur l'île n'était pas passé inaperçu. Certains marines sur le port les avaient regardés d'un air effrayés mais frustrés. Ils ne pouvaient pas les attaquer pour les mettre sous les barreaux. Les Mugiwara visitèrent l'île dont l'endroit où devrait se passer le combat.
Grande plaine verdoyante à l'orée d'une forêt, c'était un immense endroit qui dominait la ville plus basse. L'endroit était séparé en trois espaces égaux. Un était de la pelouse, l'autre était la forêt et le dernier était des roches pas très hautes et blanches. L'endroit respirait la force et le passé. Bien sûr, Robin en fut très heureuse. Tout le monde se rendit compte d'une chose à ce moment là : c'est ici que Zoro donnerait le combat de sa vie.
Ça, se fut le premier jour où ils avaient débarqué. Aujourd'hui, c'était le jour du combat et il était dix heures. L'heure où ils s'étaient mis d'accord pour partir. Zoro resterait seul à se concentrer sur le bateau jusqu'à onze heures et demie où il devra partir. Il avait certifié qu'il ne pourrait pas se perdre, il sentirait l'aura de Mihawk qui le guiderait. Et c'était vrai. Partout dans la ville, on sentait une drôle d'ambiance régner. Peut-être était-ce le fait que beaucoup de civils s'étaient enfermés par peur des pirates qui se réunissaient mais aussi pas les auras surpuissantes qui émanaient de la colline. Luffy et l'équipage n'en seront que huit de plus.
Alors que Zoro regardait ses amis partir dans la ville en direction de la colline, il partit prendre sa douche. Puis un oiseau livreur déposa quelque chose devant lui et repartit.
C'était un petit paquet grand comme deux boites à chaussure mais assez lourde. Il y avait sur le couvercle une enveloppe où le mot "Zoro-kun" était inscrit. Il ouvrit la lettre.
"Sois toi-même. Fidel à ton Bushido."
L'écriture manuscrite et calligraphié ne pouvait que signer d'elle-même qui avait envoyé la livraison. Une écriture douce et sereine qui révélait l'état d'esprit de son possesseur. Son maître, Koshiro-sensei lui avait envoyé ceci. Il déposa la lettre et souleva le couvercle du paquet. C'était un vêtement. Il le prit et le sortit de sa boite.
C'était un long manteau en cuire d'un noir qui reflétait un petit peu les rayons de soleil par des reflets argenté. Du très bon cuire résistant. Il n'avait pas de manches et le col était relevé et partait en pointe vers l'avant. Le manteau était très long et au niveau des hanches, le vêtement était fendu trois fois. Parfait pour ne pas être serré pour courir. Le système d'attache était trois petites chaines de fer qui se reliait à des sortes de mousquetons. Zoro remercia mentalement Koshiro pour avoir fait ça, l'épéiste détestait les boutons. Il y avait pour seul décoration trois épées qui se croisait. Elles étaient rouges sur le fond noir du vêtement à l'emplacement du cœur. L'enseigne du dojo. D'habitude, il n'y avait que deux épées mais pour Zoro, trois étaient plus significatives.
Koshiro lui avait envoyé ceci pour qu'il porte les couleurs de son dojo. Il déposa le vêtement sur son lit et partit prendre sa douche. Il se glaça les sangs en mettant que de l'eau froide. De l'eau chaude l'aura détendu et il ne voulait pas. Il voulait que tous ses muscles soient en éveils. Quoique rien n'aurai pu le détendre. Il était surexcité et avait hâte d'être à onze heures et demie. Il regarda l'horloge de la salle de bain.
"10 : 30"
Il soupira. Une heure et son destin se jouerait…
Non. Son destin ne se jouerait pas mais il le prendrait enfin en main. Il allait gagner et devenir le meilleur épéiste au monde.
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Heure H
En attendant l'heure il prit soin de ses katanas. Il nettoya les lames et les ponça avec la pierre que lui avait donnée Brook trois jours plus tôt. Il était assis sur son lit en caleçons, les cheveux encore mouillé par sa douche. Il déposa Shusui et mit ses trois katanas respectivement dans leurs fourreaux. Il s'habilla ensuite.
Son pantalon noir était rentré dans ses chaussures qui elles étaient serrées par des lacets façon corset sur le devant. Il avait troqué son tee-shirt blanc pour un pull en laine bleue ciel dont les manches s'arrêtaient à la moitié des avants bras. Il mit ensuite son long manteau. Il était cintré et lui prenait bien le buste sans le gêner dans ses mouvements. Il était parfait. Le col montait jusqu'à son menton et partait vers l'avant. Il le ferma grâce aux trois chaines. Il lui arrivait jusqu'aux genoux. Encore parfait. Il regarda sa hanches droite où trois petite boucles en cuire n'attendaient que ses katanas. Il les plaça et sortit de la chambre.
Il ferma les yeux et respira calmement tout en balançant sa tête légèrement en arrière. Un coup de vent chaud vient lui faire bouger ses trois boucles d'ors ainsi que soulever légèrement les parties fendues de son manteau.
"11 : 30"
Il ouvrit les yeux et se tourna vers sa droite où la colline se trouvait. Il baissa la tête et sourit malicieusement.
- Ouvre bien tes oreilles, Kuina…
Il partit du Sunny vers son destin…
À SUIVRE
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OMAKE !
Le capitaine prit la main de son second et se releva avec son aide. Zoro fixa Luffy qui fini par lui rire au nez. Puis enfin les spectateurs de la scène qu'ils n'avaient rien compris, osèrent bouger. La douce et mélodieuse voix de Sanji s'éleva.
- Ton… caleçon, Marimo…
Zoro se retourna un peu surpris vers Sanji. Il pencha la tête vers son propre corps et en effet… Il était…
- À POIL ? LUFFY !
- Ahahah… Ah ! Zorarght…
Zoro était en train d'étrangler son "pauvre" capitaine…
COU-COUPEZ… On la refait…
ACTION !
Le capitaine prit la main de son second et se releva avec son aide. Zoro fixa Luffy qui fini par lui rire au nez. Puis enfin les spectateurs de la scène qu'ils n'avaient rien compris, osèrent bouger. La douce et mélodieuse voix de Sanji s'éleva.
- Ton-ton-ton !
Zoro se retourna vers Sanji et se moqua tout en baissant la tête.
- Bah alors cuistot, tu connais plus ton texte ?
Zoro eu un sursaut en voyant son caleçon. Cette fois-ci il en portait un mais il y avait marqué en gros avec un cœur "I LOVE SANJI". Il s'étrangla à moitié et gueula le nom du responsable. Celui-ci était en train de fuir à toute allure devant son poursuivant. Sanji était par terre avec de la mousse sortant de sa bouche. Sans doute choqué jusqu'à la fin de ses jours.
COUPEEEEEZZZ !
FIN
Kana, Allen, Basil, Alstom, Aisen, Eowin, Milo et Ayahne sont des personnages que j'ai inventés. Ils sont des chasseurs de prime que Zoro a rencontrés et ils ont fini par le suivre. Puis il s'est séparé d'eux. Yosaku et Johny sont d'avant ces rencontres.
Saga lui, fait partit du film cinq de One piece. Si vous ne l'avez jamais vu, je vous le conseil fortement ! C'est le meilleur, peu être déchu de ses fonctions "être le meilleur" par le film dix que j'ai hâte de voir…
