Reuh tout le monde !
Premièrement, merci à Deponia, JoliesBlondes, Rinuo, flygavioli et missPika de suivre cette fanfic' ainsi qu'à ceux qui ne sont pas inscrits, et merci aussi pour toutes vos reviews !
Deuxièment, il aura un peu de violence dans ce chapître, donc pour ceux qui sont sensibles...vous connaissez la chanson ( C'est pas la jungle mais les félins seront toujours.../SBAFF/ )
Twix : Nan raté ça c'est la fin !;) Owiii des bébés pandeek keurkeurkeurkeur {craquage complet}
Bleuha : Les pauvres ils se violent tous mutuellement dans ton hypothèse ! x) Plus ou moins originalement d'ailleurs (une manette de PS3?!)... Que fait Antoine ici? (bin c'est pour le trav../SBAFF/) Du Patron, tu vas en avoir, par contre du Hippie c'est peu probable... On verra, vu que j'écris tout au fur et à mesure !
Bref, bonne lecture, pensez aux reviews ça fait toujours plaisiiiiir (?) !
Chapitre 2
Libre
Le Patron dans le corps de Mathieu s'étira comme un félin, son sourire carnassier révélant des canines un peu trop pointues pour être au présentateur de SLG. Les légers changements physiques ne s'arrêtaient pas là: ses yeux, autrefois d'un bleu profond, chaleureux, étaient maintenant gris froid; on avait l'impression qu'il avait grandi de quelques centimètres, et que ses épaules s'étaient étoffées.
Mais peut-être n'est-ce qu'une impression...
Après tout, c'était impossible... Non?
L'homme leva une main et l'examina avec attention, la contemplant sous toutes les coutures, puis il la porta à son visage et palpa son front, son nez, sa bouche.
Le psycopathe jeta un regard autour de lui, toujours avec ce sourire tordu:
- Alors, sur qui je vais pouvoir essayer mon nouveau corps?
Tremblant, le geek serra avec plus de force Maître Panda contre lui, ce qui arracha un gémissement à celui-ci, qui ouvrit les yeux et se redressa avec difficulté:
-Patron? Non Mathieu? On... on dirait un mélange des deux... Qui... Petit, qu'est ce qu'il se bordel de passe ?
-Il se passe, boule de poils, que les rôle se sont inversés! Maintenant, c'est Mathieu qui est enfermé là-dedans! (Il montra son propre torse) Et c'est moi qui le contrôle maintenant! (Il tourna sur lui même, content de lui) Je suis libre !
L'homme au kigurumi essaya de se lever mais retomba lourdement sur le sol:
-Tu ne l'as quand même pas...
-Tué? Non, je ne vais quand même pas tuer papa! Ricana-t-il.
Il s'approcha du gamin et essaya de l'attraper par le bras, mais ne rencontra du vide. Un instant déconcerté, il se reprit vite:
-Maintenant je suis dans le monde réel, je ne peux plus vous toucher. Bon, tant pis, je vais aller explorer les ruelles sombres alors. Tellement de choses à faire!
Il sortit de la pièce en coup de vent, s'arrêta sur le seuil, tourna sur lui-même dans le rythme d'une musique imaginaire, et re-rentra dans sa chambre prendre quelques habits.
-Pas comme ça. Autant être présentable pour ses premiers réels meurtres!
Il claqua ses talons sur le parquet et s'adressa à ses trois camarades, avec un de ses demi-sourires de psychopathe:
-Amusez vous bien sans moi!
Il sortit à grands pas, excité comme un gosse à son anniversaire, se dirigeant vers la douche.
Quelques minutes plus tard, un homme sortit comme si de rien n'était de la maison, vêtu d'une chemise immaculée, d'une veste et d'un pantalon noir, le regard dissimulé par des lunettes de soleil malgré la nuit déjà commençée depuis quelques heures, ses chaussures tout aussi noires claquant dans le silence oppressant.
Il sifflota tranquillement, longeant au hasard les rues de Paris.
Alors qu'il marchait dans une ruelle étroite, il tomba sur un groupe de jeunes hommes, cherchant visiblement des sensations fortes. La plupart étaient bourrés, tenant des canettes de bière à la main, jetant celles qu'ils avaient fini par terre.
Une jeune femme avait eu le malheur de passer devant eux, et après l'avoir apostrophé vulgairement, l'un d'eux, le plus soûl sans doute, l'avait attrapé par le bras et plaqué contre un mur.
Ils n'ont donc pas été très content de voir le Patron surgir alors qu'ils avaient attrapé un si joli jouet.
-Alors, les gars, on s'amuse? S'exclama l'homme aux lunettes noires avec ironie.
-Dégage de là, ou on t'étripe! Lui cria l'un des hommes du groupe, en sortant, pour appuyer ses paroles, un canif.
-C'est mignon, gamin! Tu crois pouvoir m'avoir, avec ton cure-dents et tes quatre copains?
Un instant déconcerté, l'autre lui répondit:
-Bin... ouais, mon vieux. Va voir ailleurs si j'y suis, ok? On est occupé, là.
-Non non, je suis très bien ici. Et tu sais quoi? J'ai même décidé que ce serait moi qui me taperait c'te gamine!
-Nan mais pour qui tu te prends?!
Quatre des hommes ivres s'approchèrent de l'intru avec l'intention de le trouer, tandis que le dernier avait agenouillé la fille et lui maintenait les bras dans le dos, se délectant de l'impression de dominer le monde, en partant de la pauvre femme et du taré les provoquant, lui et ses copains.
-Seulement quatre adversaires? Trop facile, ricana le Patron. Pour la peine, je ferme les yeux. Allez, venez!
Rigolant d'avance, deux individus se jetèrent sur lui, couteau en avant. Aussi, ils ne comprirent pas ce qui leur arrivait quand l'un fut privé de son arme, qui plongea un dixième de seconde plus tard dans son ventre, tandis que l'autre se retrouvait dans les bras de sa proie, la trachée comprimée par son bras, alors que l'homme lui chuchotait:
-Bye bye, mon grand.
Un craquement retentit au moment où le détraqué saisit sa tête et la tourna d'un mouvement vif. Il rejoignit à terre son pote poignardé.
-Eeeh, mais il m'a taché ma chemise blanche toute neuve, c't'enfoiré! Grogna le Patron en regardant les éclaboussures rouges sur lui que l'homme poignardé avait eu la gentillesse de lui laisser.
-Qu...Tu... balbutia un troisième de ses attaquants.
-T'AS TUÉ BILLY! Hurla le quatrième, visiblement le plus bourré, en se jetant à son tour sur le nouveau venu.
Ledit nouveau venu lui saisit la tête au vol et l'envoya se fracasser contre un mur.
-Billy, vraiment? Désolé Billy, alors.
Il écrasa consencieusement la main de celui qui avait le canif dans le ventre, alias Billy, qui gémit.
-Youuups. Quel maladroit je fais! Vraiment désolé, Billy.
Son avant dernier assaillant battit en retraite, comprenant enfin que le type en face de lui était dangeureux.
Mortel, même.
-Tep tep tep, t'en vas pas, on a pas fini de jouer!
Le Patron s'approcha à grand pas de lui en ouvrant les bras, comme pour lui faire un câlin:
-Allez, viens me voir, gamin!
Son opposant profita de la faille pour jeter son arme blanche droit vers son coeur. D'un geste dédaigneux, celui-ci attrapa le poignard au vol, par la lame, se coupant la paume de la main profondément:
-Aïe. Ça picote. Tu vas le regretter, ça, gamin.
À une vitesse inouï, il fondit sur son ennemi, le saisit par les cheveux, le balança contre le mur puis s'assit sur lui, au sol.
- Est-ce que tu mets des lunettes, d'habitude? Demanda le Patron d'un air très sérieux.
-O... Oui pourquoi?
- Parce que ce serait dommage de gâcher une bonne vue, siffla-t-il en lui enfonçant le couteau dans l'oeil.
En entendant les hurlements de son pote, le dernier homme, qui tenait toujours la fille, capta enfin le danger malgré l'alcool qui lui embrumait le cerveau. Il lâcha sa proie, et commença à courir pour sortir de la ruelle.
Le psycopathe releva brusquement la tête, délogea de l'orbite le poignard en emportant avec lui le reste de l'oeil, et fonça à toute allure sur son dernier jouet.
Il l'attrapa vivement et le plaqua contre une paroi:
-Tu ne devrais pas courir. Tu sais ce qui court, pour un prédateur? La nourriture!
Il referma ses dents sur l'oreille de sa victime et la lui arracha en partie, le faisant hurler de douleur. La recrachant, il railla:
- Tu manges pas assez de calcium, mec.
Le laissant glisser à terre, quasiment inconscient, il se dirigea à grand pas vers la jeune femme, recroquevillée près d'une benne à ordure, terrifiée et choquée par ce qu'elle venait de voir. Il s'agenouilla près d'elle, du sang coulant de son menton en maculant le col de sa chemise de rouge:
-Et toi, tu veux jouer avec moi?
-N...Non... s'il vous plaît...
Il se pencha pour lui murmurer à l'oreille:
-T'as de la chance, j'ai faim. On se voit plus tard!
Il se redressa d'un bond, lui fit un clin d'oeil et s'éloigna en sifflotant à nouveau, comme si de rien n'était.
-Appelle la police, je crois que ces gars en ont besoin, lui cria-t-il en tapant dans le ventre de celui qui avait les cervicales du cou déplacées, causant un gémissement de douleur. Ils sont pas morts. Pas encore. Alors si tu veux pas avoir leur mort sur ta conscience, tu devrais te dépêcher.
Sur ce, il ricana et sortit tranquillement de la ruelle. Marchant encore quelques minutes, il trouva un vieil hôtel miteux encore ouvert, et commanda une chambre ainsi qu'un dîner.
Arrivé dans sa chambre avec son plateau, le criminel posa son repas sur le bureau, enleva ses lunettes de soleil et entra dans la salle de bain.
Regardant son reflet dans la glace, il étudia chaque parcelle de son visage.
En effet, il ressemblait énormément à Mathieu, mais quelques détails avaient changé: ses yeux étaient plus clairs, gris métallique au lieu du bleu, lui faisant un regard plus glacial, ce qui ne lui déplaisait pas, au contraire.
L'implantation des cheveux n'était elle-aussi pas la même, lui faisant un front un peu plus large. La moustache et le bouc étaient identiques eux, mais souillé par le sang du dernier mec, qui dégoulinait sur sa gorge et ses habits.
Ce qui expliquait pourquoi l'homme de l'accueil avait prétendu au départ que l'hôtel était complet. Mais c'était avant que l'homme en noir s'approche dangereusement de lui en le menaçant de lui détruire l'anus s'il ne lui donnait pas une chambre.
Il ouvrit la bouche et passa la langue sur ses dents: elles aussi s'étaient modifiées. Plus... longues (comme ma b...), aux canines tranchantes.
Avec son regard dur (comme ma bi...ok j'arrête) et froid, sa dentition acérée, le liquide écarlate sur son menton, son sourire de dément, ses cheveux ébouriffés, il avait l'air d'un criminel sanguinaire et il adorait ça.
Soudain, il se saisit la tête à deux mains et vacilla.
-Il... il est là. Je le sens. Le gamin est là, dans ma tête, et il essaye de sortir, de reprendre le contrôle. (Il sourit alors) Pourquoi ne pas le lui donner? Pour un temps limité. Mais d'abord, je dois faire deux trois trucs.
Il lâcha le mur, se déshabilla et rentra dans un douche brûlante. Quelques minutes plus tard, il se sécha, prit un pantalon propre dans la penderie, mangea avec appétit son repas et alla se coucher, non sans avoir mis ses vêtements tachés de sang bien en évidence sur une chaise.
Il sombra alors dans un sommeil sans rêve, le sourire aux lèvres en pensant à la réaction de Mathieu le lendemain matin...
A suivre...
Et voilà, on se retrouve la semaine prochaine (je crois) pour la suite !
Bisous partout! :)
