Chapitre 1 :

Visite nocturne

Dire que j'étais choqué serait un doux euphémisme... Je venais d'être transformé en vampire, de perdre ma virginité et tu avais

disparu. Je sortis de la chambre, laissant derrière moi les souvenirs de cette nuit que nous avions partagée, oubliant que tu venais

de m'abandonner. Malgré tes belles paroles, malgré cette lettre que tu m'avais laissée, une rage sans nom m'animait : tu

avais fui.


Je me rendis dans ma chambre de préfet, empruntant des passages secrets peu connus, vêtu de mes habits de la

me devais de changer de vêtements. Quand j'arrivais dans ma chambre, je me sentis enfin chez moi, les murs

étaient gris pâle, le bureau en verre se trouvait sous la fenêtre et enfin mon lit à baldaquin gris foncé avec des arabesques gris

claires m'appelait irrésistiblement. Je me rendis à la salle de bain. La baignoire, perpétuellement pleine d'une eau pure et claire,

était à présent remplie d'une mousse onctueuse. Je me déshabillais rapidement pour me glisser dans la baignoire. Des

flashs me revenaient sans cesse, je me revoyais dans ses bras, ses lèvres balayant mon cou et mes épaules...

Quand enfin je sortis, j'envoyai un hibou à Dumbledore pour me faire porter pâle et je m'enfouis sous les draps.


Quand je me réveillai, la nuit était tombée, et j'avais faim. Je marchai jusqu'aux cuisines de Poudlard, en quête de quelque chose à

manger. Je trouvai alors, quelques fruits, du pain et de la confiture de citrouille. Quand j'eus fini, une

violente crampe d'estomac me plia en deux, je couru au toilettes et vomi le tout. Ma faim ne s'atténuant pas, je

cherchais rapidement dans ma tête en qui je pouvais avoir confiance. L'image de mon parrain s'imposa dans mon esprit, je

rejoignis donc ses appartements.

Arrivant devant la porte, je frappai. Severus m'ouvrit, les traits tirés par la fatigue :

- Drago, as-tu une raison suffisamment crédible à me donner pour m'avoir réveillé avant que je ne t'étripe ?

Grogna le brun.

- Sev', j'ai faim. Annonçai-je.

- Tu as … Faim ? Te payerais-tu ma tête jeune homme ?

- J'ai essayé de manger mais mon corps ne le supporte pas.

- Pourquoi n'étais-tu pas en cours aujourd'hui ? Questionna le maître des potions.

- Je...

Un « léger » détail s'imposa dans l'esprit de Drago.

- Sev', y a-t-il une potion qui imite le sang humain ?

- Oui, mais en quoi cela t'intéresse-t-il ? -

Drago serais-tu … ? Merde !

-Parrain il me faut cette potion tout de suite, suppliai-je.

- Ne peux-tu pas boire aux veines de ton créateur ?

- Il est … parti, soupirai-je.

- Qui est-ce ?

- Lui... murmura le jeune préfet.

- ..Bien, je vais te préparer cela mais tu devras un jour ou l'autre le retrouver ou alors prendre un calice, exposa le chef de

Serpentard.

- Ne t'inquiète pas Sev', il reviendra.

Quand le potionniste revint, je fixais peu amène la mixture rouge/orangée qu'il m'avait ramené. Il me tendit le flacon, je l'ouvris,

senti puis l'avalais d'une traite : je me sentais mieux. Les sensations qui m'avaient précédemment envahi avaient disparu aussi

vite qu'elles étaient apparues. Je sortis donc rapidement des appartements de mon parrain pour rentrer dans les miens.


C'était la journée. Je dormais, ayant été dispensé de cours pour le moment par le vieux sénile quand il eut vent de ma

situation… un effleurement, une légère caresse sur mes lèvres, je gémissais. Un doux parfum envahit mes narines, alarmant tout

mon corps : c'était ton odeur. Un corps se pressa contre le miens, un sort fut prononcé et je sus alors que je ne pourrais pas te

voir, tu avais bloqué ma vue. Tu te blottis dans mon dos, effleurant de tes dents ma gorge fragile. Les sensations étaient

grisantes. D'un coup, je sentis une morsure dans mon cou. Tu aspirais de tes lèvres, ce qui fut anciennement

l'essence même de ma vie. Quand tu eus fini, je me retournai, enfouissant mon visage dans le creux de ton cou, y déposant

une foule de baisers papillons. Je n'avais pas soif, ayant pris la potion de Severus, mais j'aimai cela, j'aimai sentir ton souffle

s'accélérer. Puis la chaleur de ton corps disparu. Tu étais parti et j'eus soudainement froid. Le sort d'aveuglement avait disparu

en même temps que toi. Je me levai et me rendit à la salle de bain pour vérifier à l'aide du miroir que je n'avais pas rêvé.

Non, je n'avais pas rêvé, deux petits trous boursouflés avaient pris place dans mon cou. Je les regardais, fasciné, tu n'avais pas

léché la morsure, ceci était une marque d'appartenance.

Je rageai, oui, je rageai d'être si faible, d'avoir aimé ton contact, d'en avoir cherché plus, je rageai de me perdre dans ce flot de

sensations. Que m'avais-tu fait ? Mes yeux gris, semblables à du métal en fusion, démontraient clairement mon excitation, je te

haïssais autant que je te désirais. Une douche froide, voilà ce que j'expérimentai, énervé contre toi, je me refusais à me laisser

aller à des travaux manuels. Reviendrais-tu ? Te cacherais-tu encore à mes yeux ? Je ne le savais pas.

Quand je retournai dans la chambre, un petit mot était posé sur mon oreiller :

Drago, je suis désolé d'avoir surgi comme cela pour repartir presque aussi vite. J'avais besoin de ton sang, mais le fait que tu ne m'aies

pas mordu me chagrine, te refuses-tu à moi ? Je pense que nous aurons beaucoup de choses à nous dire quand nous nous

verrons. Mais à présent termine ta « nuit ». J'attends avec impatience la fin de cette guerre.

Je relus le mot plusieurs fois, le fait que je ne tl'ai pas mordu te chagrinais ? Eprouvais-tu des sentiments pour moi ? J'espérais

connaître rapidement les réponses à ces questions même si je les redoutais. Quelqu'un toqua à ma porte, j'enfilais donc un

peignoir et ouvris la porte. Albus Dumbledore se tenait devant moi et là, je pris peur à l'entente de sa question.

- Peux-tu m'expliquer les marques dans ton cou ?


A suivre…. reviews ?