THE ONE FOR ME by belladonnanoir
CHAPITRE 2 (NOUVELLE VERSION)
Carlisle
Pourquoi diable étais-je venu ici? J'aurais dû rester au loin mais quelque chose en elle, m'avait attiré jusqu'ici. Je devais être fou… Je me fustigeais moi-même intérieurement mais mon humeur changea au moment où sa porte s'ouvrit à la volée. Tout ce que je voulus faire, c'était la serrer dans mes bras et l'embrasser. J'avais été seul pendant si longtemps, à l'exception de ces cents dernières années pendant lesquelles j'avais fait mes fils et mes filles.
Je suppose que la première chose que je devrais dire à mon sujet, c'était que j'étais un vampire. Oui, je sais que cela paraît dingue comme si c'était quelque chose provenant d'un conte de fées mais c'était bien réel et la stricte vérité. Pendant près de 400 ans, j'avais arpenté seul cette terre, à la recherche de la seule personne susceptible de me compléter… Cela ne s'était encore jamais produit et j'étais sur le point d'abandonner quand elle fut amenée dans le service des urgences…Bella…
Elle me fascinait mais comment diable pouvais-je lui dire cela ? Elle penserait que je n'étais pas sain d'esprit. Et si jamais elle me croyait, elle serait alors terrifiée. Les humains de nos jours, ne connaissaient que les vampires dépeints dans les films. Oui, nous buvons du sang mais ma famille était différente. J'avais trouvé les membres de ma famille à l'article de la mort et les avais transformés. Nous avions tous refusé de boire du sang humain et la place, avions choisi de chasser des animaux. Nous étions ce que nous appelions affectueusement des végétariens.
Tandis que je me tenais contre la porte, j'étais amusé d'entendre Bella marmonner à propos de son rêve. Je pouvais sentir l'odeur intoxicante de son excitation sexuelle. Je commençai à être excité moi aussi et ce particulièrement quand je l'entendis prononcer mon prénom dans son rêve. Elle était excitée en pensant à moi. Je rentrais chez moi après ma journée de travail quand tout à coup j'avais eu la judicieuse idée de m'arrêter ici et de vérifier si Bella allait bien. Je lui souris tandis qu'elle avait l'air stupéfaite de me voir en face d'elle. Elle s'écarta de la porte et me laissa entrer. En passant à côté d'elle, j'avais volontairement effleuré sa hanche avec ma main. Je n'aurais pas dû faire cela mais je n'avais pas pu résister. Elle me regarda, surprise mais je fis l'innocent et regardai droit devant moi.
Je la suivis dans le salon. Je m'assis sur son canapé et l'observais pendant qu'elle s'asseyait à la fois près de moi et aussi loin qu'elle le pouvait. Je la surpris à plusieurs reprises en train de me regarder avant de détourner rapidement son regard. C'était adorable et amusant.
- Est-ce que je vous rends nerveuse Bella ? lui demandai-je pour la taquiner.
Son visage devint cramoisi et elle secoua sa tête.
- Non Docteur Cullen, je suis simplement surprise de vous voir ici, c'est tout !
- Je voulais seulement m'assurer que vous alliez bien. Me permettez-vous d'examiner votre tête ?
Je me penchai en avant sans attendre sa réponse et examinai sa blessure. J'entendis son souffle se couper et cela me fit rire.
- Est-ce que je vous amuse Docteur Cullen ? demanda-t-elle en riant doucement.
- Je suis simplement curieux. Quand je vous touche, votre respiration s'accélère. Et que vous ai-je dit Bella ? Appelez-moi Carlisle ! susurrai-je doucement au creux de son oreille.
Je sentis sa main remonter le long de mon bras pour toucher ma main. Je m'écartai et la regardai. Elle avait les yeux les plus magnifiques que j'ai jamais vus jusqu'à présent. Je pouvais volontiers rester à la regarder et me perdre dans ses magnifiques prunelles de la couleur du chocolat au lait.
- Votre tête a l'air d'aller bien. Elle guérira parfaitement, déclarai-je en bredouillant presque.
- Voulez-vous une boisson ? demanda-t-elle en me souriant.
- Non merci ! Cela ira, je vous remercie. Je devrais me mettre en route.
Je regardai autour de moi et remarquai qu'elle était toute seule. Je savais par mes enfants que son père était le chef de la police. Edward avait décidé tout seul de veiller sur Bella. Il avait comme une sorte de fascination pour elle et je ne pouvais pas le lui reprocher. Il m'avait dit qu'elle était souvent seule car son père travaillait tard le soir.
- Etes-vous toute seule ?
Elle hocha la tête.
- Charlie finira tard ce soir, répondit-elle.
Je réfléchis à cela pendant une minute.
- Souhaitez-vous que je reste avec vous et que je vous tienne compagnie pour l'instant ?
Est-ce que ce que je faisais était bien ? Je repensais à ce qui s'était produit plus tôt dans la journée quand Edward avait ramené Bella chez elle. Il s'était montré possessif envers elle. Cela m'avait mis en colère et il s'en était rendu compte. Je savais qu'il avait l'impression d'avoir une sorte de lien avec elle. C'était peut-être lui qui devrait être assis en ce moment avec Bella et pas moi.
- Etes-vous certain que cela ne vous dérange pas ? Je n'aime vraiment pas rester ici toute seule, demanda-t-elle timidement avec un air incertain sur le visage.
Je la regardai... Comment pouvais-je lui refuser quoique ce soit ?
- Naturellement que cela ne me dérange pas ! dis-je en souriant.
Son estomac commença à gronder et je ris.
- Affamée ?
Je me levai et lui pris la main afin de la remettre debout sur ses pieds.
- Où se trouve votre cuisine ? Je vais vous préparer quelque chose à manger. Je veux que vous vous ménagiez !
Elle me conduisit à sa cuisine. Je regardai dans son réfrigérateur et sortis quelques ingrédients pour cuisiner quelque chose. J'espérais que cela aurait un bon goût car je n'avais pas cuisiné depuis environ 300 ans. Elle s'assit et je lui remplis un verre de jus d'orange avant de préparer son dîner.
Tandis que je cuisinais, nous commençâmes à bavarder… Je mourrais d'envie de la connaître, j'avais ce désir de tout savoir sur elle. Je ne pouvais pas expliquer cette sensation. Elle me parla de sa vie à Phoenix et de ce qu'elle regrettait de cette ville. Je finis rapidement son plat, dressai une assiette et la posai devant elle en priant silencieusement que cela soit bon, avant de m'asseoir sur une chaise.
Elle prit une bouchée de nourriture et gémit de plaisir. Ce son partit directement vers mon entrejambe. Mal à l'aise, je remuai sur ma chaise car mon pantalon paraissait être un plus étroit qu'à l'ordinaire.
- Est-ce que c'est bon ? demandai-je en serrant les dents.
- Oh, c'est délicieux ! Je vous remercie, ne voulez-vous pas manger quelque chose?
- J'ai déjà mangé auparavant ma chère ! répondis-je en réprimant un rire.
« Si seulement elle savait ! » pensai-je intérieurement.
Elle commença à rougir à cause de mes paroles affectueuses. Elle était incroyablement adorable. Elle pouvait rendre ma vie très difficile, je ne pensais pas être capable de rester loin d'elle.
Voyant qu'elle avait fini son dîner, je pris sa vaisselle et la plaçai dans l'évier. En me retournant, je vis qu'elle avait quitté sa chaise et s'était déplacée vers moi. Je m'interrompis et la regardai. Elle me sourit timidement et avança vers moi. Je caressai sa joue avec ma main et observai ses joues devenir rouges. Je me penchai pour tenter d'effleurer ses lèvres avec les miennes quand soudain mon téléphone sonna. Je maugréai intérieurement et pris mon téléphone afin de savoir qui venait tout juste d'interrompre mon baiser … Zut ! C'était Alice !
