Bonjour chers lecteurs (encore inexistants),
Nous vous cherchons encore à ce jour. Où êtes-vous ? Notre fiction est géniale. Lisez-la. Vous verrez, ce chapitre est plein d'émotions fortes ! Avec ce chapitre, vous entrerez directement au coeur des plus sombres intrigues de notre histoire.
Plus sérieusement, si vous n'aimez toujours pas l'histoire après ce chapitre, laissez tomber. Parce que ça va continuer comme ça.
Laissez-nous des reviews.
Le manoir de la famille Sharfiq était une construction étrange, posée sur la lande, un ancien manoir qui penchait légèrement, composé de briques de marbre blanc. Un bâtiment étrange, car il tenait à la fois du manoir et du château de princesse, tel que décrit dans certains contes que Molly racontait à Ginny dans sa jeunesse, comme la princesse figée qui avait subi un petrificus totalus surpuissant avant que le prince ne la délivre et ne l'amène dans un château semblable... Ginny eut un soupir à ces pensées. Dans les contes, c'était bien simple... Peu importait. Elle était là pour finalement profiter de son été, et c'est ce qu'elle ferait. Les princes charmants, après tout, c'était une affaire de petite fille. Elle, elle voulait vivre sa vie, profiter de sa jeunesse... Se détendre un peu ne lui ferait pas de mal. La mère de Constance, qui était venue avec sa fille la chercher pour prendre le portoloin, enjoignit à sa fille de faire visiter la maison à Ginny avant de s'éloigner.
Constance présenta donc à Ginny le salon, les cuisines (et l'elfe de maison des Sharfiq, un elfe particulièrement laid à la peau étrangement orangée du nom de Trumpy), ainsi que le reste de la maison. Apparemment le manoir était bâti sur une source chaude, et il y avait au sous-sol un bassin d'eau thermale dont la température avoisinait les 30°C. Devant l'enthousiasme de Ginny face à cet aménagement, Constance se contenta de sourire.
Les deux filles se retrouvèrent bientôt dans la chambre de Constance, une pièce assez grande, dotée d'un beau parquet de bois fin, d'un lit à baldaquin de couleur crème et de murs couverts d'affiches mettant en valeur de beaux joueurs de Quidditch et des membres de groupes de rock sorcier.
"Mère ne supporte pas ces posters, ça la rend folle, fit Constance avec un grand sourire triomphant. Ginny la dévisagea en silence. « Elle voulait que je te fasse dormir dans la chambre d'amis, mais j'ai insisté pour que tu puisse dormir ici. Franchement, t'imagines comme ça aurait été barbant?" »
Et ainsi fut-il. Les deux jeunes filles partagèrent la même chambre, dormant dans le même lit sans aucune gêne. La nuit, elles discutaient de longues heures, riant pour un rien. Ginny comprit rapidement à quel point Constance avait soif de liberté, elle se plaignait souvent de se sentir oppressée, forcée à vivre une vie qui n'était pas la sienne. Et, peu à peu, la jeune rousse en vint à trouver qu'elle aussi, elle avait été plus souvent spectatrice qu'actrice de sa propre vie. Elle était forcée à rentrer dans le rang, dans un moule qui ne lui convenait pas et détestait ça. Les journées commencèrent à s'allonger démesurément se baigner dans les eaux thermales était agréable, survoler les plaines alentours sur leurs balais aussi, mais les filles voulaient plus, désormais. Une fois qu'elles avaient réalisées qu'elles vivraient probablement une vie programmée et sans saveur, rester dans cette position leur paraissait insoutenable. Elles commencèrent donc à fomenter des plans d'évasions, pour sortir en douce le soir. Oh, ce n'était pas grand-chose, bien sûr, mais ce pas grand-chose avait déjà quelque chose de grisant.
Après de longues semaines de préparation, elles finirent enfin par trouver le moyen de s'échapper de la maison-prison. Errant dans les landes, elles admiraient les étoiles, ivres de cette nouvelle liberté, de la nuit et de ses promesses. Leurs balades nocturnes devinrent incontournables, et bientôt elles connaissaient tous les endroits amusants à explorer de nuit. Mais la nouveauté n'en fut plus une, et elles choisirent alors de s'aventurer en territoire Moldu, afin d'explorer ce monde sans magie bien mystérieux pour elles.
Le village dans lequel elles s'aventurèrent était éclairé de lumières, et des rires et des chants se faisaient entendre. À la fois ravies et intriguées, elles se laissèrent guider par les sons joyeux qu'elles entendaient, et arrivèrent finalement à l'entrée d'une espèce de bar à ciel ouvert. Il y a avait de la musique, et beaucoup de conversations animées se faisaient entendre. Gaiement, elles se fondirent dans la masse, se mélangeant à ces personnes si étrangères, oubliant momentanément tous leurs soucis.
Mais la réalité les rattrapa bien vite. Soudain, Constance se figea et agrippa férocement le bras de Ginny. Pâle et tremblante, elle regardait avec des yeux exorbités la femme qui flirtait langoureusement avec un homme bien plus jeune qu'elle, et très séduisant.
- Ma mère...
Ginny dut y regarder à deux fois avant de reconnaître la dame austère qui l'avait accueillie une semaine auparavant. À ce moment là elle portait une longue robe au corset serré, et ses longs cheveux bruns avaient été ramenés en un chignon. Ici, dans ce petit village moldu, Ginny découvrait une femme presque jeune aux cheveux emmêlés car laissés libres, moulée dans une robe presque trop sexy pour une quadragénaire (et comme elle était une sorcière, elle pouvait bien avoir 50 ou 60 ans, pour ce que Ginny en savait).
« Ginny… Qu'es ce qu'on va faire… ? »
Constance, qui d'ordinaire avait usage de décider pour leur petit groupe, se retrouvait sans voix. Ginny avait un peu de mal à imaginer ce qui pouvait se passer dans sa tête, mais après avoir réfléchi un instant elle senti une audace nouvelle grandir en elle.
« Ce qu'on va faire ? On est venue ici pour s'amuser, alors aucune raison de s'en priver ! Et je pense que secret pour secret, ta mère a plus à gagner en nous laissant en paix… Si elle nous remarque ! Alors, dame Sharfiq, m'escorterez vous cette nuit ? »
En roulant des yeux, la brune prit le bras que la rousse lui proposait, et elles se dirigèrent vers une table, la plus éloignée possible de l'endroit ou la mère de Constance se laissait aller, essayant très fort d'en voir le moins possible.
Elles étaient assises depuis quelques minutes lorsqu'un moldu d'une vingtaine d'années s'approcha de leur table avec un sourire qu'il pensait probablement charmeur.
« Bonsoir mesdemoiselles, vous ne buvez pas ? »
Les filles se regardèrent un instant, et s'accordèrent muettement. Constance prit la parole :
« C'est que nous n'avons pas d'argent.
-Et j'en ai, heureuse coïncidence, vous ne pensez pas ?
-Vous nous offririez à boire ?
-Bien entendu, deux jeunes femmes ravissantes comme vous, qui ne le ferait pas ? Je reviens tout de suite, mesdemoiselles.. ?
-Diana, fit Constance avec un sourire charmeur »
Avec un temps de retard, Ginny répondit à son tour : «Claire, et vous ?
-Tutoyez moi, je vous en prie ! Je suis John, et je reviens tout de suite, pour vous servir mesdemoiselles ! »
Le garçon s'éloigna en direction du bar, situé plus loin, et les deux filles éclatèrent instantanément de rire. Elles se calmèrent vite et se regardèrent, un peu choquées.
« Diana ? Demanda Ginny, ouvrant les hostilités
-Bah pourquoi pas ? J'ai toujours aimé ce prénom ! Et franchement, Claire ? D'où ça sort, hein ?
-J'ai dû improviser, ça doit venir d'un truc moldu de papa.
-Et sinon, ce mec, t'en penses quoi ?
-Bah il est moche, mais au moins il nous paye à boire, alors je vais pas faire la fine bouche
-J'ai cru qu'il allait bégayer après quelques mots » fit Constante, morte de rire.
« Chut, il revient ! »
John arriva avec deux verres colorés en main et un sourire qu'il croyait sûrement irrésistible collé à son visage. Les deux jeunes filles l'accueillirent avec des gloussements moqueurs mais acceptèrent néanmoins les verres qu'il leur tendait. Les boissons étaient très sucrées et diffusaient une agréable chaleur qui se répandait partout, détendant corps et esprits. Rapidement, les langues se délièrent, les mains s'échauffèrent et Constance, qui était la plus assurée des deux, commença à câliner le jeune homme. Leurs jeux passèrent d'innocents à sensuels, les verres se multipliaient, et Ginny commençait à avoir mal à la tête. Elle se leva donc, tenta de prévenir Constance mais se rendit vite compte que c'était peine perdue. Elle se leva et commença à déambuler parmi les autres clients du bar. En entendant les conversations, elle réalisa que John était une espèce de perle rare, le genre de mec capable d'aborder une fille avec un sourire taquin plutôt qu'un compliment maladroit sur sa poitrine. Ce n'était pas suffisant pour le rendre appréciable, mais ça et les verres suffiraient le temps d'une soirée. Elle se balada encore un peu pour se rafraîchir puis finit par rejoindre le couple éphémère. John était parti faire le plein d'alcool et Constance était dans un état d'hébétude alarmant.
« Oula, tu vas bien toi ? T'as une tronche affreuse.
Merci du compliment... ça va, j'ai juste l'impression que tout flotte autour de moi. Je vis dans du coton... dans un nuage de coton et de rose !
Tu te rends compte que ça ne veut rien dire, pas vrai ?
Rabat-joie. »
Ginny sourit en voyant son amie lui tirer la langue d'un air boudeur. Elle lui prit la main et, collant à son rôle de « rabat-joie », décréta qu'il était l'heure de rentrer. Mais la fille Sharfiq eut un geste de main indolent et refusa de bouger, arguant que John n'allait pas tarder à revenir avec de nouveaux cocktails explosifs, qu'elle ne voulait rater pour rien au monde. D'autant plus que la boisson rendait ses lèvres délicieusement sucrées... Ginny secoua la tête et s'assit à côté d'elle, déterminée à la surveiller du mieux qu'elle pourrait. Malheureusement, elle était fatiguée et commençait à s'assoupir. Elle ne prêta pas attention à John lorsqu'il arriva, ignora les bruits de baisers et les chuchotements, et ne se rendit compte qu'avec plusieurs minutes de retard que sa protégée s'éloignait d'elle. Elle releva la tête, paniquée et, en sortant du bar, vit Constance au bras de John. Elle l'appela, et la jeune fille se retourna en lui faisant un grand sourire et un clin d'œil, ce qui ne laissait aucun doute quant à la suite des événements. Ginny aurait pu les laisser faire leur affaire et attendre Constance, c'était probablement ce que son amie attendait d'elle, présentement... Oui, mais elle était ivre, elle ne se souviendrait sûrement pas des événements de la nuit au réveil, et n'avait clairement pas conscience de tout ce qu'elle faisait. Être ivre ne signifiait pas être consentante, et ça, John le savait sûrement – sinon, il n'aurait pas offert tous ces verres. Folle d'indignation, et inquiète pour celle qui l'hébergeait, elle se rua à leur suite. Elle ne mit pas longtemps à les trouver, tous les deux enfoncés dans une ruelle obscure, John embrassant et caressant Constance d'une manière pressante – et écœurante. Son amie tentait faiblement de le repousser, mais était bien trop ivre pour réussir à faire quoi que ce soit, si ce n'est pousser de petits gémissements à chaque fois que les mains de John gagnaient du terrain. Il semblait que son assurance première s'était évanouie dès lors qu'ils avaient quitté la lumière, et maintenant elle semblait plus effrayée qu'autre chose. En s'approchant, Ginny comprit d'où provenait ce revirement en constatant que la lèvre de la Serdaigle était en sang, probablement à cause d'une morsure trop brutale. Elle alla droit vers le jeune homme et lui asséna un violent coup de poing dans la mâchoire, grimaçant sous la douleur causée par le choc, mais ne regrettant pas son geste. Elle allait attraper son amie par le bras pour la ramener, mais le mâle en rut, dont l'orgueil était bien plus douloureux que la mâchoire, en décida tout autrement. Il repoussa l'importune d'une gifle et la frappa de nouveau au visage, pour faire bonne mesure. Il ne se préoccupa pas plus longtemps d'elle, trop pressé qu'il était de conclure son affaire.
Alors, une rage dévastatrice envahit Ginny. Elle hurla. Fort. Longtemps. Elle hurla et elle sentait le pouvoir l'envahir, un pouvoir violent et dangereux, un pouvoir qui ne demandait qu'à frapper. Cette puissance était nouvelle et enivrante, mais le temps pressait, elle n'avait pas le temps de savourer cette sensation pourtant si délicieuse. Elle libéra donc ce monstre de violence qui hurlait en elle. Et il frappa.
John s'effondra sur le sol, du sang coulant de ses oreilles. Ses tympans avaient implosé, ses yeux étaient injectés de sang, et un filet rouge se mélangeait à la bave qui glissait sur son menton. Vidée de toute énergie, Ginny regarda autour d'elle. L'horreur la saisit alors, quand elle réalisa qu'elle venait de tuer un homme.
En espérant que ce chapitre vous ait plu, n'hésitez pas à nous laisser des mots doux, nous avons un besoin incompressible d'amour ! 3
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Signé : deux mêmes folles.
