Comme promis le premier chapitre tout de suite.
J'espère que vous aimerez. Il est assez long.
Bonne lecture.
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Chapitre 1: illusion d'une illusion.
POV Bella:
5 mois.
5 mois que mon seul amour m'avait quitté.
5 mois que ma deuxième famille m'avait quitté.
Sans eux je me sentais vide. C'était comme si j'étais dans un gouffre qui ne faisait que grandir.
Les premières semaines qui ont suivies leur départ, je restais devant la fenêtre de ma chambre attendant qu'Il revienne. La laissant ouverte à tout heure du jour et de la nuit.
Mais rien.
Après, j'ai dus aller au lycée normalement car Charlie voulait m'envoyer à Jacksonville avec René mais je voulais rester ici car c'était à Forks que je L'avais rencontré, que j'étais tombé amoureuse de Lui et que Sa famille m'avait accueillit. Accueillit... du moins c'est ce que je croyais.
Trop de souvenirs auxquels je tenais, parce qu'il ne me restait plus que ça maintenant, les souvenirs. Et oui, en partant il avait tout prit ; les photos de nous, le CD avec ma berceuse… tout, ainsi que mon cœur.
Donc maintenant je me lève, je vais en cours, je rentre et vais dans ma chambre, je prépare le dîner et pour finir je dors.
Enfin, je ne dors pas vraiment car une fois mes yeux fermés je cauchemarde aussitôt. Rêvant de Lui avec moi dans notre clairière. Il me regarde et je sens qu'il se passe quelque chose. Je vais vers lui et l'appelle. Il me regarde et je l'entends me dire que je ne suis rien, que je suis insignifiante. Plus je m'approche, plus il s'éloigne et je finis par ne plus le voir, les ténèbres m'entourent. Je me réveille en entendant encore et encore Sa voix dire qu'il ne m'aime pas. J' hurle, je me débats.
Au début, Charlie venait mais il s'est habitué à mes cris avec le temps.
Mes nuits s'étaient cependant un peu calmées quand j'allais voir Jacob.
Mon Jacob. Mon soleil.
Le gouffre dans lequel j'étais, s'atténuait. Mais un jour il était soit disant malade. Les semaines passaient et je n'avais pas de nouvelles. Je m'inquiétais et peu à peu, le gouffre grandissait de nouveau. Le jour ou je suis allée le voir il s'était coupé les cheveux, avait un tatouage, ne portait qu'un short et avait l'air d'aller bien. A la suite de notre conversation il m'avait dit de ne jamais revenir le voir, de ne plus prendre contact avec lui.
Je ne comprenais pas. Je ne savais pas ce que j'avais fait de mal, il m'avait assuré que c'était lui le fautif mais je n'y croyais pas. Pourtant, je ne pouvais plus me battre pour le garder prêt de moi, je n'en avais plus la force et j'avais mal. Une chose restait ancrée dans mon esprit:
J'avais été abandonné encore une fois.
Jacob m'avait dit m'aimer, tout comme Lui mais il m'avait laissé, tout comme Lui.
Depuis ce jour je me sens vraiment mourir de l'intérieur. Mais j'ai décidé d'accueillir les ténèbres car je n'avais le droit qu'à ça. Vivre avec ce gouffre, de ce gouffre.
Je n'ai pas le choix, je préfère encore ça plutôt que d'ouvrir mon cœur à nouveau et de me faire abandonner et rejeter, encore. Cette fois ci je ne le supporterais pas. Je le sais.
De plus, ces souffrances sont les preuves de leur existence, de Son existence. Je veux garder ces sentiments de tristesse et de solitude. Qu'importe si j'en meurs, au moins, je ressentais quelque chose qui me prouvais que je n'avais pas inventé leur présence et les moments passés avec eux, avec Lui.
Depuis Jacob, je ne savais plus quoi faire alors je cherchais tout pour me souvenir d'eux. Car mis à par mes émotions, tout commençait à s'effacer, et j'avais peur de tout perdre.
J'allais alors dans les endroits où je les avais rencontré, j'avais même fais du shopping toute une journée prenant les choses les plus horribles en pensant qu'Alice allait surgir et me dire que ce n'était pas possible de mettre de telles affaires! Si elle savait… Je mettrais tous les vêtements qu'elle souhaite si ça pouvait la faire revenir et rester auprès de moi.
Pour tout dire, aujourd'hui j'avais décidé d'aller dans notre clairière. Cela faisait deux semaines que je n'étais allée nul par. Trop chamboulée de ma dernière sortie qui se trouvait être la maison des Cullen. Pourtant je ne suis restais que devant la porte, assise, des heures. Jamais je n'ai pu l'ouvrir.
Mais cette après-midi je suis bien décidée à passer mon temps dans cet endroit magnifique.
Je me préparais et laissais un mot à Charlie pour ne pas qu'il s'inquiète. Après ça, je prenais mes clés et partais.
Une fois la route finit, je descendais de ma voiture et marchais. Par chance je me souvenais encore bien du chemin et donc je ne me perdrais pas!
Quelques heures, trois chutes, deux coups de branches dans ma tête et plusieurs petits dérapages plus tard, je me retrouvais devant les derniers buissons me séparant de la clairière. Je les poussais et m'avançais.
Mais là le choc!
Les fleurs, l'herbe, la douceur du vent, tout avait disparu. Il ne restait plus que rien à par de l'herbe séchée, des feuilles mortes. Je m'écroulais à cette vue.
Même ça il l'avait emporté? Pourquoi? Pourquoi notre coin de paradis ne pouvait-il pas rester comme il était?
J'avais mal. Horriblement mal. A tel point que je croyais que mon cœur se brisait en des milliers de morceaux. Je ne pouvais pas avoir inventée cet endroit. Je ne pouvait pas m'être trompée de direction. C'était ici j'en étais sur. Mais pourquoi avoir tout détruit?
Il ne me restait plus que ça comme preuve matériel, autre que leur maison. Ce seul endroit où tant de bonnes choses s'étaient passées. J'avais mes plus merveilleux souvenirs ici. Il n'avait pas le droit de m'enlever ça! Tout en moi et autour de moi n'étaient plus que ruines après son départ.
Je croyais que cet endroit aurait échappé à ce désastre. Je me trompais. Comment avait-il pus! J'étais si en colère contre lui. Pourtant, le sentiment qui dominait en moi était encore la souffrance.
Je m'asseyais par terre. Mes mains agrippant le sol comme pour me maintenir au monde réel alors que je revoyais défiler dans ma tête les instants passés ici.
Mes yeux clos, je sentais les larmes couler.
Au fil de mes souvenirs, je ressentais de nouveau ses caresses sur ma main, ma joue. Ses baisers si doux. Et cette voix que jamais je ne pourrais oublier.
Je pouvais encore l'entendre parfaitement.
Bella...
- Bella?
Cela semblait proche et réel. Ce n'était pas mon imagination non.
Je me relevais rapidement tout en essuyant mes larmes d'un revers de main. Cette voix, ce timbre, cette beauté, il n'y a qu'un vampire pour parler comme ceci. Se pourrait-il que…
- Jasper?
Je regardais bien. En face de moi, à quelques dizaines de mètres, il était là. Je ne comprenais pas pourquoi c'était lui que je voyais ni comment.
- Bella, tout va bien? Me demanda-t-il tout en avançant prudemment.
Pourquoi autant de précaution? Avait-il peur que je lui fasse la moindre chose? C'était absurde. Je réfléchis alors. C'était peut-être lui qui avait peur de me faire du mal. Il était celui qui résistait le moins à l'odeur du sang humain. Les vampires trouvaient en général que je sentais meilleurs que les autres de mon espèce. A croire que tout avait été fait pour que je ne vive que peu de temps.
Il était maintenant à deux mètres de moi et s'était stoppé. Il portait de simples chaussures. Son jeans simple était sale et sa chemise déchirée aussi. Son visage reflétait bon nombres de souffrance ainsi que ses yeux pourtant dorés.
Je n'avais toujours pas compris pourquoi c'était lui que je voyais mais je comprenais une chose: je rêvais. J'étais en plein délire dut au choc de voir la clairière en si piteux état. Qu'importe que ce soit Jasper que je voyais, au moins c'était un membre de mon ancienne famille. Et pour rien au monde je ne voulais que cette hallucination disparaisse.
Je fonçais alors sur lui et l'encerclais avec mes bras, tout en appuyant ma tête contre son torse. Après tout, si j'étais dans mon imagination, je pouvais faire ce que je voulais, rien ne devait m'arriver alors autant profiter. Il me serra ensuite tout doucement dans ses bras.
Je sentais ce froid qui n'appartenait qu'à eux mais qui pourtant réchauffait mon cœur. Étrangement, pour la première fois depuis cinq mois je sentais à nouveau mon cœur battre. Je me sentais vivante!
La joie de pouvoir le sentir, le toucher, le voir et l'entendre me faisait un bien fou. Et tant pis si ce n'était que temporaire, tant pis si dans peu de temps je revenais dans le monde réel et que de nouveau les ténèbres m'entouraient.
En cet instant, il n'y avait que le moment présent qui comptait, rien d'autre.
Je ne savais pas combien de temps c'était écoulé depuis le moment où je l'avais vu. Pour moi cela ne semblait que quelques secondes, alors pourquoi le soleil se couchait-il déjà?
Jasper me tint les bras et me fit reculer pour me regarder dans les yeux.
Je ne pouvais détourner mon regard du sien. Trop heureuse de pouvoir revoir de nouveau des yeux si beaux. Tout en continuant de l'observer, je levais ma main sur son visage et la passa dans ses cheveux, puis caressa sa joue.
Lui avait un regard d'incompréhension alors que le mien ne reflétait que joie et tendresse.
Cela pouvait paraître étrange pour toute personne extérieur mais pas pour moi. Je ne voulais rien rater de cette illusion plus vrai que nature.
Certes ce n'était pas Lui. Mais c'était cependant quelqu'un à qui je tenais et qui lui ressemblait.
- Bella?
Je ne pus que sourire et fermer les yeux en entendant cette voix. Pour la savourer le plus longtemps possible. Une voix bien entendu moins belle que Sa voix, mais pourtant magnifique et cristalline.
Je rouvrais les yeux et constatais qu'il avait toujours ce même regard. Il devait peut-être me prendre pour une folle? Croyait-il que je le confondais avec Lui? Qui sait...
Je voulais maintenant lui parler? Cela marcherait-il?
- Jasper?
Ma voix était douce et calme. Ça devait faire au moins cinq mois qu'elle n'avait pas été aussi sereine.
- Que fais-tu ici?
Quelle drôle de question? C'était pourtant évident.
- Je me souviens bien sur!
Son regard était remplit d'encore plus de questions. Vraiment étrange. Après tout, Jasper était une illusion de mon imagination, tout ce que je dirais devrait être censé pour lui car il venait tout droit de mon cerveau. D'ailleurs il ne devrait même pas poser de question. J'étais encore plus bizarre que je le croyais finalement.
- Tu ne devrais pas rester là, la nuit va vite tomber.
Oh non, pas déjà. Je ne voulais pas partir. Peut-être que si je l'avais imaginé lui, je pouvais aussi imaginer qu'il n'était pas si tard, que le temps s'écoulait plus lentement où même s'arrêtait. Pourtant il semblait défiler si vite maintenant.
Pas maintenant, je veux encore ressentir cette chaleur!
- Je ne veux pas, je veux encore vivre!
Cependant, les forces m'abandonnaient déjà. Je sentais la fatigue arriver et j'avais plusieurs heures de trajets jusqu'à ma camionnette. Je ne devais pas affoler Charlie.
Mais je voulais tellement rester ici et me sentir encore vivante. Cette sensation qui m'avait tant manqué, pourquoi fallait-il qu'elle disparaisse encore? Je voulais être égoïste et prolonger ce moment quitte même à rester ici toute la nuit et ne partir que quand mon père m'aurait retrouvé!
- Bella...
- Ne dis rien. S'il te plaît Jasper, je veux juste continuer à sentir mon cœur battre.
Les larmes coulaient de nouveau. Je savais que le moment touchait à sa fin. Le sentiment de chaleur commençait déjà à me quitter. La souffrance refaisait surface. Pas déjà! Juste quelques secondes encore avant de revenir à la réalité, je ne demandais que ça.
- Je suis désolé, il faut rentrer.
Il avait dit cette phrase alors que le paysage autour de moi s'assombrissait. Je me sentais alors transporter. Le vent froid venait à mon visage. J'allais si vite que le décors qui m'entourait était flou. Jasper me portait-il? C'était si brouillait dans mon esprit.
Puis tout ralentit, la camionnette arrivait dans mon champ de vision. En un clignement d'œil, j'étais à l'intérieur, la ceinture en place. Je regardais du côté conducteur, c'était Jasper.
Je fut soulagée que mon imagination continue encore. Je pouvais de ce fait profiter de ce moment le temps d'un trajet. J'avais tenu sa main dans la voiture et j'étais heureuse qu'il ne la lâche pas.
Les sensations partaient au fur et à mesure que je me rapprochais de chez moi. Mes yeux se fermant de plus en plus.
J'étais fatiguée et avait du mal à tenir. Combien de temps encore pourrais-je tenir?
Un battement de cil, j'étais devant chez moi.
Un autre battement de cil, j'étais dans ma chambre. Sur mon lit.
Dernier battement de cil, Jasper me mettait ma couverture sur moi.
Mes yeux étaient maintenant clos, je sombrais. Une dernière chose arriva à mon oreille:
- Je suis désolé Bella.
Je m'endormais ensuite paisiblement.
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Mon réveil se fit doucement. J'ouvrais mes yeux calmement. Un sourire étrange aux lèvres en repensant à ce doux rêve.
En me levant, je vis que j'étais encore habillée... Bizarre, pensais-je.
Pourtant je savais que ça ne pouvait pas s'être passé. Je devais sûrement m'être endormis habillée, cela m'étais déjà arrivée, perdue dans mes pensées.
Je pris alors ma douche et mis des vêtements propres. Un simple jean, un débardeur avec un haut à manche longue au dessus.
Je pris mes affaires de cours et descendais prendre mon petit déjeuné.
- Bonjour papa, lui dis-je tout en lui servant un café, tiens.
- Bonjour ma belle.
Je pris alors moi aussi une tasse de café et un croissant. En m'asseyant en face je me surpris à vouloir lui parler.
- Tu as beaucoup de travail aujourd'hui?
Dans un premier temps, il me regarda avec de grands yeux ronds, puis, remit du choc, il me répondit:
- Euh non, en ce moment tout est calme. Et euh et toi, les cours ça va?
- ça va.
Je vis ensuite qu'il était temps de partir. Je partis donc me brosser les dents et mis ma veste longue en guise de manteau.
- Bella?
- Oui?
Il me sourit et me dit:
- Passe une bonne journée.
Je lui sourit à mon tour et lui dit la même chose.
C'était étrange ce que ce rêve m'avait fait. Certes, la douleur était toujours là, pourtant j'avais pris conscience de certaines choses, comme par exemple que j'avais inquiétée mon père et l'avais négligé. Lui aussi avait souffert pendant ces cinq mois, je n'avais pas le droit de lui faire ça. Alors même si ce n'était que faire semblant, je devais pourtant lui parler un peu plus. Ne pas le laisser seul encore. Et puis, cela me ferait penser à autre chose, même si ce n'était que quelques instants.
J'arrivais enfin au parking du bahut. Je me garais maintenant juste à coté de la place qu'Il occupait avant. Je m'asseyais souvent à ma camionnette et observais cette place maintenant vide. Parfois, je voyais sa voiture et lui en sortir, le sourire aux lèvres tout en me regardant. L'espace de quelques secondes, ce souvenir revenait, mais après un clignement d'œil, l'image disparaissait, la souffrance revenait.
Aujourd'hui n'échappa pas à la règle.
Après ce moment, je rentrais dans les couloirs du lycée. D'abord à mon casier, puis à ma salle de cours. Je débutais avec anglais, là où Angela était avec moi.
Elle était déjà arrivée. Tout en m'asseyant, je la saluais.
- Bonjour Angela.
- Salut Bella!
Elle me sourit amicalement. C'était la seule amie qui me restait maintenant, elle et Ben.
Après le départ des Cullen, je m'étais peu à peu coupée des autres. Mike avait bien essayait de tenter des approches par rapport à moi étant donné que je n'étais plus avec Lui, mais cela n'avait rien donné. Il avait alors renoncé. Jessica m'en voulait d'avoir généré de nouveau l'attention de Mike et bien entendu, elle ne se privait pas pour dire que mon état n'était que pour attirer l'attention. C'était pourtant tout le contraire. Lauren était du même avis qu'elle. Elle sortait enfin avec Tyler, mais celui ci s'était inquiété pour moi ce qui avait fortement déplut à la jeune fille. Lauren a donc tout fait pour isoler son petit ami. Ayant trop peur des représailles, ce dernier ne m'approchait plus. Ça ne me dérangeait pas.
Au moins un qui ne me collerait pas, me disais-je tout le temps.
Et pour finir Éric. Il était gentil avec moi mais lui avait une pensée très différente. Angela m'avait avoué qu' Éric pensait qu'il me fallait du temps et que personne ne devait me bousculer.
Je le remerciais intérieurement pour penser ça.
Angela et son petit ami Ben, restaient donc souvent avec moi. Parfois même ils mangeaient avec moi à la table des Cullen. Endroit que je m'étais appropriée.
Elle me demandait toujours si je voulais qu'ils mangent avec moi et rien qu'avec un regard, elle savait si je le souhaitais ou non.
Je n'avais pas besoin de parler quand j'étais avec eux. Elle comprenait que ça présence me faisait du bien et que je n'avais besoin de rien de plus.
En effet. Le fait qu'elle soit là, me laisser une sorte de lien avec le monde qui m'entourait. J'avais besoin de garder ce lien pour ne pas totalement me couper de tout. Bien que je me sentais de plus en plus à par.
Alors, comme d'habitude, à la fin du cours, elle me posa la question. Question auquel je répondais par l'affirmatif. Elle était heureuse.
Les heures passaient lentement. Les cours que je trouvais souvent passionnant n'était plus qu'ennuyant maintenant. Les professeurs avaient même cessé de m'interroger voyant que je ne me préoccupais pas de ce qu'ils disaient. Mes notes étaient bonnes, plus qu'avant même. Normal, j'avais plus de temps pour étudier et puis cela me faisait penser à autre chose. Mais ma participation orale qui avant était rare, était devenue à présent inexistante.
De toute façon je n'étais plus motivée à rien.
Le midi arriva. Mes deux amis me rejoignirent à table. Je n'avais pas beaucoup sur mon plateau, la perte de l'appétit. Mais ils ne disaient rien.
Ils parlaient de tout et de rien, de leur week-end, des cours qu'ils avaient eut. Quand à moi je les écoutais. N'ajoutant rien.
La cloche sonna, il était temps de continuer les cours. C'était toujours plus dur le lundi après midi. C'était le cours de biologie.
Mike avait essayait de changer de place et voulut se mettre à coté de moi au début mais je lui avait dit que je préférais être seule. A dire vrai, je ne voulais pas que quelqu'un prenne Sa place.
Je souffrais toujours plus dans ces cours ci. De temps à autres, je ressentais un froid léger, une sensation étrange comme si on m'observait. Je me retournais et remarquais qu'en fait, il n'y avait personne. Et chaque fois que cette constatation me frappait, la douleur était plus forte.
Mon cœur se serrant plus fortement qu'auparavant.
Aujourd'hui encore, cela fit pareil.
Bien que j'étais habituée, la souffrance était la même.
Les cours finis, je rentrais chez moi, allais en haut et m'occupais avec mes devoirs. Peu de temps avant le retour de Charlie, je préparais à manger. Mais pas cette fois.
J'avais décidé de commander des pizzas et de rester en bas avec lui ce soir. Il serait heureux même si nous parlerions peu.
J'appelais alors et commandais. Je prévins mon père une fois arrivé que j'avais prévu une soirée pizza. Il en fut agréablement surprit.
Nous nous installâmes devant la télévision et il mit un film.
C'était calme dans la pièce mais ce n'était pas un silence pesant, juste un silence apaisant. Parfois il intervenait par rapport au film, un effet spécial ou une réplique qu'il trouvait absurde, un acteur qu'il n'aimait pas. Parfois c'était moi parlant des décors.
Le film finit, chacun partit dans sa chambre. Il utilisa la salle de bain, ensuite moi. Une fois en tenue pour dormir, je regagnais ma chambre, l'angoisse de plus en plus présente.
Le sommeil. Le moment que je redoutais le plus. Le moment où mes peurs et mes plus mauvais souvenirs refaisaient surface sans ménagement.
J'allais un peu dans mon rocking-chair. Histoire de retarder ce moment et aussi car c'était une habitude que j'avais. J'ouvrais la fenêtre et me balançais tout doucement. Observant les grands arbres et la nuit qui m'entouraient. Avant, je me sentais en sécurité la nuit. Après tout, je savais qu' Il était là et que je n'avais rien à craindre. Dorénavant, tout était différent.
Après une heure passait là, je me mis dans mon lit. De toute façon, les cauchemars allaient revenir comme chaque nuit, autant l'affronter maintenant.
Mes yeux se fermaient, mon cœur battait régulièrement, je m'endormis vite. Et mes cauchemars eux aussi arrivaient vite.
Comme chaque fois, la clairière, sauf que cette fois, elle était dévastée, comme lors de mon rêve avec Jasper. Et cette fois ci ils étaient tous là. J'avançais vers eux mais à chaque fois Il faisait un geste d'un revers de la main, qui les faisait s'effacer. Je ne comprenais pas.
Finalement il ne restait plus que Lui et moi. Son visage était dur.
«Tu ne m'apportes rien de bon Bella»
«Je refuse de continuer un rôle qui n'est pas le mien.»
«Tu n'es rien»
Ces phrases résonnaient autour de moi. Le noir envahit le lieu. A présent j'étais seul. Un objet était au loin. Je m'approchais et vis un miroir. Cependant que je regardais, je ne me reconnaissais pas, j'avais une expression dur, froide. D'ailleurs je l'étais. Ma peau semblait aussi blanche que la leur pourtant mes yeux étaient comme éteint et gris.
«tu n'es rien!»
Me dit cette étrange Bella. Puis un coup de tonnerre. Un éclair. La lumière de celui ci était aveuglante. Je regardais autour de moi, j'étais dans le cimetière de Forks. Devant moi une tombe. Je lisais:
Isabella Marie Swan
13.09.1987 - 13.09.2006
Fille et amie dévouée.
Derrière cette tombe, de nouveau cette Bella aperçue dans le miroir. Je comprenais alors que cette Bella était morte, j'étais morte. Elle me regarda et dit:
«tu n'es rien»
Je me réveillais alors en sursaut et en hurlant. Comme à chaque fois j'étais désorientée. Tout était flou, les décors de mon rêve et de ma chambre se mélangeaient.
Je pleurais encore quelques instants, puis me calmais un peu. Les battements désordonnés de mon cœur devenaient un peu plus lent et retrouvaient un rythme régulier.
Je n'avais fait que peu de fois ce genre de rêve. Mais au final, c'était la même chose, j'étais abandonnée, j'étais seule, je n'étais rien.
J'allais alors à la fenêtre pour prendre un peu d'air frais. Avant de la refermer j'eus l'impression d'être observée. Je n'y fis pas plus attention que ça. Les sensations se mélangeaient encore entre ceux de mon cauchemar et de la réalité. J'avais l'habitude.
Je repartis donc me coucher tout fredonnant ma berceuse. Seule chose qui m'apaisait. Bien que ce n'était qu'un souvenir, je me souvenais encore de la mélodie et du rythme.
Je fermais alors mes yeux et me rendormis sur ces sons.
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Les jours passèrent de la même façon que le lundi et les jours d'avant. Depuis cinq mois c'était la même chose. Une habitude changeait cependant, je restais un peu plus avec Charlie. Nous ne parlions que peu mais je savais qu'il était heureux que je reste plus en sa compagnie.
Les nuits, les même cauchemars à quelques détails près. Parfois il n'y avait que la scène de la clairière, d'autres fois juste Lui qui me quittait ou parfois un tout.
Le week-end je ne sortis pas. Je m'occupais de mes devoirs puis de la maison. Le Dimanche, je regardais le match de baseball avec mon père.
Avant, Billy venait mais depuis que Jake m'ignorait, Charlie n'acceptait pas ça et l'ambiance entre les deux hommes était de ce fait un peu tendue.
Bien que je lui dise que ça allait, il refusait toujours de le faire revenir ici.
Et une autre semaine commença, toujours la même chose. Cependant, ce lundi là, il se passa une chose à laquelle je ne m'attendais pas.
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Alors comment vous avez trouvé ce chapitre?
Avez-vous aimez la description des sentiments de Bella sans Les Cullen?
Vous en pensez quoi du passage avec Jasper?
Normalement je me tiens à un chapitre minimum par semaine mais il se peut qu'il y en ait plus. J'essaye de faire comme je peux. J'ai trois autres fic dont je dois m'occuper. ^_^
A la prochaine!
NB: SVP mettez des reviews !
