Merci pour vos adorables reviews ! Je suis très touchée que vous preniez le temps de commenter ma fiction !
Je vous ai donc préparé une petite suite qui vous plaira, je l'espère, toujours autant !
La veille
Leon Vance l'avait appelée dans son bureau, suscitant quelques plaisanteries et moqueries de la part de Tony, et inquiétudes venant de Gibbs et McGee, se demandant quelles étaient les motivations du directeur du NCIS pour la convoquer seule, et insister sur ce fait lorsque l'ex-marine avait voulu l'accompagner.
Il l'avait d'abord invitée à s'asseoir. Elle avait refusé. Elle était encore capable de tenir debout, après tout. Lorsqu'il avait commencé à parler, elle avait bien remarqué son malaise, à la fois parce qu'il apportait trop de nuance à son discours et l'enrobait de trop de « cette agence ne vous contraindra jamais en rien, agent David » ou de « vous savez à quel point vous êtes un élément précieux pour le NCIS »
Elle s'était aussitôt demandé où était le problème. Non, réellement, qui était mort pour que Vance la ménage ainsi, alors qu'il n'ignorait rien de son passé d'assassin ? Croyait-il réellement que Saleem Ulman avait été capable de la briser ?
Après cinq bonnes minutes à l'entendre esquiver le fond du sujet, elle avait finalement lâché :
« Directeur Vance, sauf votre respect, pourriez-vous en venir au fait, je vous prie ? »
Ce qu'en hébreu, elle aurait simplement traduit par « Nou ». Mais elle savait à quel point les Américains aimaient les formules ampoulées et regardaient d'un mauvais œil la « houtspa » israélienne.
Car après tout, elle allait devenir une Américaine. Dans 9 jours, précisément. A ce moment, elle pourrait enfin briguer le titre d'agent spécial du NCIS qu'elle attendait depuis près d'un an.
Elle l'avait alors vu se racler la gorge, baisser les yeux, et autres signes de gêne et d'hésitation qui l'avaient laissée pantoise. Et avaient commencé à l'inquiéter sérieusement...
Après quelques quintes de toux et un cure-dent mâchouillé avec nervosité, il avait finalement expliqué :
« Agent David, votre père souhaiterait vous voir une dernière fois à Tel Aviv, avant que vous ne deveniez américaine. Et je pense que c'est pour vous en dissuader. Mais aussi pour se faire pardonner de ce qu'il vous a fait. La décision vous appartient désormais, mais sachez que si vous souhaitez partir pour Israël quelques jours, je vous accorderai les congés nécessaires. »
Elle était restée bouche bée. Puis elle s'était écroulée sur la chaise, comprenant soudain pourquoi Vance avait tant insisté pour qu'elle s'asseye.
Enfin, lorsqu'elle avait réussi à retrouver l'usage de la parole, elle avait répondu en se relevant et en se dirigeant vers la sortie du bureau :
« Merci beaucoup, directeur Vance. Je vous ferai part de ma réponse ce soir. Shalom. »
Elle avait ensuite refermé avec douceur la porte, et avait couru se réfugier à côté de la machine à café, espérant qu'aucun de ses coéquipiers n'aurait idée de venir commander un expresso à cet instant.
Après un après-midi de réflexion, au cours duquel elle avait été dispensée de travail administratif par Gibbs, soulevant les plaintes de Tony qui avait dû mettre les bouchées doubles, elle avait fini par prendre sa décision.
C'était avec une étrange assurance qu'elle était toqué le soir même à la porte du bureau de Leon Vance. Il lui avait dit d'entrer. Elle s'était exécutée.
Puis, s'étant plantée devant son bureau, elle l'avait fixée droit dans les yeux et avait lancé, sans que sa voix ou que ses mains ne tremblent : «J'ai booké un avion pour Tel Aviv qui décolle à 4 heures du matin demain. Je serai de retour dans deux jours, dans l'après-midi, si vous acceptez toujours de me laisser partir.»
Il avait esquissé un sourire impressionné, avant d'affirmer :
« Plus que jamais, agent David. J'espère que vous nous reviendrez...
- J'en suis sûre. » avait-elle répondu en hochant la tête, sans pouvoir être absolument certaine que ce qu'elle disait était vrai, et avait pris la porte sans un mot supplémentaire.
Alors, qu'avez-vous pensé de ce début d'explication ? J'attends vos reviews avec impatience, tout en vous préparant la suite si vous êtes toujours intéressés ! :)
Lexique
Nou : en quelque sorte l'équivalent français de "viens-en au fait"
Houtspa : le culot israélien, traumatisant pour qui a l'habitude d'être accueilli par un bonjour dans n'importe quel magasin, et salué d'un au revoir.
