Coucou tout le monde! Voici une suite de cet OS à la demande de Darkie59! J'espère qu'elle vous plaira ! Bonne lecture!
Séverine, j'espère que tu aimeras mais je suis contente de l'avoir terminée! Tu vois, j'ai mérité (enfin si ça te plaît lol) la lecture de ton OS "Une vie banale..." huhu
Installé dans son canapé, il savourait sa vie de célibataire. La main dans le pantalon, il visionnait un de ses nombreux films porno, une bonne bière posée sur la table pour le rafraîchir. Depuis quelques mois, sa vie était redevenu à la normale, il ne pensait plus à cet homme et se laissait vivre tranquillement. Par contre, son meilleur ami ne le lâchait plus et insistait régulièrement pour le faire sortir de son antre. Il avait beau lui dire qu'il ne sortait pas à cause du froid hivernal, son ami s'inquiétait et lui proposait des idées d'activités toutes aussi excentriques que lui.
Deux tapes à la porte se firent entendre et celle ci s'ouvrit sur un Shota qui se dévêtit comme chez lui avant de rejoindre son ami au salon. Il était habitué à le voir de façon outrancière, son meilleur ami bien que timide d'un premier abord, était un homme désespérement exhibitionniste Levant les yeux au plafond et soupirant audiblement, il éteignit la télévision et croisa les bras devant les plaintes de Baru.
- Pousse toi Yasu!
- Non! T'as pas oublié qu'on devait sortir ce soir? Tu m'avais promis de rencontrer mon petit ami!
- Shh. T'aurais pu me laisser finir!
- Très peu pour moi! Allez, rhabille toi!
Baru se maudissait d'avoir promis une telle chose, il n'était pas social, ni d'humeur à sortir pour tenir la chandelle. Cependant, il ne pouvait rien refuser au plus jeune, il était comme son petit frère. Bien que cela l'ennuyait d'avance, il voulait vérifiait que ce mec méritait d'avoir Shota. Ce dernier avait déjà eu quelques peines de coeur à cause de gars qui ne faisaient que profiter de sa gentillesse. Alors cette fois, il voulait éviter que cela se reproduise, il aimait trop son ami pour le voir souffrir. En y réfléchissant, Yasu était son genre d'homme, mignon, du caractère, un côté assez naïf. Seulement, il ne se permettrait jamais de tenter la moindre histoire avec lui, leur amitié lui était bien trop précieuse pour risquer de l'écorcher.
Assis sur un tabouret dos au comptoir du café où ils avaient rendez vous, ils attendaient le fameux petit ami, en retard. Shibu s'impatientait et se concentrait toujours sur un point pour éviter de s'énerver. Sans s'en rendre compte, son regard s'était porté sur le corps qui se tenait devant lui. Il dévorait des yeux ce merveilleux fessier, dont le pantalon noir lui allait à ravir. Après quelques minutes, il sentit une secousse sur son bras, puis un tsukomi lui arracha un râle de frustration. Shota venait de le tirer brutalement de ses pensées perdant ainsi de vue cet éphèbe.
Son attention se portait désormais sur un jeune homme, les cheveux courts, habillé avec style, la tête baissée. Intérieurement, Baru s'exclafait, ce gars agissait comme s'il était le père de Shota et cela le faisait rire. L'intimant d'agir normalement, ils s'étaient présentés brièvement et étaient parti s'installer dans un coin tranquille du bar. Yasu semblait nerveux, et Baru prenait un mâlin plaisir à questionner le petit ami. Ce dernier enchaînait les verres que le plus vieux emplissait inlassablement sous le regard peiné de Shota. Après deux longues heures à essayer de lancer une conversation banale, Yasu se leva en empoignant le col de Baru.
- CA SUFFIT! Dégages Baru.
- Eh? On passe une bonne soirée non?
- NON ! Pars s'il te plaît.
- Okay okayyy! J'y vais en premier alors ! Salut !
Chancelant dans les rues, quelque chose le dérangeait ou plutôt lui faisait mal. Il ne parvenait pas à en saisir la cause, mais il le sentait et comme s'il se le reprochait, il était entré dans un bar. Il se commanda plusieurs verres aux degrés toujours plus forts et se mit à entamer des discussions avec les gens autour de lui. Le barman finit par lui interdir de quémander une énième boisson et souffla à l'entente de ses élucubrations. Il avait l'habitude d'entendre des tas de types bourrés déblatérrer mais Baru était un cas. Il était le seul mec à chanter sa peine avec une voix plus ou moins juste à vous faire déprimer. Ne pouvant plus entendre une seule note de la bouche du saoul, le gérant du bar le pris par le bras et finis par le mettre à la porte.
Une source de clarté le fit papillonner des yeux, il tourna la tête sur le côté et s'enfouit sous la couette. Des petits grognements plaintifs résonnaient et par dessous la couverture, un petit corps se trémoussait pour un réveil difficile. Soufflant un grand coup, il joignit sa main à son front en se traitant d'idiot. Puis, l'odeur des draps le surpris quelque peu, il ne se rappelait plus d'avoir changé de produit lessive. Il respira une nouvelle fois et ouvrit de grands yeux. Il n'avait pas changé de produit. Ce lit et cette couette n'étaient pas à lui, et d'un bond il se redressa sur le matelas.
Il regardait autour de lui, et ne reconnaissait en rien la chambre, ni la décoration. Son regard se porta alors sur lui, et il se rassura en observant qu'il portait encore son boxer. Il ne s'était donc pas envoyé en l'air avec un parfait inconnu. Seulement, le mystère demeurait encore, où se trouvait il? Désireux d'en savoir plus, il se leva et observa les affaires personnelles du propriétaire. Tout était impersonnel et cela l'énervait. Ouvrant un tiroir d'une commode, un petit hoquet de surprise sortit de sa bouche. A l'intérieur se trouvaient de multiples jeux et accessoires de plaisirs intimes qui finit par lui soutirer un sourire, en découvrant un peu le contenu.
En se rendant compte de ce qu'il faisait, il se ressaisit et se dirigea vers la garde-robe, en espérant reconnaître les vêtements d'une personne qu'il cotoyait. A l'intérieur, il pouvait apercevoir, un tas de jeans, des pulls, beaucoup de tee-shirt soient à manches longues soient courtes. Au revers de la porte, il vit un poster de tête de mort, et fronça les sourcils. Etait ce une place pour un poster? Puis, il continua son inspection, des costumes, des chemises et enfin des vestes. Soudain, son visage changea radicalement d'expression et il se mit à chercher désespérement ses vêtements.
Néanmoins, il ne trouva aucune traces d'eux dans la chambre, et il jura assez fort pour que des bruits de pas se fassent entendre. Il pesta alors une seconde fois en attendant que la porte s'entrouvre sur son propriétaire. Même après tout ce temps qui s'était écoulé, il n'avait toujours pas envie de lui refaire face, le considérant comme une personne de son passé. Pourtant, voilà qu'il attérrissait apparemment dans la chambre du plus jeune sans se souvenir des circonstances de la veille. Il se rappelait juste qu'il était sorti avec son meilleur ami et qu'il avait rencontré son mec. A ces pensées, son maux de tête redoubla et il se remémora le plus gros de sa soirée mais pas de comment il était arrivé ici.
- Bonjour.
- Qu'est ce que je fous là?
- Quelle amabilité!
- Ah joue pas à ça avec moi hein. Où sont mes affaires? Faut que j'y aille.
- Euh pour le moment, elles sont en train de sécher dans le sèche linge.
- Pourquoi?
- Parce que tu t'es ramassé dans la boue hier soir.
- Génial. T'aurais dû m'y laisser.
- Je ne pouvais pas. Viens manger, le petit déjeuner est prêt. Ensuite tu pourras partir si tu veux.
- J'ai pas faim, donne moi mes affaires, je te dis !
- T'es bête ou quoi? Elles sont trempées!
- Rien à foutre! Je veux pas rester ici.
Il ne l'écoutait plus, seul son désir de quitter les lieux l'animait. Sans se préoccuper de l'autre, il s'aventura dans l'appartement et trouva la salle de bain. En effet, ses vêtements étaient encore mouillés et il ne pouvait décemment pas les mettre. Furieux, il se dirigea vers la chambre et enfila un jean de la garde robe, le premier venu et s'empara d'une veste. Il faisait des allers-retours, passant en coup de vent à plusieurs reprises devant le jeune trouva ce qu'il cherchait, c'est à dire, son porte feuille, son portable et ses clés, et prit la direction de la porte d'entrée.
Il fut stoppé dans son élan, et plaqué contre le mur du couloir. Hébété et les traits du visage tirés, il n'apprécia guère être traîté de cette façon, et se dégagea vivement de l'emprise du plus jeune. S'avançant de nouveau vers le seuil pour enfiler ses chaussures, il fut de nouveau attrapé et cette fois ci il n'eut le temps de répliquer. Une douce chaleur se déposa sur ses lèvres, et une langue s'engouffra dans sa bouche pour approfondir le baiser. Quelques secondes plus tard, il pris entre ses mains les mains qui tenaient en coupe son visage et bouscula à en faire tomber à la renverse l'homme en face de lui.
-Pourquoi t'as fais ça?
-Parce que je... je pense pouvoir t'aimer Suba-chan.
-Dommage... tu penses trop tard. Je ne t'aime plus moi.
-C'est pas vrai!
-Crois ce que tu veux, j'y vais.
Il claqua la porte et se précipita chez Shota. Pour le moment, il voulait oublier cet abruti, et s'excuser au plus vite auprès de son ami. Il avait agit comme le pire des cons, et il le regrettait. Dehors, la température n'était pas encore très élevée et la simple veste qu'il portait, ne lui suffisait pas. Il n'aimait pas le froid, cette journée commençait déjà très mal pour lui. Il faisait fort ce jour là, il s'était réveillé avec une gueule de bois, chez Tegoshi, le dernier chez qui il aurait voulu se retrouver, un mal de crâne, ça il l'avait déjà dit, mais celà lui revenait à chaque fois qu'il essayait de penser. Enfin, il avait déçu son Yasu, et ça, c'était le pire de tout.
Après avoir frappé à la porte à plusieurs reprises, il prit la clé qu'il possédait de l'appartement de son ami, et pénétra à l'intérieur. Deux paires de chaussures étaient à l'entrée, mais cela ne le perturba pas, puisqu'il était chez Shota aux multiples paires de chaussures et aux montagnes de vêtements. Une fois au salon, il se rendit compte que ce dernier devait encore dormir alors il lui prépara le petit déjeuner tranquillement. Il s'affairait comme chez lui, et faisait de son mieux pour se faire pardonner de la veille. Une fois le repas, prêt, il se dirigea vers la chambre pour réveiller la marmotte.
D'un pas léger et au sourire gêné à l'intrusion dans la pièce, il s'empressa de quitter la chambre en fermant la porte. Si Yasu savait qu'il les avait vu nus enlacés, il était mort. Cherchant une solution, il préféra faire comme si de rien était, et cria le nom de son ami pour le sortir de ses songes. Après deux appels, ce dernier déboula dans le salon en boxer ordonnant à Baru de se taire. Shibutani simula alors l'incompréhension et dans un souffle, Shota lui révéla que son petit ami était dans son lit.
Les minutes suivantes avaient été pesantes, Baru essayait de voir si Shota lui en voulait beaucoup et ce dernier émergeait tout doucement. Le regard insistant de Shibutani l'agaça et il comprit le pourquoi de la présence de son ami. Ses yeux se posèrent alors sur la table et constata enfin toute la nourriture qui s'y trouvait. Un léger sourire s'afficha sur son visage endormi, et il soupira au constat. Il allait devoir refaire les courses qu'il avait fait la veille. Cependant, il connaissait Baru, celui ci devait s'en vouloir pour être venu aussi tôt chez lui. Et puis, après son départ de la soirée, Yuuji et lui avait passé leur première nuit ensemble. Alors devait-il lui en vouloir de s'être montré grotesque, ou lui pardonner en sachant que son énervement lui avait permis de sauter le pas avec son petit ami?
- Yasu... excuse-moi pour hier..
- Hum.
- J'ai agis comme un con. Je crois que... j'ai été jaloux de voir que ce type avait l'air vraiment sérieux et amoureux de toi. C'est bas je sais...
- Hum.
- Mais je suis encore et toujours seul... Yasu, pardonne moi ne! J'espère vraiment que ton copain, Yuuchi... te rendra heureux. Il a intérêt hein ! Sinon il aura affaire à moi !
- HUM! C'est bon Shibuyan, pas la peine de continuer, je t'ai déjà pardonné! Et il s'appelle Yuuji.
- Oooh tu rougis toi! Si tu me pardonnes aussi facilement... vous avez couchés?
- Baru !
Baru reçut un coussin en pleine tête, et les deux amis rirent un peu face à leur enfantillage. Rejoignant Shota sur le canapé, il le prit dans ses bras, dans une accolade amicale dont ils avaient l'habitude. Ils restèrent quelques minutes ainsi et un long soupir s'échappa de la bouche du plus vieux. Intrigué, Shota se recula et le dévisagea, tapant sur son épaule pour le faire parler. Son Baru, il le connaissait par coeur, et s'il soupirait de cette façon, c'est qu'il avait un choix à faire qu'il n'aimait pas.
Il avait tout raconté à son meilleur ami, et s'était une nouvelle fois fait traîté d'idiot. Son impulsivité avait toujours été l'un de ses plus mauvais défaut, et l'avait déjà mis dans l'embarras. De nouveau, il réfléchissait après, amenuisant ses chances de réussite. Après quelques minutes à bavarder et à recevoir des conseils de la part de Shota, le petit ami de celui-ci entra au salon venant l'embrasser et saluant Shibutani. Peu vêtu, l'inconscient de Baru le détaillait, un torse et des abdominaux finement musclés, de belles cuisses.. ce qui lui vallut une tape sur la tête et un regard lui priant de les laisser seul de la part de Yasu.
Il marchait rapidement dans les rues, son appartement n'était qu'à dix minutes de marche de celui qu'il venait de quitter, mais le léger vent frais lui rappela sa tenue inapropriée et surtout qu'il portait Ses vêtements. Arrivé dans son antre, Baru se déshabilla à la hâte et fila sous la douche pour se rafraîchir le corps et les idées. Sa tête basculée en arrière, il laissait l'eau chaude s'abattre sur son visage et ruisseler le long de son corps. Sa tête le faisait souffrir, il était tiraillé entre les conséquences de sa beuverie de la veille et ses doutes concernant Tegoshi. Il avait essayé tellement fort de l'oublier, que relancer le sujet le mettait mal à l'aise.
Il n'aimait pas se poser autant de questions à propos d'une même personne. Les décisions qu'il prenait, il essayait de les respecter et de ne plus revenir dessus. Mais, cette fois, il se demandait s'il ne fallait pas qu'il fasse une exception à propos de cet homme. Après tout, s'il voulait lui aussi connaître le bonheur, ou du moins vivre une histoire avec quelqu'un, il fallait qu'il sache faire des concessions. Coupant l'arrivée d'eau, il attrapa sa serviette avec laquelle il s'essuya. Il traversa son appartement, et s'habilla avec ses propres vêtements.
Une heure s'était écoulée, et il regardait encore le jean et la veste de Tegoshi pliés sur sa table basse. Il devait de toute évidence rendre ces affaires, et récupérer les siennes, mais son esprit ne cessait de tergiverser. Devait-il y aller maintenant? Ou devait-il attendre que le plus jeune vienne lui même? Ou encore, ne fallait-il pas se les remettre à l'agence, dans un endroit neutre? Les coudes sur les genoux, il rentra le menton relâchant ses épaules. Puis, il se leva d'un bond, prit les vêtements, ses clés, et partit précipitamment.
Une vingtaines de minutes plus tard, il était dans l'ascenseur de l'immeuble du plus jeune, s'impatientant en regardant les numéros des étages défiler. Face aux portes coulissantes, il s'apprétait déjà à sortir de la cabine, et tamponnait la paroi de ses doigts. Le léger soubresaut lors de l'arrêt à l'étage demandé, le fit soupirer. A cet instant, s'il avait eu assez de force pour écarter lui même les portes, il l'aurait fait. Lors des derniers mètres le séparant du seuil qu'il voulait refranchir, ses pas ralentirent. Et enfin, il frappa à la porte avec retenu. Par fierté, il ne voulait pas donner l'impression d'être fou et désespéré.
- Quoi?
- Tes vêtements.
- Ah. C'est pour ça. J'arrive.
Il n'eut même pas le temps de répondre, que Tegoshi s'était déjà volatisé refermant le battant à son nez. Il lui avait pris des mains ses affaires et ne l'avait même pas remercié. Subaru était déconcerté, il hésitait entre s'énerver et donner un coup de pied dans la porte avant de partir, ou essayait de l'appeler une nouvelle fois. Cependant, avant qu'il ne prenne la moindre décision, Yuya réapparu dans son champs de vision. Un large sourire s'étira sur ses lèvres, malheureusement, il fut très vite effacé en se rendant compte que ce dernier venait simplement de lui présenter ses habits. Frustré, il s'avança près du jeune homme en jetant ses fringues par terre.
- C'est pas ça que je veux !
- Tu veux quoi alors?
De son pied, il claqua la porte derrière lui, et souda ses lèvres à celles qu'il désirait depuis quelques minutes. A cet instant, son coeur s'était libéré et avait levé la censure qu'il s'infligeait. Tous ses sentiments vis à vis du plus jeune refaisait surface par vague rendant le baiser encore plus fougueux. Ses sens se mettaient en éveil à la recherche du moindre contact avec la peau de Tegoshi, de sa flagrance, ce doux parfum qui lui avait terriblement manqué, de ses courbes, de cette vision parfaite de son corps nu offert à lui.
Ses mains se faufilaient sous le pull de Yuya, caressant son torse et passant dans son dos. Puis, dans un geste rapide, il lui ôta le vêtement en même temps que le sien en s'écartant un laps de temps des lèvres qu'il dévorait. Ils reprirent leurs souffles et se regardèrent quelques secondes, avant de s'embrasser de nouveau tout en se dirigeant vers la chambre. Quand le trajet laborieux jusqu'au lit fut effectué, Baru fit basculer le plus jeune sur le matelas et le surplomba, ne quittant pour rien au monde cet échange si passionné qu'ils avaient.
La chaleur de leurs corps augmentait significativement et la main de Shibutani s'évertuait déjà à retirer la ceinture du pantalon de son partenaire. Celle-ci déboutonnée, il se mit alors à descendre ses baisers, abandonnant un moment sa jumelle. Du bout de la langue, il lécha sa pomme d'Adam, et glissa vers l'un de ses tétons lui arrachant un petit gémissement. Ce son lui était des plus agréables, ainsi il répéta son action et suçota le petit bout de chair durci. Ce petit jeu ne lui donnant plus assez satisfaction, il se décida alors à reprendre sa descente, léchant ses fins abdos et son nombril. Pendant ce temps, ses mains agrippèrent son pantalon et le firent glisser le long de ses jambes dévoilant une magnifique bosse qui le faisait déjà languir.
Tegoshi ne cessait de soupirer d'aise et lorsque Baru embrassa son entrejambe déjà bien gonflée à travers le tissu, un petit cri de plaisir franchit ses lèvres faisant frissonner le responsable. Le boxer était un supplice pour les deux amants et fut rapidement expédié avec le reste des vêtements de Tegoshi. Ce dernier à présent nu stoppa Baru dans son action, et échangea leurs positions. Leurs lèvres trop longtemps séparées s'allièrent de nouveau dans un baiser tendre tandis que les mains de Yuya faisaient subir le même sort au pantalon et au boxer du plus vieux.
La vision de leurs corps nus, les immobilisèrent quelques secondes, chacun dans la contemplation de l'autre avec un sourire pervers aux lèvres. Tegoshi caressa le corps de Baru, et d'un coup de langue bien placé, il lui soutira un long râle de plaisir. Satisfait, il s'amusa à l'impatienter attendant un coup de bassin pour le prendre en bouche et lui faire perdre la tête. Ce qui se produisit comme il l'avait prévu. Il accéléra alors ses va-et-vient, se délectant des gémissements qu'il lui arrachait. Puis en même temps, sans que Shibutani ne s'en aperçoive, il se prépara afin de le surprendre et de passer au plus vite à la suite des évènements.
Tegoshi, ayant lâché sa convoitise, Baru soupira de frustration et tourna sa tête sur le côté tout en se mordant la lèvre inférieure. Le plus jeune ne résista donc pas à venir l'embrasser tout en se positionnant correctement. Il saisit ensuite le sexe de Baru ce qui surprit ce dernier alors qu'un pur cri d'extase franchit ses lèvres. Ses mains s'étaient immédiatement amenées à entourer la taille de son amant alors que celui-ci ne bougeait que légèrement attendant d'être plus habitué à cette intrusion en lui.
Le plaisir s'insinuant en lui, Tegoshi commença à se déhancher par dessus un Shibutani ivre de jouissance. Les deux corps se mouvaient à mesure que les gémissements emplissaient la pièce. Baru, conquit par l'attention de plus jeune, se releva cependant pour retrouver une position plus adéquate à ses mouvements. Les deux profitèrent de ce moment rapprochés pour s'embrasser amoureusement avant que leur position permette de nouveau au plus vieux d'accélérer ses va-et-vient. Ce dernier prit ensuite en main la virilité de Tegoshi, le masturbant à la même allure que ses déhanchés. La sueur perlant sur leurs peaux, le souffle court et la fin approchant, Shibutani donna des derniers coups de butoirs en Tegoshi, qui les firent crier de plaisir. Ce dernier se libéra alors entre leurs deux torses ce qui vint à bout de Baru qui s'épancha en lui.
La chaleur de la pièce et les efforts des deux amants les firent plonger presque aussitôt dans un sommeil réparateur. L'effervescence avait fini de faire effet, et le calme baignait dans l'appartement. Comme un remède au mal de crâne qu'il avait, Shibutani, se réveilla une heure plus tard en tenant dans ses bras le corps blotti de Tegoshi contre lui. Cette chambre, il la connaissait à présent, et il se sentait léger pour la première fois depuis longtemps. Alors qu'il n'y aurait jamais cru la veille, ni même ce matin là, il se réveillait avec l'être aimé dans ses bras. Il pensa alors à son meilleur ami, et se sentait heureux pour lui de pouvoir vivre ce genre de chose.
Les minutes s'égrainaient et il ne se lassait toujours pas d'observer le visage apaisé du plus jeune. Ses traits fins, ses lèvres encore un peu rougies, ses yeux fermés et ses quelques mèches de cheveux collées sur son front, l'émerveillait. Un air niais s'était peint sur sa figure et lorsqu'il vit les yeux du plus jeune papillonner avant de finalement s'ouvrir, il lui sourit. Pourtant, il vit dans le regard de Tegoshi un changement, et bien vite, il se rendit compte qu'il avait raison lorsque celui-ci s'écarta de son étreinte avant de lâcher un mot qui lui fit mal.
- Sors.
- Pardon?
- Bah quoi? C'est pas ce que tu voulais? Me rendre la pareille? Prendre ton pied, et t'en ...
Il avait eu si peur que Tegoshi revienne sur sa décision et décide de l'abandonner une nouvelle fois sur l'oreiller. Il l'enlaça alors brusquement le ramenant contre lui avant de lui chuchoter à l'oreille ces deux mots qu'il rêvait de lui dire. Il n'attendait pas de réponse immédiatement et était prêt à laisser le temps à Tegoshi d'apprendre à l'aimer. Bien qu'il sentait dans l'étreinte et le comportement du plus jeune qu'il devait déjà éprouver quelque chose pour lui.
- Shh. Je t'aime...
- Uh...
- Il te reste encore mon petit-déjeuner de ce matin?
- A cette heure-ci, il est plutôt l'heure de déjeuner non?
- Tu as raison, on y va?
- Yosh !
