Bonjour bonjour !
Me voila de retour avec un nouveau chapitre, plein de rebondissement (ou pas).
J'en profite aussi pour vous dire que, comme mes deux collègues partent en Allemagne la semaine prochaine, et que moi je suis en compétition, il n'y aura pas de chapitre 3 avant 15 jours…
Et je vais me retrouver toute seule(snif).
La fic est basée sur l'année scolaire japonaise, on est donc au printemps.
Bon, soyez pas radin sur les rewiews, il suffit de cliquer sur le petit bouton vert, en bas ^^.
Bonne lecture, les gens.
Chapitre 2:
La guerre des Hic.
Lors du chemin vers le lycée, le lendemain, le silence était pesant. Leïla avait passé la soirée à expliquer sa situation au lycéen, qui n'avait accepté de la couvrir qu'à condition qu'elle les rejoignent.
"C'est le meilleur moyen de protection que je puisse te proposer" donna-t-il comme excuse. Pour la jeune fille, cela tenait plus du chantage. "Et heureusement que tes vêtements te vont large, parce que sinon, avec ta, heu, opulente poitrine, t'es dans la merde." Déjà que la jeune femme était étonnée qu'ils ne se soient pas rendu compte qu'elle en était une : ses cheveux bouclés lui arrivaient au milieu du dos. Pas très discret, en somme. Une fois arrivé au lycée, Tokio l'entraîna à sa suite vers ce qu'elle devina être le toit du bâtiment. Qu'elle ne fut pas sa surprise de le voir aménager avec des meubles et même une piscine, dans laquelle elle se promit de ne jamais mettre les pieds.
Là, se tenait une bande d'adolescent, dont elle devina qu'ils devaient être les gars dont Tokio lui avait parlé hier.
- Eh les gars, je vous ai ramené le nouveau !
D'un seul mouvement, toutes les têtes se tournèrent vers elle. Deux gars, dont l'un portait un masque vinrent vers elle, le sourire aux lèvres.
- Bon nous, c'est les Frères Mikami, dit celui au masque, moi, c'est Manabu. Là-bas, tu as Genji (il pointa du doigt un mec plutôt mignon, les cheveux relevés en queue de cheval), celui avec la cicatrice, c'est Makise, le blond décoloré, c'est Izaki, avec à coté de lui Chuta. Et tu connais déjà la bande à Serizawa. Plus loin, t'as le trio Ebizuka, avec Pon, Mako et Hiromi. Et toi, c'est comment ?
- Leïla, je m'appelle Leïla.
Les gars qui avait à peine grommeler à l'entente de leurs prénoms, la dévisageait maintenant proprement.
- Dit, dit le blond, c'est bien toi qui a mis Tokaji à terre, hier?
- Heu, ben, oui, mais...
- Ben alors, tafiole, on se fait battre par le petit nouveau?
- Izaki, espèce de connard, je te permet pas de...
Elle n'eut pas le temps d'en entendre plus, car les jumeaux l'avaient entraînée du côté du reste du groupe.
- Donc tu es français, c'est ça ? demanda Makise.
- Oui, de la région toulousaine, pour être précis.
- Et c'est la mode, là-bas, d'avoir les cheveux aussi longs?
- Heu, oui, mais c'est pas très courant.
Et ils se mirent tous à lui poser des questions sur la France, ses origines, les filles, les études, les filles, le paysage, les filles, du vocabulaire, les filles, et bien sûr les filles. La jeune fille faisait du mieux qu'elle pouvait, étonnée de l'intérêt qu'on lui portait.
- Heu, les gars, faudrait y aller, j'vous rappelle qu'aujourd'hui y a le gars qui vient pour le cours de sport...
- Et merde, allez, on se bouge jusqu'au gymnase !
Il y eu un concert de grognement, mais tous les adolescents descendirent du toit pour assister à la conférence et démonstration d'un ancien champion de judo, à la plus grande joie de Shoji.
Leïla, elle, y allait carrément à reculons, le sport, son pire cauchemar avec les maths.
- Ben, pourquoi tu traînes ? demanda Serizawa, étonné.
- J'aime pas l'sport...
- HEIN? Comment tu peux ne pas aimer le sport ?
- J'suis une brèle.
- Mais non, intervint Izaki, qui semblait l'avoir pris en affection depuis qu'elle avait ridiculisée Tokepi, tu fais combien au 100 m?
- 10.
- 10 secondes, la coupa-t-il, mais c'est excellent !
- 10 minutes, pas secondes, minutes.
- ...
Sur cet exploit magnifique, ils arrivèrent au gymnase, où tous les terminales étaient réunis. Ils assitèrent à une conférence mémorable pendant laquelle Izaki et Tokepi se disputérent, sous les "la violence c'est pas bien les enfants !" du champion, qui finit par déclarer l'exercice pratique, sous les exclamations des élèves. Une arène de corps humains fut rapidement dressée, avec des tapis au centre pour amortir.
L'homme, prenant pour partenaires les profs de sport, leur montra différentes prises de judo et leur indiqua leurs noms.
- Bon, nous allons maintenant voir si vous avez tout bien retenu. Y-a-t-il des volontaires pour une démonstration ?
Leïla n'eût même pas le temps de dire "canard" que Tokepi l'agrippa par le bras et la traîna au centre de l'arène.
- Nous, on est volontaire !
Leïla se mit alors à chuchoter à toute vitesse.
- Hein, mais non mais pas du tout, mais moi j'veux pas ! Allez, lâche moi maintenant Tokepi !
- Moi, c'est Tokaji ! Et j'vais te faire regretter d'm'avoir ridiculiser la dernière fois !
-Hein ? Mais je...
- Allez, s'écria le judoka, mettez-vous en place tout les deux !
Ils se saluèrent, et la jeune fille déglutie difficilement en voyant le regard sadique du gars en face d'elle. C'est simple, elle allait y passer.
Dès que le combat commença, Tokaji se jeta sur elle et commença à lui faire différentes prises sans qu'elle puisse y faire quelque chose.
Elle était forte en Kick-Boxing, pas en judo. Alors qu'elle se retrouvait coincée, les bras dans le dos, Tokaji rapprocha sa bouche de son oreille.
- Alors, tu fais moins le malin, hein, l'enculé !
Il lui fit alors son ultime prise, et elle se retrouve plaquée, dos contre terre, Tokaji à moitié alongé sur elle. L'adolescent lui adressa alors une mimique victorieuse, un sourire fier sur les lèvres. Mais il fronça soudainement les sourcils, et son sourrire disparut de son visage, remplacé par une moue d'abord étonnée, puis stupéfaite et colérique.
Il se redressa alors brusquement.
- C'est bien, mon garçon ! Mais tu devrais...
Peine perdue, Tokaji c'était déjà enfuis, entraînant dans son sillage Serizawa, Tokio et Shoji, qu'il avait interpellé d'un seul regard. Leïla, elle, s'était remise debout à son tour, et avait regardé, étonnée, le reste du groupe, qui lui avait répondu avec des hochements de tête significatifs. Bref, ils ne savaient rien. Ils quittérent tous le gymnase, regagnant le toit. De là, ils assistérent à la scène la plus bizarre qu'ils aient jamais vu : Tokaji était en train de tourner en rond, sous les yeux inquiets de Serizawa, Tokio et Shoji. Il marmonnait dans sa barbe des propos incompréhensibles. Lorqu'il les entendit, il tourna brusquement les yeux vers eux, et pointa Leïla du doigt.
- Voilà, c'est ça le problème, ce gars là, c'est Hic !
- C'est pas Hic, c'est Leïla, Tokaji.
- Mais non Serizawa, tu comprends pas, c'est une Hic !
Peine perdue, le pauvre venait de chopper le hoquet de sa vie. Après l'avoir regardé s'escrimer à essayer de sortir une phrase cohérente pendant environ 30 secondes, les autres membres accompagnés de Leïla, partir faire leurs activités habituelles : glander, rire, fumer, jouer au Mah-Jong. La seule personne qui s'occupait encore de lui était Izaki, qui avait là une bonne raison de se foutre de la gueule de Tokaji, pour son plus grand bonheur. Et il ne pouvait même pas riposter, pour cause, aucune phrase cohérante ne sortait de sa bouche. Ce dernier répétait quand même les tentatives:
- Mais vous Hic, comprenez pas Hic, c'est une Hic, une Hic j'vous dit !
Jusqu'au moment où Genji en eu raz-la-casquette.
- Bon, ça va, on a compris, tu l'as battu, tu vas pas en faire tout un plat ! Si t'arrive pas à l'insulter, on va pas mourrir !
- MAIS NON, tonna-t-il brusquement, ce que je veux dire c'est que ce gars, ben justement s'en est pas un !
- Mais oui, et ma mère c'est la reine d'Angleterre.
- Mais je plaisante pas, Shoji ! J'ai sentis sa poitrine lorsque je lui suis tombé dessus !
Tous les regards se tournérent alors vers l'adolescente, qui avait maintenant qu'une seule envie : fuir le plus loin et le plus vite possible de cet endroit. Tous connaissaient assez Tokaji pour savoir qu'il était sérieux : ce n'était pas son genre de dire ce type d'accusation sans fondement.
- Ben on a qu'à vérifier. Allez enlève ton T-shirt, manière de montrer à cet enculé qu'il a tord.
La jeune fille jeta alors un regard terrifié à Tokio et Chuta, qui ne purent lui répondre que par un regard pétrifié. Voyant que la situation stagnait, Makise se dirigea vers Leïla.
- Bon, tu vas nous l'enlever ce T-shirt, oui ou merde ?
En disant cela, il fit mine de le lui enlever.
- NON.
La jeune fille recula, terrifiée, plaquant son T-shirt contre son corps, sous les yeux maintenant stupéfaits des lycéens qui l'entourait.
- Attend, ça veut dire que t'es vraiment une fille, s'exclama Serizawa, incrédule. Prenant le silence de l'adolescente pour un "oui", ses yeux se durcirent brusquement. Mais qu'est-ce que tu fous à Suzuran, merde, c'est un lycée pour mec, pas pour femmelette !
- Ouais dégage, t'as rien à faire ici, déclara Genji. Il s'avança vers elle et essaya de la prendre par le bras.
-NON, repris la jeune fille, j'ai pas le choix, ok ! J'ai pas choisis d'être ici, moi. Au départ, j'avais choisis une école pour fille avec un internat, mais y eu une erreur de transfert et à cause de votre putain de directeur fénéant, je suis coincée ici jusqu'à la fin de l'année scolaire. Tout ça parce qu'il a trop peur de vous ! Et si je quitte ce lycée et que j'suis pas scolarisée, je dois retourner en France.
Elle avait crachée ces derniers mots.
- Ben, t'attends quoi pour y retourner ? Demande Izaki;
- Tout mais pas ça. Je ne retournerais pas dans ce pays.
- Oh mais si, s'avança Genji, et avec un bon coquard en prime !
Mais il n'eût pas le temps d'exercer le moindre mouvement. En effet Chuta venait de se placer devant la jeune fille.
- Non, je pense qu'elle devrait rester, si elle est là, c'est qu'elle a de bonnes raisons !
- Et pourquoi, tu la connais peut-être ?
- Oui. J'ai passé ma 4° et ma 3° en France, et dans sa classe. Elle était une des rares personnes à m'adresser la parole. Et je la connais assez bien pour te dire que si elle ne veut pas retourner en France, c'est qu'il y a une raison !
Les autres continuaient de darder sur elle un regard mauvais. Surtout Genji, qui donnait l'impression de vouloir la réduire en bouillie.
Mais elle ne retournerait pas en France, alors ça, jamais !
- Donc, si je résume, commença Serizawa, tu préfère rester ici et te faire tabasser plutôt que de rentrer chez toi.
- Oui.
- Ben on peut dire que t'as du cran, déclara Tokaji. J'sais pas pourquoi tu veux pas rentrer chez toi, mais si tu préfére te faire tabasser, alors ça doit être grâve. J'te propose un truc : tu reste ici sous notre "protection", mais au moindre cafouillage, tu rentres chez toi en pièces détachées, capiche ?
La jeune fille était trop heureuse pour protester. Elle prit alors l'initiative de s'incliner et lâchant un "merci" des plus sincère, sous un grognement mécontent de Genji.
- Heu, Tokio, t'es toujours d'accord pour l'herberger, maintenant que tu sais ce qu'elle est ?
- J'étais déjà au courant Serizawa.
- HEIN ? s'écria ce dernier, choqué, pourquoi tu n'as rien dit ? Pourquoi vous n'avez rien dit ? Et comment t'es au courant ?
Chuta et Tokio se consertèrent du regard.
- Ben, disons que c'est pas une douée. Elle a dût faire une gaffe dont elle a le secret et se dévoiler, déclara Chuta.
Les frères Mikami, silencieux jusqu'à maintenant, prirent alors la parole.
- Bon, une présence féminine dans ce monde de brute ne peut pas de mal, décida Takeshi.
- Ouais, et puis, vous imaginez tous ce qu'on peut faire avec ?
Sur ce, ils mirent tous les deux un bras sur les épaules de la jeune fille, se penchèrent et demandérent en coeur.
- Dis, t'es vierge ?
- HEIN ?
C'est à ce moment là que le trio Ebizuka fit son entrée. Après leur avoir expliqué l'histoire, qu'ils prirent assez mal, mais il fallait s'y attendre, ils reprirent leurs activitées habituelles de nouveau. Et ce calme dura pratiquement une semaine. Leïla se faisait plutôt discrète, mais se rapprocha néanmoins beaucoup du groupe de Serizawa. Elle assista, stupéfaite, aux disputes de plus en plus violentes de Tokaji et Izaki, parce que "se faire battre par une femme, franchement, c'est la honte, mec !". Mais ce calme ne pouvait durer interminablement. Et ce fut le bip-bip du téléphone de Leïla qui le brisa définitivement. Elle venait de recevoir un message d'un numéro qu'elle connaissait par coeur, au point de pouvoir le reconnaître dans le brouillard, les yeux fermés et de dos. Les autres levèrent la tête, étonnés. C'était le premier message ou appel qu'elle recevait depuis qu'elle était ici. Et à leur plus grande surprise, à la lecture du message, son visage devint brusquement blanc craie, puis vert je-suis-malade-je-vais-vomir-partout (nouvelle couleur, prochainement en magasin !) pour enfin se fendre d'un grand sourire.
- Heu, Leïla, ça va ? demanda Tokio.
- Il dit quoi ce message, c'est ton copain ?
Pourtant dans ce message, seulement deux petits mots étaient écrits. Ils avaient pourtant fais monter le coeur de la pauvre fille à plus de mille à l'heure.
"J'arrive".
Pour Leïla, l'aventure ne commençait vraiment qu'à ce moment là.
Fin chapitre 2
Voila voila, dites nous ce que vous en pensez, si vous avez des suggestions et des remarques, même (voir surtout !) négatives, faites nous en part, on en aura besoin pour faire une histoire plus cohérente par la suite.
Je vous dit à bientôt !
