Voici le deuxième chapitre !

J'espère qu'il vous plaira également :)

Merci à tous pour vos commentaires, ils m'ont beaucoup touché.


Chapitre 2

Après plusieurs heures de voyages, la voiture de Caroline s'engouffra dans un petit chemin de terre au beau milieu d'une flore abondante. Elena ne pouvait que s'imprégner de cette nature abondante. Le bien-être qui la saisit l'incita à s'enfoncer confortablement dans son siège. Néanmoins, elle se redressa rapidement quand l'immense demeure émergea de cette luxuriante végétation.

C'était une bâtisse à étage en bois, de construction cubique entourée d'immense baie vitrée laissant filtrer la lumière du soleil. Lorsqu'Elena entra, elle fut surprise par la simplicité et l'ambiance cosy de cet endroit. Décidément, son amie ne s'était pas trompée. Le lieu était idéal pour une remise en question.

Le jour commençait à tomber quand elles décidèrent de s'installer avec un plateau-repas devant l'âtre de la cheminée (âtre et cheminée c'est pareil !). Caroline semblait perdue dans ses pensées.

- À quoi penses-tu ? la questionna Elena

- Tyler.

Elle s'arrêta un moment (elle s'arrêta ça fait très bizarre je trouve, « elle se tut un moment » plutôt non ?) , puis s'obligeant à détacher son regard du feu hypnotisant, elle lui sourit.

- Je ne sais pas si je retrouverais un jour le Tyler d'avant, avant sa transformation en hybride, avant Klaus. Mais je suppose que tu as les mêmes questions vis-à-vis de Stefan.

Elena baissa les yeux se tortillant sur le pouf où elle avait choisi de s'installer. Caroline vit le malaise de son amie.

- Quoi, qu'est ce qu'il y a ?

- Damon m'a embrassé et je ne l'ai pas repoussé.

Elle avait sorti sa phrase d'une traite, comme si le fait de la dire vite lui enlèverait ce sentiment, ce poids sans dans l'estomac qui ne la quittait pas. Mais elle se trompait, ses émotions si difficiles à identifier étaient encore en elle. Elle avait décidé d'en parler avec Caroline. Après tout, elles étaient amies depuis très longtemps, et depuis que la jeune femme était devenue vampire, Elena la trouvait plus altruiste, plus adulte et aussi beaucoup plus intuitive. Peut-être qu'en se confiant à son amie, elle verrait les choses différemment. Néanmoins, la dernière fois qu'elles avaient évoqué le sujet Damon, Caroline lui avait abruptement demandé d'ouvrir les yeux, d'arrêter de se voiler la face. Elena ne savait pas comment elle réagirait face à sa révélation. Aussi elle attendit patiemment que Caroline prenne la parole. Étrangement, son amie lui sourit et lui posa une simple question.

- Et c'était bien ? Tu as aimé ?

Déboussolée, Elena ne sut que répondre.

- Oui, enfin non, ce n'est pas la question ! Ça ne te choque pas que je puisse m'être laissée embrasser par Damon ?

- Honnêtement ? Non ! Ça fait un moment que je te connais Elena. Ça se voit que Damon te trouble et ça ne date pas d'hier. Seulement, tu étais trop omnibulée par Stefan pour t'en rendre compte. Maintenant qu'il est hors jeu, ton attirance pour son frère prend le dessus !

Au lieu de se sentir rassurée par la clairvoyance de Caroline, Elena fut prise d'un sentiment de panique qu'elle ne comprenait pas. Elle s'était toujours interdit d'explorer ce qu'elle pouvait ressentir pour Damon. Elle savait que c'était là, mais elle ne voulait certainement pas se pencher dessus. Instinctivement elle tenta de se protéger.

- Caroline, je ne peux pas me laisser aller avec Damon, ça dirait quoi de moi ? Je ne suis pas comme Katherine !

- Qui te parle d'être comme elle ! Tu n'as rien avoir avec cette trainée ! Tu n'irais jamais jouer avec l'un ou l'autre comme elle l'a fait. Et tu ne feras rien sans y avoir réfléchi et la question est de savoir ce que tu veux ou plutôt qui tu veux.

- Je ne sais pas… Je ne sais plus ce que je ressens. Je veux arrêter de penser.

Pour la première fois, Elena commençait à percevoir le choix qui s'offrait devant elle. Dès que ces idées venaient s'insinuer, elle trouvait maintes excuses ou astuces pour les repousser toujours plus loin. Mais aujourd'hui sa conversation avec Caroline l'obligeait à franchir les barrières qu'elle avait dressé.

- Il va bien falloir que tu saches ce que tu ressens pour Damon et où tu en es avec Stefan.

- Je sais Caroline, je sais, si je suis venue ici, c'est pour tenter de le découvrir.

Elena soupira puis finit par se lever.

- Bon je vais aller me coucher, on dit que la nuit porte conseil. Bonne nuit.

- Bonne nuit !

Elle monta l'escalier, lasse. Une fois arrivée dans la chambre, Elena s'affala en travers du lit, les bras sur son ventre. Que ressentait-elle ? Telle était la question et il fallait absolument qu'elle y réponde. La situation n'allait pas être gérable longtemps. Elle savait qu'elle ne prendrait aucune décision qu'elle quelle qu'elle soit, sans savoir où elle en était. Elle n'était pas du genre à agir sans réfléchir, surtout au risque de blesser des gens auxquels elle tenait. Et elle se souciait suffisamment de Damon et de Stefan pour ne pas faire n'importe quoi avec eux. Elle voulait absolument être sure d'elle et pour le moment ce n'était pas le cas, pour aucun des deux. Ce serait la première véritable décision que prendrait la nouvelle Elena qui était née sur ce pont.

La personne qui lui vint de suite à l'esprit étai fut Damon, car il incarnait à la fois la nouveauté accompagnée de sentiments et sensations inexplorés. Pour le moment Stefan, lui était synonyme de souffrance. Aussi elle se laissa imprégner de son ressenti pour Damon. Quand avait-elle commencé à éprouver plus qu'une attirance pour lui ? Ça, elle ne pouvait le dire clairement. Cependant, un souvenir plus marquant que les autres remonta à la surface.

Elle se souvenait avoir été troublée au milieu de ce lac, quand il lui avait dit ironiquement de ne pas trainer ou elle aurait à rejouer la scène du baiser sur son lit de mort. C'était l'une des premières fois ou elle s'était vraiment sentie troublée à ce point (vraiment et ensuite à ce point ça fait très très lourd dans la phrase, comme si tu te répétais). Pourquoi se sentir troublé alors qu'elle avait juste donné un baiser d'adieu? Mais était-ce seulement un baiser d'adieu (je ne répéterais pas à nouveau adieu mais juste baiser) donné à un ami qui allait mourir? Elena savait que Damon l'aimait. Elle avait tout simplement voulu lui faire plaisir, qu'il parte avec un souvenir heureux.

Non c'était faux. Ce n'était pas la seule raison et elle le savait. Encore une fois elle s'était voilé voilée la face et avait décidé de laisser cet événement dans un coin de sa mémoire.

Après tout, lorsque ça s'était passé, elle était avec Stefan et rien d'autre ne comptait. Elle avait essayé de s'en persuader et ça avait marché pendant un temps, se trouvant tout un tas de raisons. Puis Stefan était parti avec Klaus et elle s'était consacrée à sa recherche, laissant volontairement ce qu'elle avait pu ressentir de côté. À cette période, elle se considérait encore en couple et ça l'empêchait de se poser trop de questions.

Mais voilà, ce n'était plus le cas aujourd'hui et plus rien ne retenait ce sentiment qui ne demandait qu'à sortir, à être reconnu. C'était ça, cette oppression qui ne la quittait plus, cette sensation que quelque chose clochait, quelque chose qu'elle n'arrivait pas à identifier. Non, ce n'est pas qu'elle n'y arrivait pas, c'est qu'elle ne le voulait pas. C'était trop dur. Comment pouvait-elle penser à éprouver des sentiments alors qu'elle était en train de dire au revoir à quelqu'un qu'elle avait aimé si fort, à une relation qui la comblait au plus haut point ?

Elena sentit son estomac se serrer. Elle ne pouvait pas. Un sentiment intense de culpabilité vint l'habiter. Comment pouvait-elle, ne serait-ce qu'envisager Damon sous un nouveau jour, alors que Stefan était toujours présent dans son cœur ? Mais l'était-il toujours autant qu'avant ? Face à cette question, elle se rendit compte qu'elle avait franchi un cap. La question n'était plus de savoir si elle avait des sentiments pour Damon.

Choqué choquée, Elena se leva et se dirigea vers la salle de bain. Elle s'aspergea le visage et se regarda dans la glace. Elle ne se posait pas la question, elle savait. Elle savait. Elle savait et ça (oula 3 fois répété elle savait aie mes yeux mdrrr) depuis longtemps maintenant que ses sentiments pour Damon étaient loin d'être amicaux, mais comme Caroline le lui avait dit il y a longtemps déjà, elle se voilait la face (alors là je trouve que tu reprend ce que tu as déjà expliqué plus haut et que ça fait un peu rabâchage du coup). Elle avait cru savoir à quoi elle avait à faire. Elle pensait que c'était bêtement de l'attirance, mais elle se trompait.

Damon faisait parti du décor et elle n'envisageait pas de vivre sa vie s'il n'en faisait pas partie de quelques manières que ce soit.

Elle avait accepté Damon dans sa vie depuis un moment, trouvant au plus profond d'elle-même les capacités pour lui pardonner tous ses écarts, mais elle avait mis ça sur le compte de l'attachement, de l'amitié. Certainement pas sur celui de l'amour.

L'amour, était-elle amoureuse de Damon ? C'était tellement différent de ce qu'elle avait connu jusqu'à présent. Le simple fait d'associer Damon aux sentiments amoureux eut pour effet de l'apaiser et d'abaisser la tension qui l'habitait depuis des semaines. Ce fut alors comme une évidence. Elle était sûre, sûre de l'aimer. Tout se bousculait dans sa tête. Les sensations quand Damon la touchait, quand il lui parlait. L'intensité de son regard quand il posait ses yeux d'un bleu si profond qu'ils la transperçaient sur elle. La façon dont ses paroles l'atteignaient atteignait. Elle n'avait pas hésité quand il lui avait demandé si elle avait confiance en lui. Elle s'en était étonnée, mais c'était la vérité. Elle lui confirait confierait sa vie les yeux fermés. Il était son pilier, elle pouvait compter sur lui, peut-être plus que n'importe qui, car il aurait donné sa vie pour elle. De ça, elle n'en doutait pas. Sa simple présence lui procurait un sentiment d'apaisement. Il avait un don pour ramener les choses à l'essentiel, et surtout Damon lui donnait l'impression d'être vivante. A son contact, son corps réagissait de diverses façons et c'est grâce à cela qu'elle n'oubliait pas qu'elle était faite de chair, de sang et de sentiments, choses qu'elle avait eu tendance à oublier ses derniers temps.

Elle se détourna du miroir, toucha ses lèvres du bout des doigts, l'autre main sur son ventre et sourit.

Tout prenait alors un sens le moindre geste, la moindre parole, le moindre frôlement. Son cœur se mit à battre plus vite, elle comprit alors toute la saveur de ce baiser échangé et tout ce qu'il impliquait. La saveur de ses lèvres, la douceur de ses mains sur son visage. Il avait mis tellement dans ce baiser qu'il l'avait laissé complètement pantoise et en proie à de profonds chamboulements. Elle était amoureuse de Damon.

Elle était amoureuse de Damon (alors ici j'aurais mis dans la phrase plus haut « elle est amoureuse » et ensuite dans la suite du nouveau paragraphe « elle était amoureuse de Damon). Malheureusement, elle ne put apprécier que peu de temps, (pourquoi une , ici ? la saveur de cette révélation ou plutôt de cette acceptation. Ce sentiment de culpabilité intense l'assaillit de nouveau. Il l'avait déserté le temps d'accepter ce qu'elle ressentait pour l'ainé des Salvator. Cette fois-ci c'était différent. Elle savait à quoi elle avait à faire. Elle comprit que c'était le même genre de culpabilité qui avait assailli Damon le poussant à l'embrasser. De la culpabilité envers Stefan.

Les paroles qu'elle avait alors dites à Damon le jour où Stefan les avait « trahis » lui revinrent en mémoire. « On le laissera partir » . Damon lui avait clairement fait comprendre qu'il ne pouvait pas, d'où son sentiment de culpabilité. Mais le pouvait-elle ? Que ressentait-elle pour Stefan ? L'aimait-elle encore malgré tout ce qui c'était passé ? Elle percevait des sentiments encore très forts, mais elle ne pouvait dire avec certitude de quoi il s'agissait. La rancœur, la déception et ses blessures étaient encore trop présente présentes, et mélangées avec le souvenir de leur couple et de ses sentiments tels qu'ils étaient avant Klaus, pour qu'elle sache exactement avec certitude ce qu'elle ressentait pour Stefan et ce qui pouvait en ressortir aujourd'hui.