My hero academia : Continuer son chemin
"Incompétence et urgence"
Avertissement:
Voir prologue
Note auteur:
On est en décembre… C'est tout ce que j'avais à dire en plus de l'habituel blabla: "commentaire, suivre, suggestions" que vous connaissez tous par cœur à force de lire des fanfictions. Mais comme toujours, j'espère que vous aimerez ce chapitre.
POV Inko Midoriya
Inko Midoriya était en train de couper des légumes sur une planche en bois quand l'incident s'était produit. Elle avait décidé de faire le repas préféré de son fils aujourd'hui. Elle savait que, ces derniers temps, Izuku avait eu le moral en dessous de tout et ce, malgré ces meilleurs tentatives pour lui cacher ce qui ressemblait énormément à une déprime sous une bonne dose de fausse bonne humeur.
Mais Inko savait également que cette mauvaise phase ne durerait pas. Izuku avait toujours été tout simplement trop têtu comme elle et donc, il finirait invariablement par revenir à son état de « moi » heureux bientôt. Il suffisait de voir son obsession à devenir un héro malgré son manque d'alter et les gens qui bavardent sur lui pour s'en rendre compte. Peu importe le nombre de fois que la vie lui prouvait le contraire, son petit garçon finissait toujours par rebondir et trouver des raisons pour continuer sur le chemin héroïque… Et ce, même quand c'était sa mère qui le réprimandait gentiment de choisir une autre carrière à admirer comme policier ou médecin par exemple…
Oui, son petit garçon était tout simplement trop têtu pour son propre bien. Et même si très souvent, il inquiétait Inko avec son caractère, ses humeurs, ou même ses prétendus « chutes » qui lui laissaient curieusement des marques de brûlure sur les bras ou le torse, cela la faisait toujours sourire de voir à quel point Izuku pouvait être résilient et souriant en ce monde malgré son manque d'alter. Il ne se laissait tout simplement pas démonter et c'était une qualité admirable dans ce monde froid et cruel qui glorifiait les alters par-dessus tout.
C'est pourquoi, la mère ne s'attendait pas vraiment au coup de fil de cette après-midi. Elle avait décroché distraitement le téléphone entre deux tranches faciles sur un concombre. Elle s'attendait à tomber sur la mère de Katsuki ou sur un appel d'un collègue quelconque qui avait besoin d'aide avec un document juridique aléatoire…
-Madame Midoriya, ici l'hôpital St-Ichiba, nous avons vu que vous étiez le contact d'urgence d'Izuku Midoriya.
Mais elle ne s'attendait jamais à tomber sur un appel du service des urgences de la clinique locale.
POV Nicolas Denvers
Le dossier a priori avait l'air simple et c'était exactement ce qui l'inquiétait au vu de l'état de son patient. Sur celui-ci, on pouvait y lire plusieurs choses : sa nationalité, sa ville de naissance, son groupe sanguin, son âge ainsi que d'autres informations classiques qui allaient de pairs avec ce genre de formulaire.
Pourtant, la raison de l'inquiétude de monsieur Denvers se trouvait à la deuxième page, celle des alters. De nos jours, la médecine avait dû s'adapter à des mélanges d'alters surprenants qui possédaient également des complications médicales surprenantes à la hauteur de l'évolution. Ce que les gens voyaient comme une simple respiration enflammée était, en réalité, un processus biologique extrêmement complexe qui empêchait miraculeusement le patient de s'auto-incinéré de l'intérieur à chaque respiration qu'il prenait dans sa vie. La télépathie ? Une modification de la structure neuronale qui modifiait jusqu'à l'activité cérébrale et les zones actives du cerveau de manière radicale.
Et c'est justement ce genre de complication qui rendait le métier de monsieur Denvers passionnant. Il adorait littéralement quand les choses étaient compliquées. Il aimait résoudre des casse-têtes liés à des alters pourtant aussi simples que de la télékinésie ou une augmentation de masses musculaires. Et en général, plus l'alter était difficile à décortiquer et plus il aimait son travail. Il trouvait même cela drôle quand il aidait ses patients à découvrir des choses sur leurs alters que ce soit au niveau de leur utilisation, de leur fonctionnement ou une nouvelle limite que leurs propriétaires ignoraient…
Pourtant, cette fois, alors qu'il regardait la page qui lui donnait normalement ses informations les plus précieuses pour accomplir son devoir en tant que médecin, il ne put s'empêcher de grincer des dents.
«
Nom de l'alter : aucun
Type : aucun
Passif/actif : Ni l'un, ni l'autre
Alter des parents :
Attirance petits objets (4ièmegénération, sous-branche « mental » – télékinésie) + Respiration enflammée (4ièmegénération, sous-branche « mutation interne » – pyrokinésie)
Héritage alter (père/mère/combinaison/autre):
Individu sans alter de première génération dans les deux familles. Aucun liens ADN de sans alter recenser dans la famille.
Première apparition : Jamais
Description d'usage de l'alter :
L'individu ne possède pas d'alter
Limite(s) d'usage enregistrée(s) :
Aucunes.
Description du fonctionnement de l'alter :
Monsieur Midoriya ne possède pas d'alter. La radio ci-joint prouve l'existence de deux articulations sur le petit orteil, ce qui le rend d'un point de vue biologique comme impropre à la possession d'un alter.
De plus, 5 tests ADN différents ont été exercés sur 3 ans dans le but de déceler une modification sur l'un des brins ADN basique pour vérifier la conclusion. L'ADN concerné n'a pas été modifié et présente tous les traits d'une séquence normale.
»
-Alors si c'est le cas, imbécile de pédiatre incompétent, comme cela se fait-il que mon patient sécrète depuis bientôt une heure une substance verte gluante et visiblement consciente par tous les pores de sa peau ?! Ne put s'empêcher de dire monsieur Denvers à voix haute tout en parcourant frénétiquement plusieurs fois le dossier à la recherche d'une information sur à quoi ils avaient affaires.
Il ne savait pas qui avait participé à cette partie du dossier mais cela ne l'empêchait pas de l'étrangler mentalement dans une de ces nombreuses pensées meurtrières alors qu'il alternait son regard entre son patient inconscient, la page remplie d'imbécilités et les infirmières qui faisaient de leurs mieux pour gérer un alter toujours inconnu afin de s'occuper de leur jeune patient qui avait été amené ici par All Might en personne.
-Margaret, Alice et Joël que savons-nous jusqu'à présent sur le patient ? Demanda Nicolas Denvers en essayant de ne pas s'énerver sur son personnel malgré son irritation actuelle.
-Monsieur, les yeux du patients ne réagissent ni à la lumière, ni à la douleur, ni à aucun autres stimulis corporels habituels. Sa température est en dessous de sa moyenne enregistrée et sa respiration est sévèrement ralentie, de même que pour son rythme cardiaque. Dit Margaret avec son ton le plus professionnel avant de regarder Alice.
Alice prit aussitôt le relais :
- Ces scans cérébraux indiquent une baisse d'activité cérébrale. Le patient ne semble souffrir d'aucunes fractures, d'hémorragies internes ou externes ou de chocs quelconques à la tête ou autre part. La prise de sang à révélé qu'il avait mangé aujourd'hui et le patient ne semble pas déshydrater. Et si ce qu'All Might nous a dit est vrai, il est plus que probable qu'il se soit évanoui naturellement.
-Joël, avec les analyses du mucus et tout le reste observé, un avis sur l'alter ?
Il savait que si quelqu'un pouvait lui en dire plus sur un alter, c'était bien Joël. Il faut dire que, contraire à lui, avec son alter d'analyse innée Joël était capable d'expliquer assez facilement les tenants et les aboutissants d'un alter quelconque rien qu'en observant l'alter interagir à l'extérieur. Si sa vision nocturne n'était pas déjà aussi utile pour trouver ses clés de voiture la nuit, il serait certainement jaloux de l'alter de son collègue et ami d'enfance.
-Son alter semble être de la production d'une sorte de mucus ou tout du moins de la reproduction cellulaire d'une variante du mucus. Cela signifie que le patient peut également changer sa propre structure cellulaire afin de tomber dans un schéma similaire à celui du liquide gluant que nous avons récolté sur lui plus tôt. Celle signifie également qu'il peut en changer les propriétés en le rendant par exemple : moins liquide, plus adhésifs, plus malléable ou l'inverse, bien que la dureté ne peut être que partielle sur l'extérieur. Etant une partie de lui, ce mucus semble également agir comme une sorte de système de défense externe du corps comme lorsque celui-ci s'est solidifier temporairement après la prise de sang autours de la zone de la piqûre occasionnée par l'aiguille.
-Alice, est-ce qu'il y a un lien entre l'activité cérébrale du garçon et le comportement du mucus ?
Parce que si c'était bien le cas. Cela signifierait que l'inverse était également possible. Et avec un peu de chance, Nicolas Denvers n'aurait plus à s'interroger sur la cause du coma dans lequel son patient semble s'être plongé.
-Et bien, les scans n'indiquent rien de ce genre. A mon avis, il faudra en refaire quelques uns si on veut une réponse plus concrète.
C'était typiquement le genre d'information qui lui aurait fait arracher ses cheveux s'il en avait encore. Donc, l'alter du garçon n'avait aucun lien avec ces ondes cérébrales malgré la sensibilité apparente de l'alter avec le reste de son corps… Mais alors, dans ce cas, comment le garçon le contrôlait dans son quotidien ? Était-ce alors une forme de parasite ou de symbiote qui vivait de pair avec le garçon ? Cela pourrait être possible et cela expliquerait même son activité excessive malgré le manque d'activité cérébrale du garçon.
Très lentement, alors que les infirmières finissaient de stabiliser son patient, il se mit à modifier le nouveau formulaire d'alter sous les yeux attentifs de ces collègues venus en renfort :
«
Nom de l'alter : Gluant
Type : Alter tardif, 5ièmegénération, sous-branche « mutation interne » - Slime symbiotique/parasitaire
Passif/actif : Passif
Alter des parents :
Attirance petits objets (4ièmegénération, sous-branche « mental » – télékinésie) + Respiration enflammée (4ièmegénération, sous-branche « mutation interne » – pyrokinésie)
Héritage alter (père/mère/combinaison/autre):
Combinaison des alters parents : acquisition d'un alter dominant de mutation interne avec manipulation cellulaire dû à une forme probable de télékinésie des atomes composant le liquide gluant formée par le corps.
Première apparition : Japon, Hôpital St-Ichiba, urgence, 16h47, vendredi
Description d'usage de l'alter :
Relation symbiotique/parasitaire envers son utilisateur. Celui-ci se présente sous la forme d'un liquide gluant vert qualifiable de « slime ».
Limite(s) d'usage enregistrée(s) :
L'utilisateur ne semble posséder qu'un contrôle limité sur le slime
Possible limite à la quantité de mucus produit
Description du fonctionnement de l'alter :
L'individu semble être capable de reproduire inconsciemment des variances de la structure cellulaire du mucus en lieu de la sueur à travers les pores de sa peau. Celle-ci semble toutefois être présente mais à tendance à se mélanger avec celle-ci lorsqu'ils sont en contact. Cela étant dû à la perméabilité des parois du mucus qui reste en mouvement quand il ne se solidifie pas.
Les propriétés enregistrés de celui-ci peuvent varier en fonction du schéma cellulaire choisit par l'utilisateur : capacité d'adhérence du mucus, densité variable, forme modifiable dû aux mouvements cellulaires, dureté partielle sur l'extérieur sur environ 1 centimètres d'épaisseur en protection instinctive des zones où l'épiderme a été percé/blessé/abimé en attendant la colmatassions de la blessure selon un schéma interne sanguin basique.
L'individu peut également choisir de ne pas produire de mucus. En ce cas, nous ignorons encore si les glandes sudoripares ont évolué en une forme de fonction défensive ou si elle possède une sorte de poche capable de produire et contenir du mucus avant de l'expulser avec la sueur par contraction.
»
-Quelqu'un a quelque chose à ajouter ? Demanda patiemment Denvers en commençant à remplir un formulaire d'autorisation pour des tests complémentaires pour le tuteur ou la tutrice légal du garçon.
Ces 3 collègues firent pivoter leurs têtes de manière négative puis s'en allèrent avec l'arrivé d'une nouvelle urgence… Agression au couteau et empalement avec un alter de mutation externe qui se caractérisait par un homme de 50 ans avec des piques tranchantes sur les bras.
Nicolas resta plusieurs minutes à observer son nouveau patient attitré puis, sans un mot, sortit de la chambre et referma la porte derrière lui pour aller aider d'autres cas de sa branche médicale.
