Bonjour ! Voici la suite...
Je remercie DdelOl pour sa review, j'espère que la suite va te plaire mais cette fic, malgré quelques rapprochements ne sera pas une romance !
Donnez-moi vos avis, est-ce que je publie la suite ou je pars me cacher en lectrice anonyme ? XOXO
L'attente et La Mort
Les Serpentards étaient partis, Hermione et Harry restèrent seuls.
- « Whaou ! Putain quelle rencontre, marmonna Harry en se frottant le cou.
- « Surprenante en effet… acquiesça Hermione. Nous sommes coincés au même titre que des supposés mangemorts. Ils auraient pu nous capturer, nous tuer mais ils sont partis tout aussi perturbés que nous…C'est pas normal, ils devaient être à Poudlard quand ils ont été enlevés, ils avaient leurs uniformes…
- « Herm', tu veux en venir où ?
- Que ça m'a tout l'air d'un défi, d'une énigme. Et que bizarrement, cette idée aurait pu être du Professeur Dumbledore.
- « Hermione, il est Mort ! A cause de la fouine justement ! Je l'ai vu et toi aussi !
- « Oui, mais il aurait pu préparer son coup. Souviens-toi Harry, il avait prévu son testament, cette situation est totalement Dumbledoresque ! Il veut nous faire passer un message !
- « Il ne veut rien faire passer du tout, il est mort !
- « Qu'est-ce que tu peux être terre à terre Harry…Dès qu'on parle de Dumbledore tu restes buté ! Je sais qu'il est mort mais sa magie reste et il était prévoyant, énigmatique et totalement taré ! Mais qu'est-ce qui lui a pris de nous envoyer ici ?
- « Bon, ça sert à rien de discuter, de toute façon niveau énigme, il nous en a laissé plus qu'assez ! Je propose d'ouvrir un sas.
Harry ouvrit le sas de droite. Une pièce blanche. Il fit apparaître son Patronus. A un moment où le cerf s'élança dans cette nouvelle pièce, des centaines de lames fines en métal sortirent brutalement du sol. Harry poussa un cri de surprise.
- « Nom de dieu !
Le Patronus s'évapora doucement. Hermione s'approcha et mit ses mains devant la bouche pour retenir un cri d'horreur.
- « Harry, on aurait pu se faire déchiré…Si tu n'avais pas testé…
- « Nom de Dieu, Hermione, je n'ai pas utilisé cette expression moldue depuis des années, mais là, c'est la seule qui m'est venue ! Ce n'est pas un jeu ni un test à la con de Dumbledore. Jamais il n'aurait créé un truc aussi barge !
- « Tu crois ça…
Malgré cette réponse de Miss je sais tout, Hermione mourrait de peur. Le stress de ces mois passés à la recherche des Horcruxes, le froid, la peur, la faim, la solitude, l'angoisse. Elle n'en pouvait plus. Elle s'assit lourdement et entreprit de vider son sac de survie.
- « Hermione, qu'est-ce que tu fais ?
- « S'il te plait, Harry, laisses-moi quelques minutes de solitude, j'ai besoin de calme, j'ai besoin de…faire du rangement !
Hermione entreprit de sortir un à un les objets disposés dans son sac magiquement agrandit. Un oreiller, trois gros livres, une lampe de poche, un réchaud, une casserole, une passoire, des pâtes…
- « Il faut qu'on mange Harry. On n'a aucune force. Je vais faire tout le reste des pattes. Tant pis mais il faut qu'on mange !
Harry laissa faire Hermione. Il partit s'assoir dans un coin du cube. Hermione pétait les plombs, il le savait. Ce n'était pas la première fois. C'était sa façon à elle de se défouler. Un bon pétage de plomb et après c'est repartie comme sur des roulettes. Dans ces cas-là, mieux valait la laisser seule. Hermione réapparaissait, quelques heures après, pleines de motivation et de bonnes idées. Harry songea que lui aussi devrait un jour péter les plombs, le problème c'est qu'il se retenait toujours.
Il se prit la tête dans les mains et attendit qu'Hermione se calme.
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Ginny rêvait. Elle avait eu du mal à s'endormir, comme tous les soirs depuis, le mariage de Bill et Fleur et comme toutes les nuits, Ginny faisait des cauchemars. Dans celui-ci elle était enfermée dans sa chambre et du haut de sa fenêtre elle pouvait deviner tous les mangemorts embusqués, elle savait qu'Harry était là, en bas, et qu'elle ne pouvait rien faire, elle savait qu'il allait se faire tuer et, au moment où un éclair rouge atteignit Harry, Ginny se réveilla.
Elle n'était pas dans son dortoir, ni chez elle. Elle était dans une pièce rouge, vide et parfaitement carrée. Sa baguette était à terre, juste à côté d'elle. Elle l'a ramassa et se releva vivement.
Elle fit le tour de la pièce en touchant les murs jusqu'à atteindre une sorte de roue accrochée à une paroi métallique blanche. Sur le dessus, une veille inscription « La Dame d'Ombre » était gravée. Ginny observa longuement l'inscription. C'était le seul artefact qui relevait de la magie : cette pièce était éclairée de façon moldu, le métal était typiquement moldu. Les sorciers modèlent la pierre et ils ne créent pas de matière. Cette roue est moldu, Elle en a vue plein dans l'atelier de son père, c'est une sorte de mécanique ou mécanisme moldu, si Hermione était là, elle pourrait lui expliquer, mais Ginny était seule.
Elle tenta un « révelum » sur l'inscription. La gravure scintilla pendant quelques secondes puis redevint normale. Cette calligraphie lui rappelait des cartes de tarot dans les cours du Professeur Trelawney. Elle refit le tour de la pièce pour finalement s'assoir dans un coin de cette étrange pièce. Elle n'avait pas encore son permis de transplanage, elle n'avait même encore jamais eu de cours. Essayer de transplaner serait suicidaire. Pourquoi était-elle là ? Si elle avait été prisonnière des Mangemorts, elle ne serait pas dans une pièce comme celle-ci, et elle n'aurait pas sa baguette. Alors c'était un coup de l'ordre du Phénix. Il s'est passé quelque chose et il l'on mit à l'abri dans cette pièce sans issue. Encore une fois, ils l'on volontairement écartée, sans explication, sans considération pour ce qu'elle veut. Ils veulent la mettre en sureté, parce qu'elle est trop jeune, parce que c'est la petite sœur, parce que c'est l'amoureuse qui doit attendre sagement pour ne pas perturber le devoir de l'élu.
L'attente.
Ils ne s'imaginent pas que l'attente l'a tue à petit feu, ils n'ont pas remarqué ces grandes cernes noires sous ces yeux, ni le fait qu'elle flottait dans ces vêtements. Mais si c'est bien l'ordre du Phénix qui l'a mis là, pourquoi ils n'ont pas laissé un mot, pourquoi ils n'ont même pas laissé de quoi boire et manger. Il n'y a même pas de toilettes ! Et surtout que veut dire cette étrange inscription ? La Dame d'Ombre. Si Ginny reconnait la calligraphie du tarot, en revanche elle est certaine que La dame d'ombre n'en fait pas partie. Il y a la Papesse, l'impératrice et la tempérance mais aucune Dame d'ombre.
Elle n'avait plus qu'à attendre, alors Ginny attendit, seule dans cette pièce moldue rouge et carrée.
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Harry et Hermione avaient mangés avec appétit dans la casserole. Hermione s'était endormie et Harry commençait à s'assoupir. Hermione avait eu raison, autant prendre des forces. Manger et dormir. Deux choses primordiales qui étaient pourtant dures à satisfaire depuis quelques mois. Harry lança les sorts de sécurité habituels et termina sur un sort de désillusion sur Hermione et lui-même. Il prit une couverture du sac de survie et s'allongea auprès d'elle. Elle vient naturellement se blottir dans ses bras. Il s'endormit, le ventre plein, Hermione tout près, en sécurité. Il oublia le fait qu'ils étaient prisonniers dans l'inconnu. De toute façon pour eux maintenant, c'est la routine. Un mystère de plus ou de moins…Tant qu'il arrivait à faire au moins une vrai nuit de sommeil !
Harry et Hermione dormait depuis au moins cinq heures lorsque un des sas se rouvrit brusquement. Les Gryffondor se réveillèrent de suite et virent Drago, étouffant à moitié en soutenant une Pansy blafarde. Il cria entre deux toussotements rauques :
- « Hé les Gryffons ! Salazard ! J'ai besoin d'aide !
Drago posa de manière précipitée Pansy sur le sol, haletant, il se mit à la secouer en lui ordonnant de respirer mais Pansy ne bougeait pas, aucune pulsation du cœur ne rendait son corps vivant. Pansy était immobile, la bouche ouverte, le teint bleuit, les yeux vides.
Hermione se leva sans hésiter et se précipita sur Pansy en bousculant Drago qui paraissait anéanti. Elle commença par lui reverser en arrière, lui desserrer la cravate et déchira son chemisier en tentant de retirer les boutons elle entreprit un massage cardiaque en comptant tout haut jusqu'à dix, puis elle se pencha sur la bouche de Pansy et, tout en lui pinçant le nez, elle souffla cinq fois avant de recommencer son massage. Elle continua encore pendant quelques secondes jusqu'à ce que Drago la repoussa violement en criant :
- « Electro !
Le corps de Pansy fut secoué d'un spasme violent avant de retomber, figé, sur le sol.
- « Electro ! Electro !
Drago continua de lancer son sort sans résultat, Hermione détourna les yeux, Pansy était morte et la vision de son corps blafard, son teint bleuit, ses yeux écarquillés tremblant sous les sorts était difficilement supportable.
Harry s'approcha de Drago et lui fit baisser sa baguette :
- « C'est fini Malfoy, arrête, tu peux plus rien faire.
Drago repoussa Harry et hurla :
- « C'est de ta faute à toi le balafré ! Tu l'as tuée !
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Ron tournait en rond dans cette pièce carré depuis au moins vingt minutes.
- « Merlin Ron ! Tu vas te calmer ! Essaya de crier Neuville, avachie dans un coin en soutenant sa main ensanglantée.
- « Que je me calme ? Mais comment ? On est coincé dans un foutu labyrinthe de taré !
Neuville ne répondit pas, il avait d'autres préoccupations. Sa blessure saignait toujours mais était légèrement plus propre, maintenant il pouvait mieux voir le morceau de phalange qui pendait de son indexe. Il poussa un gémissement et se claque le derrière de la tête contre le mur.
- « Mon doigt est foutue ! Ca va pas fort, je crois que je vais tourner de l'œil…
- « C'est pas le moment vieux ! Reprends-toi. Allez ! La formule de cicatrisation, c'est quoi déjà ? Strasdiu ? Cicatrim ? C'est dans ces moments qu'Hermione me manque…
Ron et Neuville venait d'essayer de passer un sas pour atterrir dans une pièce blanche remplie de crabes aux pinces géantes. Ils n'avaient jamais vu ça ! Des crabes monstrueux, grouillant et grognant des semblants de questions « Ho chke chi ? Ho chke cha ? » Neuville n'est pas sorti assez vite. Son demi-tour dans le sas a été mal géré et une pince acerbe et rapide coupa une partie de sa main. C'était leur septième pièce depuis la première où ils s'étaient réveillés. Ils étaient pourtant à l'abri dans la salle sur demande de Poudlard.
Neuville y vivait continuellement depuis plus d'un mois. Sa situation au sein de l'école était insoutenable, Luna avait disparût et il savait qu'il serait le prochain. Sa grand-mère ne lui a pas caché la pression qu'elle subit de la part des Mangemorts… Bref, la salle sur demande était une bonne solution mais il n'avait pas prévus ça !
La magie de cette salle devait certainement s'affaiblir, il l'a trop utilisé, il n'arrive plus à la maîtriser. Ils sont maintenant dans une sorte de monde faits de pièces carrées identiques où seul la couleur varie. Peut-être est-ce l'apparence originel de la salle sur demande, mais quelque chose clochait, quelque chose d'aseptisé, d'indéfini.
Il y a aussi des pièges dans certaines.
Le premier piège est apparu dans leur quatrième pièce. C'était une araignée géante. Ou plutôt l'épouvantard de Ron. C'est Neuville qui d'un simple Ridiculus s'est débarrassé de l'intrus. Un simple épouvantard, ce n'est pas important, il devait être dans la salle sur demande depuis longtemps.
Le second piège fut plus étrange. Et surtout marécageux, la chaussure droite de Ron ne s'en est pas sortie. Dans cette pièce verdâtre, le sol, les murs paraissaient engloutir tout ce qui s'approchait. Ils ont eu la bonne idée d'utiliser le Levicorpus pour se diriger vers un autre sas. Un petit sol marécageux, ce n'était pas si difficile que ça mais insolite, quasi anormal, si on pouvait encore considérer la situation comme normal. Pourquoi y aurait-il un sol bizarrement mouvant ? Ils auraient pu mourir. Le troisième piège c'est les crabes. L'index de Neuville ne s'en est pas sortie.
Ron prit les choses en main. Il fit un bandage de fortune sur la main de Neuville après un Cicatrum à demi-réussi. Puis il s'assit à côté de son compagnon en prenant un air extrêmement sérieux :
- « Ecoute, Neuville, faut que tu te reprennes, concentre-toi. C'est toi qui gère cette salle et là, ça dégénère ! On a failli mourir et il est écrit « La Mort » au-dessus de chaque sortie, comment t'explique ça ?
- « J'explique rien, je ne ressens même pas la salle sur demande, il n'y a aucune magie, tu ressens, cette atmosphère ? Ça parait vide, comme…
- « Aseptisé ?
- « Exactement, c'est le mot.
Ron baissa la tête et murmura :
- « Tu penses que l'on est pas à Poudlard ? Qu'on s'est fait prendre ?
- « Ou qu'on est dans une autre dimension, tu sais, un peu comme derrière l'arc au Département des Mystères. Il existe beaucoup plus de trou dimensionnel qu'on ne pense. C'est Luna qui me l'a dit…
- « Ou alors on est mort et on a des épreuves à passer…
- « Tu délires Ron ! Pourtant c'est moi qui suis blessé.
- « Quoiqu'il en soit, je ne veux pas rester dans une salle grisâtre où « La Mort » est écrit partout. Bougeons !
Ron aida Neuville à se relever, ils se dirigèrent vers leur prochaine pièce.
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Luna réfléchissait. Le jugement. Pourquoi ? Qu'avait-elle fait ? Ne pouvait-elle pas mourir simplement ? Pourquoi faut-il que tout s'acharne ? Qu'avait-elle fait pour mériter une telle vie, et surtout une telle mort ! Le jugement… Ce n'est pas bon signe. Luna se souvient de la mythologie moldue sur la mort qu'ils appellent le « jugement dernier » : C'est un chien à trois têtes qui protège une balance servant à peser le bien et le mal si ces souvenirs sont bons.
Mais ça ne ressemble à rien de tout ça ! Une pièce vide, blanche et six possibilités. Le jugement…
Les six entrées étaient identiques à un détail près : celle du plafond semble avoir était ouverte plus récemment, la roue était la seul non symétrique. Qu'est-ce que cela signifie ? Qu'elle vient du plafond et qu'elle a le choix entre repartir ou prendre une autre direction.
Luna pensait à son corps, certainement figé par la mort, croupissant dans les sombres cachots de sa dernière prison, elle s'assit et se mit à pleurer. La réalité était dure à accepter et dans cette pièce, à part sa baguette, elle n'a aucun élément auquel se raccrocher.
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- « Tout est de ta faute ! hurla Drago en repoussant violemment Harry. De surprise, Harry lâcha sa baguette, Malfoy s'empressa de le maintenir rudement par le col de sa chemise tout en le secouant férocement :
- «Tu te cois le plus fort, hein ? Je vais te montrer que t'es rien qu'un petit merdeux ! Je vais te montrer que t'es qu'un…
La voix de Drago s'affaiblit, ses yeux s'humidifièrent malgré ces efforts pour ne pas laisser des larmes s'échapper, il se mordit la lèvre inférieure et tout en continuant à maintenir sa victime d'une main, il envoya un crochet du droit en plein sur le nez d'Harry. Celui-ci fut projeté sur le sol, assommé, le visage en sang.
Hermione, se précipita sur Harry en tenant en joug le Sepentard qui paraissait hébété :
- « Malfoy, calme-toi ! Que s'est-il passé ?
Harry se releva en s'appuyant contre le mur tout en essuyant le sang qui continuait à couler abondamment de son nez. Malfoy ne répondit pas, il fixait le corps sans vie de Pansy.
- « Malfoy, reprit plus doucement Hermione, explique-nous ce qu'il s'est passé s'il te plait…
Drago l'ignora et releva la tête pour fixer haineusement Harry.
-« Potter, murmura-t-il avec dégout, Potter le survivant, l'élu ! Pfff ! Tu es toujours là pour gâcher ma vie, pour réduire à néant ma famille, mes amis. Tu es…. Tu es abject ! Un imbécile heureux de me pourrir l'existence. Tout est de ta faute, partout je te retrouve pour que tu… Potter, je te hais à un point que tu n'imagines même pas ! Je…
Hermione lança un Stpéfixe. Malfoy s'apprêtait à lever sa baguette. Un silence lourd et résonnant, après des paroles aussi troublantes de sincérités, ampli la pièce jaune. Harry se racla la gorge pour reprendre contenance et accessoirement réveiller Hermione de sa triste contemplation du blond figé au sol.
-« Il te déteste vraiment Harry… C'est…effrayant.
- « Ouais, ce n'est pas comme-ci je lui avais mis la honte au Quiditch, ramener à la vie Voldemort, envoyer son père en prison, insulter sa mère, lui lancer un Sectusempra…
- « Harry… Ce n'était pas ta faute. Et puis Malfoy n'a jamais été autre chose qu'une fouine exécrable.
- « Ouais, répondit tristement Harry tout en se souvenant de sa main tendu lors de sa première année dans le train, de son visage fatigué noyé par les larmes dans les toilettes de Mimi Geignarde et de son regard perdu dans la tour d'astronomie l'année dernière. Il n'était pas seulement exécrable, il était désespéré aussi. Et Harry venait de se rendre compte qu'il était plus ou moins lié à tout se passait pour Malfoy Junior. La culpabilité l'envahi de nouveau, compressant son cœur en une douleur qu'il refoula difficilement. Hermione continua :
- « Il faut qu'on sache ce qu'il s'est passé. Parkinson est morte. Merlin ! Même si je ne l'aimais pas, c'est grave ! Il faut qu'on sache. Malfoy ! Je vais retirer ta baguette et après tu nous raconteras tout. Nous ne sommes pour rien pour Pansy, je suis désolée pour elle et pour toi mais nous sommes dans la même galère. Racontes-nous…
Hermione lança deux sorts simultanés : un enervatum et un sort d'apaisement. Malfoy s'agita, s'assit et releva la tête en gardant son visage haineux et méprisant et commença d'une voix qu'il tentait de garder neutre :
-« Nous sommes rentrés dans le sas, Pansy est descendu la première, elle marchait comme au ralenti et semblait étouffer, je lui ai crié de revenir, elle ne m'entendait pas, j'ai voulu lancer un sort d'attraction pour la ramener mais ça n'a pas fonctionné, alors j'ai été la chercher, le plus vite possible, sans respirer et je suis revenu. Voilà !
- « Attends, vous êtes partie depuis plus de cinq heures ! Ce que tu racontes a du se passer en cinq minutes…
- « Cinq heures ! Tu délire Granger ! On s'est séparé il n'y a même pas dix minutes !
- « Tu as dit que Pansy marchait comme au ralenti… Le temps dans cette pièce s'écoule certainement de façon différente. C'est la seule explication.
Malfoy ne répondit rien, il se releva et, ignorant la baguette levée des deux Gryffondor, il s'approcha du corps de Pansy. Il s'agenouilla, replaçât correctement sa jupe d'étudiante, noire aux liserés verts. Il lui ferma doucement les yeux et embrassa légèrement ces lèvres avant de lui murmurer quelque chose à l'oreille.
Harry et Hermione se rapprochèrent l'un de l'autre, gêné par cette scène surréaliste. Harry pensa à sa réaction, si à la place de Pansy s'eut été Hermione. Il se dit que Malfoy avait certainement beaucoup plus de self-control qu'il n'en parait, lui, il aurait explosé, il n'aurait pas supporté.
Harry serra Hermione dans ses bras, un peu trop fort d'ailleurs mais elle comprit son geste et fit de même. Hermione ne put empêcher quelques larmes de s'échapper. Jamais un jour elle aurait pensé pleurer d'émoi pour Parkinson et Malfoy, à dire vrai, jamais un jour elle aurait imaginé se retrouver ici, ou encore combattre un mage noir, rechercher des Horcruxes en paria de la société. Jamais Hermione Granger n'avait songé à son avenir comme celui-ci.
En regardant Drago à genoux près du corps de Pansy, Hermione pleurait silencieusement.
