Scorpius leva les yeux vers moi un doigt tendu vers l'une des créatures de l'animalerie et me dit d'une voix impartiale et légèrement excitée :

" Je la veux.

- Mais enfin mon chéri, regarde plutôt les serpents, il n'est pas mignon celui-ci ?

- Non Papa, je la veux."

Malgré tous mes efforts, Scorpius resta obstinément inflexible et ne voulu ni d'un boa, ni d'une vipère, ni d'un hibou grand-duc.

Il refusamême une panthère que je lui avais proposé en désespoir de que oui, j'étais prêt à tout, mais réellement à tous pouréviter d'acheter une...!

Non alors ça non ! Mince alors il en allaitde mon honneur tout de même. Et puis Astoria, ma chère petite femmed'amour ne me louperait pas.

Alors non je n'allais tout de même paslui acheter ça n'est-ce pas ? Enfin voyons ! Et pourtant sous leregard de chien de mon fils je déclarais avec difficultés :

" Et bien soit alors. Prends-la si tu y tiens tant."

Il sauta de joie et cria mais devant mes regards noirs se tut. Enfinquand même nous sommes des Malefoy.

Il attrapa alors le petit animalet celui-ci se blottit contre lui puis me regarda avec ses yeux rondspuis bondit sur moi et me caressa de sa queue.

" Tu vois Papa, elle t'aime déjà.

- Oui c'est ça."

Je rendis l'animal à mon fils et lui donnais l'argent nécessaire pour qu'il aille se l'acheter. Il partit tout sourire après que je lui aiedit que je l'attendais dehors.

Le vent froid me fit du bien et je tenais de ne penser plus à rien. Mais non, ce n'était pas possible il fallait tout le temps que cela pollue mon cerveau.

Je ne résistais plus et me laissais plonger à nouveau dans mes souvenirs.

" Alors l'intello ? Tu aimes Monsieur j'ai -trois-balais-dans-le-cul ? Non mais c'est bien ça va faire de belles progénitures tiens !

- Au moins nous, nous en auront, et nous ne finirons pas notre vie tout seuls. Parce que tu penses bien qu'après notre victoire contre Voldemort, plus personne ne voudra épouser un mangemort !"

Je me retins de cracher par terre et répliquais violemment :

" Malheureusement pour toi, même la stupidité ne veux pas de toi, je crois savoir qu'il s'est trouvé une folle dingue aux boucles d'oreilles en radis. J'aurais honte à ta place.

- Ah oui pardon, non parce que c'est vrai, il y a le bouledogue qui voudrait bien de toi, autant pour moi. C'est vrai qu'un chien bavant et illetré doit être pris en compte tout de même.

- Au moins le bouledogue n'est pas coincé lui.

- Et moi je ne perds pas ma fourrure, n'est-ce pas Malefoy."

Je levais les sourcils et elle me dit :

" T'aurais-je fait taire Drago ?

- Ne te crois pas plus forte que tu ne l'es Greengrass. Tu es aussi stupide que l'autre.

- Ne t'oblige pas à dire des choses que tu préfèrerais ne pas dire.

- Mademoiselle fais de la psychologie maintenant ?

- Au moins moi je dis et je fais ce que mes idéaux me disent de faire, pas ce qu'un fou mégalomane me demande.

- Tu devrais te taire.

- De toute manière j'ai bien d'autres à faire.

- Comme pleurnicher comme la pauvre amoureuse abandonnée que tu es ?

- Et que sais-tu du fait que je sois amoureuse de lui ?

- Parkinson s'avère être parfois utile.

- Ah oui, ses potins sont aussi bons et vrais que ceux de Rita Skeeter.

- Alors tu n'es pas si bête ?

- Si bête pour toi signifie amoureuse alors non.

- Ah...

- C'est tout ce que tu avais à me dire ?

- Oui, ...enfin non pas vraiment."

Elle haussa un sourcil et attendit. Je ne savais même pas ce que j'avais à lui dire, en fait rien mais lui parler me faisait parler à autre chose qu'a ces satanés mangemorts,

et j'avoue que son mordant était agréable. Oui, j'aimais parler avec elle.

Parce que je savais bien que nous ne nous disputions pas vraiment, c'étaient juste des petites piques lancées.

" Alors ?" Me demanda-t-elle.

Elle sourit moqueusement et s'approcha lentement de moi. Elle me fit, à ce moment-là, penser à une féline qui s'approchait doucement et discrètement de sa proie.

Son sourire toujours présent sur ses lèvres, enquiquinant et pourtant irrésistible, elle dit :

" Rien ?"

Je sentis son souffle contre ma peau alors qu'elle était à seulement quelques centimètres de moi et tentant de ne pas perdre contenance.

Et pourtant, Merlin sait combien j'étais troublé.

" Je vais donc te laisser... Furette bien, ma chère petite fouine !"

Elle flanqua un baiser bref sur la joue et je me sentis rougir tandis qu'elle disparaissait. De colère bien sûr, quoi d'autre ?


" Ca va Papa ?

- Oui mon chéri, tout va pour le mieux."

Je jetais un coup d'œil à la cage posée par terre et soupirais en y voyant l'affreux petit mammifère blanc que je maudissais tant.

Merlin ça y est, j'étais perdu ! Je voyais à l'avance le sourire qu'elle me ferait, le même qu'il y a des années.

Elle se ficherait de moi, et me réduirait au silence rien qu'avec un rictus moqueur collé à son visage d'ange. Quelle idée, non mais quelle idée aussi d'avoir choisi une fouine !