Comme d'hab: fma ne m'appartient pas, si je le prétendais ...(se retoune lentement après avoir entendu un drôle de bruit et vu de la lumière, apperçoit un blondinet armé d'ine longue lame affichant un sourire digne d'un maniquedans film d'horreur) ... çà ne serait pas bien du tout... et pas bon pour moi (lance un cookie au blondinet...gentil...gentil, saaaage)

Cette fic sera composée de plusieurs oneshots se déroulant pour la plupart entre la fin de l'anime et le film... donc quelques spoilers en vue... updates très très aléatoires (et bien sûr un titre et des résumés nazes lol on ne se refait pas...). Read and review !

Rating: K+ ne pense pas changer


Deuxième one-shot! Au tour d'Alphonse cette fois ci. J'avais pas mal d'idées pour ce one shot mais le résultat n'est pas ce que j'avais en tête au départ... Tant pis... (déjà partie sur l'idée d'un autre chapitre du point de vue d'Edward envers son popaà moins de parler un peu de ce cher Alfons...ne sait pas encore mais espère mieux le réussir...aucun Hohenheim ni aucune pâtisserieà la canelle ni grand beau blond de Munich ne seront blessés durant la rédaction, enfin pource qui est deHeiderich c'est sûr, pour les deux autres ça reste à voir... (sourire sadique))

Enfin, pour le momentl'histoire se déroule à Dublith pendant le deuxième entraînement de Al chez Izumi... Y'a du spoiler si vous n'avez pas vu la fin de l'anime et le film .Al n'arrive pas à se faire à l'idée de la disparition de Ed et ayant perdu sa mémoire en regagnant son corps, n'arrive pas à croire ce que l'on lui a raconté des 4 années passées avec son frèreà parcourir Amestris enfermé dans son armure.


Pendant ton "absence".

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Elle y est encore allé très fort, mes articulations endolories émettent de sinistres craquements à chacun de mes mouvements et je commence à voir les bleus des la leçon du jour apparaître à la surface de ma peau. Elle me sourit, ébouriffe mes cheveux d'un geste assez brusque mais maternel et commence la « «séance soin ».

Maître…

J'ai l'impression que nous ne vous avons quitté que depuis peu, les choses n'ont pas changé à Dublith…ou presque… Cette fois ci, c'est seul que je vous fais face lors des entraînements au combat, il n'y a que mes deux mains posées au bord du cercle de transmutation lorsque je m'exerce à l'alchimie.

Je me souviens du cercle, de la préparation versée au centre, 20 kg de carbone, nous avions utilisé de charbon, faute d'avoir trouvé un élément plus pur en carbone. Edward avait insisté pour que nous le réduisions en poudre, nous avons passé des heures à le piler et nous étions rentrés dîner chez mamie Pinako couverts de noir de la tête aux pieds. Elle nous avait fait prendre un bain dans un baquet, dans l'atelier, à l'eau froide, pour nous punir de nous être autant salis et pour éviter de noircir tout l'intérieur de la maison. Winry n'arrêtait pas de nous embêter, chapardant le savon ou versant un grand sceau d'eau propre mais glacée sur le crâne d'Ed au moment ou il s'y attendait le moins.Grand frère, quant à lui avait essayé de mettre le plus d'eau possible à côté du baquet, vexé de notre situation. Nous avons ajouté 35 litres d'eau, 4litres d'ammoniaque, dont les effluves étouffantes nous ont presque rendus malades ,1.5kg de chaux qui piquait les yeux, le nez et la gorge, brûlant les doigts lorsque l'on ne faisait pas attention en la manipulant., 800 g de phosphore, 250 g de sel , que nous avions « emprunté » à mamie Pinako, ce qui nous a valu un régime potage sans sel pendant deux semaines, 100 g de salpêtre, 80 g de souffre,faute d'en avoir trouvé, nous avions utilisé de l'oxyde de souffre et avions utilisé le surplus pour faire un blague à Winry, 7.5g de fluor 5g de fer 3 g de silicium, et divers autres éléments .

Je me souviens d'Ed me demandant si j'étais prêt, de l'orage qui grondait à l'extérieur et de la pluie martelant les carreaux.

Après… Plus rien…

J'ai repris conscience lentement, mes yeux demeurant désespéramment clos pendant plusieurs minutes. J'avais froid et mes membres étaient engourdis. J'ai vaguement entendu du bruit, des pas, un cri, puis j'ai senti un peu de chaleur avant de sombrer de nouveau dans l'inconscience. Quand je me suis réveillé, il y avait une jeune femme avec un petit enfant à mon chevet. Elle fut la première de ces « gens » que j'ai eu l'occasion de rencontrer.

Ces « gens », ce sont ceux qui me connaissent, qui prétendent faire partie de mon entourage,mais que moi je ne reconnais pas :la jeune femme aux mèches roses, le militaire blessé et la femme blonde qui l'accompagne, la fille aux yeux verts et aux grosses lunettes qui me couvre de livres et se chipote avec Winry, la jeune veuve et sa petite fille qui m'a fait des tartes aux pommes… Il semblerait que ma mémoire se soit envolée . Peu à peu au travers de leurs histoires, je me rends compte que bien des choses se sont passées entre notre tentative de transmutation humaine et mon réveil.

Où est tu, Edward ?

Tu es le seul que je n'ai pas vu depuis mon réveil, et pourtant pour moi, tu es mon univers.

Maître se lève, elle n'a pas prévu assez de sparadraps. Je la regarde quitter la pièce puis détourne mon regard vers la commode ou sont placés des cadres, avec des photos de nous.

Il y a celle de notre retour de l'île de Yock, tu y fais la grimace, furieux contre maître, et moi je suis à tes côtés, j'essaye de te calmer. Dans le second cadre il y a la photo de notre départ ou maître nous prends dans ses bras… là aussi tu y fais la grimace, avant que Sig n'appuie sur le déclencheur, elle t'avais fait une remarque sur ta taille…moi, je suis blotti contre maître et je me moque de toi.

Mon regard se pose sur le troisième cadre, je n'aime pas trop cette photo bien que ce soit la seule ou tu souries. Dessus, tu as l'air plus âgé, tes cheveux sont longs et tes mèches, déjà longues dans mon souvenir, te cachent légèrement les yeux. A la place de ta main droite on voit le contour métallique d'un automail. Ton sourire est forcé, presque triste, comme si tu t'efforçais de faire plaisir à maître en la laissant prendre cette photo. Derrière toi, il y a une grande armure de métal austère. Elle a sa main posée sur ton épaule. Ils m'ont tous dit que cette armure c'était moi, que tu y avais fixé mon âme à l'intérieur suite à notre transmutation ratée. Maître me l'a assuré, pourtant je n'arrive pas à y croire. Je ne m'en souviens pas et rien ne me permet de me faire à cette idée. Cà ne peux pas être moi, derrière toi sur cette photo, si j'avais passé tant d'année à ton côté dans cet état, je devrais avoir tout de même quelques souvenirs ! Pourtant je sais que tu t'es sacrifié pour que je puisse vivre tel que je suis maintenant, on me l'a expliqué et j'y crois, ton absence en est pour moi la preuve .

Que s'est il passé ces 5 dernières années ?

Si seulement tu étais là pour me le raconter.

J'aimerais tant que tu viennes t'asseoir sur le bord de mon lit comme quand nous étions petits, le soir avant que je ne m'endorme, et que tu me racontes nos aventures, dont tout le monde me parle tant, à ta façon, telles qu'elles se sont passées .A ce moment là je pourrais y croire.

Maître est revenue, et elle a repris sa place à mes côtés. Je demeure silencieux, à fixer les photos. Je sais que je la rends inquiète, et j'en suis désolé.

-"Tu as l'air bien pensif, quelque chose te tracasse ?"

-"Non çà va…"

Elle désinfecte une petite plaie sur mon arcade sourcilière gauche, se débattant avec mes mèches folles.

-"Il va vraiment falloir faire quelque chose pour tes cheveux, ils commencent à devenir long...tiens mois cette frange sur le côté le temps que je pose un pansement… Tu est sur de ne pas vouloir les faire couper ?"

Je jette un coup d'œil en direction des photos…Plus particulièrement en direction de celle sur laquelle tu arbores une épaisse natte blonde, les cheveux longs, frangin, ça te va plutôt bien…

Je n'ai pas eu à lui répondre, maître a vite compris.

Elle soupire. Elle est forte et sait cacher ses émotions mais dans le fond je sais que ta disparition lui fait autant de mal qu'à moi mais contrairement à elle j'ai la certitude que tu es en vie quelque part. Je ne suis pas le seul, le général de Brigade Roy Mustang le pense aussi.

Je ne sais pas pourquoi mais cet homme semble avoir de l'affection pour nous deux.

J'ai du, il y a peu de temps, partir pour la ville du centre pour assister à une petite cérémonie donnée en ton honneur ou l'on ma donné une montre d'alchimiste d'état gravée à ton nom (encore une chose que je ne comprends pas, maître t'aurais fait rapidement passer de vie à trépas juste pour avoir passé le concours, comment cela se fait il qu'elle t'ai laissé vivre assez longtemps pour que tu reçoives le titre ?) Et tes affaires personnelles regroupées dans une grosse boîte, ainsi que ta valise.

Beaucoup d'inconnus m'ont serré la main, certains m'ont adressé la parole, une jeune femme blonde m'a fait la bise (elle était plutôt jolie mais assez inquiétante, elle portait un étui à révolversur son tailleur) puis m'a présenté au général de brigade un homme aux cheveux noir jais, blessé au visage, portant un bandeau noir à un oeil.

Il avait l'air ému, et m'a pris dans ses bras, m'a regardé sous toutes les coutures écartant quelques mèches de mes yeux. Il m'a beaucoup parlé de toi, il avait l'air fier de nous. Lui aussi pense que tu as réussi à t'en sortir mais mlle Hawkeye (le jeune femme armée en tailleur) m'a dit que ta disparition l'avait profondément secoué et que depuis quelque temps il était un peu déboussolé, qu'il ne fallait pas trop prêter attention à ce qu'il venait de me dire au risque de me créer de faux espoirs .Malgré tout, les paroles de cet homme qui semble si bien te connaître m'ont fait chaud au cœur et m'ont redonné du courage, je sais qu'un jour je te retrouverais.

Maître en a fini avec mes égratignures et me tend la main pour m'aider à me relever.

-"Je suis fatiguée, j'ai besoin d'un peu de repos. Pendant ce temps là, révises un peu, j'ai remarqué que tu avais des difficultés à différencier les cercles de transmutation des métaux…C'est pourtant quelque chose d'assez basique…"

- "je confonds toujours le symbole du cuivre et celui de l'étain…"

Elle sourit et quitte la pièces en murmurant « étourdi ». Au bout de quelque une violente quinte de toux se fait entendre ainsi que des bruits dans la salle de bain. J'aimerais me lever et aller l'aider mais je sais que ça l'énerve, elle n'aime pas être vue quand elle ne se sent pas bien. Son état a empiré ces derniers temps, elle est obligée de garder le lit plus souvent et tousse de plus en plus. Je n'entends plus rien et çà m'angoisse… Il faut vraiment que je me change les idées. Une fois la porte de ma chambre passée (claquée) je m'affale sur mon lit et regarde le tien, vide. Quand je ferme les yeux, je nous revois pousser la porte de la chambre pour la première fois, ravis de retrouver le confort d'un lit après un mois à dormir à même le sol sur l'île de Yock. Malgré la fatigue nous avions quand même trouvé le moyens de nous disputer pour savoir le quel de nous deux allait prendre le lit près de la fenêtre. C'est moi qui ai gagné… Je l'ai vite regretté… Il fait très chaud ici, à Dublith et les orages la nuit sont très fréquents. Le tonnerre faisait trembler la vitre et les éclairs illuminaient la pièce. Dans ces moments là, je filais me réfugier contre toi,loin de cette maudite fenêtre, et tout deux nous espérions que maître , prise de pitié vienne nous rassurer, ou , mieux, vienne dormir avec nous.

Il faut vraiment que je trouve quelque chose qui pourrait me changer les idées, j'en deviens pathétique…

Je parcoure la pièce du regard… sur le bureau, il y a mes livres d'alchimie…pas envie de bosser…je jette un coup d'oeil vers la fenêtre, il fait beau… trop chaud pour aller faire un tour, pas envie de risquer l'insolation...

Soudain j'aperçois la boîte contenant tes affaires que j'ai ramené de Central. Je l'ai ouverte, certes mais n'ai ni pris le temps ni le soin d'examiner son contenu. Je la soulève, elle pèse plutôt lourd, puis la renverse sur ton lit.

Quel Bazard frangin ! Je sais que tu n'as jamais été très soigneux mais j'étais loin de m'imaginer à quel point tu es désordonné… Mlle Hawkeye m'a dit qu'elle n'avait rien touché, je veux bien la croire.Le lit est couvert d'objets hétéroclites, des livres cornés,de la paperasse, un plumier, des boulons, un jeu de petits tournevis, une petite bouteille d'huile « spéciale automail »,de la cire lustrante pourmétaux,des photos de maman et de moi (et même de cette grosse armure étouffant un pauvre chaton) et une image froissée du mariage de nos parents.

J'examine maintenant le contenu de ta valise : le manteau rouge, tâché au niveau des manches, une veste noire avec une attache argentée, deux pantalons noirs mal pliés et des tee-shirts noirs , propre et sales mélangés…pas très variée comme garde robe. Tes vêtements ne sont pas grands, ils seraient même plutôt à ma taille…

Je suis bête, me voilà en train d'essayer les affaires de mon frère.

J'enfile un des tee-shirts froissés, la veste noire, le manteau et m'admire…pas mal, mais cependant un détail me gène…J'attrape un élastique à cheveux dans ta trousse de toilette et essaye d'attacher ma tignasse…Au bout d'un quart d'heure de lutte le résultat n'est pas très concluant. Ma queue de cheval est de guingois , ridiculement petite, formant un plumet au bas de ma nuque et mes cheveux sont encore trop courts pour être tressés (je vais les laisser pousser plus, ce sera plus pratique) .En y regardant de plus près il y a d'autres détails qui clochent dans mon déguisement. La veste tombe un peu trop et j'aurais bien besoin d'une ceinture pour éviter de me retrouver avec le pantalon descendu aux chevilles.

Pourtant, je ne sais pas pourquoi mais je suis satisfait…

J'ai l'impression d'être proche de toi, je sens ton odeur, je te ressemble…Peut être est-ce là la solution…Peut être devrais-je marcher dans tes pas pour espérer un jour te retrouver. J'attrape ta montre en argent et la serre fort dans mon poing. Ma décision est prise, je passerais le concours d'alchimiste d'état comme toi, et referais ce grand voyage à travers le paysdont tout le monde me parle etainsi, peut être, un jour je pourrais de nouveau te serrer dans mes bras.


FIN... pour le moment


Toute les reviews, sont les bienvenues (sort des bonbons et des cookies).