-Stupéfix !
Ronald Weasley allait entendre parler du pays...J'aurais reconnu sa voix en colère entre mille. Le sort était destiné à Malfoy. J'étais à coté du blond et le sort étant mal visé, c'est moi qui avait failli le recevoir. Le Stupéfix m'avait loupé de peu. Si Malfoy n'avait pas eu le réflexe de me tirer vers lui, je pense que j'aurais eu mal. Un sort mal lancé ou raté peut avoir des conséquences bien plus grave que le sort lui même... Bien sûr j'aurais préféré un autre atterrissage... parce que atterrir sur les cuisses de son rival n'est en rien agréable surtout la tête bien contre le fermeture éclair de l'entre jambe...
Dois-je aussi préciser que par la faute de Ronald, je me retrouve encore otage ? Malfoy m'avait retourné et mit ma tête un peu plus haut que son pubis ou elle avait si gentiment atterrit. Mon cou était donc sur ses abdominaux et sa baguette était collée à celui-ci. J'allais m'égosiller la voix contre mon soit disant meilleur ami qui s'amusait à risquer ma vie et attaquer Malfoy alors qu'il nous aidait mais Ron me devança :
- ESPÈCE DE SALE MANGEMORT, SI TU TOUCHE À UN SEUL CHEUVEUX DE HARRY, JE BUTE TA SALE GUEULE D'ARISTOCRATE. TU CROIS FAIRE QUOI LÀ ? NOUS EMPÊCHER D'ALLÉ SAUVER LE PARRAIN D'HARRY ? TU PEUX TOUJOURS RÊVER !! NOUS ALLONS AU MINISTÈRE LE SAUVER ET MÊME TON PÈRE CE SALE MANGEMORT DE SANG PUR NE POURRA PAS NOUS ARRÊTER !
Son intervention me permis de me rendre compte qu'il n'y avait que moi qui avait vu les souvenirs de Malfoy . Je pris aussi conscience que si Malfoy avait vraiment voulu nous faire du mal ou si il y avait eu des mangemorts dans la forêt, ils auraient su notre plan et auraient pu nous tendre une embuscade, grâce à Ron... Bonjour la discrétion...
-Et si je touchais à Saint Potty, tu me ferais quoi, la belette ? Avant même qu'un sort ne m'atteigne Potter sera déjà mort. Quoi que... j'aurai même pas besoin de jeter un sort, vu comment tu vises, c'est toi qui tueras ton pote Saint Potty.
Je ne voyais pas Malfoy, pourtant j'imaginais très bien le rictus qu'il devait avoir sur son visage. Je décidais de ne pas m'intéresser à la conversation. Ils pouvaient bien se jeter des insultes à la figure, pour l'instant ce n'était pas ma priorité. Il fallait absolument que je tente de joindre Sirius avec le miroir pour l'informer que je n'étais pas au ministère. Après je pourrai prévenir Ron et Hermione que Sirius n'y était pas non plus et que Malfoy ne me ferait rien.
Je vis les regards étonnés de L'AD quand je sortis ma baguette sans que le blond ne m'empêche de le faire.
-Accio Miroir
Le serpentard avait toujours sa baguette sur ma gorge et une de ses mains sur mon torse. Mon stress retombait un peu, ce qui n'était pas le cas pour Malfoy, il était figé comme une statue. Je m'installai mieux sur le blond, mon cou me faisait mal sur son bas ventre. Je me relevai un peu et ma tête arriva contre son torse. Je m'abandonnai un peu sur son corps, je sentais qu'il ne me ferait rien, surtout devant l'AD. Je voyais Hermione froncer les sourcils face à mon comportement. Elle avait vu que j'étais moins stressé et angoissé. En même temps c'est vrai que je devais faire un beau tableau avec Malfoy. Deux ennemis "enlacés" par terre dans une forêt, on aurait pu croire qu'on était amis, si il n'y avait pas eu sa baguette dans mon cou....
Je commençai à bouger, mal à l'aise face au regard analyseur et calculateur de Hermione. Qu'est ce qu'elle mijotait, encore ? J'entendais Malfoy grogner, à cause de mes mouvements de plus en plus brusques, pourtant il ne bougeait pas d'un pouce toujours en mode statue. Au bout d'un moment, je me retrouvais ma tête contre son cou, la position était beaucoup plus confortable pour mon pauvre cou torturé. Le problème c'était la main de Malfoy, je m'étais rendu compte que sa main, qu'il n'avait pas bougée, se trouvait maintenant au dessus de mon entre jambe. J'avais ma robe de sorcier et mon jean mais cela ne m'empêchait pas d'être mal à l'aise en sentant cette main. Tétanisé, je n'osais plus bouger, je sentais le rouge me monter aux joues. Alors que j'allais encore bouger pour que la main n'arrive plus à cet endroit, je vis le miroir arriver. Oubliant ma gêne et le pourquoi, j'attrapai le miroir. Ne sachant pas trop comment l'utiliser, je me suis mis à hurler sur le miroir.
-SIRIUS !!!
J'entendis Malfoy grogner en disant que je n'avais pas besoin de crier surtout que ses oreilles étaient très 'sensibles'. Hermione commença à bouger, aussitôt le blondinet me rapprocha davantage de lui. Instantanément, elle arrêta d'avancer et moi je rougissais comme une vierge effarouchée. Malfoy avait toujours sa main sur mon entre jambe, j'étais bien content qu'il fasse de plus en plus noir, on voyait moins ma rougeur. Je me demandais si Malfoy ne le faisait pas exprès de ne pas retirer sa main, je fus finalement tiré de mes pensées....
-HARRY !!!! Oh merci mon dieu tu n'es pas parti au ministère !! Vas au Bureau de Dumbledore ! Je préviens l'ordre et j'arrive !
J'eus à peine le temps de poser une question ou de placer un mot qu'il était déjà parti. Je me sentais soulagé et m'abandonnai un peu plus dans les bras de Malfoy. J'avais vraiment besoin de dormir pour me laisser aller ainsi dans les bras de mon rival. Je levai les yeux et vis l'air interrogateur de Hermione, ainsi que le regard abasourdi de Ron. Luna avait toujours son air rêveur, le visage de Neville ne reflétait rien tandis que Ginny était rouge de colère. Je me demandais pourquoi elle était en colère puis je laissai tomber, elle était si difficile à comprendre... J'entrepris d'expliquer la situation avant qu'un nouveau sort ne parte.
-Malfoy m'a...
Je fus interrompue par la main de Malfoy, elle avait réaffirmée sa prise sur mon entre jambe...Il m'expliquait d'une façon très 'délicate' qu'il refusait que mes 'chiens' soient au courant de sa vie 'palpitante'...c'était dit d'une si douce façon que je ne pu refuser, ou était-ce sa main sur mon entre jambe qui me convainquit ? Je ne souhaitais pas particulièrement que mes amis puissent se vanter de connaître un castra... à mon âge ce serait si malheureux... Au moins maintenant j'étais presque sûr que le blondinet savait où se trouvait sa main. Il me le payerait plus tard... On ne menaçait pas mes bijoux de famille sans conséquences.
-Malfoy m'a... gentiment... expliqué que…
- Pourquoi tu es rouge ?
Hermione était un peu trop perspicace pour son bien être....je répondis avec nonchalance que c'était parce que j'avais chaud dans les bras de Malfoy. Avec horreur, elle me rétorqua que je n'avais qu'à défaire ma robe de sorcier, sinon je risquais de tomber malade avec le froid et le chaud. Ce serait tellement dommage d'être malade pour les grandes vacances... Je pensais qu'elle voulait ma mort, mais je ne pouvais pas refuser sinon mon excuse tomberait à l'eau alors que je commençais à me tortiller dans tous les sens pour défaire ma robe. Malfoy leva sa baguette et la pointa sur Hermione. Et là je compris qu'elle tentait de créer une diversion pour me libérer. Si elle m'avait laissé parler, elle aurait su que je n'avais pas besoin d'être libéré. Je me dépêchai de défaire ma robe en continuant de parler pour que Hermione voit qu'il n'y avait aucun danger. Au moins ça m'avait permis de penser à une excuse.
- Il m'a expliqué que Dobby lui avait demandé de me dire que Kreattur m'avait menti car je ne suis pas son maître et comme il ne m'aime pas... il m'a menti mais comme Dobby tient à moi il a voulu me prévenir, c'est pour ça qu'il a envoyé Malfoy. J'ai voulu vérifier avec le miroir si Sirius était au ministère ou pas. Et il n'y est pas puisque j'ai vu Sirius.
Hermione n'eut pas le temps de réagir que Ronald crachait déjà son venin.
-ME DIS PAS QUE TU AS ÉCOUTÉ CE SALE MANGEMORT ? C' EST SÛREMENT UN PIÈGE !!! POURQUOI DOBBY IRAIT VOIR MALFOY ? HIEN ? IL FAUT ALLER AU MINISTÈRE JE SUIS SÛR QUE MALFOY RACONTE N'IMPORTE QUOI ET QU'IL A TRAFIQUÉ LE MIROIR. IL VEUT JUSTE SE DEBARRASER DE TON PARRAIN.
J'avais mis ma cape sur mon entre jambe et mon ventre pour pas que les autres ne voient où la main de Malfoy était posée. Il ne l'avait même pas bougé quand j'avais entrepris de défaire ma robe, pourtant ça se voyait qu'elle était sur ma braguette. Son geste n'avait sûrement rien d'ambigüe...mais je ne pouvais m'empêcher d'être mal à l'aise, c'était mon rival ! On se détestait. Ce n'était pas parce qu'il n'était plus mon GRAND ennemi que je ne le détestais pas.... Je n'osais pas lui demander d'enlever sa main, j'étais trop gêné.
J'avais écouté le hurlement de Ron d'une oreille distraite, les mains de Malfoy avaient toute mon attention. Je n'avais rien en dessous de mon jean, puisqu'il ne me restait que les anciens slips de Dudley de propres et je refusais de mettre des slips et surtout ceux de mon ancien cousin... Ils étaient tellement sales qu'on ne savait pas ce qu'il y avait eu dedans et où il les avait laisser trainer... Je commençai à gigoter pour défaire sa main, mais l'effet fut inverse, il passa la main où il avait sa baguette sur mon ventre en le caressant et serrait encore plus mes bijoux de famille. Il pourrait fait attention c'est très fragile ces trucs là. Je le sentais tendu, je pensai qu'il avait peur de ma réaction face au discours de Ron. Et comme tout bon Serpentard, il essayait d'en tirer profit en m'apaisant, il était en infériorité ici. Malheureusement il ne risquait pas de m'apaiser en me castrant... Alors que j'allais donner une excuse bancale pour répondre au hurlement de Ron, je fus interrompu par Malfoy :
- Par ce que c'est moi qui ai envoyer Dobby en deuxième année.
Je me tendis, je n'y avais jamais pensé. Le pire c'était qu'il disait la vérité puisque normalement il ne devait pas être au courant de cette affaire avec Dobby. Je me rendit compte que l'elfe de maison n'aurait jamais pu désobéir à un de ses maître si l'un deux ne le lui avait pas demandé. Grâce à la main de Malfoy qui était passée en dessous de mon tee-shirt et continuait à me masser le ventre, je me détendais à nouveau. Je vis Hermione ouvrir la bouche, sûrement pour poser des questions sur le pourquoi du comment. Je l'interrompis en disant qu'il fallait aller au bureau de Dumbledore. J'étais déjà resté un peu trop longtemps à mon goût dans cette forêt. Elle était beaucoup trop dangereuse selon moi. Pour l'instant, nous n'avions pas eu beaucoup de problèmes mais... il ne fallait pas tenter le diable. Je m'étonnais même que Draco ne ce soit pas encore enfui, je me souvenais de notre escapade en première année, il avait eu une peur bleue de cet endroit.
Ron recommença à crier que c'était un piège et qu'il fallait aller au ministère chercher Sirius que Malfoy était un mangemort travaillant pour son père. Que depuis la 1ère année, il insultait les sangs de bourbe, qu'il voulait me tuer...le tout entre coupé d'insultes envers Malfoy.
Je sentais les mains de Malfoy se crisper et recommencer à me caresser le ventre, mais moins tendrement. Il allait toujours plus haut caressant entièrement mon torse. J'étais bien content qu'il fasse noir, sinon tout le monde aurait vu le grand Monsieur Malfoy essayer de tranquilliser son adversaire en lui caressant le ventre... Oh, je ne m'en faisais pas pour sa réputation, c'était juste que c'était très embarrassant pour moi, puis comment cet idiot avait su que ça me calmait ? Je coupai le monologue de Ron pour lui expliquer que j'étais sûr que Sirius n'était pas au ministère puisque je l'avais vérifié avec le miroir. Et que c'était largement plus sûr que le témoignage de Kreattur, un elfe dont je n'étais pas le maître. Le dernier mot était dit avec précipitation.
Malfoy avait touché un de mes tétons me faisant frissonner. Je me levai à vitesse grand V en espérant qu'il n'avait rien remarqué. Il se leva juste après moi. Je vis qu'il regardait avec un peu trop d'insistance mon entre jambe. Automatiquement je regardai et je remarquai avec horreur une bosse déformer mon jean, conséquence désastreuse, pour moi, du massage de Malfoy. Je ne m'étais même pas senti réagir face à son toucher. J'étais rouge de gêne face au rictus du blond. Il mit sa main sur ma bosse et je sus qu'il allait faire une remarque. L'envie de lui enfoncer mon poing dans sa gueule d'ange me démangeait grandement. À la place je pris sa main et la rejetai le plus loin possible de moi, lui coupant la parole. Je remis rapidement ma robe, en priant pour que personne n'ait vu cet incident.
Ronald continuait de hurler que c'était un piège, je ne l'écoutais pas, à son plus grand désarroi. Dans un vie antérieure, il avait dû être un très bon âne. Je sortis ma baguette pour traverser la forêt, c'était bien plus prudent. Alors que j'allais répondre à Ron que j'allais au bureau du directeur et au pire, je repartirai au ministère, je vis Luna tomber sur Neville. Il avait sa baguette dans sa main quand il sentit le choc, provoqué par La blonde, un sort sortit du bout de bois pour aller frapper Ron. Comme le sort de Neville était instinctif, il explosa.
Quand la fumée fut dissipée, je retins à grand peine un éclat de rire, essayant d'être solidaire envers mon meilleur ami. Ron avait ses cheveux noirs de poussière et ils étaient en piques, ses taches de rousseurs étaient tout aussi noires. Seule sa peau restait blanche. Malfoy ne se gêna pas du tout pour éclater de rire, face au visage du roux. Hermione essaya d'arranger les cheveux de mon ami en lançant un sort mais elle ne fit qu'empirer les choses. Maintenant les cheveux de Ron étaient rose bonbon avec des mèches violettes et rouges, ses taches de rousseur avaient viré au vert et une substance non identifiée de couleur orange fluo était sur la pointe de ses cheveux descendant petit à petit. On aurait dit du gel...
Malfoy rigolait encore plus en se tenant le ventre et montrait du doigt les cheveux de Ron... Comme si on ne l'avait pas vu... Je ne pu me retenir plus longtemps et j'explosai de rire à côté de Malfoy, il fallait bien l'avouer, c'était trop tordant. Neville me rejoignit vite dans mon rire, Luna toujours avec son air rêveur, était encore allongée sur lui à cause de sa chute. Au moins ça avait eu pour effet de calmer les hurlements de Ron. Il marmonna dans sa barbe inexistante. Hermione se tenait à coté de lui gênée du résultat du contre sort qu'elle avait voulu lancer. Ron invoqua un miroir pour voir les dégâts. Graup aurai pu avoir peur face au cri d'horreur, je dirais même d'agonie, qu'il poussa... Par contre, nous ça nous faisait juste rire davantage, même Luna s'y était mise perdant son habituel air rêveur. Bien sûr Hermione était toujours gênée et se mordait la lèvre pour ne pas ne rejoindre dans notre hilarité.
Avec un sourire, je ne pu m'empêcher de dire à Ron que maintenant, il devait être d'accord pour rentrer au château sauf si il voulait vraiment partir au ministère comme ça. Devant des dizaines et des dizaines de personnes... Faut bien se la jouer Serpentard parfois. Pendant que je parlais, je vis du coin de l'oeil Neville se relever et aider Luna à faire de même. Alors que nous allions partir, je sentis Malfoy me prendre le bras et me le plaquer contre son torse, tenant toujours sa baguette dans l'autre main. Je vis que Ronald avait sa baguette pointée vers lui d'où la réaction de ce dernier. Je soufflai d'agacement, j'en avais vraiment marre d'être l'otage... Pendant tout le trajet Malfoy garda sa main sur mon bras pour empêcher toute tentative d'évasion.
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Nous sommes arrivés saint et sauf devant la gargouille du bureau de Dumbledore. Le trajet dans la forêt c'était bien passé, si on excluait les regards noirs de Ginny et les grognements infernaux de son frère. Je me demande encore ce qu'elle a pour me regarder comme ça. J'eus à peine le temps de réfléchir au mot de passe du Directeur que Malfoy le donna. Je me demandai comment le blondinet avait réussi à l'avoir. Nous montions tous dans le bureau de Dumbledore, je ne pris même pas la peine de frapper et j'ouvris la porte. Mon angoisse était revenue. Et la dernière de mes préoccupations était bien d'être poli. Je voulais voir Sirius le plus tôt possible. Dès que je le vis, je me jetai dans ses bras sans prêter attention au fait que le professeur Snape criait à mort quelques secondes avant sur mon parrain. Je me sentis beaucoup mieux quand il répondit à mon étreinte. Je vis mon professeur de Potion enlacer brièvement Malfoy et lui demander si ça allait. Je pense que Sirius et moi on avait la même expression sur le visage. L'expression qui disait 'c'est la fin du monde ou encore le monde tourne à l'envers ?'. Mon professeur de potion ayant la réputation d'être un bâtard graisseux sans cœur et j'en passe pouvait avoir des sentiments positifs envers quelqu'un ? ouahhh...
Rassuré sur l'état de mon Parrain, je regardai la pièce ou plutôt ses occupants. Il y avait Le professeur Lupin, Snape, Maugrey et Le directeur Dumbledore. Alors que j'allais commencer à poser des questions, je fus interrompu par Lupin qui explosa de rire. Je me retournai pour voir ce qui l'avait fait rire.
-Mademoiselle Granger accompagnez Monsieur Weasley à l'infirmerie. Monsieur Londubat, Mademoiselle Lovegood et Mademoiselle Weasley vous devriez retourner à vos dortoirs.
En disant cette phrase tout le monde se tourna vers Ron et explosa de rire, sauf Dumbledore. Même le Professeur Snape eu un rire, si nous acceptions 'rictus mauvais' dans la catégorie rire. Hermione et Ron partirent en même temps que Neville et Luna mais Ginny resta. Je fronçai les sourcils face à ce comportement, elle ne pouvait pas aller jeter sa colère et ses regards noirs ailleurs ? Alors que Dumbledore allait parler, Ginny lui coupa la parole en disant qu'elle refusait de partir sans être au courant de ce qui c'était passé. Malfoy l'envoya bouler en disant que ce n'était pas ses affaires. Elle grinça des dents et commença à lui hurler dessus :
- ENTRE MOI ET TOI C'EST TOI QUI N'A RIEN À FAIRE ICI, PUIS-JE SAVOIR CE QUE TU FAIS ICI ? TOI TU ES QUOI POUR LUI ? HIEN DIS MOI ? TU N'ES RIEN POUR LUI ! MOI JE SUIS SON AMIE ET SÛREMENT PLUS !! TU AURAS BEAU L'AMADOUER, ESSAYER DE LE DETENDRE, ÇA NE MARCHERA PAS ! JE NE TE LAISSERAI PAS FAIRE !! MON FRÈRE A RAISON TU ES UN SALE MANGEMORT, ET TU ESSAYE DE NOUS PIÉGER, TU CROIS QU'ON NE T'A PAS VU ? À ESSAYER D'AVOIR LA CONFIANCE DE HARRY !!! CROIS TU VRAIMENT QUE JE VAIS TE LAISSER FAIRE ? CE N'EST PAS PARCE QUE HARRY EST NAÏF, INNOCENT ET QU'IL NE COMPREND PAS QUAND C'EST UN PIÈGE QUE JE VAIS TE LAISSER FAIRE !! UN SANG-PUR LAISSE MOI RIRE !! TU ES DE LA PIRE ESPÈCE POSSIBLE !! TU VAS ENCORE ESSAYER D'AVOIR LE BON RÔLE EN NOUS ACCUSANT !? ET COMMENT ÇA SE FAIT QUE TU AS DEBARQUÉ COMME SI DE RIEN N'ÉTAIT ALORS QUE JE T'AVAIS LANCÉ UN SORTILÈGE ? JE SUIS PERSUADÉ QUE C'EST ENCORE TA MAGIE NOIRE, TU ES AUSSI NOIR QU'ELLE....
Alors que Ginny reprenait son souffle pour continuer à insulter Malfoy, le professeur Snape réagit :
-Miss Weasley je vous enlève 20 points pour insolence, 10 points pour avoir injurié un de vos camarades, et 50 points en moins pour avoir lancé un sortilège sur un camarade maintenant partez !
-VOUS.......
J'interrompis Ginny et lui demandai de partir en lui expliquant qu'on devait parler de choses urgentes et personnelles. Elle m'avait énervé en critiquant Malfoy alors qu'il nous avait aidé. De plus elle avait blessé mon égo en disant que j'étais naïf.... Elle avait parlé de moi comme si j'avais besoin d'un baby-sitter et je déteste ça ! Elle prit son air offusqué, en me disant que je me laissais embobiner par ces mangemorts, que je n'avais pas confiance en elle et que je ne l'aimais pas. Je n'allais sûrement pas la contredire après ce qu'elle venais de dire. Vers la fin de sa tirade, elle partit en pleurant, Dumbledore ordonna à Lupin d'aller vérifier que la jeune fille allait bien à son dortoir et à Maugrey d'aller prévenir les autres que tout était réglé. Quand Lupin et Maugrey furent partis Dumbledore invoqua deux petits canapés rouges. J'avais tellement de questions à poser.
Je m'assis dans le canapé de droite suivit de Draco. Mon parrain et le professeur Snape se mirent sur le canapé de gauche. Dumbledore m'invita à poser les questions qui me tracassaient. Mon professeur de potion ronchonnait un peu mais n'en fit pas plus. Alors je posais une question au pif. Comment Voldemort avait su pour le lien, et surtout comment il avait fait pour m'envoyer des fausses visions ? Le professeur Snape m'informa que si j'avais appris à fermer mon esprit, je n'aurais jamais eu ce problème et je n'aurais pas mis tout le monde en danger pour rien. Alors que j'allais rétorquer qu'il n'avait qu'à bien enseigner l'occlumencie et les potions en passant, je fus interrompu par Dumbledore qui m'informa qu'il ne savait pas comment Voldemort savait pour le lien ni comment il avait fait. Il s'excusa aussi de ne pas avoir était a côté de moi pour m'apprendre l'occlumencie. Malfoy me regardait. Instantanément, je tournai la tête pour le fixer. Puis il m'informa que Voldemort avait su pour le lien lors de l'attaque du Père Weasley mais qu'en revanche, il ne savait pas comment différencier les visions vraies ou fausses. Je hochai la tête pour le remercier. Puis je demandai, toujours en regardant Malfoy, pourquoi Voldemort voulait me tuer. Il me répondit d'un ton froid et distant que c'était parce qu'il y avait une Prophétie disant que je pouvais le tuer. Je ne compris pas trop, mais je vis mon parrain hoqueter et regarder méchamment Snape qui avait la tête baissée, honteux. J'étais encore arrivé dans une autre dimension depuis quand Snape pouvais avoir des remords ou être honteux ? Alors que j'allais demander des explications une autre question me vint a l'esprit.
- Sirius, je veux vivre avec toi... dis tu veux toujours que je vienne vivre chez toi ? hein ?
Mon ton était incertain, après avoir eu peur de perdre mon parrain ma 'seule' famille, je ne voulais pas le quitter. Je voulais rester le plus longtemps possible avec lui, je ne voulais pas aller chez les Dursley. J'avais eu si peur... Sirius regardait Dumbledore, puis il me regarda droit dans les yeux et me dit oui, défiant le directeur. Une joie immense m'envahie, je n'irai pas chez les Dursley... Mais ma joie fut de courte durée.
-Je refuse.
-VOUS N'AVEZ PAS LE DROIT !!
J'avais réussi à rester calme pendant toute la soirée mais trop c'était trop ! De quel droit pouvait-il me retirer mon bonheur ? J'essayais de me calmer et d'argumenter.
-Vous n'avez pas le droit, vous n'avez rien à dire si mes tuteurs, les Dursley, sont d'accord que vous le vouliez ou non, je peux partir.
-Je crains de te contredire Harry, je suis ton tuteur magique, et je refuse que tu partes de chez les Dursley.
-VOUS N'AVEZ PAS LE DROIT, COMMENT OSEZ VOUS ? J'AI CRU QU'IL SE FAISAIT TORTURER ! PAR MA FAUTE !! C'EST MON PARRAIN ! JE VEUX LE CONNAÎTRE ET VOUS M'EN EMPÊCHEZ ! JE VEUX VIVRE HEUREUX AVEC LUI !! VOUS N'AVEZ PAS LE DROIT DE ME PRENDRE CE BONHEUR !
-C'est pour ton bien Harry, tu es protégé....
-PROTÉGÉ ?? MAIS PROTÉGÉ PAR QUOI ? PAR VOUS ? VOUS POUVEZ LE FAIRE DE PARTOUT !
-Par le sang, Harry, Pétunia à le même sang que ta mère, ça te protège...C'est pour ton bien ! Sinon les mangemorts pourront te tuer n'importe quand !
-COMMENT POUVEZ VOUS SAVOIR CE QUI PEUT ÊTRE MON BIEN OU PAS ?? ET SI JE VEUX MOURIR PRÈS DE MON PARRAIN C'EST MON PROBLÈME PAS LE VOTRE !! QU'EST CE QUE ÇA PEUT VOUS FOUTRE ? TOUT LE MONDE PEUT MOURIR ! ALORS ALLEZ VOUS OCCUPER DE CEUX QUI VEULENT ÊTRE PROTÉGÉS ! VOUS VOUS PRENEZ POUR QUI POUR JUGER DE CE QUI EST BIEN OU PAS
Pendant mon discours avec Dumbledore, ma magie crépitait dans toute la pièce et à la fin tout ce qui était en verre éclata, je me précipitai vers la porte, en colère contre mon mentor. Je n'eus même pas besoin d'ouvrir la porte que celle-ci s'ouvrit et claqua contre le mur à cause de ma colère. J'entendis Snape donner 20 points à Gryffondor pour réflexion intense. Je courus jusqu'à mon dortoir. Je hurlai le mot de passe sur le tableau, puis j'entrai essoufflé dans la pièce. Neville était sur un canapé. Sûrement en train de m'attendre, nous nous regardâmes puis montâmes les escaliers. C'est ce que j'aimais avec Neville pas besoin de s'expliquer. Je rentrai dans mon dortoir sans me préoccuper d'être silencieux ou pas pour Dean et Seamus. J'étais bien trop en colère pour m'en soucier. Je me jetai avec rage sur mon lit sans me changer. Je m'endormis aussi vite, fatigué. Cette nuit là, je me réveillai en hurlant : Voldemort était en colère. Après avoir passé de l'eau sur mon visage sous les regards inquiets de mes camarades de dortoir, j'allai faire un petit tour dans la salle commune et m'endormis dans le divan.
Quand je me réveillai, le dortoir était vide. Je lançais un Tempus pour voir l'heure, il était 11 h, j'avais manqué les cours de la matinée et j'étais très tenté de louper les cours de l'après midi pour remettre mes pensées en ordre. Puis je pensai avec ironie qu'on allait pas en vouloir au "survivant" d'avoir raté une journée.
À la fin de ma journée, j'avais prit une décision : le "gentil" Potter allait se rebeller. Dumbledore ne voulait pas me laisser vivre avec Sirius alors qu'il était mon parrain ? Tout ça parce que ma tante a presque le même sang que ma mère ? Bien ! Il allait s'en mordre les doigts. Depuis le début on décidait à ma place maintenant c'était terminé. Mon escapade m'avait permit de me rendre compte de beaucoup de choses. Dont une très importante, en temps de guerre, la vie est courte, très courte. J'allais profiter de ma vie, comme tout adolescent de 15 ans.
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J'étais dans le train du retour, je savais qu'à la fin du trajet, il y aurait les Dursley. Dumby avait essayé d'arranger les choses en disant que le jour de mon anniversaire je pourrais retourner au Quartier Général, en essayant de m'expliquer mieux le lien que j'avais avec ma tante. Je l'avais carrément envoyé bouler, comme toutes les autres fois où il avait essayé de me parler d'ailleurs. Il m'avait même convoqué plusieurs fois. Je n'y étais jamais allé. Dumbledore était redevenu simplement le Directeur de Poudlard à mes yeux. Le ministère avait enfin avoué que Voldemort était revenu. En même temps il n'avait pas eu trop le choix, Il avait était vu au ministère... Mais moi je n'y étais pas. Le ministère, après leur... erreur avait décidé de rouvrir le dossier Sirius Black, sûrement sur demande d'un des membres de l'ordre. Sirius m'avait dit que c'était bien parti pour qu'il soit innocenté. J'étais heureux pour lui. Ombrage était revenue de son escapade en mauvais état. Je souris en me souvenant de la remarque sarcastique de notre professeur de potion détesté :
-Madame Ombrage, la forêt interdite est très dangereuse....mais cela m'étonne qu'un professeur de Défense contre les forces du mal aussi... performant que vous n'ait pas réussi à se sortir de ce mauvais pas. N'avez vous pas taxé toute l'année les professeurs d'incompétences par rapport à vous ? Quelle ironie vous ne trouvez pas ? Que des personnes, comme vous le dites, incapables soit arrivées là ou vous n'êtes pas parvenue. Il aurait peut être mieux fallut pour vous que vous ne viriez pas Hagrid... il aurait sûrement eu la bonté d'âme d'aller vous chercher, c'est un bon Gryffondor. En tout cas, moi, je n'ai pas pu aller vous chercher, mon incompétence m'a...bloquée, que voulez vous c'est toutes les qualités des Serpentards.
Et il était parti, comme toujours, en faisant claquer la porte et ses robes. C'était bien la première fois que je riais face à une réplique de Snape, mais il fallait dire que c'était beaucoup plus agréable quand on n'était pas visé...
Je n'avais revu qu'une fois Malfoy et... ça c'était terminé en bagarre. Il était tout seul dans un couloir. Il en avait profité pour faire un sous entendu sur mon problème face à son massage. Voyant qu'il se moquait de moi, je n'ai pas cherché, je lui ai mis mon poing dans la gueule. Si les ennemis de mon pire ennemis n'étaient pas mes amis, je pense que le blondinet serait mort. Malfoy avait juste évité mes coups ou tenté de se défendre. Je pense qu'il ne s'était pas bagarré avec sérieux. À la fin c'est Neville et un certain Blaise qui nous avaient séparé. Malfoy était parti à l'infirmerie, moi à la tour, refusant d'aller me soigner.
Sirius était venu plusieurs fois me voir mais il n'avait jamais mentionné Dumbledore ou sa conversation. En fait je n'avais pas reparlé de ce qui c'était passé ce jour là. Hermione et Ron avaient essayé de savoir mais je refusais toujours en esquivant la conversation. Je m'étais même engueulé avec eux, une fois. Ils voulaient parler de mon comportement face à Malfoy. Ils m'avaient reproché de lui avoir donné trop vite ma confiance et tout le tralala qui suivait. Je leur avais crié dessus et étais parti en claquant la porte. Ils n'avaient pas compris que si je n'avais pas écouté Malfoy peut être qu'à l'heure qu'il était, ils seraient morts. Non, ils n'avaient pas compris que Malfoy venait me prévenir qu'il y avait une embuscade, trop aveuglé par leur haine. Neville et Luna n'avaient pas cherché à en parler. Neville était là pour moi, sans être étouffant. Il ne m'obligeait jamais à parler, parfois on restait des minutes entières sans parler, le silence était reposant. Et Luna, elle, avait toujours son air rêveur.
Je sentis le train ralentir, je pris mon sac qui était au dessus de Ginny sans la regarder. Je lui en voulais et pas qu'un peu, elle n'avait pas arrêté de me crier dessus. Elle voulait savoir à tout prix ce qui c'était passé dans le bureau après son départ. À la fin j'en ai eu marre, j'ai bien failli lui en mettre une. La seule chose qui m'a retenu, c'est que c'est une fille...ça aurait était un mec, je lui aurais mis une gifle magistrale pour être tranquille. Hermione m'a dit de ne pas trop lui en vouloir, parce que Ginny voulait encore sortir avec moi. Ce n'est sûrement pas une raison de me harceler comme ça. Tous les jours pendants une semaine, elle me l'avait demandé. Disant que je pouvais lui parler, que je pouvais lui faire confiance. Et dès que Malfoy était près du groupe, elle l'insultait, Allant au devant des bagarres Gryffondo-Serpentardes. Moi, je m'éclipsais toujours. Puis un jour, Ginny avait était trop loin, elle avait raconté à Colin tout ce qui s'était passé dans la forêt. Pour se venger de Malfoy. C'est la première fois que j'ai eu une envie de meurtre. J'ai su plus tard que Malfoy avait eu la vie dur pendant un certain temps chez les Serpentards à cause d'elle. Puis il avait reprit le dessus en prouvant qu'elle mentait. Pendant tout le trajet, je n'avais pas dit un seul mot, regardant par la fenêtre. Je n'avais même pas acheté de bonbons, au grand damne de Ron. Je descendis du train, il y avait les Weasley et l'Ordre. Je ne pris même pas la peine de leur dire bonjour. Je fis un mouvement de tête à Hermione, Ron et Remus puis partis vers mon oncle et caressai la tête de Patmol. Stupéfait par mon comportement, l'Ordre ne réagit même pas. Pourtant je suis sûr qu'ils étaient venus pour moi. Mon oncle m'emmena devant la voiture sans un mot.
Je mis mon sac dans le coffre et montai. Arrivé à Privet Drive, personne n'avait dit un mot. Je pris mon sac et partis dans ma chambre mais avant que je puisse faire quelque chose, Vernon me prit le bras. Avant qu'il ait eu le temps de me lancer une quelconque menace, je sortis ma baguette et la pointai sur lui. Il bégaya que je n'avais pas le droit de m'en servir, sinon je serais viré de mon école. Avec un gentil sourire hypocrite, je lui dis que depuis que Voldemort était revenu, j'avais le droit d'utiliser la magie en dehors de Poudlard. Effrayé, Vernon me lâcha et je pus partir tranquille dans ma chambre. Je n'avais pas dit toute la vérité mais parfois fallait bien savoir amplifier les choses.
Les Dursley avaient essayé de faire de moi leur elfe de maison. Manque de chance pour eux, j'avais refusé et quand ils devenaient trop menaçants, je sortais ma baguette leur disant ce qu'un simple sort pouvait leur faire. C'était marrant de les voir trembler de peur face à un bout de bois... Certes il était spécial mais pour eux qui connaissent si mal la magie... Après quelques jours enfermé dans ma chambre, je décidai enfin de bouger. Je demandai de l'argent à Pétunia, juste assez pour un voyage en bus et précisant que je la rembourserai plus tard. Au début elle avait refusé, mais je lui ai fait comprendre que si elle refusait, je m'amuserai à faire quelques tours de magie assez voyants. Elle me donna de l'argent par peur d'être considéré comme étrange par les voisins.
Je pris l'argent, un sandwich, ma clé de coffre et ma baguette. On n'était jamais trop prudent, puis je suis parti à l'arrêt de bus. Un mouvement venant de nul part m'appris que j'étais suivit par l'Ordre. Je souris en espérant que celui ou celle qui se cachait sous la cape n'était pas de source moldu. Dès que le bus arriva, je montai et payai une place. Je souris en une sentant personne me suivre. On dirait bien que c'était un Sang-pur sous la cape. Arrivé à Londres, je me dirigeai à la grande poste. Hermione m'avait expliquée qu'à côté de la poste, il y avait une banque qui transformait l'argent Sorcier en argent moldu ou vice versa. J'avais fait des recherches et j'avais découvert que je pouvais aller prendre de l'argent. Seules les personnes ayant connaissance du monde magique pouvaient voir la banque. Je pris donc environ 700 € sur mon compte, ce qui n'était rien comparé à ce que j'avais dessus. Je rangeai mon argent dans ma poche de jeans, en pensant qu'il fallait que je m'achète un portefeuille pour ne pas qu'on me le vol.
Ça faisait bien trois heures que je tournais dans Londres, sans trouver une boutique qui me plaisait. Alors que j'allais décider d'aller à la ville à côté pour trouver un magasin de vêtement qui me plairait, je vis une enseigne au fond d'une rue que je n'avais pas encore remarqué. L'enseigne représentait un ciel bleu azur, un oiseau volant au dessus d'un arc en ciel, il y avait deux nuages en forme de A & M.
Le magasin s'appelait Any style of Mode. Le nom ne me disait rien mais j'y entrais quand même, qui ne tente rien n'a rien. Le seul mot que je pus dire pour décrire le magasin est 'magnifique'. Il était immense, il avait 3 étages. Le premier étage était pour les enfants, le deuxième pour les femmes le troisième pour les hommes. Le magasin portait bien son nom, tous les styles de vêtements étaient là, allant du classique au Gothique.
Je montai au troisième étage. Je vis un groupe de vendeurs à ma droite, avec timidité je me dirigeai vers eux. Un brun se démarqua des autres. Il était plus grand quee moi d'environ deux têtes. Il avait un débardeur noir qui ne cachait pas ses muscles. Je trouvai qu'il en avait même un peu trop. Il avait des yeux bleus clair et des traits fins. Je sorti de mes pensée quand il me lança sourire charmeur. Il me demanda si j'avais besoin d'aide. Je rougis face à son sourire et lui dis que je voulais m'acheter une nouvelle garde robe et que j'avais jusqu'à 550 € . Je ne voulais pas tout dépenser. Je devais encore prendre le bus, rembourser ma tante et peut être qu'après j'aurais encore besoin d'argent. Je lui dis que je voulais commencer en trouvant des vêtements simples, pour faire du sport, et que je n'avais aucun style propre. Le brun me demanda combien je faisais en me détaillant de bas en haut. Je rougis en lui disant que je ne savais pas, qu'on m'avait toujours refilé les vêtements de mon cousin. Il me prit plusieurs joggings, shorts, de plusieurs tailles, suivit de maillots longs et des débardeurs. Il mit tout ça sur un tréteau et me dit d'essayer ceux qui me plaisaient. Je rougis encore plus me rendant compte que je ne savais pas du tout ce que je voulais. Je pris un short court noir et un maillot rouge.
J'essaye le short, il était à la bonne taille, il ne me serrait pas, mais je ne nageais pas non plus dedans. Le short m'arrivait à mi cuisse. Je mis le maillot, il était grand, les manches dépassaient un peu de mes mains et il arrivait à la même hauteur que le short. Je trouvais ces vêtements simples et beaux. Il n'y avait pas de miroir à l'intérieur de la cabine. Je sortis pour voir ce que ça donnait dans le miroir à l'extérieur. Le brun était devant moi, je remarquai qu'il était rouge comme une tomate. Je compris pas tout de suite pourquoi, je me dirigeais vers le miroir. Je vis avec horreur qu'à cause de mon maillot on pensait que je n'avais rien en dessous...Je devins aussi rouge que le maillot, j'attrapais un jogging et bégayais au vendeur :
-J'ai un short...en dessous...hein...
Je l'entendis rire derrière le rideau. Je mis le jogging il était bleu marine. Je sortis pour voir ce que ça donnait, le vendeur me demanda mon nom :
-Harry et toi ?
-Rémi
Je rentrais dans la cabine et mis le jogging de côté, il ne me plaisait pas. Au bout de quatre heures d'essayages, j'avais fini. Je souris à Rémi qui devait être tout autant fatigué que moi. Il était bien 18h. On avait parlé de tout et de rien pendant qu'il me passait des vêtements à essayer. Je dois dire qu'il avait bon goût.
J'avais acheté deux jeans noirs moulants et un bleu clair délavé aux cuisses. Trois pantalons sur lesquels il y avait des fermetures éclairs un peu partout, deux noirs et un gris clair. Quatre shorts noirs, gris foncé, blanc et vert. Et un pantalon en cuir, je n'aimais pas vraiment, je trouvais ça un peu serré, mais j'aimais vraiment la texture. Puis Rémi m'a dit qu'il m'allait très bien... Il m'a même sifflé... Bien sûr j'ai rougis comme une tomate.
J'ai pris également cinq chemises, une noire, une verte et une grise, deux blanches dont une qui laissait voir mon ventre. Rémi s'était amusé à passer sa main sur mon ventre, me disant que ça faisait très sexy sur moi. Il m'annonça qu'il avait un tatouage sur son ventre, un tribal. Il me l'a fait voir, il entourait son nombril, un peu hésitant je le touchai, touchant en même temps ses abdominaux. Puis j'avais retiré ma main en rougissant. Depuis le début, il ne faisait que me draguer, et on dirait bien que je rentrais dans sa combine.
Après cela je fis l'acquisition de trois longs maillots simples rouge, blanc, bleu, quatre-cinq maillots style gothique et émo pour aller avec mes pantalons. Cinq débardeurs longs ou courts. Deux paires de converses et une paire de baskets. Une paire de gants, des mitaines, des chaussettes. Un manteau et une veste en cuir. Et Rémi s'était amusé à dire que je pourrai faire mon macho avec.
Puis je terminai avec des boxers, je m'étais amusé à faire un défiler à Rémi, j'en avais mis de toutes sortes : fluos, tête de mort, dragon... Et lui s'amusait souvent à passer sa main 'discrètement' sur mes fesses. En fin de compte j'en avais eu pour 575 €. Rémi me demanda si ça allait puisque j'avais dit que jusqu'à 550 €. Je lui dis que c'était bon et payai à une vendeuse toute heureuse de faire une bonne affaire. Je m'arrêtai devant les sachets... Comment j'allais porter ça ? Il y en avait une petite dizaine et ça n'allait pas être du tout pratique à transporter dans le bus. J'aurais pu utiliser ma baguette, mais je voulais éviter d'utiliser la magie. En tout cas pas tout de suite.
Rémi rigola devant ma tête et me proposa de me raccompagner chez moi, mais qu'il fallait attendre 19 h 30, l'heure à laquelle il terminait. Je n'aimais pas trop, mais j'acceptai, de toute façon j'avais pas trop le choix. J'en profitai pour mettre mon jean bleu clair, il me serrait un peu mais Rémi m'avait dit qu'il m'allait très bien. Je pris une chemise au pif et l'enfilais le temps que Rémi revienne. C'était la chemise blanche qui m'arrivait au nombril. Je jetai les vêtements de Dudley. Au bout de dix minutes, il arriva, on prit les sachets puis on les mit dans le coffre de sa voiture. Une Peugeot 207 rouge, il faisait déjà noir quand nous démarrâmes. Puis je lui indiquai ou j'habitais. Une fois arrivé nous sortîmes les sacs, je lui demandai de m'attendre, je montai les escaliers et posai les quelques sacs que j'avais prit. Je sortais un billet de cinq euros et le donnais à ma tante qui ne dit rien. Je revint doucement vers Rémi qui était appuyé sur le capot de la voiture. Je lui dit en rougissant:
-Je suis désolé de ne pas te faire monter...mais je ne m'entends pas très bien avec ma famille.
-C'est pas grave.
Je me mis sur la pointe des pieds pour lui faire la bise, mais avant que j'ai le temps de m'en rendre compte, il me bloqua sur le capot et m'embrassa à perdre haleine. Alors que j'allais le rejeter doucement, je ne voulais pas une histoire avec un moldu, je senti un mouvement. l'Ordre me surveillait encore. Je sourit, je savais que Dumbledore n'allait pas être content que je fréquente quelqu'un qui n'était pas sorcier. Alors je le laissai faire, faisant croire à l'Ordre que j'avais une relation avec. Bien sûr j'informerai Rémi après que je ne cherchais pas de relation.
Je lui répondis timidement puis Rémi colla son érection sur ma cuisse. Je commençais à réagir, il passa sa main sous ma chemise puis caressa mon torse en taquinant parfois mes tétons. Il se frotta avec énergie à mon érection qui était maintenant bien réveillée. Il descendait vers mon cou, pour le sucer, le mordiller puis il remontait vers ma bouche et m'embrassait. Je lui rendis son attention, émerveillé par les nouvelles sensations qu'il me faisait découvrir. Je ne m'étais jamais masturbé donc je n'avais jamais ressenti quelque chose d'aussi...Intense.
Il passait souvent sa main tout près de ma ceinture m'allumant carrément. Je ne savais pas ce qu'était ces frissons et sensations, c'était si étrange ! Mais aussi si bon ! Je soulevai mes jambes et les entourai un peu en dessous de ses fesses, le rapprochant plus. Il pinçait de plus en plus souvent mes tétons. Sans m'en rendre compte, je commençais à gémir :
-hmmm...N'arrêtes pas...C'est bon...
-Dans la voiture.
Il avait grogné sa phrase et je ne compris pas, trop abasourdi par les sensations. J'avais juste comprit qu'il me parlait de sa voiture. Puis il posa une main sur mon érection et même si j'avais un jean, je le sentis et je me frottai encore plus contre la main. Il mordilla mon oreille et je gémis encore. Il passa ses mains sur mes fesses et me souleva. Il n'eut le temps de rien dire que je plaquais mon érection sur la sienne bougeai les hanches. Il m'embrassa de nouveau. Alors que je sentais qu'il bougeait j'entendis une portière claquer. J atterris par terre, je poussai doucement Rémi. Je rougis, c'était devenu une habitude depuis quelques temps. Je gémis de désespoir en disant que j'étais mort. Il ne comprit pas, puis il se retourna...sur mon oncle rouge de colère. Il se décala un peu. Mon oncle commença à hurler :
-Tu rentres !
Rémi m'attrapait le poignet alors que je prenais les sacs, il me demanda si on se reverrait, je lui dit non, que je n'étais presque jamais chez eux. Au moins l'intervention de mon oncle m'avais permis de me 'séparer' de Rémi et aussi de faire disparaitre mon érection. Je lui fis un sourire triste et partis. À peine rentrer je me pris un claque magistrale qui me fit voltiger jusqu'à l'escalier.
-JE SAVAIS QUE TU ÉTAIS UN MONSTRE !!! MAIS EN PLUS DE ÇA.....IL FAUT QUE TU SOIS UNE PÉDALE MAIS TU ES PIRE QU'UN MONSTRE !!! TU ES UN DÊCHET HUMAIN....
Je sortis ma baguette quand je vis Vernon avancer à nouveau vers moi. Il recula, je montai les escaliers toujours ma baguette dans ma main et les sacs dans l'autre. Je m'enfermai dans ma chambre. Je virai tous les anciens vêtements de mon cousin de ma malle, et mis mes sacs à la place. Je pris ma malle et descendis les escaliers. J'en avais marre, je ne voulais plus habiter chez eux. Je ne pouvais même pas les qualifier de famille. J'avais encore de l'argent, je pouvais prendre une chambre d'hôtel moldue. Vernon était toujours au bas de l'escalier et je lui hurlai dessus en disant que je partais. Que je ne voulais plus jamais les voir et que c'était eux les monstres. Je vis Pétunia arriver en courant en disant que je ne pouvais pas partir qu'elle avait reçue une lettre de Dumbledore et qu'il ne voulait pas que je parte avant mon anniversaire. Je fis un rictus et leur demandai :
-Et qu'est ce qui me retient ici ? Votre amour ? Laissez moi rire !
Je pointais ma baguette devant mon oncle, il recula, bloquant le passage à ma tante. Je passai la porte, ma malle à la main. Alors que je partais à l'arrêt de bus moldu, je me sentais aspiré. Ce n'étais pas comme un portoloin, je ne savais pas ce que c'était. Mais quand je levais la tête, j'étais devant les grilles de Poudlard.
Une colère sourde monta en moi. Pourquoi j'étais ici ? Puis je ne réfléchis pas, je rentrai. Si c'était Dumbledore qui m'avait envoyé ici, il allait le regretter... Arrivé aux grandes portes j'étais calmé. Je ne pensais pas que c'était Dumbledore qui m'avait fais venir à Poudlard. Il refusait toujours que je reste à Poudlard alors pourquoi maintenant, il accepterait ? Non, c'était quelque chose d'autre. Au fond de moi je le savais mais...je ne comprenais pas. Alors que j'entrais dans le hall, j'entendis un hurlement horrible. Pas un hurlement de colère, ce que depuis quelques jour, je ne faisait qu'entendre. Non, c'était un hurlement de douleur pure, qui s'infiltrait en vous et formait une boule dans votre estomac.
A Suivre
Et bien voilà je suis fière, c'est le plus grand chapitre que j'ai écrit. Dites moi ce que vous en pensez.
