Coucou les filles !
Voici la suite tant attendue...Je sais je crains après autant de temps. Je tenais à préciser qu'à la base cette mini fiction a été écrite pour un concours. Je me suis longtemps posée la question si je devais la continuer ou pas. Pour le moment, celle - ci ne comportera que 3 chapitres...Une suite peut-être si j'en trouve l'inspiration ( tout en sachant que je suis plus sur le couple Ed/Bella).
Je tiens à remercier toutes celles qui m'ont ajouté en favoris ainsi que celles qui ont pris le temps de laisser une trace de leur passage.
Une petite dédicace à Honey ( Elle se reconnaîtra) pour m'avoir inciter à écrire cette mini fic et avoir apporter son soutien.
Je vous souhaite une bonne lecture.
Un mois plus tard :
Pov Nessie :
Aujourd'hui était un grand jour, nous allions célébrer les noces de chypre de mes parents, six ans déjà qu'ils étaient mariés et ils s'aimaient toujours autant qu'au premier jour. La Villa était en effervescence, Alice et Rosalie étaient entrain de s'acharner sur maman, celle – ci me suppliait du regard afin que je l'aide à s'extirper des mains de mes tantes. Je m'approchai d'elle et l'enlaçai, apposant ma paume sur sa joue, je lui faisais comprendre qu'il fallait qu'elle prenne son mal en patience, et qu'elle devait être la plus belle aux yeux de tous et surtout à ceux de mon père. Pour moi, elle n'avait pas besoin de tous ces artifices, elle était sublime au naturel.
Comme j'étais prête depuis bien longtemps, je quittai la chambre et me dirigeai directement dans la pièce à vivre, m'installant au piano et jouant une mélodie en attendant que les convives arrivent. Mon père s'approcha et déposa un baiser sur ma tête, je n'arrêtai pas pour autant la mélodie. La note finale retentit, je me retournai vers mon père, il esquissa un sourire.
« Tu t'améliores de jour en jour Ma chérie ! Bientôt tu vas rattraper ton vieux père ! »
« Papa ! C'est l'hôpital qui se fout de la charité. Tu restes bien conservé pour ton âge. » Dis – je d'un rire tonitruant.
« Lèves – toi que je puisse t'observer de plus près ! »
mêlant le geste à la parole, mon père me tendit son bras tel un gentleman afin de m'aider à me relever, il me fit tourner sur moi – même. J'attendais patiemment son verdict.
« Alors ? »
« Tu es resplendissante ! Cette couleur te sied à merveille ! »
Je pouvais remercier ma tante Alice pour celle - ci, elle avait vraiment le goût pour dénicher les tenues parfaites. Je portais une robe bustier de couleur mauve avec une étole dans les tons un peu plus soutenus. Mes cheveux étaient lâchés et ondulés retenus par une barrette de chaque côté.
« Je te retourne le compliment ! Heureusement que maman n'est plus humaine car à mon avis, elle ferait une attaque. »
Il avait revêtu pour l'occasion un pantalon et un gilet sans manche noir avec de fine ligne grise foncé, assortie avec sa chemise blanche, il avait retroussé les manches jusqu'à son coude. Ma tirade l'avait faire rire, j'aimai le voir ainsi, aussi heureux. Mon père repris contenance et se pinça l'arrête du nez. Quand il agissait ainsi, c'était que la plupart du temps, il était contrarié ou il hésitait à dire quelque chose. Il finit par prendre la parole avec beaucoup de tact.
« Nessie ! Tu sais que je peux lire dans tes pensées ? Je sais ce que tu t'apprêtes à faire pendant la réception...Et sache que tu ne dois pas t'inquiéter de ce que les membres de la famille vont penser. Jacob est quelqu'un de bien, même si j'aurai préféré que cela se passe autrement...que tu t'amouraches plutôt d'une personne de la même nature que la tienne. Nous accepterons tes choix...Et à aucun moment, nous te jugerons pour celui – ci. »
Je buvais ses paroles, au fur et à mesure de son discours, je sentais les larmes arriver. Il savait me toucher par ses mots, je me jetai dans les bras de mon père et le remercier.
D'un seul coup tout s'enchaîna, tous les hommes de la famille Cullen étaient présents et le carillonnement de la sonnette nous avertit que les convives arrivaient. D'ici, je pouvais reconnaître la fragrance de mon loup, je me précipitai vers le vestibule et ouvrit la porte. Nous avions invité pour l'occasion tous les Quileutes. Les relations entre notre clan et le leur s'étaient améliorées depuis ma naissance et le passage des Volturis, par contre je n'en connaissais pas la raison exacte. Je les invitai à regagner le séjour, m'attardant quelques secondes avec Jacob dans l'entrée, je voulais profiter de ses lèvres avant de faire face à tout le monde. Mon petit ami me complimenta sur ma tenue comme l'avait un peu plutôt mon père, compliment que je lui retournai, il avait fait un effort vestimentaire lui qui avait pour l'habitude de porter des bermudas en jeans, je pense que ma tante devait être derrière tout ça. Nous fûmes interrompus par mon paternel. Je les observais, je ne sais pas si ça avait été toujours ainsi entre eux mais ils s'entendaient très bien .
« Comment va le chien ? »
« Très bien ! Et toi suceur de sang ? » Dirent – ils tout en se faisant une accolade. Cette échange n'était rien de bien haineux, c'était juste leur façon de se surnommer. Mon père s'attardait sur la cravate de mon bien aimé.
« Ma foi très bien. Par contre, même si j'accepte votre situation, pourrais – tu éviter d'avoir des idées aussi perverse envers ma fille ? » dit-il tout en reprenant son sérieux.
« Papa ! » m'écriai – je, les joues légèrement pourpres.
« Allez les enfants ! Assez discutez ! Allons rejoindre le reste des convives ! » rajouta -t-il le sourire aux lèvres.
Mon père se retourna et prit la direction du séjour, nous le suivîmes lorsque ce dernier se retourna.
« Au fait Jacob ! Tu brises le cœur de ma fille une seule fois...Je te tue. »
Puis il emprunta le couloir menant à la pièce à vivre, comme si de rien n'était.
La fête battait son plein, j'étais heureuse de voir mes parents respirer la joie de vivre. Ma mère était à couper le souffle. D'après les dires de ma tante Alice, elle s'était apprêtée de la même manière comme lorsque mon père l'avait emmené à son premier bal. Elle voulait lui faire la surprise et ça avait eu l'effet escompté. J'appréciai aussi le fait les Quileutes se mélangeaient à ma famille, je les voyais discuter les uns et les autres par moment, j'entendais des rires. Cette situation me réchauffait le cœur, mais en même j'éprouvais de l'appréhension, je savais qu'on approchait l'échéance même si mon père m'avait rassurer un peu plus tôt, j'avais peur de la réaction de tous. Alice, toujours branchée sur le deux cent vingt volt, proposa à tous une coupe de champagne pour trinquer, y compris à ma famille, situation assez comique sachant qu'aucun d'eux ne buvaient mais bon à mon avis, elle voulait marquer le coup. A tour de rôles, des convives prenaient la parole et adressaient un petit discours à l'intention de mes parents. J'attendis que le calme reprit et haussai la voix pour réclamer l'attention de chacun.
« Votre attention s'il vous plaît ! »
Tous les regards se rivèrent dans notre direction. D'un coup, je ne me sentais plus capable d'aligner un mot, Jacob qui était à mes côtés, me fit une pression pour me donner du courage. Je m'éclaircissais la voix et commençais mon monologue.
« Alors voilà Jacob et moi avions quelque chose de très important à vous annoncer. »
Je fixai mon père, beaucoup plus facile pour moi de dire les choses sachant qu'il était déjà au courant. Je sentis une onde de sérénité m'envahir et je me doutais que celui qui était responsable de cet acte était mon oncle Jasper et je le remerciais infiniment.
«Je sais que les loups et les vampires ne font pas partie de la même espèce mais nous avons appris à cohabiter ensemble et à nous respecter mutuellement. »
« Nous avons eu des débuts difficiles mais après avoir appris à se faire confiance et à s'entraider, nous avons réussi à mettre nos différents de côté et nous avons même appris à nous apprécier. » reprit-il après moi.
Je regardais les nombreux invités, tous étaient pendus à nos lèvres et à aucun moment, nous fûmes interrompus. Je reportai mon regard vers mon amoureux. Il continua son discours. Je préférai le laisser faire apparemment, il s'en sortait mieux que moi.
« Je vous tenais responsable de ma transformation, que je prenais pour un fardeau, mais je me suis totalement trompé, je me suis vite rendu compte que déjà vous n' y étiez pour rien mais qu'en plus ce n' était pas un fardeau, mais c' était dans ma nature, dans mes gènes. » ajouta -t- il en regardant un à un chaque membre de ma famille et posant son regard plus longuement sur mon père et ma mère.
« C'est un héritage familial qui aurait du être ma fierté au lieu de me répugner. »
Nous nous fixâmes un instant, tous les deux, le sourire aux lèvres et je décidai enfin d'annoncer la nouvelle à ma famille.
« Comme vous le savez Jake et moi, sommes proches depuis ma naissance, et encore plus depuis quelque temps, donc je vous annonce que lui et moi, nous sommes officiellement ensemble. »
Voilà tout était dit, je les observais un à un, attendant une quelconque réaction de leur part, mon père me fit un sourire rassurant. La première à venir nous féliciter était ma tante Alice, elle sautillait jusqu'à nous, tout en frappant des mains. Ensuite ce fut mes grand-parents, suivi de Jasper, Rosalie et enfin Emmett. Il s'approcha de nous tout en bombant le torse, à son sourire, je me doutais qu'il allait sortir quelque chose.
« Nom d'un chien ! J'en reviens pas ! Tu fais fort Jake ! Après avoir essayer la mère tu as fini par avoir la fille.» dit-il en donnant une tape amicale dans le dos de Jacob et en rigolant à gorge déployée.
« Emmett ! Ça suffit ! Tais – toi ! »
Mon père lui intima de se taire, Rosalie lui asséna une claque monumentale à l'arrière de la tête.
« Mais Bébé ! J'ai rien dit de... »
« Emmett Cullen ! Fermes là ! Avant de dire une connerie car je te jure que tu vas savoir ce que sait l'abstinence. » répliqua ma tante Rosalie de rage.
Je ne comprenais pas ce qu'il venait de se produire. J'analysais mot pour mot ce que venait de me dire mon oncle. Puis d'un coup, la sentence me frappa de plein fouet, non c'était impossible, je savais que ma mère et Jacob avaient été proches, on m'avait toujours certifié que c'était de l'amitié. Je devais sûrement faire erreur. Je ruminai tellement que mon front était plissé.
« Plaît-il ? » m'adressai - je à Emmett.
« Dérides – toi ma belle ! C'était trois fois rien...Ils se sont juste embrassés deux fois. Et puis la première ne compte pas puisque ta mère lui a dit sa façon de penser en lui mettant son poing dans la figure. »
J'étais complètement ébranlée par ce que je venais d'apprendre. Je priais pour que ça soit une erreur. Je levai ma tête et dévisageai chacun des convives, tous avaient suivi la scène et semblaient mal à l'aise. Je fixai ma mère et je pouvais remarquer dans sa façon de paraître qu'elle était désolée. Alors tout était vrai, mes yeux s'embuèrent de larme, je fis face à Jacob lui aussi était gêné de la situation se passant la main dans les cheveux. Ses prunelles s'ancrèrent une dernière fois dans les miennes.
« Écoutes Nessie ! »
Je le stoppai vivement de la main, je n'étais pas prête à écouter ses explications. J'avais besoin de prendre l'air, d'avoir du temps pour digérer cette révélation. Je me dirigeai précipitamment vers la baie vitrée, les poings serrés. J'étais en colère contre lui pourquoi ne m'avait – il rien dit ? J'avais envie de crier, besoin d'extérioriser toute cette rage qui m'animait. Je percevais des haussements de voix provenant directement de la villa, Rosalie était entrain de sermonner Emmett, les gémissements de ma mère comme si elle pleurait, mon père tentait de la réconforter. Je pris la direction de l'orée de la forêt quand je fus stoppée par deux bras puissants. C'était Jacob, il me retourna de manière et me ramena contre son torse. Je le repoussai brutalement.
« Ne me touches pas ! De quel droit oses – tu me prendre dans tes bras après ce qu'il vient de se passer ! » crachai – je.
« Nessie ! Je t'en prie...Écoutes moi ! » dit-il d'un ton suppliant.
« Quand avais – tu l'intention de me le dire ? Je te déteste ! Tu m'entends ! »
« Je sais que j'aurais dû t'en parler depuis longtemps...Bien avant qu'il y ait un nous. »
« Je n'en reviens pas ! Donc tu ne nies pas ? Il s'est bien passé quelque chose entre maman et toi. »
J'attendais qu'il daigne me réponde ce qu'il ne fit pas.
« Est-ce que tu l'as aimé ? »
« Dire que je ne l'ai pas aimé serait te mentir...Mais... »
J'en avais assez entendu pour le moment, je ne lui laissai d'ailleurs pas le temps de continuer que ma main s'abattît directement sur sa joue.
« Alors voilà, tu n'as pas réussi à te taper la mère donc maintenant tu te rabats sur moi pensant que tu as plus de chance avec moi...Tu te trompes lourdement, tu n'es plus rien pour moi. Je ne veux plus te voir. »
J'avais peut-être été dure dans mes paroles et ne pensais pas un traître mot de ce que j'avais répliqué mais je voulais le voir souffrir autant que je le fusse quand j'ai eu écho de cette annonce. Sans même un dernier regard, je me détournai de lui et me mis à courir le plus vite que mon état me le permettait. Mon visage n'était qu'un torrent de larmes. Je zigzaguais entre les arbres, évitant les branches, sautant par dessus la rivière. Je ne savais pas où j'allais mais qu'importe, j'aurai pu me retrouver près de la frontière canadienne, je n'en avais cure du moment que j'étais loin de lui.
Je n'avais pas remarqué que depuis le début, je tournais en rond. Je cessai de courir lorsque je distinguai notre cabanon. Sans même y réfléchir plus longtemps, je pénétrai à l'intérieur. Je me laissai tomber sur le lit de fortune, me positionnant en chien de fusil. Les larmes dévalèrent de plus belle. Au bout d'un moment, les pleurs, la fatigue eurent raison de moi me plongeant peu à peu dans un sommeil.
